Sony revient en force avec la série BRAVIA 5 Mini-LED, et notamment ce modèle 65 pouces, pensé pour allier performance d’image, fonctionnalités gaming avancées, et compatibilité étendue avec l’écosystème Google TV. Positionné sous les très haut de gamme BRAVIA 7 et 9, ce téléviseur Mini-LED assume un positionnement intermédiaire, sans pour autant rogner sur les ambitions technologiques.
Le marché des téléviseurs s’est considérablement complexifié ces dernières années. Entre les modèles OLED toujours plus fins, les dalles QD-OLED aux couleurs explosives, les références Mini-LED de nouvelle génération ou encore l’avalanche de téléviseurs LCD survitaminés par l’IA, difficile pour le consommateur exigeant — et a fortiori le gamer averti — de faire un choix éclairé. Conscient de cette saturation technologique, Sony rebat les cartes en 2025 avec une refonte complète de sa gamme BRAVIA, désormais articulée autour de trois familles : BRAVIA 9 pour l’élite Mini-LED, BRAVIA 7 pour le haut de gamme OLED, et cette nouvelle série BRAVIA 5, positionnée comme le cœur de cible du marché premium abordable. Avec son modèle 65 pouces Mini-LED, le BRAVIA 5 vise un public bien défini : celui qui ne veut pas choisir entre qualité d’image, compatibilité gaming avancée et accessibilité tarifaire.
La gamme se décline en plusieurs tailles – de 55 à 85 pouces – pour s’adapter aussi bien aux salons compacts qu’aux installations home cinéma les plus généreuses. Sur le papier, le BRAVIA 5 semble cocher toutes les cases essentielles : dalle 120 Hz avec VRR, HDMI 2.1 complète, rétroéclairage Mini-LED précis, et moteur XR Processor efficace. Ce BRAVIA 5 ne fait pas dans le demie-mesure et veut briller sur tous les fronts. À voir si la manette et la zapette valident ces belles promesses...
Sommaire
- Caractéristiques du Sony BRAVIA 5 Mini-LED 65’’
- Design, connectique et ergonomie
- Mini-LED : des noirs profonds, des détails au scalpel
- Pas d'effet waouh forcé, juste un rendu qui tient la route
- Gaming : la PS5 lui va comme un gant (et les autres aussi)
- Google TV : un hub connecté qui envoie du pixel !
- Un son correct... mais pas de quoi faire trembler les murs

Caractéristiques du Sony BRAVIA 5 Mini-LED 65’’
| Taille | 65 pouces |
| Type de dalle | LED |
| Taux de rafraîchissement | 100/120 Hz |
| Formats vidéo/audio | IMAX, HDR-10, HLG, Dolby vision, DTS, DTS-HD |
| Compatibilité gaming | Optimisé pour PlayStation 5HDR et Mode Image Auto, 4K 120 FPS, VRR et ALLM |
| Connectique | 2 x HDMI 2.1 (eARC), 2x HDMI 2.0, 2x USB, 1 x RJ45, 1 x Antenne Satellite, 1 x Antenne TNT, 1 x sortie audio numérique optique |
| Connectivité | Wi-Fi 6, Bluetooth 5.3 |
| Fonctionnalités SmartTV | Google TV, OK Google, Apple Homekit, Amazon Alexa, Google Play, Apple AirPlay, Chromecast |
| Haut-parleurs | X-Balanced + tweeter 4 x 10 Watts |
| Prix de lancement | 1 599€ |
Design, connectique et ergonomie
Côté design, le BRAVIA 5 n’a vraiment rien d’exceptionnel. Il possède toutefois l’essentiel : un cadre noir mat fin et discret, un dos en damier sobre, et deux pieds en métal solides et simples à installer. A noter que ces derniers sont ajustables en hauteur pour pouvoir glisser au besoin une barre de son dessous. Sony oblige, les matériaux sont de très bonne qualité. Côté connectique, on retrouve 4 ports HDMI (dont deux HDMI 2.1), deux ports USB, une sortie optique, un port Ethernet, une entrée satellite et TNT, ainsi qu’un port S-Center pour synchroniser une barre de son Sony.
Le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.3 assurent quant à eux les connexions sans fil. Petit regret : seuls deux ports HDMI sont en 2.1, ce qui peut poser problème si vous avez par exemple deux ou trois consoles, et un ampli home cinéma à installer. Rétroéclairée, rechargeable, et dotée de raccourcis directs pour les principales plateformes de streaming vidéo (Netflix, Disney+, Prime Video, YouTube), la télécommande fournie est globalement très satisfaisante. Doté d’un micro intégré pour Google Assistant, mais aussi Alexa, elle permet de piloter le téléviseur à la voix de façon très efficace.



