CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

fétichisation de la marchandise

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 09 octobre 2021 à 16:24:53

Le 09 octobre 2021 à 16:14:46 :

Le 09 octobre 2021 à 15:39:29 :
Le 09 octobre 2021 à 04:42:57 :
Ignore tenta c'est juste une AW

La fétichisation de la marchandise c'est simplement le fait de croire que la marchandise peut avoir une valeur supérieure à ce qu'elle vaut vraiment matériellement selon le pouvoir qu'on lui donne

Un peu comme croire qu'une statue est un Dieu

Ou qu'une relique détient des pouvoirs

Ou comme la monnaie fiduciaire qui n'est en fait que du papier

https://image.noelshack.com/fichiers/2021/40/6/1633786299-1dollar-grand.jpg

In god we trust
One

Dans le protestantisme anglo-saxon la production de la marchandise s'inscrit carrément dans le projet divin. L'enrichissement de l'homme est le but de la vie, et cet enrichissement est censé être bénéfique pour toute la société humaine par l'inondation des biens marchand.
Il n'y a aucune ambiguïté et l'inscription de cette devise sur le billet d'un dollar n'est ni humoristique ni le produit d'un hasard.

Je trouve ça tellement stylé une société où tout est en parfaite harmonie. Où la religion justifie parfaitement la structure de la société. Il n'y a pas d'hypocrisie et ils ont su trouver un parfait équilibre entre le mercantilisme et la foi. L'envers de ce billet il y a la figure de George Washington, le fondateur, de l'autre Dieu qui fait un avec la monnaie.

Toute la société américaine est construite historiquement autour de trois choses: le libéralisme, la foi, et la production marchande, et tout ça poussé à l'extrême. Suffit de lire Tocqueville pour se rendre compte que les premiers colons américains niveau radicalité religieuse n'avaient rien à envier avec Daesh.

balavok1
balavok1
Niveau 3
09 octobre 2021 à 16:39:50

C'était surtout inspiré de l'ancien testament, qui est en effet bien plus radical que le Coran donc que Daesch

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Destin%C3%A9e_manifeste

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 09 octobre 2021 à 16:40:42

C'est le genre de pays où voit un temple partageant le même mur mitoyen avec une banque ou une boite de nuit gay. Pour la boite de nuit, j'ai connu quelqu'un qui ça vu au Texas je crois.
Un temple toujours fréquenté pour sa fonction.

Message édité le 09 octobre 2021 à 16:43:07 par Pseudo supprimé
Issyacla
Issyacla
Niveau 10
09 octobre 2021 à 23:55:38

Moi je suis fétichiste des pieds. J'imagine que c'est la même chose https://image.noelshack.com/fichiers/2017/14/1491531802-1474488637-jesus26.png

xxxtentasverige
xxxtentasverige
Niveau 36
06 décembre 2021 à 17:04:17

Le 08 octobre 2021 à 19:46:37 :
la maniere la plus efficace de produire en tant qu'etre humain
c'est d'emuler la machine
or si tu es une machine tu n'es plus un etre humain
autrement dit le capital reproduit du capital , or capitalism breeds capitalism
en d'autres termes encore, la production de marchandises toujours plus opulente fait des producteurs de ces marchandises, des marchandises eux-memes.

c'est en cela qu'on détruit les hommes qui sont pourtant sensés se faire porter par le capital qui leur avait fait cette promesse

et meme dans le tertiaire ca prend place,
on le voit récemment, la mode de dire " je fais un burnout"
ou " je suis en depression, metro boulot dodo"
and so on

dans leur cubicle de 2m carré
les hommes et femmes du tertiaire ne sont pas différents des porcs dans leur enclos de 2m carré

porcs qu'on nourrit avec de la grosse merde pour faire des economies,
porcs de merde qu'on donne aux pauvres, pour qu'ils reprennent des forces de cette sous-nutrition mediocre
pour ensuite aller charbonner au bureau
et avec l'uniforme attention et en restant tres politiquement correcte attention.

premier jambon herta https://www.l214.com/enquetes/2021/cochons-ortillon-herta/

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 06 décembre 2021 à 19:54:41

Déjà 1) ce n'est pas la "fétichisation de la marchandise", mais bien le fétichisme de la marchandise.
Ensuite, 2) il s'agit de cette tendance permanente que les hommes ont à se prosterner devant ce qu'ils produisent eux mêmes, comme si leurs propres productions venaient à se doter d'une âme et devenaient créatures autonomes plus grandes qu'eux mêmes.

