DJI revient déjà avec un nouvel Osmo Mobile. Six mois après le 8 standard, le constructeur chinois passe son stabilisateur en mode pro avec ce 8P, qui mise sur deux nouveautés hardware lourdes : une télécommande déportée baptisée FrameTap et un Module Multifonctionnel 2 doté de sa propre caméra de tracking. Une vraie rupture, ou un simple effet de gamme pour faire passer la pilule du tarif premium ?
Difficile de parler stabilisateur smartphone sans évoquer DJI. Fondé en 2006 à Shenzhen, le constructeur chinois s'est d'abord imposé comme le leader incontesté du drone civil avant d'élargir son terrain de jeu : caméras d'action, gimbals professionnels, micros HF, et stabilisateurs pour smartphone avec sa gamme Osmo Mobile. La marque cultive une cadence de sortie particulièrement soutenue. Ses propres modèles finissent parfois côte à côte en rayon, et chaque nouvelle itération doit faire ses preuves.

C'est exactement le cas ici. L'an dernier, l'Osmo Mobile 7 inaugurait la 7e génération de stabilisation dans une version standard épurée. Sa déclinaison 7P ajoutait une perche intégrée et un module multifonctionnel capable d'éclairer, de servir de récepteur au DJI Mic Mini, et de recharger le smartphone. Six mois plus tard, l'Osmo Mobile 8 standard ouvrait la porte à Apple DockKit pour un suivi natif iOS et libérait la rotation panoramique à 360°. Six mois encore, et voici l'Osmo Mobile 8P, version pro de cette huitième génération. Il ajoute deux briques absentes de toutes les versions précédentes : le FrameTap, une télécommande détachable avec écran tactile, et le Module Multifonctionnel 2, qui embarque sa propre caméra pour suivre n'importe quel sujet sans passer par l'application maison. La question est simple : DJI tient-il enfin son stabilisateur semi-pro, ou ajoute-t-il un étage commercial de plus à sa gamme ?
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Sommaire
- Spécifications techniques
- FrameTap : DJI a-t-il enfin résolu le problème de filmer seul à l'aveugle ?
- ActiveTrack 8.0, Module IA Gen 2, Apple DockKit : trois modes de suivi pour quel usage ?
- Stabilisation 8e génération et ergonomie : que reste-t-il de neuf côté hardware ?
- Slow Shutter, Action Shot, Widescreen, Dynamic Zoom : les nouveaux modes créatifs valent-ils le détour ?
- Autonomie et recharge : la formule tient-elle vraiment 10 heures ?
Spécifications techniques
| Modèle | DJI Osmo Mobile 7P | DJI Osmo Mobile 8P |
| Type de produit | Stabilisateur 3 axes pour smartphone | Stabilisateur 3 axes pour smartphone |
| Stabilisation | 7e génération | 8e génération |
| Rotation panoramique | Limitée par butées mécaniques | 360° continu (Infinite Spin) |
| Système de fixation | Pince magnétique 4e génération | Magnetic Phone Clamp 5 |
| Module multifonctionnel | Inclus (lumière, audio, recharge) | Module Multifonctionnel 2 (lumière, audio, recharge, caméra de tracking IA dédiée) |
| Tracking embarqué | ActiveTrack 7.0 (DJI Mimo requis) | ActiveTrack 8.0 (DJI Mimo) + tracking natif via Module Multifonctionnel 2 (toutes apps caméra) |
| Sujets reconnus | Personnes, animaux | Personnes, animaux, véhicules, n'importe quel objet (sélection manuelle) |
| Apple DockKit | Non | Oui (iPhone 12 ou plus récent, iOS 18.5 et supérieur) |
| Télécommande déportée | Non | FrameTap (écran tactile, joystick, screen mirroring jusqu'à 10 m) |
| Fill light intégrée | Oui (sur module multifonctionnel) | Oui, 8 niveaux de luminosité, 8 températures de couleur (2500K - 6500K) |
| Indicateurs de tracking | Non | Ring Light Status Indicators |
| Perche d'extension intégrée | Oui, 215 mm | Oui, 215 mm |
| Trépied intégré | Oui | Oui, ouverture élargie pour stabilité accrue |
| Modes créatifs | DynamicZoom, ShotGuides, Story Mode | DynamicZoom, Slow Shutter, Action Shot, Widescreen 2.35:1, ShotGuides, One-Tap Editing |
| Compatibilité audio DJI | DJI Mic Mini, DJI Mic 2 via OsmoAudio | DJI Mic Mini, DJI Mic Mini 2, DJI Mic 2, DJI Mic 3 via OsmoAudio |
| Recharge smartphone | Oui, via port USB-C | Oui, via port USB-C de la poignée et du Module Multifonctionnel 2 |
| Autonomie | Jusqu'à 10 heures | Jusqu'à 10 heures |
| Application | DJI Mimo | DJI Mimo (facultative selon mode de tracking) |
| Poids | 369 g | Environ 386 g |
| Bundles disponibles | Standard, Combo | Standard Combo, Tracking Avancé, Créateur |
| Prix de lancement | 159 € | 159 € (Standard) / 189 € (Tracking Avancé) / 219 € (Créateur) |
| Date de disponibilité | Février 2025 | 7 mai 2026 |
FrameTap : DJI a-t-il enfin résolu le problème de filmer seul à l'aveugle ?
Filmer seul avec un stabilisateur a toujours eu le même point faible. Vous posez le téléphone, vous reculez pour entrer dans le cadre, et vous priez pour que le sujet reste centré, que la lumière convienne et que la prise de vue soit correcte. Si vous voulez vérifier, il faut revenir, déverrouiller, contrôler, replacer, recommencer. Le DJI Osmo Mobile 8P attaque ce problème de front avec une nouveauté hardware exclusive à cette version : le FrameTap.

