Avec le RS50, Logitech entre de plain-pied dans l’ère du direct drive. Associé aux nouvelles RS Pedals, la marque suisse propose une solution pensée pour rivaliser avec les gros acteurs du marché. J’ai passé deux semaines sur ce nouveau duo et il est maintenant temps pour moi de vous partager mon avis.
Sommaire
- Logitech RS50 : la fiche technique
- Design et confort
- Une base qui s’assume visuellement
- Les RS Pedals, compactes mais solides
- Fonctionnalités
- Le RS50 et son écosystème ouvert
- Les RS Pedals et leur capteur de frein
- Performances
- RS50 : un direct drive de 8 Nm
- RS Pedals : précision et fermeté
Logitech m’a envoyé un pack RS50 System comprenant la base de volant, le Wheel Hub et le volant Round Wheel ainsi qu’une pince et une base de table. À côté, la marque m’a aussi fait parvenir le nouveau pédalier RS Pedals et une roue RS Track.
Logitech RS50 : la fiche technique
| Spécifications | |
|---|---|
| Compatibilité | PC/PS5 (+100€) ou PC/Xbox |
| Rotation Max | NC |
| Retour de force | Oui |
| Motorisation | Direct Drive 8 Nm |
| Palettes | 2 |
| Réglage de rotation | Depuis le logiciel ou via la base |
| Pédalier | Non inclus |
| Levier de vitesses | Non inclus |
| Connexion | USB |
| Prix | 299€ (base seule) et 649€ (pack volant) |
Design et confort
Une base qui s’assume visuellement
Le RS50 s’éloigne du look cubique qu’on retrouve souvent chez Moza ou Fanatec. Ici, la base adopte des lignes biseautées et arrondies, immédiatement reconnaissables comme un produit Logitech. J’ai trouvé ça plutôt pertinent : en installant le volant sur mon bureau - avec la pince de table fournie dans le pack RS50 System - son design ne donne pas l’impression d’une boîte posée là par défaut, mais bien d’un objet intégré, pensé pour être performant et agréable à l’œil.

Sous la base, on retrouve une extrusion en aluminium qui permet une fixation directe sur un châssis profilé. Pour ceux qui se poseraient la question, sur la plupart des installations, il n’y a pas besoin de repercer ni d’adapter quoi que ce soit, étant donné que le gabarit correspond aux standards du marché. C’est un détail pratique, mais qui change tout quand on veut mettre en place son setup sans bricoler.


Côté confort d’utilisation, Logitech a fait le choix d’un refroidissement passif. Pas de ventilateur interne, donc pas de souffle ni de bruit. J’ai mesuré la température après plusieurs sessions longues : aucune chauffe notable. Pour quelqu’un comme moi qui joue parfois avec une barre de son, c’est agréable de ne pas avoir un petit ventilateur électrique en arrière-plan.



La roue par défaut fournie avec la base reprend le style des anciens modèles Logitech : un diamètre d’environ 28 cm, un revêtement cuir silicone, des boutons disposés façon manette. En main, le grip est correct, mais j’ai trouvé la taille un peu juste pour les simulations de type endurance. Autre point de confort : le système de fixation rapide. Logitech a développé un quick release maison, compatible avec ses dernières roues. La manipulation est fluide et ne demande aucun effort.
Les RS Pedals, compactes mais solides
Visuellement, le pédalier reprend une recette connue : une plaque métallique, deux pédales montées sur ressorts, une finition brute, mais sérieuse. La petite touche Logitech se voit dans les logos et le travail d’intégration. Posé à plat sur un sol ou contre un mur, il tient bien en place grâce à un système malin de pièce pivotante : à l’horizontale, on gagne du grip avec une gomme tendre, à la verticale, on bloque le pédalier contre un mur pour éviter qu’il recule. J’ai essayé les deux situations, et sous un bureau sans cockpit, cette pièce fait la différence.



La structure est entièrement en métal, mais les pédales, elles, mélangent plastique renforcé et métal. Cela surprend au premier abord, surtout quand on pousse fort sur le frein. Après plusieurs jours d’essai, je n’ai pas constaté de flexion inquiétante, mais je me demande comment le plastique vieillira à long terme face à des utilisateurs qui roulent avec des chaussures. Autre détail intéressant : les pédales sont modulaires. Logitech vend des kits d’upgrade avec des ressorts plus fermes et même une troisième pédale d’embrayage. Je n’ai pas encore pu tester ces extensions, mais l’idée rejoint ce que font d’autres constructeurs, où l’on peut personnaliser le ressenti à moindre coût.
Fonctionnalités
Le RS50 et son écosystème ouvert
Le volant intègre une connectique moderne : alimentation dédiée, trois ports USB et un USB-C. J’ai branché le pédalier directement sur le PC, indépendamment de la base, et ça a fonctionné sans accroc. Ce choix rend l’ensemble flexible : sur PC, je peux imaginer utiliser les pédales Logitech avec un volant d’une autre marque, même si ça reste impossible sur console. L’écran LED en façade donne accès à tous les réglages principaux sans passer par le logiciel G Hub. Pendant mes sessions, je pouvais ajuster le couple maximal, la linéarité ou encore consulter en direct les Newton-mètres délivrés par la base.