« Jusqu'à présent les hommes se sont toujours fait des idées fausses sur eux mêmes, sur ce qu'ils sont ou devraient être. Ils ont organisés leurs rapports en fonction des représentations de Dieu, de l'homme normal, etc. Ces produits de leurs cerveaux ont grandi jusqu'à les dominer de toute leur hauteur. Créateurs, ils se sont inclinés devant leur propres créations. »

Le phénomène était déjà particulièrement présent dans les religions (que les hommes se sont eux-mêmes créées), mais prend une dimension encore plus grande avec le capitalisme ; du fait même de l'aliénation qu'il porte en son principe et dans laquelle il plonge l'humanité toute entière. Dépossédés qu'ils sont du fruit de leur travail, les hommes ne voient désormais dans la marchandise qu'une créature qui leur est totalement étrangère, et se prosternent, se vendent, s'aliènent dans tous leurs rapports intégralement dominés qu'ils sont par elle. La marchandise devient pour eux une sorte d'objet magique, de totem aveuglant et dans lequel ils n'arrivent plus à distinguer et à voir qu'il est pourtant le point de cristallisation objectif du travail humain, et des rapports sociaux qu'il contient.

TheFrenchTheory
TheFrenchTheory
Niveau 10
06 décembre 2021 à 19:59:39

Le 09 octobre 2021 à 16:24:53 :

Le 09 octobre 2021 à 16:14:46 :

Le 09 octobre 2021 à 15:39:29 :
Le 09 octobre 2021 à 04:42:57 :
Ignore tenta c'est juste une AW

La fétichisation de la marchandise c'est simplement le fait de croire que la marchandise peut avoir une valeur supérieure à ce qu'elle vaut vraiment matériellement selon le pouvoir qu'on lui donne

Un peu comme croire qu'une statue est un Dieu

Ou qu'une relique détient des pouvoirs

Ou comme la monnaie fiduciaire qui n'est en fait que du papier

https://image.noelshack.com/fichiers/2021/40/6/1633786299-1dollar-grand.jpg

In god we trust
One

Dans le protestantisme anglo-saxon la production de la marchandise s'inscrit carrément dans le projet divin. L'enrichissement de l'homme est le but de la vie, et cet enrichissement est censé être bénéfique pour toute la société humaine par l'inondation des biens marchand.
Il n'y a aucune ambiguïté et l'inscription de cette devise sur le billet d'un dollar n'est ni humoristique ni le produit d'un hasard.

Je trouve ça tellement stylé une société où tout est en parfaite harmonie. Où la religion justifie parfaitement la structure de la société. Il n'y a pas d'hypocrisie et ils ont su trouver un parfait équilibre entre le mercantilisme et la foi. L'envers de ce billet il y a la figure de George Washington, le fondateur, de l'autre Dieu qui fait un avec la monnaie.

Toute la société américaine est construite historiquement autour de trois choses: le libéralisme, la foi, et la production marchande, et tout ça poussé à l'extrême. Suffit de lire Tocqueville pour se rendre compte que les premiers colons américains niveau radicalité religieuse n'avaient rien à envier avec Daesh.

La famosa foi en Amerique

La seule foi qu'ils ont c'est la foi en l'argent.