Mini-LED : des noirs profonds, des détails au scalpel
La technologie Mini-LED, que Sony adopte ici dans sa version XR Backlight Master Drive, constitue la pierre angulaire de ce BRAVIA 5. La dalle est rétroéclairée par des milliers de diodes Mini-LED réparties sur de nombreuses zones de gradation. Résultat : un contraste saisissant, des noirs profonds, et une luminosité très bien gérée même dans les scènes les plus extrêmes. Le traitement local dimming s’appuie sur des algorithmes complexes d’analyse d’image en temps réel, pour accentuer les zones sombres sans écraser les détails, et renforcer les zones claires sans effet de halo excessif.
Le blooming, souvent reproché aux téléviseurs LCD haut de gamme, est ici maîtrisé, notamment grâce à la finesse des LED utilisées et à leur gestion individuelle. Lors de nos essais avec des projections de scènes fortement contrastées (noir spatial, sources lumineuses ponctuelles…), le système a confirmé la précision du traitement : pas de voile gris, très peu d'effet de halos visibles, une image précise et bien équilibrée.


Côté définition, rien à dire : 4K UHD native, compatible HDR10, HLG et Dolby Vision. La mise à l’échelle des contenus Full HD ou 720p est d’ailleurs l’un des points forts du processeur XR : les textures gagnent en netteté sans générer d’artefacts, les contours sont lissés intelligemment, et le bruit numérique est réduit sans flouter l’ensemble.

De quoi découvrir « Les Dents de la mer » de Steven Spielberg sous un tout nouveau jour avec force de détails qui passaient autrefois complètement inaperçus. Sur des sources comme Netflix, Prime Video ou des fichiers locaux en 1080p, l’effet est immédiat. Seul bémol, et non des moindres, un traitement anti-reflet peu efficace qui peut se révéler très gênant en fonction de la configuration de la pièce et du positionnement des sources lumineuses.



Pas d'effet waouh forcé, juste un rendu qui tient la route
Sony a toujours préféré le réalisme à la surenchère. Contrairement à certaines marques qui privilégient l’effet « waouh » via des couleurs saturées et une température très froide, le BRAVIA 5 reste fidèle à l’ADN de la marque : une colorimétrie fine, bien calibrée par défaut, avec des rouges profonds, mais naturels, des bleu sans dérive, des verts très crédibles. Le gamut est large grâce à la technologie XR Triluminos Pro, qui permet d’afficher des milliards de nuances. En SDR comme en HDR, l’image conserve une cohérence chromatique remarquable.
Quant à la fluidité, elle est assurée par une dalle native 120 Hz associée au traitement XR Motion Clarity. Sur les jeux vidéo en 120 FPS ou les séquences sportives, le rendu est fluide, net, sans l’effet caméscope que l’on peut parfois déplorer sur des modèles concurrents. Mieux encore : l’activation du mode Cinéma ou Netflix Calibrated conserve cette fluidité tout en préservant l’intention artistique sans ajouter artificiellement de frames.

Gaming : la PS5 lui va comme un gant (et les autres aussi)
Sony prêche évidemment pour sa propre paroisse en développant des téléviseurs haut de gamme taillés pour sublimer sa PlayStation 5. Cela se confirme avec le BRAVIA 5 qui intègre les principales fonctionnalités attendues par les joueurs : deux ports HDMI 2.1 permettent d’exploiter la 4K à 120 Hz, avec prise en charge de la VRR (taux de rafraîchissement variable) et de l’ALLM (Auto Low Latency Mode). Le téléviseur passe automatiquement en mode jeu lorsque la PS5 est détectée, avec un input lag réduit à moins de 18 ms. Le Game Menu intégré à l’interface permet d’ajuster à la volée la luminosité, le taux de rafraîchissement, le contraste ou encore d’activer un viseur central ou un compteur de FPS.



