En ce mois de janvier, Xiaomi remet au goût du jour sa très populaire gamme Redmi Note. Parmi les cinq modèles proposés, le 15 Pro 5G reste celui bénéficiant généralement du meilleur rapport qualité-prix. Est-ce encore le cas en 2026 ?
- Écran confortable
- Bonne autonomie
- Recharge à 50 % en 30 mn
Douze ans déjà que la famille Redmi Note existe au sein du catalogue Xiaomi. Et elle en a vu de toutes les couleurs avec une belle brochette de déclinaisons (X, T, S Pro, Pro Max, Lite et j’en passe). Aujourd’hui, la gamme s’est stabilisée et ne comporte plus, pour le moment, que cinq modèles dont le Redmi Note 15 Pro 5G que je teste ici. Un appareil qui, sur le papier, coche toutes les cases d’un bon smartphone de milieu de gamme. Une fiche technique solide et en adéquation avec le prix demandé. Et sur ce point précis d’ailleurs, je salue la stabilité du géant chinois. Le prix de chaque nouveau modèle de la gamme Redmi Note n’a pas varié d’un centime depuis trois ans. Phénomène plutôt rare chez la concurrence qui a plutôt tendance à faire grimper les prix au fil des nouvelles versions. Arrivé entre mes mains durant les fêtes de fin d’année, j’ai pu prendre le temps de scruter ce Redmi Note 15 Pro 5G sous toutes les coutures pour tenter d’en tirer le meilleur non sans y retrouver aussi des méthodes qui continuent de profondément m’agacer.
Sommaire
- Xiaomi Redmi Note 15 Pro 5G : la fiche technique
- Design : une recette remise au goût du jour
- Écran : lumineux et confortable en toutes situations
- Performances : le juste équilibre
- Interface et fonctions : l’excès de bloatwares peut nuire au plaisir
- Photo : un nouveau capteur mais finalement, peu de changements
- Autonomie et recharge : une endurance suffisante pour sa catégorie mais on a vu mieux
Xiaomi Redmi Note 15 Pro 5G : la fiche technique
| Caractéristiques | Détails |
|---|---|
| Taille d’écran | 6,83 pouces |
| Type d’écran | Amoled, 60-120 Hz, 3200 nits (HDR) |
| Définition | 2772 x 1280 pixels (450 ppp) |
| Processeur | MediaTek Dimensity 7400 Ultra |
| Mémoire vive | 8 Go / 12 Go |
| Stockage disponible | 256 Go / 512 Go |
| Batterie | 6580 mAh, charge 45W filaire |
| Connectivité | 5G, Wi-Fi 6, Bluetooth 5.4, USB-C 2.0, NFC |
| Capteur photo dorsal | 200 Mpx (f/1,7), 8 Mpx (f/2,2) |
| Capteur Selfie | 20 Mpx (f/2,2) |
| Étanchéité | Oui (IP66, IP68) |
| Dimensions | 163,6 x 79 x 7,8 mm |
| Poids | 210 g |
| Prix de lancement | 399 euros |
Design : une recette remise au goût du jour
Vous avez aimé le look du Redmi Note 14 Pro ? Alors il y a des chances que ce Redmi Note 15 Pro soit aussi à votre goût… en tout cas, de dos. Xiaomi n’a en effet rien changé de ce côté-ci. Je retrouve donc ce design familier à la fois classique, fonctionnel et résistant. Le boîtier, pourtant constitué de plastique, présente un aspect métallisé réussi. Il a aussi la bonne idée de ne pas retenir les traces de doigts.

Bien centré au sommet, le retrouve aussi l’ilot photo avec ses quatre disques noirs qui contiennent les capteurs et le flash. La protubérance est légère et l’appareil ne devient pas bancal lorsqu’il repose sur le dos. Rien ne ressemble donc plus à un Redmi Note 14 Pro qu’un Redmi Note 15 Pro… sauf de face.