Le FrameTap est un petit boîtier magnétique d'environ la taille d'une Apple Watch, doté d'un écran tactile, d'un joystick et d'un bouton d'enregistrement. Vous le retirez d'un geste de la poignée du stabilisateur, et vous tenez une télécommande dans la main. Le joystick, identique à celui de la DJI Osmo Pocket 4 que nous avions testée il y a quelques semaines, est précis, ferme et offre quatre directions de pilotage nettes. La fabrication est sérieuse : aucun jeu mécanique, finition cohérente avec le reste de l'écosystème Osmo, prise en main rassurante.

L'écran tactile sert à la fois de retour vidéo en miroir du téléphone (jusqu'à 10 m annoncés) et de panneau de contrôle. Quatre raccourcis principaux sont accessibles en permanence : réglage de l'éclairage du Module Multifonctionnel 2 (luminosité et température entre 2500 K et 6500 K), gestion du Bluetooth, bascule portrait/paysage du smartphone, et accès aux paramètres avancés. Vous pilotez aussi les modes nacelle directement depuis l'écran (SP, FPV, PF, Spinshot), ce qui évite de courir vers l'application DJI Mimo en plein tournage.

DJI annonce 10 mètres de portée pour le screen mirroring. Dans les faits, la connexion tient au-delà : nous avons pu nous éloigner à environ 30 mètres en extérieur sans décrochage, avec un retour vidéo toujours fluide. Cela ouvre des usages auxquels personne ne pense au premier abord avec un stabilisateur smartphone : poser le 8P sur un trépied au début d'un sentier de randonnée et marcher dans le cadre pendant que la nacelle suit automatiquement, déclencher un selfie de groupe en restant dans la photo, ou cadrer une scène de table en cuisine sans avoir à décoller les mains de la planche à découper. L'appairage initial, lui, ne demande aucun effort. Moins de 30 secondes après l'allumage du FrameTap, l'écran affiche les niveaux de batterie du stabilisateur et de la télécommande, et vous êtes opérationnel.
Joystick 4D

