Question du jour, sur quoi porte le scénario ?
1) Un « nouveau » tour de Gaule ?
2) Une énième redite du druide kidnappé ?
3) ObiWan Kenobi ?
Et oui, ça recommence pour un Tour de Gaule, désormais grand classique dans les adaptations vidéoludique qui voient en cet album une facilité scénaristique.
Du moins, en apparence, car vous allez devoir également vous rendre dans d’autres lieux, comme en Angleterre pour disputer un match de rugby, ou encore aller en Grèce participer aux jeux olympiques, mais plus surprenant encore, jouer à cache-cache dans les coffres en Helvétie, etc…
Il s’agit cependant du tout premier Astérix auquel j’ai joué, d’où une grande nostalgie à la rédaction de cet avis, et également une fervente envie d’y rejouer !
Les graphismes ne sont pas vraiment exceptionnels, mais l'on reconnaît bien les personnages cultes de l’aventure.
L’arrière-plan est statique et quelque peu dépouillé, et les images manquent de précision et de netteté. Cela ne gêne pas plus que ça, mais il est vrai que la Game Boy est assez loin d’être à son paroxysme ici.
Les développeurs, pas toujours enclin à verser dans l’originalité dans les titres flanqués du nom Astérix & Obélix, font ici preuve d’un remarquable sens du détail, et ont cherchés à avoir un maximum de cohérence entre l’histoire et les graphismes.
En Gaule, vous aurez des cuisses de sanglier disséminées dans chaque niveau qui vous donneront un point de vie. En Helvétie (ancienne Suisse), ce sera du fromage, tandis qu'en Espagne, ce sera un morceau de poulet grillé !
De même, vous ne ferez pas qu'affronter des Romains durant votre périple. Les ennemis seront toujours de la couleur du pays que vous traverserez : ainsi vous croiserez des pirates dans les bateaux, des poissons dans la mer (si, si !), des « gadjos » en Espagne, et naturellement des légionnaires dans les lieux estampillés SPQR.
Battre vos ennemis ne sera cependant pas la plus grande difficulté du jeu, même si certains, comme les discoboles peuvent s’avérer gênants.
Ceci est des plus louables et contribue grandement à l’immersion. Un gros (Qui est gros ?!?) plus en sommes.
Niveau ambiance musicale, c’est du tout bon, les bruitages sonnent très à propos, la musique est entrainante et toujours adaptée au tableau visité. En bref, tout concorde à un plaisir auditif.
Pour ce qui est de la maniabilité, le jeu est très fluide, et la prise en main intuitive.
En revanche, la croix directionnelle est très sensible, et provoquera parfois la chute de votre personnage ce qui, à la longue, est vraiment agaçant.
Cela dit, après une vingtaine de minutes de jeu, vous finissez par maîtriser ce défaut, même s’il risque malgré tout par-ci par-là de vous porter préjudice.
Heureusement, à cette époque, ma période « cassage de Game Boy » était terminée. LOL !
Vous serez amenés à traverser de nombreux tableaux des plus variés (bon, bien sûr, vous retrouverez le classique radeau sur la mer, ainsi que l'inévitable balade sur les montagnes enneigées!), avec parfois des défis plutôt compliqués à réaliser (je pense notamment à la banque en Helvétie, où il vous faudra ouvrir des coffres suivant un ordre très précis, ou certaines épreuves bien complexes des JO).
Les tableaux sont de plus chronométrés, vous n'avez donc pas la possibilité de prendre tout votre temps pour explorer chaque recoin du niveau.
De manière générale, chaque pays est divisé en quatre actes, et le dernier est toujours une épreuve un peu particulière, qui ne se résumera pas à traverser bêtement et simplement le niveau.
Un point excellent encore ici, d’autant que certains passages ne sont pas vraiment faciles, et ça, ça fait plaisir, encore (plus) maintenant !
Farpaitement !