Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
C'est marrant, c'est un peu toujours ce type de réaction qu'on reçoit quand on demande à un ontologue ce qu'est l'essence d'une chose : l'évitement.
Le 03 juillet 2022 à 16:54:20 :
C'est marrant, c'est un peu toujours ce type de réaction qu'on reçoit quand on demande à un ontologue ce qu'est l'essence d'une chose : l'évitement.
ce que toutestfaux ne sait pas
c'est qu'il s'est comporté exactement comme les "experts" du documentaire "What is a woman ?"
Le 03 juillet 2022 à 16:19:33 :
Le 03 juillet 2022 à 15:13:11 :
Très bon, dommage la double faute grossière ”s’est” pour ”c’est” dans le titre et ton second post.Et oui, j'ai déjà eu ce genre de réflexion avec des types qui viennent fanfaronner tout fier qu’ils lisent la CRP les doigts dans le nez, mais en fait ils sont juste capable d’en donner une explication, mais non de la comprendre dans son essence.
Ça tient plus de l’imitation que de la vraie comprehension, comme quelqu’un qui serait capable de représenter un cube en 3 dimension sur papier, mais simplement car il reproduit trait pour trait le dessin d’un cube en 3 dimension qu’il a devant les yeux et non qu’il a compris l’essence de la profondeur qu’il représente.
Etant donné que la Critique de la raison pure vise à évacuer l'ontologie hors du champ de la connaissance, et donc la possibilité même de la saisie d'une essence, il est paradoxal, si ce n'est quelque peu stupide, de demander à un lecteur de cet ouvrage de pouvoir restituer la compréhension de l' "essence" de cet ouvrage. D'ailleurs, j'aimerais bien que tu me dises clairement en quoi consiste l' "essence" de la profondeur d'un cube en 3 dimensions ?
Je pense pas que ça soit paradoxal puisque le terme "essence" est ambigu et qu'il est utilisé ici par ton interlocuteur non dans un son sens ontologique.
Du reste, que Kant prêtent évacuer la question de l'ontologie (parce que hors des limites d'une expérience possible ; donc pensable, concevable mais pas connaissable) ne signifie pas qu'il y soit de fait parvenu. Se référer ici au livre sur Kant de Heidegger où il explique que la Critique de la raison pure charrie subrepticement et à son corps défendant une ontologie implicite.
Le programme de philosophie de terminale oppose expliquer et comprendre. Donc ce que dit Tout est faux a du sens.
Disons qu'expliquer relève plutôt de l'analyse, c'est à dire décomposer, démonter, voir "comment ça fonctionne". Alors que comprendre relève de la synthèse, c'est à dire avoir une vue d'ensemble sur la chose et saisir "ou elle va". En un sens, expliquer est plutôt une opération logique, discursive et réflexive, quand comprendre est plutôt une opération intuitive.
Mais on pourrait aussi dire que l'explication est justement ce qui rend possible la pleine compréhension de la chose. Par exemple, un concept simple comme celui d'essence semble facile à comprendre. Mais en creusant un peu, par exemple en analysant ce que Platon ou d'autres en disent, on parvient sans doute à une compréhension plus fine, et donc plus effective, de ce que c'est, de sorte que notre "compréhension" n'a plus rien à voir.
Pour parler comme Hegel, le vrai savoir est un savoir devenu immédiat par des médiations. C'est en tant que j'ai suivi un certain chemin - et donc une médiation - que ce que je vois maintenant m'apparaît d'un seul coup - donc immédiatement - comme évident.
Le 03 juillet 2022 à 17:01:17 :
Le 03 juillet 2022 à 16:19:33 :
Le 03 juillet 2022 à 15:13:11 :
Très bon, dommage la double faute grossière ”s’est” pour ”c’est” dans le titre et ton second post.Et oui, j'ai déjà eu ce genre de réflexion avec des types qui viennent fanfaronner tout fier qu’ils lisent la CRP les doigts dans le nez, mais en fait ils sont juste capable d’en donner une explication, mais non de la comprendre dans son essence.
Ça tient plus de l’imitation que de la vraie comprehension, comme quelqu’un qui serait capable de représenter un cube en 3 dimension sur papier, mais simplement car il reproduit trait pour trait le dessin d’un cube en 3 dimension qu’il a devant les yeux et non qu’il a compris l’essence de la profondeur qu’il représente.
Etant donné que la Critique de la raison pure vise à évacuer l'ontologie hors du champ de la connaissance, et donc la possibilité même de la saisie d'une essence, il est paradoxal, si ce n'est quelque peu stupide, de demander à un lecteur de cet ouvrage de pouvoir restituer la compréhension de l' "essence" de cet ouvrage. D'ailleurs, j'aimerais bien que tu me dises clairement en quoi consiste l' "essence" de la profondeur d'un cube en 3 dimensions ?