Le tactile, en revanche, n'est pas au niveau du reste. Les slides latéraux pour ouvrir les panneaux de contrôle ne répondent pas toujours du premier coup, et lors de mouvements rapides, on se retrouve à insister deux ou trois fois avant que l'écran prenne en compte la commande. Ce n'est jamais bloquant, mais c'est agaçant pour un produit aussi bien fini. Deuxième bémol, plus prévisible celui-là : la lisibilité de l'écran en plein soleil est moyenne. En intérieur ou en lumière diffuse, aucun problème, l'image est nette et les couleurs fidèles à ce que voit le téléphone. Dehors, sous un soleil franc, il faut souvent mettre la main en visière pour distinguer le cadrage. On s'en accommode pour vérifier vite fait, c'est plus pénible quand on cherche un cadrage précis.
ActiveTrack 8.0, Module IA Gen 2, Apple DockKit : trois modes de suivi pour quel usage ?
Si le FrameTap est la vraie nouveauté hardware du 8P, le tracking est probablement le terrain où DJI a le plus chargé la barque. Le stabilisateur propose trois modes de suivi distincts qui s'excluent mutuellement et obéissent à une hiérarchie de priorité : ActiveTrack 8.0 via DJI Mimo en premier, Module IA Gen 2 via le module multifonctionnel quand Mimo est fermé, et Apple DockKit quand le module est physiquement retiré et que vous utilisez l'app caméra native iOS. Chaque mode a sa logique, son public, et ses limites.

ActiveTrack 8.0 est le mode historique de DJI, et celui qui reste la référence en termes de stabilité de suivi. Sur Zelda en mouvement dans le jardin, le suivi tient sans décrochage, même lors de changements de direction brusques. La détection des sujets est rapide, le passage d'un humain à un autre dans une scène multi-personnes se fait avec une fluidité qui justifie pleinement le saut de version. Pour la plupart des cas d'usage, c'est ce mode qu'il faut activer. Le seul prérequis : ouvrir DJI Mimo, puisqu'ActiveTrack 8.0 ne fonctionne que via l'application maison.

Le Module IA Gen 2 est conceptuellement la nouveauté la plus intéressante du 8P. Là où les deux autres modes dépendent de la caméra du smartphone pour analyser la scène, ce module embarque sa propre caméra de tracking dédiée, ce qui lui permet de suivre un sujet sans passer par DJI Mimo. Concrètement, vous pouvez ouvrir l'app caméra native iOS, TikTok, Instagram, Blackmagic ou n'importe quelle autre application de prise de vue, et le module continue d'analyser la scène pour piloter la nacelle. C'est une vraie ouverture pour les créateurs qui veulent profiter du tracking DJI sans s'enfermer dans l'écosystème Mimo.

En pratique, le Module IA Gen 2 fait le job mais montre quelques limites. Le suivi est précis à distance moyenne sur sujet humain, et la détection automatique des personnes, animaux et véhicules fonctionne bien. La sélection manuelle d'un objet quelconque (en traçant une boîte autour du sujet) répond à la promesse marketing : vous pouvez effectivement faire suivre une voiture, une figurine ou un objet immobile à condition qu'il occupe au moins 10 % du cadre et qu'il offre un contraste suffisant. En revanche, le module décroche dès que le sujet s'approche trop du capteur. Lors de tests sur un chat qui passait à courte distance, le suivi s'est perdu plusieurs fois là où ActiveTrack 8.0, dans la même configuration, restait verrouillé sans broncher. C'est une limite à garder en tête si vous filmez en intérieur avec des sujets mobiles à proximité.

Apple DockKit reprend la même logique que sur le 8 standard et conserve son atout principal : la simplicité. Vous retirez le Module IA Gen 2, vous tapez l'iPhone contre la zone NFC du stabilisateur, l'appairage se fait en moins de cinq secondes, et le suivi natif s'active dans l'app caméra iOS sans passer par aucune application tierce. C'est le mode le plus plug-and-play de l'écosystème, réservé aux iPhone 12 ou plus récents tournant sous iOS 18.5 minimum. Pour un créateur qui veut filmer rapidement sans configuration, c'est imbattable.

L'écran de la poignée affiche bien un indicateur de tracking, mais ce n'est pas suffisant pour démêler les configurations à la volée, surtout quand on bascule entre plusieurs scénarios dans une même session de tournage. Le 8P n'est pas un produit pour débutants, il s'adresse clairement à des créateurs qui savent ce qu'ils veulent et qui assument la complexité en échange du contrôle.

