Je viens de penser à un truc.
J'appelle démarche probabiliste cette démarche qui refuse les certitudes et qui reste dans la vérisimilutide, c'est-à-dire en ne considèrant pas que des propositions sont vraies à 100% mais en considérant qu'elles sont plus ou moins probablement vraies.
Une question simple : est-ce que des évènements sont impossibles ?
Impossible, ça signifie qu'il y a 0% de chance qu'un événement ait lieu. Ainsi c'est comme dire que quelque chose a 100% de chance d'arriver, c'est opposé à la vision probabiliste.
Or, si on dit par exemple " oui, il y a une certaine probabilité que des choses sont impossibles" , ça n'a aucun sens puisque l'impossibible c'est ce qui est totalement improbable (soit quelque chose est totalement improbable, soit il ne l'est pas du tout).
Le 21 Mai 2021 à 12:40, il est 100% impossible pour moi, si je me casse le bras, de remonter le temps pour le recoller.
Le 21 mai 2021 à 12:40:33 :
Le 21 Mai 2021 à 12:40, il est 100% impossible pour moi, si je me casse le bras, de remonter le temps pour le recoller.
Ça c'est cohérent. Mais c'est pas un raisonnement probabiliste. on peut pas dire " il y a 40% de chance pour que ce soit impossible que je remonte le temps aujourd'hui"
Ce que je veux montrer, c'est que les raisonnements probabilistes se fondent toujours sur des propositions considérées comme 100% vraies
Le 21 mai 2021 à 12:55:40 :
Le 21 mai 2021 à 12:40:33 :
Le 21 Mai 2021 à 12:40, il est 100% impossible pour moi, si je me casse le bras, de remonter le temps pour le recoller.Ça c'est cohérent. Mais c'est pas un raisonnement probabiliste. on peut pas dire " il y a 40% de chance pour que ce soit impossible que je remonte le temps aujourd'hui"
Oui, je t'ai lu trop vite.
Les raisonnements probabilistes laissent une place à la possibilité, donc ils écartent le 100% impossible.
Non puisque ça voudrait dire que leur négation est certaine, c'est à dire que l'on admettrait une proposition comme certaine.
on peut pas dire " il y a 40% de chance pour que ce soit impossible que je remonte le temps aujourd'hui"
si
Le 21 mai 2021 à 13:10:32 :
Non puisque ça voudrait dire que leur négation est certaine, c'est à dire que l'on admettrait une proposition comme certaine.
Exact
Le 21 mai 2021 à 13:11:51 :
on peut pas dire " il y a 40% de chance pour que ce soit impossible que je remonte le temps aujourd'hui"
si
Non.
Tu confonds " il y a 40% de chance pour que ce soit impossible que X se produise" avec " il y a 40% de chance pour que X ne se produise pas".
Non, je confonds rien du tout, pourquoi tu pourrais pas mesurer la probabilité qu'une impossibilité soit vraie ?
Imagine que tu meurs de faim et que ta seule chance de survie c'est de trouver une pomme dans une boîte devant toi, et que la boîte en question a 50% de chances de contenir la pomme, 50% de chances d'être vide.
Je suis pas mathématicien mais en principe ça te donne 50% de chances pour qu'il te soit impossible de survivre
Le 21 mai 2021 à 13:26:00 :
Non, je confonds rien du tout, pourquoi tu pourrais pas mesurer la probabilité qu'une impossibilité soit vraie ?Imagine que tu meurs de faim et que ta seule chance de survie c'est de trouver une pomme dans une boîte devant toi, et que la boîte en question a 50% de chances de contenir la pomme, 50% de chances d'être vide.
Je suis pas mathématicien mais en principe ça te donne 50% de chances pour qu'il te soit impossible de survivre
Non. Ça te fait 50% de chances pour que tu ne survive PAS.
Donc tu confonds bien les deux.
Non. Ça te fait 50% de chances pour que tu ne survive PAS.
Donc tu confonds bien les deux.
