La bourgeoisie a donc exposé et rendu public les exploitations de la noblesse et de l'Eglise pour les remplacer par une exploitation formelle, explicite et contractuellement monétaire. 
Je ne suis pas d'accord avec Marx quand il dit que cette dernière est plus "ouverte et froide". Au contraire d'ailleurs, je la trouve bien plus hypocrite même si cela est nécessaire. L'American Dream inculqué comme valeur de succès donne le sentiment, même aux grands perdants de cette compétition que leur émancipation est possible là où leur statut d'exploitation implicite d'antan les hiérarchisait de fait. 
Je reconnaitrais donc une chose aux Nobles, qui fait défaut aux bourgeois ou plutôt les sert, c'est de rendre explicite la hiérarchisation des hommes avec des castes bien plus ancrées là où les bourgeois préfèrent hypocritement la nier. La classe moyenne apparaissant seulement récemment, symptôme de cette hypocrisie latente et de cette volonté à tout uniformiser (et comme le dit Marx rendre universel). 
J'ai presque envie de leur faire la bise à ces bourgeois. Sans eux, on aurait gardé un modèle de gentilhomme archaïque et d'artisanat de bas étage au détriment du Saint-progrès tout en vivant aveuglement dans l'illusion d'un logos presque Divin. Au Diable les castes religieuses et vive la République. 
Je préfère être esclave de la machine Capitaliste en ayant l'American Dream pour, ainsi, m'exhalter dans la recherche d'émancipation que d'accepter vulgairement ma condition de chien de la plèbe, n'en déplaise aux racailles royalistes. 
En réalité, cela permet d'une part (1) aux êtres réellement supérieurs (QI > 140) de monter l'échelle sociale bien plus aisément qu'auparavant, nous faisant ainsi profiter (par voie de ruissellement) de leur génie mais d'autre part (2) de forcer à la compétition, au dépassement de soi, à la croyance, même vaine, qu'un avenir plus radieux nous attend.
Ce n'est qu'en faisant combattre deux hommes qu'on apprendra qui des deux est le plus fort. Et cette force doit être louée, chérie et utilisée. Bien évidemment, le pouvoir engendre de la corruption mais cette dernière ne saurait durer éternellement si, à terme, elle finit par entacher les conditions de son acquisition (du pouvoir). C'est un peu ce à quoi on assiste actuellement, un essouflement du marché saturé cherchant à toujours créer plus de consommation pour que la Bourgeoisie maintienne son privilège à défaut d'innovation. 
A cela se soustraira soit un monde Libertarien et de petites communautés, soit un monde de contrôle absolu.
Mais blâmer la Bourgeoisie pour avoir vulgarisé et ouvert au grand public la connaissance, c'est oublier que c'est ce même acte qui est responsable de tout le progrès que l'on connaît depuis 2 siècles et demi. Prospérité et paix, même pour les classes de bas étage, c'est surtout l'ennui que vous blâmez actuellement. 