Stabilisation 8e génération et ergonomie : que reste-t-il de neuf côté hardware ?
Sur le papier, la 8e génération de stabilisation est l'un des arguments principaux du 8P. Dans les faits, la différence avec le 8 standard est imperceptible. Les deux modèles partagent la même rigueur d'absorption des micro-vibrations, le même comportement en travelling, la même capacité à compenser des changements brusques de direction. Que vous marchiez, couriez ou réalisiez un panoramique en mouvement, la nacelle livre des images parfaitement lisses, sans à-coup ni rebond. Le 8P confirme et consolide ce que le 8 avait déjà atteint, sans franchir un nouveau cap visible à l'œil nu.



Le vrai gain hardware se situe ailleurs, sur le trépied intégré à ouverture élargie. Là où le 7P proposait des pieds courts qui demandaient une surface parfaitement plane pour assurer la stabilité, le 8P écarte plus largement ses pieds et gagne en assise. Sur une table légèrement irrégulière, sur un rocher en randonnée ou sur un sol en pente douce, la nacelle reste parfaitement plantée. C'est le genre de détail qui ne fait pas vendre un produit en présentation marketing, mais qui change concrètement l'expérience d'usage en condition réelle, surtout quand vous comptez détacher le FrameTap pour piloter à distance.


Côté poids, le 8P pèse environ 386 grammes, contre 369 g pour le 7P. Sur le papier l'écart paraît significatif, en main il ne l'est pas. Lors des sessions de tournage prolongées, aucune fatigue supplémentaire à signaler, l'équilibre général de la nacelle reste excellent et la prise en main agréable. La poignée conserve son grip texturé efficace, la gâchette tombe naturellement sous l'index, et les commandes principales (joystick avant, bouton M, molette latérale) sont accessibles sans effort.
Une perche extensible astucieusement intégrée

L'ergonomie a quand même quelques défauts. Sur le FrameTap détaché, le bouton latéral gauche qui sert à basculer entre le contrôle de la nacelle et le contrôle du zoom est mal placé : il faut souvent ajuster la prise du boîtier pour l'atteindre confortablement, et lors d'une captation rapide, ce détail peut faire perdre une seconde précieuse. Pas un défaut majeur, mais le genre de finition qu'on n'attend pas sur un produit qui revendique un positionnement semi-professionnel. Même remarque pour quelques boutons secondaires de la poignée principale, dont l'accessibilité reste perfectible quand le smartphone est monté sur la pince.
Bouton latéral peu accessible

Slow Shutter, Action Shot, Widescreen, Dynamic Zoom : les nouveaux modes créatifs valent-ils le détour ?
Au-delà du tracking, DJI a profité du 8P pour étoffer la palette créative de l'application Mimo avec quatre modes de prise de vue inédits ou retravaillés. L'idée est de proposer des effets cinématographiques directement à la prise, sans passer par une étape de post-production. Voici ce que chacun vaut concrètement :

- Action Shot : conçu pour les sujets rapides comme un coureur, un cycliste ou un enfant qui court, ce mode optimise la réactivité de la nacelle pour conserver un cadrage fluide même lors de mouvements brusques. Le rendu est convaincant à l'usage, l'image reste centrée sur le sujet sans à-coup ni rebond. C'est probablement le mode qui justifie le mieux son existence dans l'application.
- DynamicZoom : le célèbre effet dolly zoom à la Hitchcock, où l'arrière-plan se déforme pendant que le sujet reste à la même taille à l'écran. Le mode fonctionne dans les deux sens (zoom avant et zoom arrière). Le résultat est sympathique pour des plans courts à effet, mais le procédé montre ses limites assez vite. Il faut une scène avec une bonne profondeur de champ et un sujet bien isolé pour que l'effet soit lisible. Plus utile pour un plan signature que pour un usage quotidien.
- Slow Shutter : conçu pour les scènes nocturnes ou en faible lumière, avec pour objectif de capturer des traînées lumineuses fluides comme celles laissées par les phares de voitures sur une route. Mode non testé sur cette session, à éprouver sur la durée pour juger de son rendu réel.
- Widescreen : enregistre directement au format cinéma 2.35:1 sans recadrage en post-production. Peut séduire les créateurs qui veulent une texture cinématographique immédiate, à condition d'accepter la perte de résolution verticale et l'absence de souplesse en montage. Mode non testé sur cette session.
Autonomie et recharge : la formule tient-elle vraiment 10 heures ?
DJI annonce jusqu'à 10 heures d'autonomie pour le 8P, soit la même promesse que sur le 7P et le 8 standard. Une donnée mesurée en conditions contrôlées, sur nacelle équilibrée et stationnaire, qui ne reflète évidemment pas un usage réel avec tracking actif, lumière d'appoint allumée et recharge de smartphone en parallèle.

