Il y a des domaines où l'impur est acceptable, voire aimable et préférable au pur, si ses composants portent la marque du divin (ou, si vous préférez, de l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus haut), qui est par nature multiple et dispersé : en politique par exemple, avec le mélange heureux des races et des cultures.
(Faire de la pureté un sujet politique, c'est diabolique au sens propre du terme, et l'on sait ce que ça a donné.)
Mais quand l'impur contient ce qu'il y a de plus crasseux en nous, pourquoi le louer et le déguiser en vertu ? Pourquoi faire de la médiocrité la norme ? Personne n'est tenu d'être un saint ; cependant, tout Fils de l'homme qui se respecte doit chercher à s'en approcher.