Le 20 juin 2021 à 17:00:37 :
Ma définition du dogmatisme est: position qui suppose la Vérité absolue. Or la Vérité absolue est selon moi, celle qui a notamment pour propriété de s'oppose à son contraire le faux. Mais elle a d'autres propriétés. C'est donc la tienne qui est plus restrictive que la mienne, puisqu'elle ne prend en compte qu'une partie de ma définition.
À quel moment tu vois que ma définition est plus restrictive que la tienne ? Tu montres toi même exactement l'inverse puisque quand tu dis que la Vérité absolue ne se définit pas uniquement par le fait de s'opposer par le faux, tu enfermes ta définition d'en d'autres propriétés et donc tu la renfermes beaucoup plus. Alors que moi, je dis qu'un dogme est une affirmation qui exclut son opposé. J'ai beaucoup moins de critères, donc c'est plus ouvert.
Les pensées dialectiques n'excluent pas le moment de l'autre pensée.
Elles excluent à un moment l'autre pensée.
Elles intègrent ce qui est selon elles, la vérité de l'autre pensée, et n'excluent que ce qui leur semblent être la fausseté. L'exclusion n'est donc pas unilatérale.
Ça ne change rien, une exclusion qui n'est pas " unilatérale" reste une exclusion.
C'est plus complexe et plus nuancé. Elles n'opposent pas unilatéralement le vrai et le faux, il y a du vrai dans le faux et du faux dans le vrai. Les réduire au dogmatisme, alors que Platon, l'inventeur de la dialectique, est aussi l'inventeur de la philosophie et de l'anti-dogmatisme, est réducteur.
Ça na change strictement rien.
La science n'exclue pas nécessairement le faux, parfois elle le relativise simplement.
Un seul dogme suffit à être dogmatique.
Et en plus, si, elle exclue forcément le faux.
Par exemple, la théorie physique d'Aristote comprend du faux absolument exclut, mais elle reste vrai phénoménologiquement. La théorie Newtonienne aussi, reste vrai à l'échelle des phénomènes physiques, à l'échelle phénoménologique. Il y a donc exclusion absolu du vrai, et relativisation du vrai. Elle ne pourrait pas le faire si elle suppose la Vérité absolue. C'est sa progression qui fait qu'elle n'est pas dogmatique, qu'elle ne subsiste pas dans une Vérité déjà trouvée, immuable.
Ce qui est tenu pour vrai à un moment n'exclu pas absolument le faux, simplement certaines propositions. La vérité de la science est le fruit d'un consensus global, mais certains scientifiques pensent que ce qui est tenu pour vrai pour telles raisons est faux. C'est une vérité globale.
Tu n'as en tien démontré que la science n'exclut pas le faux. T'as juste dit qu'elle le fait " relativement".
Tu ne te rends pas compte que finalement, c'est toi qui oppose le vrai et le faux, et qui ensuite les rejettes tous les deux ?
Ce n'est pas le cas, donc je n'ai pas à m'en rendre compte.
Ce que tu rejettes, c'est la possibilité même de ne pas exclure le faux.
Non, puisque je dis que les dogmatiques le font.
Comme d'habitude, tu supposes que la seule vérité possible est la Vérité absolue.
Bordel j'ai jamais dit ça, et que je le considère ou non ne change rien à la discussion.
Alors toutes mes relativisations, tu les reconduits à la Vérité absolue,
Non, j'ai jamais fait ça, t'es juste un gros sophiste avec tes hommes de paille.
parce que tu ne peux pas t'en déprendre. Tu suppose que tout ne peut être que dogmatique, pour tout rejeter.
Je n'ai jamais dit que tout est dogmatique. Le pyrrhonisme n'est pas dogmatique.
Mais si tu acceptais que la vérité peut être relative, peut ne pas s'édifier sur un rejet du faux, mais bien sur une fragilité qui lui permet d'évoluer, de toujours prendre en compte le pdv adverse, d'accepter que ce qui est tenu pour du faux pourra devenir du vrai, et qu'alors, il n'est pas absolument faux, tu pourrais alors complexifier ta pensée et rien que tenir des propositions.
Le relativisme est un dogmatisme 
Tu as relativement raison : mais ce débat autour de la notion de restriction est le symptôme de notre opposition. Pour toi "restriction" ne concerne que la relation entre ma définition et la tienne. La tienne est plus large, donc moins restrictive. Mais la restriction peut être aussi en rapport avec le phénomène donné, c'est-à-dire le dogmatisme. Ici, ma définition est plus précise, et donc elle permet de mieux le cerner. alors que ta définition, en étant moins précise, conduira à rejeter des phénomènes qui sont pour moi des dogmes. Elles sera restrictive en ce sens.
Dire "relativement", c'est tout ce qui change justement.
Tu dis que tu ne supposes ni la Vérité absolue, no l'opposition entre le vrai et le faux. Mais alors tes affirmations, sont-elles oui ou non vraies ? Si elles ne le sont pas, alors elles sont fausses ? Ou alors, si elles sont ni l'un ni l'autre, que sont-elles ? Elles ne peuvent être que relativement vraies ou fausses.
"Ça ne change rien, une exclusion qui n'est pas " unilatérale" reste une exclusion." --> voilà un exemple de ma relativisation que tu as réabsolutisée. Selon toi, ne sont possibles que des exclusions absolues. Une exclusion relative n'étant pas possible, puisque la Vérité est absolue, on ne peut exclure unilatéralement, mais seulement absolument.
C'est au moins la troisième dois que tu confonds "homme de paille" et approfondissement sémantique de ta position. Je ne dis pas ce que tu ne dis pas. Je te fais dire de manière plus complexe ce que tu dis simplement. Je l'enrichie de l'opposition entre absolu et relatif pour sortir de ton aporie sceptique, et pour rendre compte de la possibilité du savoir, sans absolu.
Explique moi donc comment le pyrrhonisme peut ne pas être dogmatique, s'il n'oppose pas le vrai et le faux, et s'il ne prend pas la vérité comme un absolu, et s'il n'est pas le relativisme ?