Je pense pas que ça soit paradoxal puisque le terme "essence" est ambigu et qu'il est utilisé ici par ton interlocuteur non dans un son sens ontologique.
Du reste, que Kant prêtent évacuer la question de l'ontologie (parce que hors des limites d'une expérience possible ; donc pensable, concevable mais pas connaissable) ne signifie pas qu'il y soit de fait parvenu. Se référer ici au livre sur Kant de Heidegger où il explique que la Critique de la raison pure charrie subrepticement et à son corps défendant une ontologie implicite.
Puisque le terme "essence" peut avoir un sens ontologique, et qu'il en possède un le plus souvent, alors c'est paradoxal. Que le terme d'essence ait un sens non-ontologique me paraît peu convaincant : pourrais-tu me fournir un sens non-ontologique et courant de ce terme ? Evidemment je ne nie pas qu'on puisse lui donner un nouveau sens, créer un nouveau concept, qui ne serait pas ontologique, mais ce serait un geste tout aussi paradoxal, puisse que le terme d' "essence" est un terme forgé par et pour l'ontologie. Je te ferai quand même remarquer que dans le Théétète , lorsque Protagoras en vient à rejeter l'ontologie (en 157a-b), il présente la nécessité d'éliminer ce genre de termes qui stabilise. Le terme d'essence est à l'origine, et dans son sens courant/philosophique (comme quoi ils ne s'opposent pas nécessairement), un terme ontologique.
Enfin, ta dernière remarque est pertinente et je m'attendais à la recevoir. Je n'entendrais pas ici discuter la pertinence de l'interprétation heideggérienne de Kant, mais on peut s'accorder sur le fait qu'elle n'est pas et ne se prétend pas être fidèle au texte. Lorsqu'on parle de la compréhension du texte, on ne parle pas d'interprétation - mettons de côté les post-nietzschéens français qui font intentionnellement la confusion entre ces deux termes. Je n'ai pas nié qu'il était possible de faire une interprétation ontologique de Kant, mais j'ai nié la pertinence de rejeter une compréhension classique ou standard de Kant sous le seul prétexte qu'on aurait une interprétation ontologique, "plus profonde", de Kant. Si on est Heidegger et qu'on fournit une interprétation globale de l'histoire de la philosophie occidentale, pourquoi pas, ce peut être intéressant ; pareillement pour Hegel. Mais si on est dans une conversation courante, et qu'on n'a pas développé ce genre de perspective globale, ou qu'on ne fait qu'en suivre une, alors on n'est juste très peu charitable avec son interlocuteur, parce qu'on pense avec une compréhension supérieure et plus profonde, alors qu'on possède en fait qu'une autre interprétation, très peu fidèle, et donc pas forcément plus pertinente à présenter directement. Mais si en plus on ne fait que parler comme ça d' "essence", alors on est jute obscur et pédant.
Le 03 juillet 2022 à 17:01:38 :
Le programme de philosophie de terminale oppose expliquer et comprendre. Donc ce que dit Tout est faux a du sens.Disons qu'expliquer relève plutôt de l'analyse, c'est à dire décomposer, démonter, voir "comment ça fonctionne". Alors que comprendre relève de la synthèse, c'est à dire avoir une vue d'ensemble sur la chose et saisir "ou elle va". En un sens, expliquer est plutôt une opération logique, discursive et réflexive, quand comprendre est plutôt une opération intuitive.
Mais on pourrait aussi dire que l'explication est justement ce qui rend possible la pleine compréhension de la chose. Par exemple, un concept simple comme celui d'essence semble facile à comprendre. Mais en creusant un peu, par exemple en analysant ce que Platon ou d'autres en disent, on parvient sans doute à une compréhension plus fine, et donc plus effective, de ce que c'est, de sorte que notre "compréhension" n'a plus rien à voir.
Pour parler comme Hegel, le vrai savoir est un savoir devenu immédiat par des médiations. C'est en tant que j'ai suivi un certain chemin - et donc une médiation - que ce que je vois maintenant m'apparaît d'un seul coup - donc immédiatement - comme évident.
Le programme de terminal oppose expliquer et comprendre, pas comprendre et "saisir l'essence de". Si par "saisir l'essence de", il entendait véritablement comprendre, alors il n'a fait qu'obscurcir son propos. Je n'ai fais que critiquer l'intrusions d'un vocabulaire ontologique là où ce n'était pas nécessaire. C'est le signe d'un comportement peu charitable.
LedonneparDieu, tu penses quoi des gens qui postent sous secondaire ?
