Les smartphones “pas chers” sont de plus en plus compétitifs avec souvent de beaux écrans AMOLED à 120 Hz et une autonomie plus que confortable. Mais est-ce assez pour jouer pour autant et à quels compromis faut-il s’attendre ? Voici les 5 meilleurs smartphones à moins de 199€ en juin 2026 que nous recommandons pour le gaming.
Sommaire
- Le Nothing Phone CMF Phone 1 : un smartphone original, réactif et performant
- Le Poco M8 : un smartphone pas cher pensé pour le gaming avec un écran ultra lumineux
- Le Xiaomi Redmi Note 15 5G : l’écran parfait pour le jeu en extérieur
- Le Galaxy A26 : un smartphone polyvalent doté de 6 ans de suivi logicielle
- Pour un peu plus cher : le Realme P3 : une configuration généreuse pour pas cher avec 12 Go de RAM !
- Les réalités du gaming à petit prix : les concessions indispensables
Le Nothing Phone CMF Phone 1 : un smartphone original, réactif et performant
- Bonne performances avec la puce Mediatek Dimensity 7300
- Ecran Amoled 6,67 pouces à 120 Hz
- Interface Nothing OS est 100 % dépourvue de publicités
- Autonomie confortable
- Pas de puce NFC
Le Nothing CMF Phone 1 mise sur l'optimisation et la puissance brute en plus d’un design atypique. Il est équipé d’un processeur MediaTek Dimensity 7300, couplé à 8 Go de mémoire vive. Ce SoC gravé en 4 nanomètres surclasse la plupart de ses concurrents directs vendus sous la barre des 200€.
Avec, il fait tourner des jeux exigeants à l'image de Fortnite en qualité intermédiaire à 30 images par seconde stables, le titre étant bridé logiciellement. Pour Genshin Impact, l'expérience s'avère tout aussi convaincante avec des paramètres graphiques positionnés sur le niveau moyen.
Pour éviter les ralentissements en jeu, le smartphone s'appuie sur un système de refroidissement liquide efficace qui dissipe parfaitement la chaleur, limitant la hausse de température au niveau de l'écran. De plus, l'interface Nothing OS 2.6 intègre un mode de jeu dédié qui bloque les notifications pour maximiser les ressources matérielles.
L'expérience visuelle est portée par une dalle AMOLED de 6,67 pouces. Grâce à un taux de rafraîchissement culminant à 120 Hz, la glisse et l'affichage restent d'une fluidité irréprochable. La colorimétrie se montre flatteuse et fidèle avec une couverture quasi complète de l'espace colorimétrique DCI-P3.
L'autre atout pour les joueurs concerne la partie logicielle. Contrairement à la majorité des constructeurs sur ce segment tarifaire, l'interface de Nothing brille par l'absence totale d'applications publicitaires ou de logiciels préinstallés (bloatwares). Le système est propre, léger, et ne consomme pas inutilement de la mémoire vive en arrière-plan.
Le Poco M8 : un smartphone pas cher pensé pour le gaming avec un écran ultra lumineux
- Le processeur Snapdragon 6 Gen 3 (4 nm) performant à ce niveau de prix
- L'écran Flow AMOLED 120 Hz bluffant avec sa luminosité maximale de 3200 nits
- La grande batterie de 5520 mAh intégrée dans un boîtier très fin de 7,35 mm
- La réactivité du tactile à 2560 Hz grâce au mode Game Turbo dédié
- Sensible au thermal throttling lors des sessions prolongées sur des jeux en 3D lourds
Xiaomi est une des marques les plus concurrentielles en matière de smartphone “pas cher”. Elle propose également la gamme Poco, qui a pour particularité d’être destinée aux joueurs en misant surtout sur les performances. Cela fait du Poco M8 5G, une des meilleures options pour jouer à moins de 199€.
Équipé d’un processeur Snapdragon 6 Gen 3 gravé en 4 nm et de 8 Go de RAM, le terminal affiche une réactivité supérieure aux puces MediaTek ou Exynos que proposent la concurrence sous la barre des 200€. C’est d’ailleurs un SoC qu’on retrouve généralement plutôt sur des modèles plus onéreux, comme le Galaxy A36. Son mode Game Turbo pousse d'ailleurs l'échantillonnage tactile à 2 560 Hz.