C'est pas vraiment la religion ça

Mais une perversion

ToutEstFaux
ToutEstFaux
Niveau 10
07 décembre 2021 à 10:30:33

C’est une théorie intéressante sur ses fondations, mais le développement et les réponses apportées par Marx ne me satisfont pas.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 07 décembre 2021 à 12:09:17

Le 07 décembre 2021 à 10:30:33 :
C’est une théorie intéressante sur ses fondations, mais le développement et les réponses apportées par Marx ne me satisfont pas.

Peut être tout simplement puisque tu ne les connais pas dans leur détail, et que ta curiosité est moins forte que le confort que t'offrent tes préjugés.

Pourtant, si tu regardais même un simple stylo ; et te demandais même rien qu'une minute comment il est réellement fabriqué : tu verrais alors ; qu'entre sa bille qui est produite à un endroit, la pointe qui l'enserre à un autre endroit, le tube qui contient son encre (et son encre elle-même d'ailleurs) encore à un autre, son embout encore ailleurs, que chacune des parties qui le constitue est encore acheminée, puis assemblée, puis conditionnée, etc. également ailleurs jusqu'à arriver au magasin ; que chacun des éléments qui le compose, mais lui même en tant que marchandise, est le produit de tout un processus socialisé de travail humain - bien que totalement invisibilisé par la façon quasi magique et occulte dont il arrive entre tes mains du fait même de l'idéologie propre au mode de production capitaliste (le libéralisme qui t'amène quasiment à croire que ce processus serait naturel, comme si les stylos poussaient dans les arbres) - et auquel nous devenons tous aveugles, si on ne prend pas la peine de l'analyser, de le recomposer et de le réassembler de façon synthétique et systématique. En cela se trouve toute la puissance du fétichisme de la marchandise.
Le développement et les réponses apportées par Marx ne sont ici que la mise au grand jour de ce processus dans son entièreté, afin de le démystifier, et pour qu'il soit enfin reconnu pour ce qu'il est dans sa réalité concrète.
Ni plus, ni moins. https://image.noelshack.com/fichiers/2021/49/2/1638875353-baby-yoda-best.png

Message édité le 07 décembre 2021 à 12:13:00 par Pseudo supprimé
thendoftimes
thendoftimes
Niveau 54
07 décembre 2021 à 12:41:20

Pourtant, si tu regardais même un simple stylo ; et te demandais même rien qu'une minute comment il est réellement fabriqué : tu verrais alors ; qu'entre sa bille qui est produite à un endroit, la pointe qui l'enserre à un autre endroit, le tube qui contient son encre (et son encre elle-même d'ailleurs) encore à un autre, son embout encore ailleurs, que chacune des parties qui le constitue est encore acheminée, puis assemblée, puis conditionnée, etc. également ailleurs jusqu'à arriver au magasin ; que chacun des éléments qui le compose, mais lui même en tant que marchandise, est le produit de tout un processus socialisé de travail humain - bien que totalement invisibilisé par la façon quasi magique et occulte dont il arrive entre tes mains du fait même de l'idéologie propre au mode de production capitaliste (le libéralisme qui t'amène quasiment à croire que ce processus serait naturel, comme si les stylos poussaient dans les arbres) - et auquel nous devenons tous aveugles, si on ne prend pas la peine de l'analyser, de le recomposer et de le réassembler de façon synthétique et systématique. En cela se trouve toute la puissance du fétichisme de la marchandise.

Très bizarre d'utiliser ce genre d'exemple ultra commun chez les libéraux pour justifier de l'utilité de la division des tâches.

https://www.youtube.com/watch?v=azNw7Vx1R8o&list=PLuL1TsvlrSncHiPqjF5QQNH52FE2kf-jL&index=3