LedonneparDieu> Dans une conception large de l'essence, dire l'essence d'une chose c'est dire ce qu'elle est.
Or dire ce qu'est une chose beaucoup de disciplines prétendent le faire - ça va de la science et la philosophie jusqu'à la religion ou la politique en passant par la pensée commune - ce qui signifie que essence ne se réduit pas à son sens exclusivement ontologique.
Ce qui signifie aussi que quand toutestfaux dit qu'il faut comprendre l'essence de la Critique de la raison pure, il veut dire qu'il faut saisir ce que fondamentalement dit ce texte, appréhender son sens (selon l'opposition thématisée par des auteurs comme Jaspers - et rappelée par Rufus___ - entre expliquer et comprendre). On est loin ici de l'ontologie.
Le 03 juillet 2022 à 17:38:37 :
LedonneparDieu> Dans une conception large de l'essence, dire l'essence d'une chose c'est dire ce qu'elle est.
Or dire ce qu'est une chose beaucoup de disciplines prétendent le faire - ça va de la science et la philosophie jusqu'à la religion ou la politique en passant par la pensée commune - ce qui signifie que essence ne se réduit pas à son sens exclusivement ontologique.
Ce qui signifie aussi que quand toutestfaux dit qu'il faut comprendre l'essence de la Critique de la raison pure, il veut dire qu'il faut saisir ce que fondamentalement dit ce texte, appréhender son sens (selon l'opposition thématisée par des auteurs comme Jaspers - et rappelée par Rufus___ - entre expliquer et comprendre). On est loin ici de l'ontologie.
Exactement merci.
Par exemple, pour Kant il n’y a ni temps ni espace. Expliquer Kant, c’est être capable d’expliquer cette conception sous toutes ses coutures. Comprendre Kant, en pénétrer l’essence, c’est faire l’expérience de cette inexistence du temps et de l’espace.
Je sais pas ce qu’il raconte l’autre clown avec son ontologie 
Le 03 juillet 2022 à 17:38:37 :
LedonneparDieu> Dans une conception large de l'essence, dire l'essence d'une chose c'est dire ce qu'elle est.
Or dire ce qu'est une chose beaucoup de disciplines prétendent le faire - ça va de la science et la philosophie jusqu'à la religion ou la politique en passant par la pensée commune - ce qui signifie que essence ne se réduit pas à son sens exclusivement ontologique.
Ce qui signifie aussi que quand toutestfaux dit qu'il faut comprendre l'essence de la Critique de la raison pure, il veut dire qu'il faut saisir ce que fondamentalement dit ce texte, appréhender son sens (selon l'opposition thématisée par des auteurs comme Jaspers - et rappelée par Rufus___ - entre expliquer et comprendre). On est loin ici de l'ontologie.
Ta défense est tout aussi paradoxale. L'ontologie est l'étude de l'être, c'est-à-dire de ce qui est. Donc, dire que l'essence d'une chose c'est ce qu'elle est... c'est bien être dans l'ontologie, à part si tu définis l'ontologie autrement. Qu'il y ait une ou des ontologies de la science, de la religion, de la politique ou de la pensée commune, en ce sens, cela me paraît être le cas. Lorsque Protagoras rejette l'ontologie, il rejette l'utilisation même du verbe être, comme je le rappelais.
De plus, vous me semblez bien charitable avec ToutestFaux, en invoquant cette distinction entre comprendre et expliquer ; mais c'est une interprétation qui me semble un peu forte et changer ce qu'il disait. D'abord, si saisir ce que "fondamentalement dit le texte", est saisir une essence, "avoir une vue d'ensemble sur la chose et saisir "ou elle va"", ce n'est pas le cas, c'est bien seulement comprendre - saisir l'essence d'une table, ce n'est pas avoir une vue d'ensemble de la table et saisir où elle va, ou alors on change le sens du terme. Dans le premier cas, je conserverais toutefois ma critique : comment prétendre savoir ce que dit fondamentalement un texte, si on prétend saisir par là son essence, c'est-à-dire si on pense qu'il n'a qu'un fondement, stable et absolu, et qu'on le détient, alors même que Kant ne le détenait pas ? Appréhender un sens, ce n'est pas saisir un fondement ou une essence. Et s'il est bien possible de se positionner "au-delà" d'un texte, de penser ses présupposés, de l'expliquer et de le comprendre, cela ne peut être fait que dans un sens relatif, en ayant conscience que ce n'est qu'une interprétation parmi d'autres possibles. Derrière le message de ToutestFaux il y a : "mon interlocuteur est capable d'expliquer, de restituer le texte, mais moi, je sais mieux que lui, lui qui n'a que lu le texte, je peux critiquer Kant, je connais ses limites, il y a quelque chose de plus profond derrière l'apparence du texte ...etc - alors certes que je ne connais pas autant qu'eux le texte". Voilà ce que recouvre l'obscurité du terme essence, et l'exemple de ToutestFaux conduisait à le voir, selon moi. Si vous choisissez de ne voir que l'opposition entre comprendre et expliquer, alors ça me va.
