10/20 — Moyen
Après le succès du premier film, Dreamworks remballe avec un second. Et qui dit film d’animation, dit jeu vidéo. Développé par Activision, la durée de vie du soft est très très courte (et non, je ne trolle absolument pas), le titre peut se terminer en 2h en connaissant bien les niveaux. Niveau modélisation des personnages, on oscille entre minimaliste et moyenne (les meilleurs selon moi, étant l’Ane et P’tit Biscuit). Les niveaux fonctionnent par coopération : en clair, vous aurez différents personnages (Shrek, l’Ane, P’tit Biscuit et le Chat Potté) et vous devrez les amener à l’autre bout du niveau. Souvent ces persos se sépareront pour activer un mécanisme qui en fera passer un autre etc…
Les levels varient en longueur mais sont généralement simple à finir par contre, ils ne brillent pas par leur originalité d’environnement et reprennent grosso-modo, ceux du film souvent à outrance. L’un des seuls que j’ai réellement trouvé original est la phase sur le biscuit géant ou l’on doit stopper des flaques de lait. Côté ennemis, on a les chevaliers, les citrouilles, les archers et les elfes de Marraine, c’est tout. Il suffit souvent de les bourriner excepté les elfes qui sont les ennemis les plus frustrant, Shrek 2 n’a pas de checkpoint et sachant que les elfes nous « one-shot » à leur manière, cad, en nous transformant en limace, on est bon pour se retaper tout un pan de niveau. De plus, les développeurs ont eu la bonne idée d’en mettre dans des petits conduits, hors-champs, ce qui est une surprise vite frustrante. Et pour encore plus de fun, 3-4 peuvent être derrière le premier, vraiment sympathique. Les 2 boss ponctuant le jeu, sont eux aussi, à leur manière, des Kadors. Le Chat Potté sautent dans tous les sens et Marraine lancent des boules nous « one-shotant » tout cela sur un compte à rebours. Très intelligent pour gonfler une durée de vie si médiocre. La hit-box est assez mal foutu, un coup et le personnage fait un bond de 15 mètres en arrière, il suffit ensuite qu’un élément secondaire soit en bas (eau ou ronce) et vous crevez.
Une fois le jeu fini, il n’y a plus grand-chose et ce n’est pas trouver toute les pièces d’or dans les niveaux qui vous fera recommencer Shrek une seconde fois. Shrek 2 aurait pu être une bonne adaptation sans être exceptionnelle, mais entachée d’autant de défauts, je ne puis vous conseillez que de passer votre chemin sur cette aventure de l’ogre vert.