J'ai un petit faible pour ce jeu (et pour cette série en général) car malgré son aspect classique (sur plusieurs points), le jeu a un certain charme, qui donne envie de s'y adonner. Etrian Odyssey, ce sont de beaux décors dans un labyrinthe énorme, labyrinthe qui sera le lieu où se déroulera toute votre quête. Composé de 25 étages, ce fameux labyrinthe vous fera tantôt passer par des forêts enchanteresses, tantôt par des terres plus arides, ainsi que par d'autres lieux aux thèmes variés. Cependant, si vous croyez pouvoir vous farcir les 25 étages comme bon vous semble, vous vous mettez le doigt dans l'oeil. En effet, après avoir créer votre équipe de base en ville (qui sera votre "QG" d'une certaine manière, regroupant magasin d'objets, auberge pour se soigner, recrutement, quêtes, etc ...), vous serez étonné de voir à quel point la difficulté est présente, et ce dès le 1er étage ! En effet, Etrian Odyssey est un D-RPG costaud, balèze, qui montre de la résistance dès ses débuts, et qui ne relâche prise qu'une fois votre équipe totalement annihilée par la rencontre d'un monstre 15 fois plus puissant que toute votre équipe actuelle. L'exploration se fait donc en faisant toujours bien attention à ce qui se passe autour, à l'agencement des étages, car un simple faux pas peut vous entrainer dans des galères pas possibles, finissant généralement par un brutal Game Over. Le soft possède plein de petites idées sympas (comme les petits évènements par-ci par-là dans le labyrinthe), le magasin qui créé des vêtements ou des armes en fonction des objets que vous lui ramenez et leurs quantités, une customisation des personnages simple mais efficace, ... Par contre, ne vous attendez pas à de grandes envolées de scénar, et puisque vos personnages sont créés par vous-mêmes (parmi seulement 2 skins différents par sexe, pour chaque classe), on ne s'attache pas particulièrement à eux. Mais ce point est largement compensé par l'exploration, en effet l'intérêt principal du soft étant que vous devez vous-même dessiner la carte du donjon ; a défaut de s'attacher aux personnages, on s'attache grandement à leur épopée, car on imagine à chaque instant l'état de détresse (ou non) dans lequel le groupe se sentirait s'ils étaient humains. Parmi toutes les éloges, il faut reconnaitre que si le système de combat est des plus basiques, ce qui peut-être un bon point pour certains, est largement suffisant pour ce type de jeu, il en frustrera d'autres car trop basique, justement. Je lui mets 14 car il ne s'adresse clairement pas à tous les joueurs, possède ses qualités et ses défauts objectifs, mais pour peu que vous adhériez au concept, vous pouvez rajouter 3 points de plus.