Faire baisser sa facture d'électricité, c'est la grande promesse de l'autoconsommation solaire. Et quand on a comme moi un contrat EDF Tempo à la maison, avec ces fameux jours rouges où le prix du kWh en heures pleines devient douloureux, l'idée de stocker soi-même son énergie prend vite un vrai sens. J'ai voulu voir ce qu'une solution comme le Zendure SolarFlow 2400 Pro pouvait réellement changer dans une maison ancienne, et à partir de quand ce type de batterie commence à se rentabiliser.
Zendure n'arrive pas de nulle part sur le terrain du stockage d’énergie. Présente depuis le début des années 2010, elle s'est d’abord imposée avec ses power banks, puis ses stations portables type SuperBase Pro. Plus récemment, elle a pris le virage du résidentiel avec ses batteries SolarFlow pour balcon, un segment déjà bien installé en Allemagne, porté par une culture du solaire de balcon beaucoup plus mature et un cadre qui s'est encore simplifié ces dernières années. En France, le marché reste plus jeune, plus prudent, avec des démarches à respecter côté autoconsommation et une approche plug-and-play encore moins ancrée dans les habitudes. Le SolarFlow 2400 Pro arrive donc sur un terrain encore en construction, mais clairement plus mûr qu'il y a quelques années.

Le SolarFlow 2400 Pro a de sérieux arguments pour s'y faire une place. Avec ses quatre entrées MPPT, sa capacité extensible jusqu’à 16,8 kWh et son Smart Meter optionnel, il vise une intégration domestique réelle, pas juste une rallonge solaire branchée sur la terrasse. Ajout progressif de panneaux, empilement de batteries supplémentaires, pilotage automatique selon le contrat tarifaire, le produit affiche une ambition résidentielle assumée. Reste à voir ce que cela donne dans une maison ancienne, avec un contrat EDF Tempo et l'envie de ne pas passer ses week-ends à régler l'application.
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Sommaire
- Spécifications techniques
- Une grosse batterie ou autre chose ?
- L'installation va vite, la compréhension vient après
- Le Smart Meter 3CT, le vrai cerveau du système ?
- Vrais gains avec les heures creuses / heures pleines ?
- En cas de panne de courant, à quel point est-il utile ?
- Au final, à qui ce SolarFlow 2400 Pro s'adresse-t-il vraiment ?
Spécifications techniques
| Modèle | Zendure SolarFlow 2400 Pro |
| Type de produit | Système de stockage solaire domestique avec AC bidirectionnel |
| Puissance AC bidirectionnelle annoncée | 2400 W |
| Puissance par défaut sur prise standard | 800 W (conforme à la réglementation française plug-and-play) |
| Entrée solaire max annoncée | 3000 W DC |
| Nombre de MPPT | 4 |
| Puissance max par MPPT | 750 W |
| Couplage AC annoncé | Jusqu'à 1800 W |
| Puissance hors réseau en coupure | 2400 W nominal, 3600 W en crête (200 ms) |
| Puissance hors réseau en mode réseau | Jusqu'à 3200 W |
| Puissance hors réseau annoncée | Jusqu'à 3200 W |
| Capacité annoncée | De 2,4 kWh à 16,8 kWh (modulaire) |
| Pilotage | Application Zendure avec gestion automatique de l'énergie |
| Compatibilité mise en avant par Zendure | Pompes à chaleur et véhicules Tesla |
Je vis en Dordogne, dans une maison ancienne en pleine campagne, avec ce que ça implique côté réseau électrique. Les coupures ne sont pas rares, certaines durent plusieurs heures, et la moindre tempête peut couper le jus pour la soirée. À cela s'ajoute un contrat EDF Tempo à la maison et une voiture électrique à recharger, ce qui rend les jours rouges particulièrement salés en heures pleines. De là m'est venue une idée toute simple, charger une grosse batterie la nuit au tarif creux pour absorber ensuite les pics de la journée. C'est ce qui m'a poussé à tester le SolarFlow 2400 Pro. Mais en creusant un peu, j'ai découvert que le produit allait bien plus loin que ce que j'imaginais, avec toute une logique d'évolutivité qui ouvre la porte à une vraie installation solaire plus tard, si l'envie prend. Pour le moment, mes essais photovoltaïques se sont limités à un modeste panneau portable de 200 W, bien loin d'une vraie installation. Ça suffit déjà à voir ce que la bête a dans le ventre, et sachant que Zendure propose aussi des panneaux relativement abordables, de quoi envisager une vraie montée en puissance.
Le SolarFlow 2400 Pro dispose de 4 entrées MPPT

