11/20 — Passable
Envoûtant et enchantant, certes, mais le gameplay laisse complètement le joueur de côté par certains moments, on est très souvent bloqué, la jouabilité des combats est exemplaire mais ceux-ci (et surtout les boss) sont assez durs et nécessitent de recommencer plusieurs fois pour en comprendre les mécanismes.
Mais le principal défaut de S&SEP, c'est avant tout son ton surintellectualisant chaque instant, à la manière d'un film de Jean-Luc Godard qui se regarde filmer, le personnage du "stéréotype" nous prend par la main en regardant le joueur de haut et en lui disant "t'as vu comme il est beau et intelligent mon jeu ?"
Certes, c'est unique, mais on aimera ou on détestera ce ton hautain d'un jeu qui finalement n'est pas si grandiose qu'il le prétend. Après les livres philosophiques ou le cinéma philosophique, voici le jeu vidéo philosophe... Alors que certains jeux indés (je pense notamment à Braid ou Limbo) parvenaient à avoir un message profond et touchant tout en gardant un aspect profondément ludique, S&S n'est au final qu'un jeu relativement rébarbatif qui se regarde un peu trop le nombril. C'est franchement dommage, avec un peu plus de variété dans les décors, une difficulté mieux dosée et un scénario approfondi, S&S aurait pu facilement acquérir un statut culte rien que de part son univers assez unique.