c'est bien de remercier celui qui parle a ta place et d'en faire un post
plutot que d'aussitot t'exprimer et defendre ton propos toi-meme a l'heure des evenements
Le 03 juillet 2022 à 17:57:58 :
Le 03 juillet 2022 à 17:38:37 :
LedonneparDieu> Dans une conception large de l'essence, dire l'essence d'une chose c'est dire ce qu'elle est.
Or dire ce qu'est une chose beaucoup de disciplines prétendent le faire - ça va de la science et la philosophie jusqu'à la religion ou la politique en passant par la pensée commune - ce qui signifie que essence ne se réduit pas à son sens exclusivement ontologique.
Ce qui signifie aussi que quand toutestfaux dit qu'il faut comprendre l'essence de la Critique de la raison pure, il veut dire qu'il faut saisir ce que fondamentalement dit ce texte, appréhender son sens (selon l'opposition thématisée par des auteurs comme Jaspers - et rappelée par Rufus___ - entre expliquer et comprendre). On est loin ici de l'ontologie.Exactement merci.
Par exemple, pour Kant il n’y a ni temps ni espace. Expliquer Kant, c’est être capable d’expliquer cette conception sous toutes ses coutures. Comprendre Kant, en pénétrer l’essence, c’est faire l’expérience de cette inexistence du temps et de l’espace.
Je sais pas ce qu’il raconte l’autre clown avec son ontologie
Exactement ce que je viens d'écrire. Penser que "pour Kant il n’y a ni temps ni espace", c'est faire une interprétation pauvre, voire même un contre-sens. Et l'utilisation du terme d'essence vient cacher cela.
Pour Kant l'espace et le temps sont des formes a priori de la sensibilité, qui existent, selon la catégorie de l'existence, mais qui n'existent pas du point de vue, inaccessible, de la chose en soi. Le terme d' "existence" est relatif chez Kant (mis à part l'existence du point de vue de la chose en soi, qui est absolu). Voilà une interprétation fidèle au texte, et qui l'éclaire.
Le 03 juillet 2022 à 18:05:23 :
Le 03 juillet 2022 à 17:57:58 :
Le 03 juillet 2022 à 17:38:37 :
LedonneparDieu> Dans une conception large de l'essence, dire l'essence d'une chose c'est dire ce qu'elle est.
Or dire ce qu'est une chose beaucoup de disciplines prétendent le faire - ça va de la science et la philosophie jusqu'à la religion ou la politique en passant par la pensée commune - ce qui signifie que essence ne se réduit pas à son sens exclusivement ontologique.
Ce qui signifie aussi que quand toutestfaux dit qu'il faut comprendre l'essence de la Critique de la raison pure, il veut dire qu'il faut saisir ce que fondamentalement dit ce texte, appréhender son sens (selon l'opposition thématisée par des auteurs comme Jaspers - et rappelée par Rufus___ - entre expliquer et comprendre). On est loin ici de l'ontologie.Exactement merci.
Par exemple, pour Kant il n’y a ni temps ni espace. Expliquer Kant, c’est être capable d’expliquer cette conception sous toutes ses coutures. Comprendre Kant, en pénétrer l’essence, c’est faire l’expérience de cette inexistence du temps et de l’espace.
Je sais pas ce qu’il raconte l’autre clown avec son ontologie
Exactement ce que je viens d'écrire. Penser que "pour Kant il n’y a ni temps ni espace", c'est faire une interprétation pauvre, voire même un contre-sens. Et l'utilisation du terme d'essence vient cacher cela.
Pour Kant l'espace et le temps sont des formes a priori de la sensibilité, qui existent, selon la catégorie de l'existence, mais qui n'existent pas du point de vue, inaccessible, de la chose en soi. Le terme d' "existence" est relatif chez Kant (mis à part l'existence du point de vue de la chose en soi, qui est absolu). Voilà une interprétation fidèle au texte, et qui l'éclaire.
Circule, on parle entre adulte ici pas entre écolier.
Le 03 juillet 2022 à 18:07:46 :
Le 03 juillet 2022 à 18:05:23 :
Le 03 juillet 2022 à 17:57:58 :
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LedonneparDieu> Dans une conception large de l'essence, dire l'essence d'une chose c'est dire ce qu'elle est.