"Observez, dans un pays civilisé et florissant, ce qu’est le mobilier d’un simple journalier ou du dernier des manoeuvres, et vous verrez que le nombre des gens dont l’industrie a concouru pour une part quelconque à lui fournir ce mobilier, est au-delà de tout calcul possible. La veste de laine, par exemple, qui couvre ce journalier, toute grossière qu’elle paraît, est le produit du travail réuni d’une innombrable multitude d’ouvriers. Le berger, celui qui a trié la laine, celui qui l’a peignée ou cardée, le teinturier, le fileur, le tisserand, le foulonnier, celui qui adoucit, chardonne et unit le drap, tous ont mis une portion de leur industrie à l’achèvement de cette oeuvre grossière. Combien, d’ailleurs, n’y a-t-il pas eu de marchands et de voituriers employés à transporter la matière à ces divers ouvriers, qui souvent demeurent dans des endroits distants les uns des autres ! Que de commerce et de navigation mis en mouvement ! Que de constructeurs de vaisseaux, de matelots, d’ouvriers en voiles et en cordages, mis en oeuvre pour opérer le transport des différentes drogues du teinturier, rapportées souvent des extrémités du monde ! Quelle variété de travail aussi pour produire les outils du moindre de ces ouvriers ! Sans parler des machines les plus compliquées, comme le vaisseau du commerçant, le moulin du foulonnier ou même le métier du tisserand, considérons seulement quelle multitude de travaux exige une des machines les plus simples, les ciseaux avec lesquels le berger a coupé la laine. Il faut que le mineur, le constructeur du fourneau où le minerai a été fondu, le bûcheron qui a coupé le bois de la charpente, le charbonnier qui a cuit le charbon consommé à la fonte, le briquetier, le maçon, les ouvriers qui ont construit le fourneau, la construction du moulin de la forge, le forgeron, le coutelier, aient tous contribué, par la réunion de leur industrie, à la production de cet outil. Si nous voulions examiner de même chacune des autres parties de l’habillement de ce même journalier, ou chacun des meubles de son ménage, la grosse chemise de toile qu’il porte sur la peau, les souliers qui chaussent ses pieds, le lit sur lequel il repose et toutes les différentes parties dont ce meuble est composé ; le gril sur lequel il fait cuire ses aliments, le charbon dont il se sert, arraché des entrailles de la terre et apporté peut-être par de longs trajets sur terre et sur mer, tous ses autres ustensiles de cuisine, ses meubles de table, ses couteaux et ses fourchettes, les assiettes de terre ou d’étain sur lesquelles il sert et coupe ses aliments, les différentes mains qui ont été employées à préparer son pain et sa bière, le châssis de verre qui lui procure à la fois de la chaleur et de la lumière, en l’abritant du vent et de la pluie ; l’art et les connaissances qu’exige la préparation de cette heureuse et magnifique invention, sans laquelle nos climats du nord offriraient à peine des habitations supportables ; si nous songions aux nombreux outils qui ont été nécessaires aux ouvriers employés à produire ces diverses commodités ; si nous examinions en détail toutes ces choses, si nous considérions la variété et la quantité de travaux que suppose chacune d’elles, nous sentirions que, sans l’aide et le concours de plusieurs milliers de personnes, le plus petit particulier, dans un pays civilisé, ne pourrait être vêtu et meublé même selon ce que nous regardons assez mal à propos comme la manière la plus simple et la plus commune. Il est bien vrai que son mobilier paraîtra extrêmement simple et commun, si on le compare avec le luxe extravagant d’un grand seigneur ; cependant entre le mobilier d’un prince d’Europe et celui d’un paysan laborieux et rangé, il n’y a peut-être pas autant de différence qu’entre les meubles de ce dernier et ceux de tel roi d’Afrique qui règne sur dix mille sauvages nus, et qui dispose en maître absolu de leur liberté et de leur vie."

Après je suis d'accord pour dire que les libéraux ont beau se demander comment sont vraiment fabriqué les objets qu'ils portent, ils n'en appointent pas pour autant de valeur réel aux différents contributeurs.

Je vois bien la différence dans ton appréciation philosophique du processus. J'aimerais simplement préciser que non les libéraux ne sont pas aveugle quand à ce processus.