Petite nouveauté appréciée : la compatibilité Dolby Vision Gaming, qui permet à certains titres Xbox et PC compatibles de profiter d’une image en HDR plus dynamique et contrastée. Ce modèle ne se limite heureusement pas à l’écosystème Sony : je l’ai également testé avec une Xbox et une Nintendo Switch, et l’image, là encore, est parfaitement gérée. Les réglages se font automatiquement et la latence est quasiment imperceptible, y compris avec les jeux les plus gourmands.



Google TV : un hub connecté qui envoie du pixel !
Basé sur la dernière mouture de Google TV, le BRAVIA 5 propose une interface aussi fluide qu’ergonomique. La navigation est rapide, la personnalisation poussée, et l’ensemble offre un accès instantané aux principales plateformes de streaming : Netflix, Disney+, Prime Video, Apple TV+, YouTube, mais aussi des services plus spécialisés comme Crunchyroll, Plex ou Kodi. Comme évoqué précédemment, la télécommande rétroéclairée, compacte et bien pensée, facilite l’intégration des terminaux externes Android ou Apple grâce à la compatibilité étendue avec Google Assistant, Amazon Alexa, Apple HomeKit, Chromecast ou AirPlay 2.
Incroyablement riche et diversifiée, l'interface de Google TV combinée aux ajouts de Sony fait vraiment merveille à tous les niveaux que cela soit jouer, utiliser différentes applis, exploiter les fonctions multimédias, rechercher des contenus, passerdes appels vidéo, etc. Côté réglages, Sony ne se contente pas du socle Google TV : le constructeur ajoute ses propres menus avancés, hérités des gammes pro, avec des options comme la balance des blancs sur plusieurs points, les courbes gamma, ou encore un mode Expert entièrement paramétrable. Les plus exigeants y trouveront leur compte, tandis que les profils préréglés restent impeccablement calibrés dès la sortie du carton.



Des modes dédiés au jeu sont également disponibles, avec détection automatique des consoles et réduction de la latence. On apprécie aussi la possibilité de créer plusieurs profils utilisateurs, de synchroniser les préférences via son compte Google, et de piloter toute la maison connectée depuis l’interface du téléviseur.

Un son correct... mais pas de quoi faire trembler les murs
Le BRAVIA 5 embarque le système Acoustic Multi-Audio de Sony, basé ici sur quatre haut-parleurs répartis stratégiquement autour de l’écran pour créer une scène sonore plus immersive. En pratique, le rendu est clair, bien défini, avec une séparation des canaux convaincante. Les dialogues gagnent en netteté, les effets sont correctement localisés, et l’ensemble reste équilibré, même à volume soutenu. Le résultat dépasse clairement celui de nombreux téléviseurs concurrents dans cette gamme de prix, en particulier sur les médiums et les aigus.
Cependant, comme souvent avec les téléviseurs à dalle fine, les basses manquent de coffre et la dynamique peine à suivre dans les scènes d’action ou les ambiances sonores chargées. Pour une expérience réellement immersive, mieux vaut associer le BRAVIA 5 à une barre de son ou un système home cinéma digne de ce nom. À noter que la fonction Acoustic Center Sync permet d’utiliser le téléviseur comme haut-parleur central dans un ensemble Sony compatible, mais le gain réel dépendra fortement de la qualité de l’installation audio associée.

Conclusion
Points forts
- Performances affichage Mini-LED
- Processeur XR optimisé par IA
- Fonctions gaming
- IMAX Enhanced, Dolby Vision, HDR
- Google TV, AirPlay, Chromecast, Amazon Alexa
Points faibles
- Seulement deux entrées HDMI 2.1
- Traitement antireflet perfectible
- Pas de port USB-C
Note de la rédaction
Le Sony BRAVIA 5 Mini-LED 65’’ ne prétend pas rivaliser frontalement avec les modèles OLED les plus luxueux, mais il réussit là où beaucoup échouent : offrir une image de très haute tenue, une vraie polyvalence gaming, et une interface connectée moderne, le tout à un tarif encore raisonnable. Pensé pour un usage mixte – film, streaming, jeu – il s’adresse autant aux gamers exigeants qu’aux cinéphiles attachés à la fidélité des couleurs et au contraste. On regrettera l’absence de deux ports HDMI 2.1 supplémentaires et un traitement antireflet perfectible, mais dans l’ensemble, ce BRAVIA 5 coche bien presque toutes les cases.