Or dire ce qu'est une chose beaucoup de disciplines prétendent le faire - ça va de la science et la philosophie jusqu'à la religion ou la politique en passant par la pensée commune - ce qui signifie que essence ne se réduit pas à son sens exclusivement ontologique.
Ce qui signifie aussi que quand toutestfaux dit qu'il faut comprendre l'essence de la Critique de la raison pure, il veut dire qu'il faut saisir ce que fondamentalement dit ce texte, appréhender son sens (selon l'opposition thématisée par des auteurs comme Jaspers - et rappelée par Rufus___ - entre expliquer et comprendre). On est loin ici de l'ontologie.Exactement merci.
Par exemple, pour Kant il n’y a ni temps ni espace. Expliquer Kant, c’est être capable d’expliquer cette conception sous toutes ses coutures. Comprendre Kant, en pénétrer l’essence, c’est faire l’expérience de cette inexistence du temps et de l’espace.
Je sais pas ce qu’il raconte l’autre clown avec son ontologie
Exactement ce que je viens d'écrire. Penser que "pour Kant il n’y a ni temps ni espace", c'est faire une interprétation pauvre, voire même un contre-sens. Et l'utilisation du terme d'essence vient cacher cela.
Pour Kant l'espace et le temps sont des formes a priori de la sensibilité, qui existent, selon la catégorie de l'existence, mais qui n'existent pas du point de vue, inaccessible, de la chose en soi. Le terme d' "existence" est relatif chez Kant (mis à part l'existence du point de vue de la chose en soi, qui est absolu). Voilà une interprétation fidèle au texte, et qui l'éclaire.Circule, on parle entre adulte ici pas entre écolier.
Faire de l'un des plus grands philosophes un sceptique en un sens pauvre, ce n'est pas être un adulte. Connaître bien Kant et pouvoir l'interpréter de manière novatrice, ce n'est pas être un écolier. Si tu n'es pas capable de comprendre Kant, qu'importe, mais ne te pense pas au-dessus de ceux qui te surplombent, apprend d'eux.
Le 03 juillet 2022 à 18:11:42 :
Le 03 juillet 2022 à 18:07:46 :
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LedonneparDieu> Dans une conception large de l'essence, dire l'essence d'une chose c'est dire ce qu'elle est.
Or dire ce qu'est une chose beaucoup de disciplines prétendent le faire - ça va de la science et la philosophie jusqu'à la religion ou la politique en passant par la pensée commune - ce qui signifie que essence ne se réduit pas à son sens exclusivement ontologique.
Ce qui signifie aussi que quand toutestfaux dit qu'il faut comprendre l'essence de la Critique de la raison pure, il veut dire qu'il faut saisir ce que fondamentalement dit ce texte, appréhender son sens (selon l'opposition thématisée par des auteurs comme Jaspers - et rappelée par Rufus___ - entre expliquer et comprendre). On est loin ici de l'ontologie.Exactement merci.
Par exemple, pour Kant il n’y a ni temps ni espace. Expliquer Kant, c’est être capable d’expliquer cette conception sous toutes ses coutures. Comprendre Kant, en pénétrer l’essence, c’est faire l’expérience de cette inexistence du temps et de l’espace.
Je sais pas ce qu’il raconte l’autre clown avec son ontologie
Exactement ce que je viens d'écrire. Penser que "pour Kant il n’y a ni temps ni espace", c'est faire une interprétation pauvre, voire même un contre-sens. Et l'utilisation du terme d'essence vient cacher cela.
Pour Kant l'espace et le temps sont des formes a priori de la sensibilité, qui existent, selon la catégorie de l'existence, mais qui n'existent pas du point de vue, inaccessible, de la chose en soi. Le terme d' "existence" est relatif chez Kant (mis à part l'existence du point de vue de la chose en soi, qui est absolu). Voilà une interprétation fidèle au texte, et qui l'éclaire.Circule, on parle entre adulte ici pas entre écolier.
Faire de l'un des plus grands philosophes un sceptique en un sens pauvre, ce n'est pas être un adulte. Connaître bien Kant et pouvoir l'interpréter de manière novatrice, ce n'est pas être un écolier. Si tu n'es pas capable de comprendre Kant, qu'importe, mais ne te pense pas au-dessus de ceux qui te surplombent, apprend d'eux.
Nijith à quel point je te fascine pour que tu me colles tant aux basques ?
Le 03 juillet 2022 à 18:16:28 :
Le 03 juillet 2022 à 18:11:42 :
Le 03 juillet 2022 à 18:07:46 :
Le 03 juillet 2022 à 18:05:23 :
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> Le 03 juillet 2022 à 17:38:37 :
>LedonneparDieu> Dans une conception large de l'essence, dire l'essence d'une chose c'est dire ce qu'elle est.