Xiaomi s’est séparé de l’écran incurvé lui préférant une dalle totalement plate comme c’est le cas aujourd’hui sur la très grande majorité des smartphones. Et je le regrette. Ce type de dalle offre deux avantages. Le premier est de procurer une meilleure immersion en éliminant les bords de l’écran. Le second est de donner un aspect plus premium à un smartphone pourtant de milieu de gamme. La dalle incurvée donne également l’illusion de tenir entre les mains un smartphone très fin. Tant pis. Je me retrouve donc avec un mobile aux tranches en plastique au style alu parfaitement plates elles aussi. Xiaomi suit la tendance actuelle instaurée par Apple sur ses iPhone. Dommage.

Autre gros changement : le poids. Le Redmi Note 15 Pro 5G s’est un peu laissé aller et prend 20 g de plus tout de même par rapport à son prédécesseur pour peser maintenant 210 g. C’est autant que les smartphones premiums enveloppés de verre. Heureusement, son gabarit évolue peu mais ça reste un beau bébé. En contrepartie, Xiaomi a renforcé la solidité de son appareil. Il s’offre aujourd’hui un indice IP68 et permet, selon la marque de tenir 24 heures immergé par 2 m de fond. Pas mal ! Toujours d’après les tests réalisés par Xiaomi, le Redmi Note 15 Pro 5G a résisté à 300 chutes sans subir de dégâts.

Difficile de reproduire ces essais mais ce que j’ai pu constater, c’est qu’en le trimballant au quotidien pendant plusieurs semaines dans des conditions normales (dans une poche ou dans un sac, parfois en compagnie de clés) et en le faisant tombé de temps en temps, involontairement, il n’a présenté aucune trace de sévices. De dos comme de face. Son écran est protégé par un verre Gorilla Victus 2.
Écran : lumineux et confortable en toutes situations
Si la dalle Amoled retenue par Xiaomi pour ce Redmi Note 15 Pro n’a plus de bords incurvés, elle prend en revanche un peu plus ses aises en se montrant un poil plus grande. Elle affiche à présent une diagonale de 6,83 pouces contre 6,67 pouces auparavant. C’est une petite compensation. La luminosité est aussi revue à la hausse. Selon Xiaomi, cette dalle peut atteindre 3200 nits en pic HDR. Et dans les faits, je n’ai jamais rencontré de difficulté à lire du contenu dans n’importe quelle condition lumineuse. Un très bon point donc.

Appareil de milieu de gamme oblige, le Redmi Note 15 Pro 5G se contente d’une dalle Amoled classique avec un rafraîchissement dynamique de 60 à 120 Hz. Pas de LTPO donc mais ce n’est pas bien grave. La définition de 2772 x 1280 pixels (pour une résolution de 447 ppp) comme la très bonne restitution des couleurs participent aussi d’un bon rendu. Un écran donc impeccable pour tous les usages en toute circonstance.

Performances : le juste équilibre
Pour animer son nouveau Redmi Note Pro 5G, Xiaomi s’est tourné comme l’an passé vers le Taïwanais MediaTek. À bord de l’appareil, c’est un SoC Dimesity 7400 Ultra qui est à la manœuvre. Ce processeur gravé en 4 nm délivre des performances honorables et taillées pour un smartphone de milieu de gamme. Les différents benchmarks que je lui ai fait subir montrent des résultats pas si éloignés que ce qui produisait le Dimensity 7300 Ultra présent dans le Redmi Note 14 Pro 5G de l’an passé. Une légère progression qui classe ce SoC à peu près au même niveau qu’un Snapdragon 6 Gen 3 de Qualcomm.

