Seulement huit mois après un premier épisode mémorable, Dragon Quest II place le joueur dans la peau des trois descendants de Roto un siècle plus tard afin de terrasser le sorcier Hargon. Traversant une immense carte qui comprend une version simplifiée des terres du premier jeu, l’équipe doit alors affronter des créatures, parcourir des donjons et traverser des villages pour recueillir des indices et acheter de précieux équipements. La principale nouveauté est que l’on contrôle non plus un seul mais trois personnages à la fois et face à des ennemis pouvant être nombreux, ce qui implique d’autant plus de choix stratégiques. Le jeu se veut également bien plus long, avec beaucoup de recherche et des donjons de plus en plus complexes. Le level design labyrinthique de ces derniers les rend au demeurant pénibles, à l’exception de quelques tours plutôt plaisantes qui ne nécessitent pas de se perdre dans d’innombrables couloirs pour en trouver la sortie.
La progression sur la carte est facilitée par l’apparition du premier véhicule du genre du J-RPG : un bateau permettant de naviguer entre les continents. La recherche des crests dans la seconde partie du jeu se veut aussi laborieuse, certaines étant quasiment impossibles à trouver sans consulter une soluce. Autant d’éléments plus ou moins convaincants que Squaresoft reprendra dans son premier Final Fantasy, sorti la fin de la même année. Remaké sur Super Famicom en 1993, sur Game Boy Color en 1999 puis sur mobile en 2014, Dragon Quest II apporte sa pierre à l’édifice mais se veut bien plus contraignant à rejouer que son aîné, dont la simplicité permet bien plus d’accessibilité et de plaisir de jeu. Préférez de loin Zelda II The Adventure of Link, sorti treize jours auparavant.