> Or dire ce qu'est une chose beaucoup de disciplines prétendent le faire - ça va de la science et la philosophie jusqu'à la religion ou la politique en passant par la pensée commune - ce qui signifie que essence ne se réduit pas à son sens exclusivement ontologique.
> Ce qui signifie aussi que quand toutestfaux dit qu'il faut comprendre l'essence de la Critique de la raison pure, il veut dire qu'il faut saisir ce que fondamentalement dit ce texte, appréhender son sens (selon l'opposition thématisée par des auteurs comme Jaspers - et rappelée par Rufus___ - entre expliquer et comprendre). On est loin ici de l'ontologie.
Exactement merci.
Par exemple, pour Kant il n’y a ni temps ni espace. Expliquer Kant, c’est être capable d’expliquer cette conception sous toutes ses coutures. Comprendre Kant, en pénétrer l’essence, c’est faire l’expérience de cette inexistence du temps et de l’espace.
Je sais pas ce qu’il raconte l’autre clown avec son ontologie
Exactement ce que je viens d'écrire. Penser que "pour Kant il n’y a ni temps ni espace", c'est faire une interprétation pauvre, voire même un contre-sens. Et l'utilisation du terme d'essence vient cacher cela.
Pour Kant l'espace et le temps sont des formes a priori de la sensibilité, qui existent, selon la catégorie de l'existence, mais qui n'existent pas du point de vue, inaccessible, de la chose en soi. Le terme d' "existence" est relatif chez Kant (mis à part l'existence du point de vue de la chose en soi, qui est absolu). Voilà une interprétation fidèle au texte, et qui l'éclaire.Circule, on parle entre adulte ici pas entre écolier.
Faire de l'un des plus grands philosophes un sceptique en un sens pauvre, ce n'est pas être un adulte. Connaître bien Kant et pouvoir l'interpréter de manière novatrice, ce n'est pas être un écolier. Si tu n'es pas capable de comprendre Kant, qu'importe, mais ne te pense pas au-dessus de ceux qui te surplombent, apprend d'eux.
Nijith à quel point je te fascine pour que tu me colles tant aux basques ?
Tu ne me fascine pas. C'est un peu faible comme analyse psychologique. Ce qui m'a énervé originellement chez toi c'est ta moutonnerie envers ZeChild. Lui encore, il argumente, discute, est un minimum d'intérêt, alors que tu n'a fait que m'insulter lorsque je débattais avec lui sans répondre à ses insultes grossières. Mais rien de plus. Maintenant si je devais faire de même et tenter de comprendre vulgairement tes sentiments, je trouverai certainement du ressentiment et de la jalousie envers les universitaires, qui témoigne peut être d'un complexe d'infériorité (social ? intellectuel ?).
Le 03 juillet 2022 à 18:28:50 :
Le 03 juillet 2022 à 18:16:28 :
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>> Le 03 juillet 2022 à 17:38:37 :
> >LedonneparDieu> Dans une conception large de l'essence, dire l'essence d'une chose c'est dire ce qu'elle est.
> > Or dire ce qu'est une chose beaucoup de disciplines prétendent le faire - ça va de la science et la philosophie jusqu'à la religion ou la politique en passant par la pensée commune - ce qui signifie que essence ne se réduit pas à son sens exclusivement ontologique.
> > Ce qui signifie aussi que quand toutestfaux dit qu'il faut comprendre l'essence de la Critique de la raison pure, il veut dire qu'il faut saisir ce que fondamentalement dit ce texte, appréhender son sens (selon l'opposition thématisée par des auteurs comme Jaspers - et rappelée par Rufus___ - entre expliquer et comprendre). On est loin ici de l'ontologie.
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> Exactement merci.
>
> Par exemple, pour Kant il n’y a ni temps ni espace. Expliquer Kant, c’est être capable d’expliquer cette conception sous toutes ses coutures. Comprendre Kant, en pénétrer l’essence, c’est faire l’expérience de cette inexistence du temps et de l’espace.
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> Je sais pas ce qu’il raconte l’autre clown avec son ontologie
Exactement ce que je viens d'écrire. Penser que "pour Kant il n’y a ni temps ni espace", c'est faire une interprétation pauvre, voire même un contre-sens. Et l'utilisation du terme d'essence vient cacher cela.
Pour Kant l'espace et le temps sont des formes a priori de la sensibilité, qui existent, selon la catégorie de l'existence, mais qui n'existent pas du point de vue, inaccessible, de la chose en soi. Le terme d' "existence" est relatif chez Kant (mis à part l'existence du point de vue de la chose en soi, qui est absolu). Voilà une interprétation fidèle au texte, et qui l'éclaire.Circule, on parle entre adulte ici pas entre écolier.