? Toujours pas
ça te fait 50% de chances pour que tu ne survives pas, ET 50% de chances pour qu'il te soit impossible de survivre, je vois pas à quel moment tu en déduis que l'un annule l'autre, mathématiquement y'a aucune contradiction
C'est toi qui les confonds en partant du principe que parce que les deux arrivent à 50%, alors ces deux 50% calculent la même chose
Si y'avait trois boîtes, l'une avec de la nourriture, l'autre vide, et l'autre avec de la nourriture empoisonnée, la probabilité de survie et la probabilité de l'impossibilité de survie seraient différentes (le première serait supérieure à la seconde)
C'est toi qui les confonds, pas moi
Faire des probabilités sur des probabilités ça ne résout pas le problème.
Si tu dis " il y a 50% chances qu'il y ait 0 chance que l'événement A se produise", tu acceptes le fait qu'il est possible d'estimer que des propositions sont absolument vraies/fausses.
Le 21 mai 2021 à 13:35:35 :
Non. Ça te fait 50% de chances pour que tu ne survive PAS.
Donc tu confonds bien les deux.? Toujours pas
ça te fait 50% de chances pour que tu ne survives pas, ET 50% de chances pour qu'il te soit impossible de survivre, je vois pas à quel moment tu en déduis que l'un annule l'autre, mathématiquement y'a aucune contradiction
C'est toi qui les confonds en partant du principe que parce que les deux arrivent à 50%, alors ces deux 50% calculent la même chose
Non. Si tu pars du principe qu'on ne peut pas considérer qu'une proposition est absolument vraie/fausse, tu ne peux pas parler d'impossibilité. Un probabiliste te dirait " dans l'hypothèse où je ne trouve pas la pomme dans la boite, peut-être, même si la probabilité est extrêmement faible, que quelqu'un va me voir et va me donner une pomme ; donc ce n'est pas impossible de survivre sans la pomme de la boite".
Pourquoi je partirais avec comme principe ce que tu cherches à conclure ?
Si je pars du principe que t'es mon esclave tu dois me lécher les pieds
Si je suis ton raisonnement il n'y a pas non plus de probabilité qu'une chose soit vraie, ou même possible
Le 21 mai 2021 à 13:41:26 :
Pourquoi je partirais avec comme principe ce que tu cherches à conclure ?Si je pars du principe que t'es mon esclave tu dois me lécher les pieds
Si je suis ton raisonnement il n'y a pas non plus de probabilité qu'une chose soit vraie, ou même possible
En quoi je suppose ma conclusion dans les prémisses ? J'ai juste regardé la position des probabiliste et je constate que c'est incohérent. Ils prétendent ne pas être dans l'absolu, mais quand on leur demande " est-ce que quelque chose peut être impossible ?" , leur réponse les rend forcément contradictoire : s'ils disent "oui/non à 100%", alors ils sont dans l'absolu (donc contradictoires), et s'ils disent "oui/non à 0%<X%<100%", ils sont contradictoires puisqu'ils admettent quand même la possibilité de l'impossibilité (on peut très bien survivre sans avoir trouvé la pomme dans ta boite, même si on a peu de chance).
Ah oui, et j'anticipe une critique : non, la déduction (à l'inverse de l'induction) ne permet pas de supposer d'absolus. En effet, on peut très bien imaginer que notre cognition défaille et nous fasse croire des trucs faux (Descartes).
Je m'en fous de "ils", moi j'ai rien contre l'absolu, et j'ai la majeure partie du temps une démarche probabiliste
Si tu imagines que ta cognition défaille c'est pas le probabilisme que tu remets en cause c'est toute forme de réflexion en fait
Le 21 mai 2021 à 13:57:56 :
Je m'en fous de "ils", moi j'ai rien contre l'absolu, et j'ai la majeure partie du temps une démarche probabiliste
La majeur partie => une partie où tu ne l'es pas.
Moi je parle de ceux qui sont full dans cette démarche. Donc HS.
Mais je me demande comment tu fais pour justifier ta position.
Mais je me demande comment tu fais pour justifier ta position.
Je me demande l'inverse ; comment veux-tu justifier une position sans absolu ?