Une grosse batterie ou autre chose ?
Au premier regard, le SolarFlow 2400 Pro peut faire penser à une grosse station d'énergie nomade. Le format s'en rapproche, la capacité aussi, et le tarif n'est pas si loin de certaines références bien connues. Mais cette comparaison atteint vite ses limites. Une batterie nomade, on la charge, on la garde sous la main, on l'emmène parfois et elle dépanne quand le courant manque.

Le SolarFlow 2400 Pro, lui, n'est pas vraiment fait pour ça. Il est pensé pour rester connecté à la maison, suivre la consommation, gérer la charge et la décharge et travailler avec un Smart Meter (un module capable de mesurer en temps réel la conso) pour adapter sa sortie à ce qui se passe réellement dans le logement.
Alors oui, le SolarFlow 2400 Pro peut dépanner en cas de coupure. Sa prise hors réseau permet d'alimenter directement un appareil, et j'ai même pu y brancher une bouilloire dépassant les 2000 W sans problème.
La prise hors réseau peut alimenter des appareils très gourmands

Mais ce n'est pas pour ça qu'il devient vraiment intéressant. Le SolarFlow 2400 Pro est pensé pour vivre avec la maison. Il peut recevoir des panneaux solaires, se compléter avec des batteries additionnelles type AB3000L et évoluer jusqu’à 16,8 kWh. On n'achète donc pas seulement une grosse réserve d'énergie, mais une première brique pour construire une installation plus large, à son rythme.
L'installation va vite, la compréhension vient après
Une fois le SolarFlow 2400 Pro sorti du carton, la mise en route ne pose pas de difficulté particulière. L'application Zendure détecte rapidement le produit, puis accompagne les premières étapes de configuration avec le choix du pays et la limite de puissance de sortie. Pour cette première phase de test, j'ai conservé les réglages de base proposés par l'application, notamment la limite à 800 W. Ce point ne dispense pas pour autant des démarches à effectuer côté Enedis dès lors qu'une installation photovoltaïque est raccordée à la maison, même en autoconsommation totale. L'objectif était donc d'abord de comprendre le fonctionnement du système dans une configuration simple et prudente, avant d'aller plus loin dans l'installation. En quelques minutes, la batterie est prête à fonctionner, sans message cryptique ni réglage vraiment piégeux.



Une fois la mise en route terminée, c'est là que le plus intéressant commence. Je découvre un monde de possibilités et je réalise assez vite que l'on est loin d'une simple batterie nomade avec un pourcentage à surveiller. Ici, on commence à entrer dans le coeur du système, avec les flux entre les panneaux, la batterie, la maison, le réseau public et la prise hors réseau. On peut programmer la charge et la décharge selon ses heures creuses, ses heures pleines ou son propre scénario d'usage. Le mode bypass entre aussi en jeu, avec une logique assez simple, éviter de faire passer inutilement l'énergie par la batterie quand ce n'est pas nécessaire. Sans Smart Meter, la sortie vers la maison reste en revanche réglée sur une valeur fixe. Avec un Smart Meter, elle peut enfin s'ajuster à la consommation réelle du foyer, et c'est précisément ce qui donne au SolarFlow 2400 Pro une dimension beaucoup plus intéressante.



