Spirou Megadrive :
Trop longtemps que Cyanure !
Le scénario de ce soft se base sur le volume 35 de Spirou et Fantasio : Qui arrêtera Cyanure ?
Pour le petit résumé, le comte de Champignac est de passage à New-York pour présenter ses dernières inventions lorsqu’il est enlevé par Cyanure, un androïde crée par Caténaire.
Spirou devra donc partir à l’aventure afin de libérer son ami et accessoirement de sauver le monde (rien que ça…) des mains froides et métalliques d’un robot qui a grillé plusieurs neurones et dont le seul but est d’asservir l’humanité et d’instaurer la suprématie des machines (rien que ça également…).
Si on y réfléchit, les 2 sont aussi mégalo l’un que l’autre !
Un manque de Fantaisie(o) ?!?
Ainsi devrait vous diriger le célèbre groom-aventurier à travers une succession de stages inspirés de ses plus célèbres aventures.
Car oui, le level-design puise dans bon nombre des aventures du célèbre groom-reporter, tel par exemple « Spirou & Fantasio à New York » ou encore « La vallée des Bannis ».
Ceci étant dit, on touche rapidement le haut de l’iceberg vu que seule la difficulté est garante de la durée de vie, les lieux étant au final court mais d’une difficulté particulièrement retorse. Et accessoirement on se met à avoir une révélation, il s’agit bien du même bloc de glace géant (faut éviter les répétitions quoi) qui a fait couler le Titanic !
Spip roux !
Le jeu fait la part belle aux pièges à éviter, aux passages de plates-formes et à quelques mécanismes à actionner. Les ennemis étant peu nombreux, notamment dans les premiers mondes, ce qui n’est pas garant d’une facilité amoindrie !
Il est d’ailleurs largement conseillé, et ce dans la majeure partie des cas d’esquiver les adversaires plutôt que de chercher à tout prix à leur tirer dessus. C’est bien moins compliqué et assurément moins risqué, et quand on sait que la difficulté est à se damner on évite de prendre des risques inutiles.
Heureusement, ou malheureusement plutôt, Spirou pourra compter sur quelques-unes des inventions du comte !
Le pistolet à impulsions sera son arme de prédilection durant l’essentiel de la partie.
Mais d’autres équipements plus anecdotiques lui seront apportés de temps à autres par le célèbre snouffelaire.
Les animations sont justes lentes, lentes mais belles et nombreuses.
Sortir le flingue et tirer prend déjà plusieurs secondes…on dirait qu’Infogrammes n’a jamais joué aux jeux de la franchise Mario ou Donkey Kong ni même au premier Sonic qui à ce niveau-là sont juste parfait !
N’oublions pas Spip, le petit écureuil qui suit ou précède Spirou dans les stages et lui indique comme il peut le chemin à prendre ou l’action à accomplir en se mettant à côté des centres d’intérêts.
Ce jeu à la noix me les brise ! Point de vue du Joueur du Grenier !
Comme il le dit si bien, on n’est pas dans un jeu vidéo normal mais dans un jeu vidéo Infogrammes.
Et le héros se doit de progresser dans les niveaux de façon stupide et irrationnelle !
Avec cette logique spéciale on peut justifier ce que l’on veut, comme le fait de devoir monter à 50 mètres de hauteurs sur des buildings à New York au lieu de passer par la rue en contournant les voitures...et ceci est un exemple parmi tant d’autres d’incohérences générale et de gameplay…
Mais comme si ça ne suffisait pas on a affaire à une hit-box mal fichue, à une cruelle absence de checkpoint, à un manque aberrant de continue et à la présence d’un seul mot de passe après le niveau 6.
Ce qui fait que si vous arrivez au boss du niveau 14 et que vous perdez vos 3 uniques vies, oui seulement 3, et bien vous ne pourrez seulement reprendre qu’au niveau 6.
Et ce n’est pas le fait qu’on puisse gagner une vie en ramassant 50 chapeaux d’employés d’hôtels qui nous aidera vu qu’ils se font peu nombreux en zones calmes et bien plus présent en zones hostiles !
Mais la boite au tatou a été gentille, ils auraient pu nous faire recommencer depuis le début et ne pas nous donner l’infime chance de pouvoir regagner des vies…
Je ne vais pas être vulgaire comme Fred, mais je dois avouer que ce titre m’a mainte et mainte fois fait rentrer en mode « furie » ou « rage » et atteindre le niveau ultime sur la fameuse échelle des 2 compères du Grenier.
Je dois quand même reconnaitre que j’ai gardé d’assez bons souvenirs de l’époque où j’y ai joué pour la première fois, cela remonte à loin, malgré ces crises.
Notamment de par sa réalisation magnifique et pêchue à tous niveaux et de sa bande son agréable, sans être pour autant inoubliable.
Ceux qui feront abstraction de sa difficulté diabolique et auront la force de progresser en dépits de nombreux game over y trouveront largement leur bonheur.