12/20, la note de JV.com est une blague... Visiblement, ce jeu a été testé sans même se remettre dans le contexte de l'époque !
A sa sortie, ce jeu était une véritable révolution sur console de salon : le portage qu'on pensait impossible d'un jeu d'arcade en 3D polygonale sur MegaDrive ! Bon, évidemment, cela n'a été possible que grâce à l'ajout sur la cartouche d'un processeur appelé SVP (Sega Virtua Processor), augmentant de manière significative le prix du jeu, mais tout-de-même !
Je n'avais pas acheté ce jeu, mais je l'avais loué (c'était possible à l'époque), en raison du trop grand écart graphique avec la version arcade. Et pourtant, je me souviens quelle claque j'ai pris en y jouant à l'époque. C'était du jamais vu. Le feeling de l'arcade à la maison !
Les graphismes en 3D polygonale étaient quand même impressionnants pour de la MegaDrive, le jeu était maniable malgré l'utilisation de la croix directionnelle, le jeu était rapide et fluide en toute circonstance... Manifestement, le portage avait fait l'objet d'un soin tout particulier, comme c'était de coutume pour SEGA à l'époque.
Mais je suis désolé, contrairement à ce qui est dit dans le test, ce jeu n'était pas qu'une vulgaire démo technique. Ce jeu était très fun et addictif. Certes, par la suite, on a fait mieux, autant techniquement qu'au niveau des sensations de conduite, mais Virtua Racing est celui qui a posé la première pierre en matière de jeu de voitures en 3D. Premier jeu de la série "Virtua", Virtua Racing était un coup de maître !
Reprocher la très courte durée de vie sous prétexte qu'il n'y a qu'une seule voiture et 3 circuits est un peu juste. C'était le cas dans toutes les adaptations de jeux d'arcade de l'époque et même après. Daytona USA n'avait qu'une voiture et 3 circuits également, et on n'en avait pas fait tout un plat. Quant à Ridge Racer et son seul et unique circuit... De plus, l'intérêt d'un jeu de voiture est la rejouabilité. Et la volonté de recommencer plusieurs fois toutes les courses pour arriver premier dans tous les niveaux de difficulté était bien là. Surtout que la possibilité de courir sur les circuits en mode "mirror" donne l'impression de doubler le nombre de circuits disponibles.
Quant à reprocher des collisions basiques et l'absence de dégâts sur les voitures, c'est affligeant... On était en 1994, sur MegaDrive, là, pas sur PS360...
Bref, ce jeu était une révolution à l'époque, pas seulement technique, mais aussi ludique. La version 32X qui a suivi a corrigé la plupart des défauts incriminés, grâce à des graphismes plus proche de la version arcade, mais surtout 3 catégories différentes de voitures et des circuits inédits créés pour l'occasion. Quant à la version Saturn, elle n'a malheureusement pas été développée par SEGA mais par Time Warner Interactive, qui a un peu dénaturé l'esprit arcade du jeu, n'en faisant pas une réussite, surtout que Daytona USA était déjà sorti sur cette console.