Mais c'est aussi là qu'on touche ses limites actuelles. Tant que le SolarFlow 2400 Pro ne sait pas précisément ce que la maison consomme, le pilotage intelligent reste forcément limité. Il stocke, il restitue, il suit des consignes, mais il ne peut pas encore vraiment s'adapter à la vie du foyer. D'où tout l'intérêt du Smart Meter 3CT, qui permet enfin au système de lire la consommation en temps réel et de débloquer cette fameuse gestion dynamique.
Le Smart Meter 3CT, le vrai cerveau du système ?
Là où le SolarFlow 2400 Pro pouvait déjà charger, décharger et suivre un planning, le Smart Meter 3CT arrive avec une promesse claire. Il permet au système de voir vraiment ce qui se passe dans la maison, phase par phase, en direct, au lieu d'appliquer bêtement une consigne. Sur le papier, ça change la nature du produit. Sur le terrain, c'est un peu plus contrasté.
Le module Smart Meter 3CT

Ce que le 3CT apporte concrètement :
- Lecture en temps réel de la consommation maison
- Remontée phase par phase au tableau
- Décharge enfin ajustée à la demande
- Base technique nécessaire pour le mode IA ZENKI (entre autre)
Une fois le module installé par un électricien dans son panneau et reconnu dans l'application, la consommation de la maison remonte en temps réel, bien plus finement que ce que je pouvais suivre auparavant. On ne parle plus d'une batterie qui exécute, mais d'un produit qui commence à lire son environnement et à s'y adapter. La base technique est solide, c'est indéniable.

Avant le 3CT, ma logique était d'une simplicité enfantine. En heures creuses, je rechargeais. En heures pleines, je déchargeais. Rien de révolutionnaire, mais avec mes 2,4 kWh de capacité de départ, j'avais déjà des gains mesurables sur les jours rouges. Le produit faisait le job sans fioritures.
Le Smart Meter 3CT installé

Avec le 3CT, le SolarFlow 2400 Pro change de dimension et l'application ouvre alors tout un éventail de modes de pilotage.
- ZENKI, le mode IA maison, censé optimiser l'ensemble tout seul
- Mode automatique, une gestion simplifiée qui tourne sans intervention
- Mode compteur intelligent, un pilotage calé sur les données du Smart Meter
- Mode prise intelligente, une logique basée sur les prises connectées Zendure
- Mode charge de base, un fonctionnement manuel avec plages horaires
- Mode tarif électricité, un arbitrage selon trois niveaux de prix bas, normal ou élevé
Et là, mon ressenti se complique. Le 3CT apporte une vraie montée en gamme, aucun doute là-dessus. Mais dans mon cas, avec très peu de solaire au moment des essais, il n'a pas tout de suite rendu le système plus pertinent. Il l'a surtout rendu plus opaque. Mon besoin restait simple. Recharger pendant les heures creuses, décharger pendant les heures pleines, et surtout ajuster la décharge à la consommation réelle pour éviter que la batterie balance 800 W fixes quand la maison n'en consomme que 200. En clair, je voulais garder la lisibilité de l'ancien fonctionnement avec la finesse du nouveau.
À gauche, en HC la batterie ne recharge pas alors qu'elle devrait. À droite, elle décharge en HC


Sur ce point, le 3CT m'a laissé partagé. Il donne enfin au système une vraie lecture dynamique de la maison, ce qui est un gain indiscutable. Mais la couche logicielle qui vient dessus n'est pas toujours à la hauteur. ZENKI en particulier m'a plus déconcerté qu'impressionné. Avec ma configuration solaire limitée, son comportement relevait parfois davantage de l'algorithme qui cherche son chemin que de l'intelligence réellement adaptative. J'ai même vu la batterie se mettre à décharger en heures creuses, alors qu'elle venait à peine de remonter son niveau. Un choix franchement contre-intuitif dans un scénario aussi basique. À l'inverse, les modes plus directs comme le mode automatique, le mode charge de base ou encore tarif électricité se sont révélés bien plus lisibles et souvent plus cohérents au quotidien. Et au final, je reste en mode automatique sans utiliser la couche IA de Zenki.
D'ailleurs, attention si vous possédez une Tesla comme moi et que vous l'ajoutez à l'écosystème Zendure, notamment pour profiter plus tard d'un éventuel surplus solaire, ce point mérite vraiment d'être signalé. L'idée est intéressante sur le papier, mais son comportement m'a franchement déconcerté. Une fois la voiture intégrée dans l'application, Zendure peut visiblement prendre la main sur la charge, au point de couper une recharge lancée manuellement depuis l'application Tesla ou directement depuis l'écran de la voiture. Sur le moment, j'ai cru à un problème de charge AC côté Tesla, avant de comprendre que le blocage venait en réalité de l'écosystème Zendure. Le plus gênant, c'est qu'aucune indication claire n'apparaissait ni dans la voiture, ni dans l'application Zendure. Un simple message du type "charge interrompue par Zendure" m'aurait évité de contacter le SAV Tesla pour rien.
Attention, une fois intégrée à l'écosystème Zendure, la Tesla peut voir sa charge pilotée par l'application

