Le 13 juin 2022 à 13:24:53 :
Le 13 juin 2022 à 13:14:11 :
Le 13 juin 2022 à 12:12:22 :
Le 13 juin 2022 à 01:42:38 :
Le 11 juin 2022 à 22:39:34 :
> Le 11 juin 2022 à 16:37:30 :
> - Je dis à ces personnes, que c'est comme ça, que ce sont des choses qui arrivent. Qu'il faut "oser" sans forcément attendre quelque chose en retour. Ma réponse serait du type nietzschéen : il faut dissocier valeur et souffrance. La vie -selon moi - est absurde et pleines de souffrances. Nous naissons par hasard et nous mourons par nécessité sans qu'il y ait un sens à priori à tout cela,
à priori (si tu n'es pas issu(e) d'une histoire sordide) tu es né(e) du fruit de l'amour, tout commence par là
Rassure-toi je ne suis pas issu d'une histoire sordide. Je disais que LA vie n'avait pas de sens à priori pas que MA vie en était dépourvu.
oui j'imagine bien
par contre ton point de vue est déjà un parti pris, et qui penche d'ailleurs un peu vers le nihilisme à mon sens
Bien sûr que c'est un parti pris, il ne s'agit aucunement de le nier. Je ne sais pas ce que tu entends par nihilisme, mais j'ai pas vraiment l'impression que je tends vers celui-ci.
Nihilisme actif de nietzsche ou absurdisme de Camus.
La vie -selon moi - est absurde et pleines de souffrances. Nous naissons par hasard et nous mourons par nécessité sans qu'il y ait un sens à priori à tout cela, nous ne sommes au fond que le support de nos gènes. Mais ce n'est pas une raison pour désespérer, tendre vers le suicide, ne pas aimer, ne pas fonder une famille ou autre. La vie vaut la peine d'être vécu quand bien même elle serait absurde, tragique ou essentiellement souffrance.
Ca reste une forme de nihilisme.
Moi par exemple je considère que la vie A un sens.
Je ne sais pas si [ashlyn] pensait aux mêmes définitions que tu proposes du nihilisme (sans vraiment donner une définition bien précise, mais globalement je vois à quoi tu fais référence), mais le moins que l'on puisse dire que ce sont des définitions bien particulières.
Pour moi, le nihilisme c'est ne croire en rien (nihil en latin, le rien, le néant). Ce qui bien entendu n'est pas du tout mon cas.
On peut bien sûr affiner et dire qu'il y a plusieurs sorte de nihilismes, selon le domaine ou l'objet à qui il renvoie : nihilisme ontologique ou métaphysique (rien n'existe), nihilisme épistémique ou gnoséologique (on peut rien connaitre), nihilisme éthique ou moral (les propositions axiologiques ne renvoient à rien de réel et tout se vaut), nihilisme sémantique (il n'y a pas de sens) etc.
Perso le seul duquel je peux me réclamer (et encore) c'est le nihilisme éthique ou moral. Mais je préfère quand même me définir comme antiréaliste sur le plan moral et relativiste plutôt que nihiliste. Pour moi en effet, il n'y a pas de "fait" moral comme dirait Wittgenstein (antiréalisme moral) et la morale est relative (à l'individu, à l'époque, à la société, à l'histoire, à la culture etc.) mais ça ne veut en aucun cas dire que tout se vaut (nihilisme moral). Objectivement la morale n'existe pas, mais subjectivement une société pacifiée est mieux qu'une société en guerre.
Pour le reste, même si je dis qu'il n'y a pas de sens "a priori" à la vie, il n'en reste pas moins que je pense qu'il y a un sens "à postériori" : celui qu'on va lui donner. C'est justement parce que la vie n'a pas de sens à priori à ce que je crois, qu'on peut lui donner à postériori le sens qu'on veut. Du coup, je ne sais si tu considères toujours ma "position" comme nihiliste.