si je me rappel une (peut-être celle-ci, je ne peux pas mettre le son) convention d'étienne klein, la différence entre ces deux mots c'est que le progrès suppose qu'on va vers le mieux (donc on fait des efforts pour changer le monde, pour l'améliorer) et l'innovation suppose qu'on reste à la même place (puisque c'est un petit changement qui permet de ne pas bouger).
Il parlait de Francis Bacon (le philosophe ayant vécu au 16ième, pas le peintre ayant vécu au 20ième) qui décrivait le temps comme "corrupteur".
Le temps détruirait, endommagerait, salirait etc. Et l'innovation serait ce qui permettrait de résister à cette corruption, de se maintenir.
En basculant du progrès à l'innovation, on est passé de l'idée qu'on bosse pour un avenir meilleur à celle qu'on bosse pour un avenir "pas pire". On marche pour rester immobile (référence au paradoxe de la reine rouge, oui).
Une entreprise devrait constamment innover, non pour s'améliorer, mais pour ne pas disparaître.
Ce qui revient à dire que tu bosses avec un pistolet sur la tempe et avec pour meilleur horizon de pouvoir continuer à bosser avec ce pistolet sur la tempe. L'horizon "moins meilleur" était de se prendre une balle.
C'est assez loin du progrès, ou tu bosserais avec pour horizon de ne plus bosser (une fois que tu aurais suffisamment amélioré la situation).
Je synthétise ce que j'avais retenu de son blabla, c'est peut-être pas tout a fait ça.