Le premier obstacle pour évaluer l'autonomie en condition réelle, c'est l'absence d'indicateur précis. Le 8P ne propose pas de pourcentage de batterie, juste une jauge à quatre segments affichée sur le petit écran de la poignée. Difficile dans ces conditions de mesurer finement la consommation, et impossible de prédire combien de temps il vous reste avant la coupure. Pour un produit qui revendique un positionnement semi-professionnel et qui sera utilisé en tournage, c'est une lacune ergonomique réelle, surtout quand le FrameTap, lui, affiche les niveaux de batterie des deux composants côte à côte sur son propre écran.
Sur l'autonomie elle-même, l'usage prolongé du 8P ne donne pas de raison de douter sérieusement des 10 heures annoncées. Le stabilisateur tient confortablement plusieurs sessions de tournage espacées sur la journée sans inquiétude particulière. DJI a par ailleurs l'habitude de sous-évaluer ses chiffres : la portée du FrameTap, annoncée à 10 mètres, dépasse en pratique les 30 mètres en extérieur. Les 10 heures officielles sont donc probablement tenues, voire dépassées dans un usage modéré sans tracking permanent ni lumière d'appoint à fond.

Côté recharge du smartphone, le 8P récupère la fonction power bank introduite sur le 7P et l'enrichit. Vous disposez désormais de deux ports USB-C de sortie : un sur la poignée principale, un autre sur le Module Multifonctionnel 2. Le câble de recharge USB-C de 15 cm fourni dans la boîte permet d'alimenter le téléphone directement depuis le stabilisateur, ce qui devient indispensable lors d'un tournage en 4K prolongé qui vide rapidement la batterie d'un iPhone. Évidemment, recharger le smartphone via le 8P ampute d'autant l'autonomie du stabilisateur, donc à utiliser avec parcimonie quand vous êtes loin d'une prise.
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Le 8P met plus que le 8, mais perd un peu de son équilibre
Points forts
- FrameTap, vraie nouveauté hardware utile
- Portée du FrameTap testée à 30 m, bien au-delà des 10 m annoncés
- Module Multifonctionnel 2 avec sa propre caméra de tracking
- Tracking universel, hors application Mimo
- Apple DockKit nativement pris en charge
- ActiveTrack 8.0 toujours aussi stable
- Stabilisation 8e génération impeccable
- Trépied à ouverture élargie, vraie progression
- Recharge smartphone via deux ports USB-C
- Bundle Standard à 159 €, prix inchangé vs 7P
- Mode Action Shot efficace
Points faibles
- Tactile du FrameTap capricieux
- Bouton latéral du FrameTap mal placé
- Module IA Gen 2 décroche en proximité
- Stabilisateur bien plus complexe à prendre en main
Note de la rédaction
Le DJI Osmo Mobile 8P sort à 159 € en Bundle Standard, 189 € en Tracking Avancé et 219 € en Créateur. Le FrameTap et le Module Multifonctionnel 2 font du 8P le stabilisateur smartphone le plus complet du marché à date, avec un FrameTap qui libère vraiment du téléphone tenu à bout de bras et un Module Gen 2 qui sort le tracking de DJI Mimo. La contrepartie, c'est une perte d'équilibre par rapport au 8 standard : trois modes de tracking qui s'excluent et qu'il faut comprendre, un FrameTap perfectible côté tactile et lisibilité, et une jauge de batterie imprécise. Pour les créateurs équipés iPhone qui filment seuls et veulent un vrai contrôle à distance, c'est l'achat évident. Pour les autres, le 8 standard reste excellent et plus simple à apprivoiser.