Faire de l'un des plus grands philosophes un sceptique en un sens pauvre, ce n'est pas être un adulte. Connaître bien Kant et pouvoir l'interpréter de manière novatrice, ce n'est pas être un écolier. Si tu n'es pas capable de comprendre Kant, qu'importe, mais ne te pense pas au-dessus de ceux qui te surplombent, apprend d'eux.
Nijith à quel point je te fascine pour que tu me colles tant aux basques ?
Tu ne me fascine pas. C'est un peu faible comme analyse psychologique. Ce qui m'a énervé originellement chez toi c'est ta moutonnerie envers ZeChild. Lui encore, il argumente, discute, est un minimum d'intérêt, alors que tu n'a fait que m'insulter lorsque je débattais avec lui sans répondre à ses insultes grossières. Mais rien de plus. Maintenant si je devais faire de même et tenter de comprendre vulgairement tes sentiments, je trouverai certainement du ressentiment et de la jalousie envers les universitaires, qui témoigne peut être d'un complexe d'infériorité (social ? intellectuel ?).
Le problème que j’ai avec les universitaires c’est qu’ils pensent qu’eux seuls detiennent la vérité et le savoir.
Tqt au moyen âge j’aurais eu la rage contre les scolastiques et l’église, et toi même tu aurais sûrement fait partie du clergé à défendre la sainte écriture.
D’ailleurs tu te la joue antisystème de pacotille alors que tu fais partie de la classe dominante du savoir et y tient bien le rôle de chien de garde.
Pour moi l’université a une position abusive et monopolistique qui ne se laisse pas challenger de l’extérieur et qui use des moyens de l’Etat pour maintenir sa position et son emprise.
Après j’ai beaucoup de respect pour certains universitaires qui savent transmettre leur savoir avec humilité, j’ai peu de respect pour les mecs comme toi qui pensent que connaître son cours par cœur et avoir un bout de papier c’est synonyme d’intelligence.
Voilà, sinon je suis à l’aise avec ma classe sociale et la perception que j’ai de mon intelligence ![]()
Voilà, sinon je suis à l’aise avec ma classe sociale et la perception que j’ai de mon intelligence
![]()
Le 03 juillet 2022 à 18:53:07 :
Voilà, sinon je suis à l’aise avec ma classe sociale et la perception que j’ai de mon intelligence
Ah le second moucheron, toi pourquoi tu me colles aux basques ? 
Le 03 juillet 2022 à 18:46:51 :
Le 03 juillet 2022 à 18:28:50 :
Le 03 juillet 2022 à 18:16:28 :
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>> Le 03 juillet 2022 à 17:57:58 :
> >> Le 03 juillet 2022 à 17:38:37 :
> > >LedonneparDieu> Dans une conception large de l'essence, dire l'essence d'une chose c'est dire ce qu'elle est.
> > > Or dire ce qu'est une chose beaucoup de disciplines prétendent le faire - ça va de la science et la philosophie jusqu'à la religion ou la politique en passant par la pensée commune - ce qui signifie que essence ne se réduit pas à son sens exclusivement ontologique.
> > > Ce qui signifie aussi que quand toutestfaux dit qu'il faut comprendre l'essence de la Critique de la raison pure, il veut dire qu'il faut saisir ce que fondamentalement dit ce texte, appréhender son sens (selon l'opposition thématisée par des auteurs comme Jaspers - et rappelée par Rufus___ - entre expliquer et comprendre). On est loin ici de l'ontologie.
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> > Exactement merci.
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> > Par exemple, pour Kant il n’y a ni temps ni espace. Expliquer Kant, c’est être capable d’expliquer cette conception sous toutes ses coutures. Comprendre Kant, en pénétrer l’essence, c’est faire l’expérience de cette inexistence du temps et de l’espace.
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> > Je sais pas ce qu’il raconte l’autre clown avec son ontologie
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> Exactement ce que je viens d'écrire. Penser que "pour Kant il n’y a ni temps ni espace", c'est faire une interprétation pauvre, voire même un contre-sens. Et l'utilisation du terme d'essence vient cacher cela.
> Pour Kant l'espace et le temps sont des formes a priori de la sensibilité, qui existent, selon la catégorie de l'existence, mais qui n'existent pas du point de vue, inaccessible, de la chose en soi. Le terme d' "existence" est relatif chez Kant (mis à part l'existence du point de vue de la chose en soi, qui est absolu). Voilà une interprétation fidèle au texte, et qui l'éclaire.
Circule, on parle entre adulte ici pas entre écolier.