L'affichage s’impose comme le grand point fort de ce modèle avec une dalle Flow AMOLED de 6,77 pouces forte d’un taux de rafraîchissement à 120 Hz et d’une luminosité montant en pic jusqu’à 3 200 nits. C'est l'assurance d'une fluidité parfaite et d'une lisibilité totale, même en plein soleil.
L'endurance ne passe pas au second plan grâce à une batterie au silicium-carbone de 5 520 mAh assurant plus d'un jour et demi d'autonomie. Malgré cette capacité, le téléphone conserve une finesse de 7,35 mm et un poids plume de 178 grammes pour préserver le confort des poignets. Enfin, sa charge 45W récupère 50% d'énergie en 25 minutes, même si l'absence de bloc secteur dans la boîte reste le principal compromis de cette formule ultra-compétitive.
Le Xiaomi Redmi Note 15 5G : l’écran parfait pour le jeu en extérieur
- Batterie de 6 000 mAh
- Une dalle incurvée de 6,77 pouces très lumineuse FHD+
- Performances correctes du Snapdragon 6 Gen 3
- 4 ans de mises à jour système et 6 ans de correctifs de sécurité
- Interface polluée par des bloatwares et des publicités intrusives
Propulsé par le processeur Qualcomm Snapdragon 6 Gen 3 gravé en 4 nanomètres et épaulé par 8 Go de mémoire vive, le Xiaomi Redmi Note 15 5G délivre une expérience globale d'une grande fluidité. Sur les benchmarks, il franchit la barre symbolique des 630 000 points sur AnTuTu, ce qui garantit une réactivité impeccable au quotidien.
Pour le gaming pur, le constat est positif bien qu'il demande de légers compromis. Les titres populaires et l'e-sport mobile s'exécutent sans le moindre accroc. En revanche, face à des mastodontes de la 3D comme Genshin Impact, le processeur graphique Adreno 710 montre ses limites en plafonnant autour des 30 images par seconde.
Heureusement, Xiaomi a particulièrement bien soigné le système de refroidissement de l'appareil. Même après une heure de session intensive, le processeur maintient sa puissance maximale sans subir de bridage thermique, et la température de la coque reste parfaitement supportable sous la barre des 42°C.
Le véritable plus pour les joueurs se retrouve dans son affichage. La dalle AMOLED de 6,77 pouces à 120 Hz bénéficie d'un taux d'échantillonnage tactile impressionnant de 4000 Hz, offrant une réactivité immédiate lors des commandes. De plus, sa forte luminosité permet de jouer en extérieur sans aucun reflet gênant.
Enfin, la batterie Silicium-Carbone de 5520 mAh s'avère extrêmement endurante, ne perdant que 15% d'énergie par heure de jeu, complétée par une charge rapide efficace de 45 Watts.
Le Galaxy A26 : un smartphone polyvalent doté de 6 ans de suivi logicielle
- Ecran AMOLED 120 Hz de 6,5 pouces
- Processeur Exynos 1380
- Batterie de 5000 mAh pour une autonomie de 2 jours
- Partie photo complète
- 6 ans de mises à jour Android et de sécurité
Le Samsung Galaxy A26 se positionne comme un smartphone d’entrée de gamme équilibré et durable, notamment grâce à sa promesse de six ans de mises à jour logicielles. Mais qu'en est-il lorsque l'on pousse ses composants dans leurs retranchements avec les jeux vidéo ?
Équipé de l'Exynos 1380 (le processeur du Galaxy A35 de l'an dernier) et de 8 Go de RAM, le Galaxy A26 ne manque pas de ressources. Pour les jeux populaires bien optimisés (comme PUBG Mobile, Call of Duty: Mobile ou Free Fire), le smartphone s'en sort très bien. Il maintient une moyenne stable de 60 images par seconde, assurant une bonne fluidité.
Les concessions commencent sur les titres 3D très gourmands (comme Genshin Impact ou Honkai: Star Rail). Le processeur graphique Mali-G68 MP5 montre alors ses limites. Pour jouer confortablement, vous devrez baisser les graphismes au niveau "faible" ou "moyen" sous peine de subir des ralentissements lorsque l'action s'emballe. La dalle Super AMOLED de 6,7 pouces à 120 Hz offre, quant à elle, une excellente réactivité sous les doigts. En revanche, sa luminosité maximale est un peu juste : jouer en plein soleil restera difficile.