Logitech a aussi pensé à la compatibilité console. Deux versions existent : une pour PlayStation/PC et une pour Xbox/PC. La différence tient dans l’endroit où la puce d’authentification est placée (dans la base côté PS, dans le hub côté Xbox). Même si j’ai testé un pack Xbox à 699€, je sais de source sûre que la compatibilité croisée (base PlayStation avec roue Xbox) fonctionne.
Dans G Hub, Logitech a ajouté un onglet spécifique au RS50. On y trouve un graphique interactif qui permet de visualiser la courbe de couple appliqué en fonction de l’angle de rotation. J’ai passé un moment à jouer avec ces réglages : par exemple, en augmentant la linéarité, le volant devient beaucoup plus progressif sur des circuits urbains étroits, comme Monaco sur F1 25. Inversement, en réduisant la linéarité, j’ai retrouvé un comportement plus nerveux.


Autre fonction discrète, mais utile : la calibration automatique à chaque allumage. Pas besoin de lancer une procédure manuelle ou d’attendre que le volant tourne de butée en butée. J’ai juste branché, et le RS50 s’est positionné immédiatement au centre. C’est anecdotique la première fois, mais quand on joue régulièrement, c’est un vrai plus.
Les RS Pedals et leur capteur de frein
Le pédalier se distingue par son capteur de frein. Là où beaucoup de modèles dans cette gamme laissent une petite zone morte, j’ai constaté une réponse immédiate dès la moindre pression. La course est courte, mais la sensation est (très) ferme. Logitech annonce 75 kg de charge supportée, et je les crois volontiers : il faut vraiment pousser pour atteindre la butée.

Comme je l’expliquais plus haut, il n’y a pas d’embrayage de série. Ceux qui veulent une troisième pédale devront acheter un module séparé vendu 39€. Cela limite un peu la polyvalence du kit d’origine, mais l’approche se comprend si l’on garde en tête le tarif d’entrée. Petite critique personnelle : le revêtement de la plaque m’a semblé un peu glissant en chaussettes. J’aurais aimé un traitement antidérapant ou la possibilité de relever légèrement la plaque avec trois trous supplémentaires. Ce sont des détails, mais sur une longue session, ils comptent.

Dans G Hub, les RS Pedals apparaissent comme un périphérique séparé. J’ai pu définir des zones mortes personnalisées, régler la sensibilité de chaque pédale et même sauvegarder plusieurs profils pour différents jeux. Par exemple, sur Assetto Corsa Competizione, j’ai créé un profil avec un freinage très progressif, alors que sur F1 25 j’ai réduit la course pour favoriser des freinages plus secs.
Performances
RS50 : un direct drive de 8 Nm
Le cœur du RS50, c’est son moteur direct drive de 8 Nm. En jeu, la différence avec les volants à courroie est immédiate. J’ai ressenti toutes les petites variations de surface sur ACC ou F125. Aucun « cogging effect » (sensation de crantage) en tournant rapidement : la rotation est fluide. Sur console, les effets restent moins détaillés que sur PC, mais la puissance est bien là. Dans une session sur Forza Motorsport, j’ai eu l’impression de me battre avec le volant dans les virages serrés, mais jamais de manière désagréable : le couple est maîtrisé, progressif, pas brutal.

Les palettes magnétiques sont réactives, avec un clic sec, mais pas trop sonore. En termes de diamètre, la roue m’a semblé un peu petite (28–29 cm). Je préfère des roues plus grandes, mais c’est affaire de goût. Pour ma part, j’ai surtout utilisé la RS Track Wheel que Logitech m’a gentiment envoyée à côté du pack. Enfin, l’affichage LED reste perfectible. Trois couleurs disponibles, un rendu un peu simple comparé à ce que proposent certains concurrents. Cela dit, il est possible de personnaliser la palette via G Hub, ce qui corrige partiellement ce point.
RS Pedals : précision et fermeté
J’ai d’abord roulé en chaussettes. L’accélérateur m’a semblé bien équilibré : ni trop mou ni trop dur, même si certains joueurs chaussés préféreront sans doute un ressort plus ferme. Le frein, lui, offre la résistance attendue. Pour moi, c’est légèrement plus dur que ce que je préfère, mais cela reste exploitable et précis.


Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’absence totale de zone morte. Sur un freinage appuyé, la pression est immédiatement traduite en signal dans le jeu. Sur ACC, ça m’a permis de garder une cohérence dans mes points de freinage, sans avoir à « apprendre » la pédale. En revanche, impossible de caler son talon sur la plaque sans dépasser un peu. J’ai dû m’adapter en posant simplement le pied. Ce n’est pas rédhibitoire, mais je comprends que certains « pilotes » puissent se pencher rapidement sur des solutions de rehausse ou de grip.
Conclusion
Points forts
- Design travaillé
- Fixation et compatibilité
- Silence de fonctionnement
- Direct drive de 8 Nm
- Pédales réactives
Points faibles
- Absence d’embrayage
- Quelques détails perfectibles
Note de la rédaction
Avec le RS50 et les RS Pedals, Logitech réussit une entrée convaincante dans le direct drive accessible. Le design assumé et le silence de la base en font un périphérique agréable à utiliser au quotidien, tandis que le couple de 8 Nm offre des sensations réalistes et constantes. La compatibilité étendue et la modularité des connexions ouvrent la voie à un écosystème flexible. Les RS Pedals, de leur côté, impressionnent par leur précision et leur fermeté, malgré l’absence d’embrayage de série. Quelques détails ergonomiques, comme le grip du pédalier, auraient pu être mieux pensés, mais l’ensemble reste cohérent et robuste. Logitech signe ainsi un duo calibré pour les débutants et les simracers déjà équipés d’un rig.