Faire de l'un des plus grands philosophes un sceptique en un sens pauvre, ce n'est pas être un adulte. Connaître bien Kant et pouvoir l'interpréter de manière novatrice, ce n'est pas être un écolier. Si tu n'es pas capable de comprendre Kant, qu'importe, mais ne te pense pas au-dessus de ceux qui te surplombent, apprend d'eux.
Nijith à quel point je te fascine pour que tu me colles tant aux basques ?
Tu ne me fascine pas. C'est un peu faible comme analyse psychologique. Ce qui m'a énervé originellement chez toi c'est ta moutonnerie envers ZeChild. Lui encore, il argumente, discute, est un minimum d'intérêt, alors que tu n'a fait que m'insulter lorsque je débattais avec lui sans répondre à ses insultes grossières. Mais rien de plus. Maintenant si je devais faire de même et tenter de comprendre vulgairement tes sentiments, je trouverai certainement du ressentiment et de la jalousie envers les universitaires, qui témoigne peut être d'un complexe d'infériorité (social ? intellectuel ?).
Le problème que j’ai avec les universitaires c’est qu’ils pensent qu’eux seuls detiennent la vérité et le savoir.
Tqt au moyen âge j’aurais eu la rage contre les scolastiques et l’église, et toi même tu aurais sûrement fait partie du clergé à défendre la sainte écriture.
D’ailleurs tu te la joue antisystème de pacotille alors que tu fais partie de la classe dominante du savoir et y tient bien le rôle de chien de garde.
Pour moi l’université a une position abusive et monopolistique qui ne se laisse pas challenger de l’extérieur et qui use des moyens de l’Etat pour maintenir sa position et son emprise.
Après j’ai beaucoup de respect pour certains universitaires qui savent transmettre leur savoir avec humilité, j’ai peu de respect pour les mecs comme toi qui pensent que connaître son cours par cœur et avoir un bout de papier c’est synonyme d’intelligence.
Voilà, sinon je suis à l’aise avec ma classe sociale et la perception que j’ai de mon intelligence
Si tu avais un tout petit peu tenter de me comprendre, tu saurais que je rejette l'idée de Vérité absolue. Je ne pourrais donc défendre la sainte écriture. J'aurais été brulé au moyen-âge. Être antisystème peut avoir plusieurs sens, mais en philosophie, le sens qui est le mien c'est de critiquer les Systèmes des idéalistes du 19e, et non pas critiquer le système économicopolitique ; donc ta critique repose sur une confusion. Enfin, je ne me rappelle pas avoir déjà récité un cours ici ; la plupart du temps, je me réfère aux ouvrages de mon maître, comme on pourrait se référer à un quelconque philosophe. Pour ce qui concerne l'histoire de la philosophie, si présenter d'abord une compréhension cohérente et classique d'un auteur ressemble pour toi à de la récitation de cours, alors je suis désolé mais bien souvent il est nécessaire, pour penser, de rappeler la pensée d'un penseur dans toute sa profondeur avant de la critiquer ou bien de la dépasser. Par exemple avec Kant, penser qu'il nie l'existence de l'espace et du temps, et bien oui, c'est juste un contre-sens, il ne le dit jamais, il passe même son temps à se défendre de telles interprétations. Cela appauvrit le penseur et donc la pensée de celui qui le pense. Soit tu es d'accord et alors tu es juste un sceptique, soit tu le critique en faisant un strawman. Donc il faut d'abord rappeler ce qui est dans le texte. Je ne vois pas bien en quoi c'est différent de "transmettre le savoir avec humilité". Et je ne pense pas que savoir présenter un auteur est synonyme d'intelligence ou non, bien sûr qu'on peut bien connaître Kant mais ne pas savoir penser ou ne pas être très intelligent. Enfin il y a quand même une petite corrélation certainement.
Maintenant, je ne tiens pas à défendre absolument le système universitaire. Mais si on s'en tient à la philosophie, je pense que ta compréhension est largement biaisée et illusoire. La philosophie universitaire en France est en danger à cause de l'Etat. Elle n'est pas un moyen de l'état, elle est tout les jours menacée d'être éradiquée. Là où je vois la validité de ta critique, c'est envers les étudiants de philosophie de L1 qui ont bien souvent les sentiments que tu présente. Mais en ce qui concerne les niveaux plus élevé et les prof, on trouve surtout des gens qui galèrent à pouvoir même produire du savoir plutôt que des personnes qui défendent une domination. Avant de pouvoir publier des ouvrages de non-universitaires, il faudrait déjà que les universitaires reconnus puissent eux-mêmes publier. En maths par exemple, si les autodidactes peuvent publier, lorsque leur travail est de qualité, c'est parce que l'université se porte bien.