14/20 — Assez bon
En 1983 est née une des séries les plus emblématiques d'Hudson Soft : il s'agit de Bomberman, une jeu particulier d'action réflexion où un personnage doit sortir d'un labyrinthe en détruisant les murs en les faisant exploser avec des bombes. Dans les premières versions du jeu, le personnage explore le réseau de tunnels d'une civilisation disparue et doit poser des bombes pour détruire les ballons flottants qui le menacent. Après des versions MSX et ZX Spectrum extrêmement vieillottes, Bomberman débarque sur NES deux ans plus tard dans une version améliorée. Le scénario reste toujours aussi amusant en voulant cette fois-ci que le personnage veuille s'échapper de la fabrique de bombes où il travaille. Le jeu se compose de 50 niveaux à la difficulté croissante dans lesquels toujours plus de monstres et de blocs sont présents. Pour passer au niveau suivant, il suffit de tous les tuer et de dévoiler la sortie, cachée derrière un des blocs. Si les premiers ennemis sont bêtes comme leurs pieds, les suivants peuvent plus rapides ou même traverser les blocs. Outre la sortie et les ennemis, un bonus se cache également dans chaque niveau. On peut trouver une bombe supplémentaire, une flamme qui augmente la puissance des explosions, un patin à roulettes qui augmente notre vitesse de déplacement, des items permettant de passer à travers nos bombes ou à travers les blocs, un autre nous rendant invulnérable à nos explosions (ce qui permet de faire plusieurs explosions à la suite en appuyant à fond sur A), un point d'interrogation nous rendant un invincible pendant quelques secondes, et surtout des bombes à retardement, très pratique , permettant de choisir le moment de la détonation. On meurt dès qu'on se fait toucher, en ne conservant que le nombre de bombes et leur puissance. Dès ce premier épisode donc, le nombre d'items est déjà nombreux, assurant un gameplay riche et novateur. Le gros bémol cependant, c'est que le level design n'évolue pas d'un pouce, rendant ainsi le jeu très très répétitif, avec toujours la même musique (cultissime malgré tout) et les mêmes décors tout basiques : blocs gris sous fond vert. Le jeu se parcourt assez rapidement, mais l'ennui peut aussi s'installer, on y revient juste pour faire quelques niveaux comme ça, le mode mutijoueur si cher à la série n'existant pas encore à l'époque. Un grand classique du rétro qui parviendra largement à s'améliorer avec les épisodes suivants !