Le 3CT tient donc la promesse de son nom. Il donne au SolarFlow 2400 Pro une vraie lecture de la maison et peut transformer une batterie d'apparence simple en système nettement plus fin. Mais il met aussi en lumière la limite actuelle de l'écosystème Zendure. Dès qu'on sort du mode de base pour chercher quelque chose de lisible, cohérent et intelligent dans un scénario pourtant basique, l'application devient touffue et l'IA pas toujours à la hauteur de ce qu'elle promet.
Vrais gains avec les heures creuses / heures pleines ?
Oui, il y en a. Sur deux à trois semaines d'utilisation, avec quelques jours rouges EDF Tempo, j'ai observé environ 8 euros d'économies. Rien de spectaculaire face au prix de la machine, mais loin d'être anecdotique pour une batterie de 2,4 kWh utilisée sur une période aussi courte et avec pour seul apport solaire un modeste panneau portable de 200 W. J'ai aussi reçu le SolarFlow 2400 Pro assez tard dans la période rouge, ce qui réduit mécaniquement la portée de l'observation.


Sans panneau solaire, sur une base théorique incluant déjà les pertes de conversion, le gain annuel estimé se décompose ainsi :
- 25,23 € sur les 22 jours rouges
- 1,91 € sur les 43 jours blancs
- 9,06 € sur les 300 jours bleus
- Soit environ 36,20 € par an au total
Avec un panneau de 550 Wc, l'équation bascule dans une autre dimension. En prenant un ordre d'idée de 900 à 1 400 kWh produits par kWc et par an selon les conditions d'installation en France, un panneau de 550 Wc représenterait environ :
- 495 kWh par an dans une hypothèse basse
- 770 kWh par an dans une hypothèse haute
Avec une installation située en Dordogne, donc dans le sud-ouest, je peux raisonnablement viser la partie haute de cette fourchette, sous réserve évidemment de l'orientation, de l'inclinaison et des conditions réelles d'installation.
Une extension de batterie type AB3000L permet par ailleurs de doubler la capacité de stockage, ce qui ouvre la porte à un dimensionnement plus ambitieux. L'équipement additionnel reste un investissement conséquent, mais sur le long terme la logique économique tient la route dès lors que la production solaire et les écarts tarifaires sont au rendez-vous. Le plus difficile sera sans doute de trouver le bon équilibre entre production solaire et stockage, mais la solution Zendure permet déjà de mesurer les gains et d'avancer étape par étape.
Zendure propose aussi ses propres panneaux solaires pour faire évoluer l'installation

En cas de panne de courant, à quel point est-il utile ?
Oui, et il l'est même franchement, à condition de bien comprendre de quel type de produit on parle. Vu son format et sa prise de secours, on pourrait vite voir le SolarFlow 2400 Pro comme une grosse batterie nomade un peu évoluée. Ce serait pourtant passer à côté de sa vraie nature.

Dans les faits, le SolarFlow 2400 Pro peut parfaitement prendre le relais en cas de coupure de courant, et ce n'est pas théorique. Sa prise hors réseau délivre jusqu'à 2400 W en nominal et 3600 W en crête sur 200 ms, avec une bascule automatique en 15 ms quand le réseau tombe. Pendant mes tests, mon PC n'a pas bronché une seule fois lors d'une coupure, aucune micro-interruption perceptible, rien. De quoi alimenter autre chose qu'une simple lampe de chevet, des appareils sérieux comme un frigo, un routeur, un congélateur ou un chauffage d'appoint. Le jour où le courant saute, le produit change de rôle. Il n'est plus un outil d'arbitrage tarifaire, il devient une réserve d'énergie immédiatement mobilisable.
Prise hors réseau en chiffres :
- 2400 W en puissance nominale
- 3600 W en crête (200 ms)
- Bascule automatique en 15 ms
- Mode ASI compatible avec les appareils sensibles
Mais voilà où il faut nuancer. Une batterie nomade classique, on la charge à fond, on la laisse en attente, on l'utilise au besoin. Le SolarFlow 2400 Pro ne fonctionne pas comme ça. Il vit avec la maison au quotidien. Il charge, il décharge, il arbitre en fonction d'un planning ou d'une stratégie. Résultat, le jour où la panne survient, rien ne garantit qu'il soit à 100%. S'il a déjà travaillé dans la journée, il peut être à 40%, 20% voire moins.
La prise hors réseau délivre jusqu'à 2400 W en continu pour alimenter directement un appareil en cas de coupure

