Un exemple de comparaison entre Tarkovski et Godard : morale dualiste et universelle
Chez Tarkovski, TOUTE l'humanité est en souffrance et en erreur et cherche un moyen de donner du sens à leur vie. Ce fait est illustré dans le film Stalker où TOUS les personnages se trompent :
-Le scientifique et l'écrivain tous les deux se rendent compte qu'ils ont basé toute leur vie et leur carrière sur une chose qui leur paraît désormais sans valeur
-Le Stalker qui a basé sa vie sur la Zone regrette amèrement son choix de vie chaque jour
https://youtu.be/Q_bPRyNLY5g
Le but de Tarkovski est de renouer avec notre "vrai moi" comme dirait Rousseau, un Soi plein d'amour et de compassion capable de s'identifier aux personnages et de ce fait compatir avec humanité.
En bref toute l'humanité est dans l'erreur -il n'y a pas de bons et méchants- donc il y'a une solidarité humaine intrinsèque à la nature de l'humain et à sa souffrance.
Maintenant chez Godard
Godard a une morale dualiste, dans ses films y'a les bons et les méchants.
Les méchants c'est les "faquins", les bourgeois réactionnaires -qui ont quasiment disparus, la plèbe inculte le prolo lidl quoi etc...
Les bons c'est Godard et ses mondains derrière la caméra.
Il s'agit de railler sans fin les autres, se distancer de l'humanité et pratiquer l'onanisme intellectuel entre bourgeois maoïstes.
Tout le cinéma de Godard n'est que mépris des autres
Tarkovski écrivait :
I see it as my duty to stimulate reflection on what is essentially human and eternal in each individual soul, and which all too often a person will pass by, even though his fate lies in his hands. He is too busy chasing after phantoms. In the end everything can be reduced to the one simple element which is all a person can count upon in his existence: the capacity to love. That element can grow within the soul to become the supreme factor which determines the meaning of a person's life. My function is to make whoever sees my films aware of his need to love and to give his love, and aware that beauty is summoning him.