Message édité le 07 décembre 2021 à 12:42:58 par thendoftimes
edophoenix
edophoenix
Niveau 36
07 décembre 2021 à 12:47:37

dgCEO
Le 08 octobre 2021 à 18:47:

quelqu'un peut m'expliquer ce que c'est ?
extrait : https://image.noelshack.com/fichiers/2021/40/5/1633711652-img-20211008-184400.jpg

Ca dite que quand le système capitaliste cherche à cacher les rapports de force humains derrière les processus de production et de distribution des marchandises, ça fait des marchandises des fétiches (des objets sans origine matérielle connue et voués à un culte - ça fait penser au mythe biblique du Veau d'or , finalement).

Ca vient de quel bouquin ?

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
07 décembre 2021 à 12:56:48

ThendOf
Le 07 décembre 2021 à 12:41:

Très bizarre d'utiliser ce genre d'exemple ultra commun chez les libéraux pour justifier de l'utilité de la division des tâches.

https://www.youtube.com/watch?v=azNw7Vx1R8o&list=PLuL1TsvlrSncHiPqjF5QQNH52FE2kf-jL&index=3

:d) cet exemple du stylo a été pris bien après que Marx ait écrit ses théories et soit mort... ( Je préfère l'exemple e Smith avec la veste e laine, perso... )
mais pour répondre à ton objection, quand les libéraux prennent cet exemple, c'est pas devantles consommateurs au milieu des rayons du supermarché...
Quand on achète le produit fini, on est pas forcément en train de se réciter du Friedman à chaque travée achalandée traversée...

ToutEstFaux
ToutEstFaux
Niveau 10
07 décembre 2021 à 12:58:50

C’est surtout ce passage qui me plaît :

« Jusqu'à présent les hommes se sont toujours fait des idées fausses sur eux mêmes, sur ce qu'ils sont ou devraient être. Ils ont organisés leurs rapports en fonction des représentations de Dieu, de l'homme normal, etc. Ces produits de leurs cerveaux ont grandi jusqu'à les dominer de toute leur hauteur. Créateurs, ils se sont inclinés devant leur propres créations. »

Je ne vois pas le rapport avec un mode de production capitaliste ou un mode de production marxiste qui supprimerait cette fétichisation, la théorie est intéressante dans le sens où l’on se perd et on se confond dans son avoir et ses objets. Mais que ton stylo soit fabriqué par des salariés ou par des camarades, à la fin le stylo est toujours un fétiche, il devient sien et un prolongement de soi même qui fait confondre être et avoir.

thendoftimes
thendoftimes
Niveau 54
07 décembre 2021 à 13:00:11

Le 07 décembre 2021 à 12:56:48 :

ThendOf
Le 07 décembre 2021 à 12:41:

Très bizarre d'utiliser ce genre d'exemple ultra commun chez les libéraux pour justifier de l'utilité de la division des tâches.

https://www.youtube.com/watch?v=azNw7Vx1R8o&list=PLuL1TsvlrSncHiPqjF5QQNH52FE2kf-jL&index=3

:d) cet exemple du stylo a été pris bien après que Marx ait écrit ses théories et soit mort... ( Je préfère l'exemple e Smith avec la veste e laine, perso... )
mais pour répondre à ton objection, quand les libéraux prennent cet exemple, c'est pas devantles consommateurs au milieu des rayons du supermarché...
Quand on achète le produit fini, on est pas forcément en train de se réciter du Friedman à chaque travée achalandée traversée...