Enfin, sa batterie de 5000 mAh assure une autonomie confortable, mais la charge est limitée à 25W. En bref, si vous êtes un joueur occasionnel prêt à ajuster les options graphiques, le Galaxy A26 fera largement l'affaire, tout en vous offrant une durabilité logicielle de 6 ans imbattable à ce prix.
Pour un peu plus cher : le Realme P3 : une configuration généreuse pour pas cher avec 12 Go de RAM !
- Bel écran AMOLED de 6,67 pouces à 120 Hz
- Bonne autonomie avec batterie de 5260 mAh
- Performances fluides
- IP 66/68/69
- Un seul capteur photo vraiment utile
Dans un marché de l'entrée de gamme souvent obligé de faire des sacrifices, Realme choisit une approche radicale pour son P3 5G : tout miser sur les performances et l'endurance. Ce modèle cible ouvertement les utilisateurs qui souhaitent lancer leurs titres préférés sans subir les ralentissements chroniques propres aux téléphones abordables.
Animé par la puce Snapdragon 6 Gen 4 et épaulé par un GPU Adreno 810 ainsi que 12 Go de mémoire vive, le Realme P3 5G ne craint pas les applications lourdes. Lors de nos tests sur des titres exigeants comme Genshin Impact, l'appareil est parvenu à maintenir un framerate très stable en ajustant les détails graphiques sur un niveau intermédiaire.
Le plus impressionnant reste sa maîtrise de la chauffe. Grâce à l'intégration d'un système de refroidissement de qualité aérospatiale doté d'une chambre à vapeur de 6 050 mm², le boîtier ne dépasse pas les 39 °C, évitant ainsi de grosses baisses de performances.
L'affichage s'appuie, quant à lui, sur une belle dalle AMOLED 120 Hz de 6,67 pouces. Si la fidélité des couleurs s'avère un peu trop saturée par défaut, sa réactivité et sa luminosité de 2000 nits en pic flattent immédiatement la rétine. On a également une autonomie confortable grâce à une batterie en silicium-carbone de 5260 mAh, associée à une recharge à 45 W.
Les réalités du gaming à petit prix : les concessions indispensables
De plus en plus compétitifs, les smartphones “pas chers” ne sont plus seulement bons à naviguer sur les réseaux sociaux ou à lancer des jeux de puzzle. Beaucoup de marques leur font profiter de caractéristiques avancées comme des écrans AMOLED à 120 Hz, de batteries endurantes, mais aussi de puces performantes.
Évidemment, à ce tarif, il ne faut pas s'attendre à faire tourner les jeux les plus gourmands en qualité "Ultra" et à 120 images par seconde. Cependant, en acceptant quelques concessions graphiques intelligentes, des titres comme Genshin Impact, Honkai : Star Rail et d’autres peuvent tout à fait être lancés.
Le secret d'une bonne session de jeu sur un smartphone abordable réside dans la gestion des options graphiques. Si vous lancez des titres gourmands en ressources, le premier réflexe doit être de faire un tour dans les paramètres. Pour maintenir une fluidité constante à 30 ou 60 images par seconde, basculer les graphismes sur le niveau "Faible" ou "Moyen" s'avère indispensable. Le multitâche intensif est également à proscrire à cause de la mémoire vive souvent limitée à 4 ou 8 Go sur ces segments. Il faut ainsi mieux oublier l’idée de laisser tourner une application de capture vidéo en arrière-plan pendant vos parties en ligne.
Il faut également surveiller la dissipation thermique de ces appareils. Contrairement aux modèles haut de gamme équipés de chambres à vapeur sophistiquées, les smartphones d'entrée de gamme ont tendance à chauffer plus rapidement lors de sessions prolongées. Cette hausse de température peut entraîner du thermal throttling, un mécanisme qui bride volontairement les performances du processeur pour éviter la surchauffe, provoquant ainsi de légères saccades en jeu.
Côté catalogue, si les blockbusters en 3D demandent des efforts, l'immense majorité des jeux populaires comme Brawl Stars, Pokémon GO ou Teamfight Tactics tournent bien plus confortablement. De même, les plateformes de Cloud Gaming transforment ces téléphones en consoles portables, à condition d'avoir une excellente connexion Wi-Fi. Dans ce cas, ce sera surtout la qualité de l’écran et l’autonomie qui seront déterminantes...