Suffisant pour faire tourner la plupart des applis sans ralentir mais pas une fusée non plus. Par ailleurs, comme c’est souvent le cas avec les smartphones Xiaomi, il ne m’a pas été possible d’évaluer les performance du GPU à l’aide de 3D Mark. J’ai en revanche pu jouer à Genshin Impact avec un niveau de graphisme calé su Moyen et une fluidité de 30 images par seconde. Si l’on grimpe à 45 fps, le smartphone tient la cadence mais le throttling se fait ressentir au bout d’une vingtaine de minutes.
Interface et fonctions : l’excès de bloatwares peut nuire au plaisir
Sitôt allumé, ce Redmi Note 15 Pro 5G présente son interface HyperOS 2 qui se superpose à Android 15. Cette surcouche logicielle se montre asse agréable et plutôt fluide. Elle autorise un bon niveau de personnalisation et reste relativement claire. Tout va bien jusqu’à ce que l’on commence à jeter un œil aux applis installées. Et là, rien ne va plus. Commençons avec les applis maison comme le gestionnaire de fichiers. Sitôt lancé, bam ! Une pub pour Temu ! Il s’agit pourtant d’une appli Xiaomi. La pub disparaît au bout de quelques secondes mais ne manque pas de revenir après un simple retour en arrière. Idem avec l’appli Nettoyeur qui permet de faire le ménage dans l‘espace de stockage. Le navigateur maison Mi, comme l’appli Musique et même l’appli Sécurité n’échappent pas à ce robinet de pub. C’est franchement fatiguant. Et pour l’anecdote, l’appli Mi Store qui permet d’acheter des appareils et accessoires Xiaomi, a été jugée par le système comme suspecte lors de sa mise à jour. Même HyperOS se méfie, c’est dire !

À cela s’ajoute évidemment une ribambelle d’applis installées inutiles comme Temu (évidemment) Amazon, Booking et autres jeux. On connaît bien cette pratique qui permet d’alléger le prix du smartphone mais à ce niveau-là, Xiaomi fait un peu trop fort. Ça gâche vraiment le plaisir.
Côté positif, ce Redmi Note 15 Pro 5G propose quelques fonctions IA, essentiellement dédiées à la photo. Retouche, élargissement du cadre, gomme magique, modification du ciel, etc. Les autres fonctions pour la gestion du texte (traduction, résumé, aide à la rédaction, etc.) sont quant à elles réservées au modèle supérieur, le Redmi Note 15 Pro+ 5G. Reste enfin le suivi logiciel pour lequel je m’attendais à mieux. Xiaomi promet seulement quatre ans de mises à jour système. C’est vraiment trop peu pour un smartphone cuvée 2026. De quoi espérer y installer Android 18 au maximum (puisqu’il est livré sous Android 15). La firme se rattrape sur les correctifs de sécurité pour lesquels elle promet un suivi de six ans.
Photo : un nouveau capteur mais finalement, peu de changements
Le dos du Redmi Note 15 Pro 5G est un peu trompeur. L’ilot comprend trois modules photo et un flash. Cependant, l’un de ces modules n’est là que pour calculer la profondeur de champ. Dans la réalité, l’appareil comporte deux capteurs exploitables : un nouveau grand-angle de 200 mégapixels (f/1,7) stabilisé et un ultra grand-angle de 8 mégapixels (f/2,2). Ce dernier est identique à celui du Redmi Note 14 Pro 5G. Idem pour la caméra selfie en façade qui s’appuie sur un capteur de 20 mégapixels (f/2,2).

Dans de bonnes conditions de lumière, le grand-angle délivre des clichés très propres. La netteté est au rendez-vous et les détails sont nombreux. J’ai pu toutefois constater un très léger manque de piqué mais rien de rédhibitoire pour ce niveau de prix. Le rendu est agréable à l’œil. Les contrastes peuvent cependant parfois être à la peine. Le HDR souffre avec les zones sombres.


Envie de zoomer ? Le Redmi Note 15 Pro 5G propose dans l’interface de l’appareil photo deux paliers à 2x et 4x. Puisqu’il ne dispose pas de téléobjectif optique, le grossissement s’opère ici par recadrage dans le capteur. En 2x, les images fournies sont du même acabit qu’au grand-angle. On y constate les mêmes atouts et défauts. En 4x, la qualité s’estompe. Les détails commencent à disparaître et les contours à être renforcés. Le Note 15 Pro autorise de grimper jusqu’à 30x en zoom numérique mais cela ne sert pas à grand-chose. Au-delà de 10x, les clichés ne sont plus vraiment exploitables.
Zoom 2x et 4x


Pour les portraits, le résultat est plutôt bon. Deux focales sont proposées (23 mm et 46 mm) et il est possible d’ajuster le bokeh manuellement. Celui-ci est assez convaincant.
Portrait

L’ultra grand-angle manque de son côté d’un peu de punch. Le petit capteur de 8 mégapixels n’autorise pas d’enregistrer une grande quantité de détails. La netteté n’est par ailleurs pas toujours au rendez-vous notamment en périphérie de l’image. L’image manque également de contraste. Il en résulte des clichés assez exploitables pour les réseaux sociaux mais guère plus.