Oui c'est ce que je dis à la fin de mon message.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 07 décembre 2021 à 13:06:01

Le 07 décembre 2021 à 12:58:50 :
C’est surtout ce passage qui me plaît :

« Jusqu'à présent les hommes se sont toujours fait des idées fausses sur eux mêmes, sur ce qu'ils sont ou devraient être. Ils ont organisés leurs rapports en fonction des représentations de Dieu, de l'homme normal, etc. Ces produits de leurs cerveaux ont grandi jusqu'à les dominer de toute leur hauteur. Créateurs, ils se sont inclinés devant leur propres créations. »

Je ne vois pas le rapport avec un mode de production capitaliste ou un mode de production marxiste qui supprimerait cette fétichisation, la théorie est intéressante dans le sens où l’on se perd et on se confond dans son avoir et ses objets. Mais que ton stylo soit fabriqué par des salariés ou par des camarades, à la fin le stylo est toujours un fétiche, il devient sien et un prolongement de soi même qui fait confondre être et avoir.

https://www.cnrtl.fr/definition/f%C3%A9tiche

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 07 décembre 2021 à 13:13:57

Fétichisme de la marchandise:

A. Marchadise comme le support ou l'incarnation de puissances supra-humaines et, en tant que telle, douée de pouvoirs magiques

B.1 Marchandise à laquelle est attribuée une influence bénéfique ou protectrice

B.2 Marchandise à laquelle on attribue des pouvoirs extraordinaires et/ou à laquelle on voue une admiration ou un respect exagéré.

en particulier: Marchandise provoquant et satisfaisant les désirs sexuels chez le fétichiste.

https://www.cnrtl.fr/definition/f%C3%A9tiche

C'est rigolo hein :rire2:

Message édité le 07 décembre 2021 à 13:17:32 par Pseudo supprimé
Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 07 décembre 2021 à 13:53:56

Le 07 décembre 2021 à 12:41:20 :

Pourtant, si tu regardais même un simple stylo ; et te demandais même rien qu'une minute comment il est réellement fabriqué : tu verrais alors ; qu'entre sa bille qui est produite à un endroit, la pointe qui l'enserre à un autre endroit, le tube qui contient son encre (et son encre elle-même d'ailleurs) encore à un autre, son embout encore ailleurs, que chacune des parties qui le constitue est encore acheminée, puis assemblée, puis conditionnée, etc. également ailleurs jusqu'à arriver au magasin ; que chacun des éléments qui le compose, mais lui même en tant que marchandise, est le produit de tout un processus socialisé de travail humain - bien que totalement invisibilisé par la façon quasi magique et occulte dont il arrive entre tes mains du fait même de l'idéologie propre au mode de production capitaliste (le libéralisme qui t'amène quasiment à croire que ce processus serait naturel, comme si les stylos poussaient dans les arbres) - et auquel nous devenons tous aveugles, si on ne prend pas la peine de l'analyser, de le recomposer et de le réassembler de façon synthétique et systématique. En cela se trouve toute la puissance du fétichisme de la marchandise.

Très bizarre d'utiliser ce genre d'exemple ultra commun chez les libéraux pour justifier de l'utilité de la division des tâches.

https://www.youtube.com/watch?v=azNw7Vx1R8o&list=PLuL1TsvlrSncHiPqjF5QQNH52FE2kf-jL&index=3

