Ne me haïssez pas, mais je sors un peu déçu de mon expérience avec Starcraft II. Connaisseur en matière de jeux stratégie et plus particulièrement dans la SF, c'est avec la faim au ventre encore grouillante que je termine la campagne et palpe quelques temps le multijoueur, non rassasié et pourtant n'en demandant pas beaucoup.
Pour reprendre les critères de test de JV.com :
- Graphismes : Evidemment, le jeu est splendide.
Factions : Les unités Protoss toutes de bleu et de blanc vêtues, ont quelque chose de sacro-saint tandis qu'on décèle bien chez les Zergs l'ignominie de leurs silhouettes. Les Terrans sont cette humanité futuriste que l'on a l'habitude de voir, plongée dans une ère de mécaniques incessantes.
Combats : Ils sont fluides, malgré des regroupements d'unités faits un peu à l'arrache manque de place. Les explosions plus particulièrement sont les plus belles qu'il m'ait été donné de voir dans un jeu de stratégie.
Cartes : Les cartes sont bien faites. Sans plus.
- Jouabilité : La jouabilité n'est absolument pas originale. Or dans un jeu de stratégie, ça passe ou ça casse ce genre de critère : il faut du changement, sinon le jeu est à ranger dans la case "usuel". Les piliers du genre que tout le monde connaît, ont déjà rendu publiques et surexploitées certaines méthodes de jeu.
Construction et ressources : Cela nous donne deux ressources : le Vespène et le Minerais. Une unité unique pour les récolter par faction. Une unité unique pour construire les bâtiments. Un bâtiment unique pour chaque type d'unité de combat. Les Zergs sortent un tantinet du schéma traditionnel (les bâtisseurs se transforment en bâtiments, permettant à la ruche de créer de nouvelles unités à partir des larves par connection); mais les Terrans et les Protoss sont foncièrement les mêmes.
De plus, trois factions, c'est faible, il en faudrait au moins 4. Là j'avais l'impression d'avoir une échelle de la "pureté" : tout en bas les Zergs, neutre les humains, tout en haut les Protoss.
Combats : Certes, la sélection des unités de se fait plus globale, m'enfin on ne juge pas de la valeur de la jouabilité sur les capacité de la souris. Aucun combat spatial ce qui manque dans un jeu de SF.
Etendues : Les cartes de ce côté ne sont que peu intéressantes : des gisements de gaz/minerais balancés par pairs partout, des duels en ligne droite.
La durée de vie, je m'en fous un peu. La quantité n'est pas trop mon problème tant que la qualité est au rendez-vous.
Musique : La musique reste dans le crâne, ça fonctionne donc (m'fait penser à "Soyons les plus beaux" d'ailleurs).
Doublages : Les doublages français passent aussi, même si certains sonnent parfois creux.
Unités : Les rouages se font bien entendre chez les Terrans; les cliquetis chez les Zergs; les halos d'énergie chez les Protoss.
Avec tout le lot de questions sociologiques/métaphysiques/ce que vous voulez en "ique" qui accompagnent le futur de l'humanité, j'en ai marre de ces jeux qui se revendiquent science-fictionnels, lorsque le seul discours qu'ils servent c'est (ici par exemple) : deux archétypes du mâle viril (l'un au début s'en met une au barre, l'autre encore plus badass lâche pas son cigare) vont combattre la menace qui pèse sur l'humanité, malgré que l'humanité, vilaine, l'ait rejetée du Dominion.
Au moins me direz-vous, le jeu ne pète pas plus haut que son c**, jusqu'à présenter effectivement des caricature. Mais assumer sa paresse est une chose, j'attends qu'ils changent. On ne fait pas de la SF d'un claquement de doigt.
La pression, l'adrénaline, c'est de la bonne forme qu'on connaît bien, surtout dans un jeu de stratégie; mais le fond ...