C'est un point qui change tout dans la manière de le juger. Le SolarFlow 2400 Pro dépanne, il peut même rendre un vrai service lors d'une coupure, mais il n'est pas conçu comme une réserve sanctuarisée que l'on garde en attente du pire. Sa logique première reste celle d'un système de stockage domestique qui travaille en continu. Son utilité en cas de panne est donc bien réelle, mais elle dépend du moment où cette panne arrive et de l'état de charge à cet instant précis. Ce n'est pas une batterie de secours pure. C'est un système qui vit avec la maison, et c'est cette nature même qui fait à la fois sa richesse et sa limite quand le réseau flanche.
Au final, à qui ce SolarFlow 2400 Pro s'adresse-t-il vraiment ?
Clairement pas à celui qui cherche une grosse batterie nomade à laisser chargée dans un coin au cas où. Ce n'est pas la logique du produit, et ce n'est pas là qu'il montre ce qu'il sait faire. Zendure vise autre chose, une solution qui s'intègre à la maison, arbitre entre heures creuses et heures pleines, accueille du solaire et monte en puissance au fil du temps. Pris seul, avec ses 2,4 kWh, le 2400 Pro peut déjà lisser la consommation, surtout sur un contrat EDF Tempo, mais il ne fera pas de miracles sur la facture. Les gains existent, mesurables, concrets, mais mécaniquement limités sans apport solaire derrière.
La 2400 Pro peut faire le bonheur des ados quand le courant saute

Là où le produit change vraiment de dimension, c'est quand on le considère comme une base évolutive. Ajout de panneaux, extension de capacité via une AB3000L, montée progressive vers une vraie logique d'autoconsommation. Plus le système a de matière à arbitrer, plus il devient pertinent. Le SolarFlow 2400 Pro s'adresse donc à celui qui veut reprendre la main sur sa consommation sans basculer d'emblée dans une installation lourde, à celui qui accepte de construire son installation pas à pas, en commençant par une brique simple. Pour une batterie de secours pure, d'autres solutions sont plus directes. Pour un point d'entrée crédible vers l'autoconsommation domestique avec une vraie marge de progression, il a toute sa place et plus encore
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Le SolarFlow 2400 Pro rend l'autoconsommation plus concrète qu'elle n'en a l'air
Points forts
- Prise en main accessible en moins de dix minutes
- Vraie lecture dynamique de la maison avec le Smart Meter 3CT
- Alimentation de secours efficace jusqu'à 2400 W
- Très pertinent avec un contrat EDF Tempo
- Écosystème modulaire jusqu'à 16,8 kWh
- Application bien pensée et complète
- Modes de pilotage variés et paramétrables
- Bascule sur batterie en 15 ms
Points faibles
- ZENKI encore perfectible sur les scénarios simples
- Application parfois touffue une fois en mode expert
- Demande rapidement plus de panneaux et de stockage pour exprimer son potentiel
Note de la rédaction
Avec le Zendure SolarFlow 2400 Pro, j'ai découvert bien plus qu'une grosse batterie domestique. Le produit pose une base solide pour entrer dans l'autoconsommation sans transformer la maison en chantier. Il alimente sans difficulté des appareils gourmands via sa prise hors réseau, s'intègre dans une logique domestique crédible et prend tout son sens avec un contrat comme EDF Tempo. Surtout, son évolution est lisible. Plus de production, on ajoute des panneaux. Plus de capacité, on empile une AB3000L. Un système cohérent et bien pensé, malgré une couche logicielle encore imparfaite. Un vrai coup de coeur de la rédaction.