"Observez, dans un pays civilisé et florissant, ce qu’est le mobilier d’un simple journalier ou du dernier des manoeuvres, et vous verrez que le nombre des gens dont l’industrie a concouru pour une part quelconque à lui fournir ce mobilier, est au-delà de tout calcul possible. La veste de laine, par exemple, qui couvre ce journalier, toute grossière qu’elle paraît, est le produit du travail réuni d’une innombrable multitude d’ouvriers. Le berger, celui qui a trié la laine, celui qui l’a peignée ou cardée, le teinturier, le fileur, le tisserand, le foulonnier, celui qui adoucit, chardonne et unit le drap, tous ont mis une portion de leur industrie à l’achèvement de cette oeuvre grossière. Combien, d’ailleurs, n’y a-t-il pas eu de marchands et de voituriers employés à transporter la matière à ces divers ouvriers, qui souvent demeurent dans des endroits distants les uns des autres ! Que de commerce et de navigation mis en mouvement ! Que de constructeurs de vaisseaux, de matelots, d’ouvriers en voiles et en cordages, mis en oeuvre pour opérer le transport des différentes drogues du teinturier, rapportées souvent des extrémités du monde ! Quelle variété de travail aussi pour produire les outils du moindre de ces ouvriers ! Sans parler des machines les plus compliquées, comme le vaisseau du commerçant, le moulin du foulonnier ou même le métier du tisserand, considérons seulement quelle multitude de travaux exige une des machines les plus simples, les ciseaux avec lesquels le berger a coupé la laine. Il faut que le mineur, le constructeur du fourneau où le minerai a été fondu, le bûcheron qui a coupé le bois de la charpente, le charbonnier qui a cuit le charbon consommé à la fonte, le briquetier, le maçon, les ouvriers qui ont construit le fourneau, la construction du moulin de la forge, le forgeron, le coutelier, aient tous contribué, par la réunion de leur industrie, à la production de cet outil. Si nous voulions examiner de même chacune des autres parties de l’habillement de ce même journalier, ou chacun des meubles de son ménage, la grosse chemise de toile qu’il porte sur la peau, les souliers qui chaussent ses pieds, le lit sur lequel il repose et toutes les différentes parties dont ce meuble est composé ; le gril sur lequel il fait cuire ses aliments, le charbon dont il se sert, arraché des entrailles de la terre et apporté peut-être par de longs trajets sur terre et sur mer, tous ses autres ustensiles de cuisine, ses meubles de table, ses couteaux et ses fourchettes, les assiettes de terre ou d’étain sur lesquelles il sert et coupe ses aliments, les différentes mains qui ont été employées à préparer son pain et sa bière, le châssis de verre qui lui procure à la fois de la chaleur et de la lumière, en l’abritant du vent et de la pluie ; l’art et les connaissances qu’exige la préparation de cette heureuse et magnifique invention, sans laquelle nos climats du nord offriraient à peine des habitations supportables ; si nous songions aux nombreux outils qui ont été nécessaires aux ouvriers employés à produire ces diverses commodités ; si nous examinions en détail toutes ces choses, si nous considérions la variété et la quantité de travaux que suppose chacune d’elles, nous sentirions que, sans l’aide et le concours de plusieurs milliers de personnes, le plus petit particulier, dans un pays civilisé, ne pourrait être vêtu et meublé même selon ce que nous regardons assez mal à propos comme la manière la plus simple et la plus commune. Il est bien vrai que son mobilier paraîtra extrêmement simple et commun, si on le compare avec le luxe extravagant d’un grand seigneur ; cependant entre le mobilier d’un prince d’Europe et celui d’un paysan laborieux et rangé, il n’y a peut-être pas autant de différence qu’entre les meubles de ce dernier et ceux de tel roi d’Afrique qui règne sur dix mille sauvages nus, et qui dispose en maître absolu de leur liberté et de leur vie."

Après je suis d'accord pour dire que les libéraux ont beau se demander comment sont vraiment fabriqué les objets qu'ils portent, ils n'en appointent pas pour autant de valeur réel aux différents contributeurs.

Je vois bien la différence dans ton appréciation philosophique du processus. J'aimerais simplement préciser que non les libéraux ne sont pas aveugle quand à ce processus.