En basse lumière, le grand-angle continue de fournir des images très acceptables avec un bon rendu des couleurs et une bonne dose de détails. Je constate néanmoins que la netteté se concentre au centre de l’image et s’estompe plus on s’en éloigne.


L’ultra grand-angle n’est pas un oiseau de nuit. Les problèmes rencontrés en pleine lumière tendent à s’intensifier lorsque celle-ci décline. Les contours deviennent plus accentués pour tenter de compenser une perte de détails. Le bruit numérique est aussi assez présent.


Pour les selfies, le Redmi Note 15 Pro 5G et son capteur de 20 mégapixels fait de son mieux. Si les couleurs et les tons de peau sont plutôt bien rendus, les clichés souffrent d’un manque de détails.
Autonomie et recharge : une endurance suffisante pour sa catégorie mais on a vu mieux
Sur ce Redmi Note 15 Pro 5G, Xiaomi cède aux sirènes de la technologie Silicium-Carbone pour sa batterie. Au programme, une capacité d’énergie accrue pour un volume occupé par l’accu équivalent. Résultat, la batterie de ce nouveau Redmi Pro affiche une capacité de 6580 mAh contre 5110 mAh pour le Redmi 14 Pro 5G de l’an dernier. Pourtant, cela ne suffit pas. Avec mon test de lecture vidéo 4K en streaming, l’appareil a tenu juste un peu moins de 22h. Cela reste toutefois raisonnable pour un mobile de cette trempe. En condition d’utilisation plus classique, le Redmi Note 15 Pro 5G peut tenir aisément deux jours sans passer par la case recharge. Pour cette opération justement, l’appareil accepte la charge à 45W en filaire. Branché à un chargeur Xiaomi 120W, il m'a tout de même fallu patienter 72 minutes pour passer de 0 à 100 % de batterie. C’est un poil long. Mais on apprécie de pouvoir récupérer 51 % d’énergie au bout de 30 minutes. De quoi repartir pour une bonne grosse journée rapidement.
Conclusion
Points forts
- Écran confortable
- Bonne autonomie
- Grand-angle satisfaisant
- Recharge à 50 % en 30 mn
Points faibles
- Adieu écran incurvé
- Trop de pubs et de bloatwares
- Suivi logiciel trop court
- Ultra grand-angle perfectible
Note de la rédaction
Le Redmi Note 15 Pro 5G s’affiche comme un solide rafraîchissement du Redmi Note 14 Pro 5G qu’il remplace. Parmi les évolutions apportées, l’abandon de l’écran incurvé au profit d’une dalle plate et l’intégration d’une batterie Silicium-Carbone pour une plus grande autonomie, sont les plus significatives. Elles permettent au smartphone de rejoindre le banc des mobiles au goût du jour (même si je regrette l’écran incurvé). L’autonomie progresse également mais sans atteindre des sommets non plus. Le reste des modifications est en revanche plus consensuel. Le design ne change quasiment pas si bien qu’il est difficile de différencier ce Redmi Note 15 Pro 5G de son prédécesseur au premier coup d’œil. Les performances ne marquent pas de réelle rupture et le volet photo demeure presque identique. Ce qui me dérange le plus, ce n’est pas tant l’aspect matériel que logiciel. Xiaomi a vraiment la main lourde sur les publicités et les logiciels tiers. J’accepte volontiers de voir s’afficher une pub avec une appli gratuite que j’ai téléchargée. J’ai plus de mal à digérer le procédé lorsqu’il s’agit d’outils maison intégrés au smartphone. Ce que j’apprécie en revanche, c’est la stabilité des prix : trois ans que ce smartphone de milieu de gamme conserve le même tarif au centime près. On ne peut pas en dire autant pour tout le monde, surtout avec le prix de la mémoire qui flambe depuis la fin de l’année. Ce Redmi Note 15 Pro a tous les atouts pour conquérir, une fois de plus, un vaste public.
