"Ce qui n'est pas très futé c'est justement de croire que l'on peut faire son marché parmi les valeurs d'une culture sans avoir à se confronter à ses infinies contradictions, comme si elles étaient suspendues en l'air et n'étaient pas le résultat d'une histoire en perpétuel mouvement dialectique"
Je suis bien d'accord mais prendre du recul par rapport à ces déterminismes, étudier l'histoire des révolutions paradigmiques, c'est aussi constater qu'au sein de se perpétuel mouvement dialectique qu'est l'Histoire il existe des ruptures, des changements. Certes ils ne sont pas créés de toutes pièces, ils n'existent pas ex-nihilo tant bien même ils existent. Certes en nous replaçant sur un temps encore plus long de l'Histoire on peut les envisager comme une conséquence logique, une continuité mais pas à notre échelle. Il s'agit pas de faire son marché mais de juger, évaluer et par conséquent créer une nouvelle norme qui nous est propre sur la base de l'ancienne. Par conséquent il est évident que je reconnais l'importance des valeurs que je peux rejeter ? Et alors ai-je nier leur existence ? Je vois même pas où tu veux en venir. Tu sous entends qu'on ne peut rien changer sans se trahir parce que nous sommes la conséquence de ce qui fut avant nous ? Qu'on n'est pas légitime pour évaluer une idée parce qu’elle fait partie d'un système ? L'idée n'est pas de l'isoler de son tout et de la vider de son sens mais de la juger comme partie du tout et de tenter de rendre le dit tout meilleur à nos yeux.
" Et puis ne t'inquiète pas, ta "culture multi-influences" n'est pas plus complexe que celle de la civilisation dont tu es issu "
Tu tournes l'idée à la dérision en me faisant paraître prétentieux... Certes j'aurais surement fait la même chose. Pourtant il ne s'agit pas de Ma culture, ni même de culture individuelle en fait j'ai dit une connerie. Je sous entendais qu'à l'heure de la mondialisation où l'individuation peut prendre le pas sur l'individualisme on peut avoir accès à un spectre plus large d'influences culturelles que nos ancêtres et cela en un clic sur internet et donc se construire autrement là ou un fermier du XVI ème siècle avait très peu de chances de penser autrement qu'un autre fermier.