Le libéralisme y est aveugle dans le sens où il nie catégoriquement que la valeur d'une marchandise soit créée du fait même de l'ensemble de ce processus socialisé de travail humain. Au contraire, il considère que la valeur d'une marchandise n'est déterminée que par le moment où se produit l'échange d'individu à individu, de particulier à particulier, indépendamment de tout ce processus qu'il occulte complétement en ne présentant les choses que sous l'angle de l'individu, et en y substituant à la place sa théorie de l'offre et de la demande qui créerait comme par magie la valeur de celle là. De par ce réductionnisme exacerbé à l'extrême (celui de l'individu qui se suffirait à lui même, et non plus comme partie d'un tout dont il n'est que la plus infime composante) , tu retrouves exactement ce même type d'aveuglement décrit ci-dessus à travers le fétichisme de la marchandise : le capitaliste n'est désormais plus vu que comme le seul producteur de notre stylo, au détriment de tout le processus que l'on vient de dépeindre.
Les libéraux jouent de fait de la confusion que leur a permis le développement des moyens de production - car en effet, sous le féodalisme, le producteur était, à titre individuel, en même temps le propriétaire de ses moyens de production : le tisserand possédait son rouet et produisait lui même son ouvrage sans exploiter le travail d'autrui, etc. ; alors que sous le capitalisme, le propriétaire des moyens de production (ex : les métiers à tisser industriels) n'est plus celui qui produit les marchandises de ses mains ; il ne fait qu'exploiter la force de travail de ses ouvriers (qui sont en vérité les seuls et uniques producteurs dans ce procès de production socialisé) et s'en attribuer tous les fruits en profitant qu'il soit ainsi occulté par ce que masque ici sa doctrine idéologique.
C'est donc bien dans ce sens qu'il y a total aveuglement, et bien ainsi qu'il faut le saisir. https://image.noelshack.com/fichiers/2021/49/2/1638881621-baby-yoda-best.png

Jean-Phiphi
Jean-Phiphi
Niveau 10
07 décembre 2021 à 14:12:44

ZeChild et son ami toujours sur ce forum pour raconter de la merde

Le second sait que c'est un guignol, mais le premier se prend au sérieux ça fait peur

edophoenix
edophoenix
Niveau 36
07 décembre 2021 à 14:25:22

ToutEstFaux
Le 07 décembre 2021 à 12:58:

C’est surtout ce passage qui me plaît :

« Jusqu'à présent les hommes se sont toujours fait des idées fausses sur eux mêmes, sur ce qu'ils sont ou devraient être. Ils ont organisés leurs rapports en fonction des représentations de Dieu, de l'homme normal, etc. Ces produits de leurs cerveaux ont grandi jusqu'à les dominer de toute leur hauteur. Créateurs, ils se sont inclinés devant leur propres créations. »

Je ne vois pas le rapport avec un mode de production capitaliste ou un mode de production marxiste qui supprimerait cette fétichisation, la théorie est intéressante dans le sens où l’on se perd et on se confond dans son avoir et ses objets. Mais que ton stylo soit fabriqué par des salariés ou par des camarades, à la fin le stylo est toujours un fétiche, il devient sien et un prolongement de soi même qui fait confondre être et avoir.

:d) Je suis tout-à-fait d'accord, j'adhère totalement !

N.B.: j'essaye de développer dans le temps imparti :
Au départ, quand Marc écrit ses bouquins, le marxisme n'est appliqué nulle part encore, donc il regarde la société qu'il a sous les yeux, qi est la société capitaliste ; et qui effectivement est très proche de ce que je mentonnais tout-à-l'heure, le culte du Veau d'or ; où l'or devient un Dieu pour l'homme dès qu'il le **sculpte**...
(si vous ne l'avez pas lu et que vous voulez rigoler un peu, lisez l'album de Lucky Luke « La Corde au cou », notamment le passage où les Indiens s'attaquent au Dollar, le dieu des colons blancs... Bref..., je retourne à des considérations plus sérieuses)

Message édité le 07 décembre 2021 à 14:30:10 par edophoenix
edophoenix
edophoenix
Niveau 36
07 décembre 2021 à 14:31:51

( * Marx , pas Marc, désolé ! )

(conclusion du post précédent : )

Dollar ou marchandise, je pense que le marxisme ne change pas du capitalisme de ce point de vue ; il ne supprime pas le fétichisme qu'il voit chez le capitalisme, mais pas chez lui-même...

@ Jean Phi-Phi :d) sinon, des arguments en dehors des attaques ad personam, ou bien..?

Message édité le 07 décembre 2021 à 14:34:49 par edophoenix
Sous forums
  • Cours et Devoirs
  • Politique
  • Métiers & Orientation
  • Environnement & Nature
  • Histoire
  • Philosophie