Ecriture qui se reveille violent sur les dernières heures ![]()
Trop cool, ça fait plaisir le retour du format concours sur le forum !
Le 18 février 2019 à 18:53:13 Mandoulis a écrit :
Le 18 février 2019 à 18:45:49 clisthene a écrit :
Un peu moins de 2400 mots, je suis donc hors-concours, mea culpaJe mets mon texte quand même, étant donné qu'il respecte les autres consignes, et que j'y ai passé un certain temps.
On est pas au mot près j'ai dit, je prends!
cimer chef 
Bon bah, je pourrai pas participer... Trop occupé ces derniers jours. Désolé, ce sera pour une autre fois
.
C'est l'Utopie partout. On n’y échappe pas. Je pressens le regard de ma mère dégouliner sur ma nuque, et enfin son rictus béat me demande :
« Avec quels amis passeras-tu le réveillon ? »
Le ton n'est pas bienveillant car la bienveillance implique l'existence d'un mal ; il n'y a plus rien de tel qui encombre ses pensées ; pour elle, la souffrance et tout ce qui pourrait la causer n'existent plus. C'est une question juste innocente, naïve, stupide peut-être ? Que je n'ai ni amis, ni envie de faire la fête sont autant de paramètres inenvisageables pour ma mère, mais qui plongent son fils dans un drôle d'embarras.
Elle me parle de dos, je suis dans la cuisine, elle dans la salle : je peux gagner quelques secondes de répit en feignant d'avoir mal entendu :
« Quoi ? »
Elle répète ! Cette fois, c'est pour de bon : je dois mentir. Personne n'aime mentir, c'est bien la preuve que c'est parfois nécessaire.
« Avec George et ses potes... »
Souvent, même. Je ne connais pas de George, mais ma mère doit bien le connaître grâce à mes descriptions préparées ou impromptues que je lui sers toujours sans broncher en rentrant du boulot. Il est bavard, social, fêtard et, évidemment, jovial. Qui ne l'est pas ?
En somme, il est mon antonyme, et le synonyme de tous les autres badauds satisfaits dont la bave chimique s'écoule, encore et encore, sur la terre de nos ancêtres. Il est le synonyme de ceux, c'est-à-dire presque tout le monde, qui ont adhéré à un progrès technologique un peu trop réjouissant et révolutionnaire pour mon propre bien - disons plutôt mon propre mal : la douleur est en voie de disparition. Le XXIIe siècle approche à pas de danse.
Lecteurs du passé, bienvenue dans un futur qui claque ! Pauvres de vous, à trop ruminer la dystopie ou l'Apocalypse, vous en avez oublié l'optimisme. En 1984, Big Brother vous regardait ; cent-trois années plus tard, il vous sourit. Nul besoin d'être un écrivain de talent pour avoir conçu l’insupportable caractère de George, dans la rue ils sont tous comme lui, nez rouge et fossettes profondes, les clowns ont remplacé les zombies.
C'est que la machine du bonheur est rapidement devenue accessible au peuple. Pour faire court, les scientifiques ont compris le fonctionnement du système nerveux, les mécanismes du cerveau, et cætera ; et voilà que désormais l'humanité se retrouve achevée, accomplie ; joyeuse. Aujourd'hui, l'homme ordinaire a cet appareil salvateur chez lui qu'il branche temporairement au réveil, autour de son crâne, lui assurant une journée euphorique et sans éclaboussures. Une drogue sans effets secondaires, pourrait-on dire, et qui dure. De sorte que la criminalité et une bonne kyrielle de vilaines choses ont chuté...
Vive la Science ! Prenez donc l'express vers la félicité, il reste de la place ! Sauf que moi, je ne dois pas être normal : ça ne me dit rien. Je demeure avachi au flanc de la gare, alors que le train file là-bas, plein d'une foule folâtre. Pareil pour le réveillon du nouvel-an, auquel d'ailleurs s'est greffée la glorification de la sainte science - qu'il ne faudrait en aucun cas insulter... Ça me dit rien, tout ça. Aux amis déjà assouvis par la machine, je préfère mon désert affectif. De toute façon, qui voudrait d'un ami masochiste qui ne fait que semblant d'utiliser la machine pour ne pas les effrayer ? Vivement que la peur disparaisse, elle aussi ! Mais pour l'instant, je dois trouver un plan pour le réveillon.
Quatre jours plus tard, me voilà en chemin pour débusquer la plus inconfortable des forêts. C'est le grand jour, des slogans tout-faits qui louent la science parasitent mon espace visuel et sonore. Ces gros enfants, qu'est-ce qui peut bien les animer à fêter quoi que ce soit, qu'est-ce qui peut bien les motiver à faire leur lit le matin, à se dire Bonsoir ? Qu'ils continuent à travailler pour créer, livrer et sécuriser la machine - et puis pour l'immortalité, pendant qu'on y est : je veux bien le comprendre, travailler n'étant évidemment pas difficile sous l'effet de l'appareil... Mais pourquoi font-ils la fête, alors que leur ultime but - le bonheur permanent - est déjà atteint ? La machine amplifierait-elle certains délices, certaines voluptés ? Si leur bonheur est améliorable, c'est que la machine n'est pas parfaite. Quand elle le deviendra, les nouveaux humains limiteront-ils leurs actions à celles seulement et strictement nécessaires à la survie ?
Tout en réfléchissant à ces questions déjà mille fois posées par mon cerveau acharné, je m'engouffre entre les arbres d'une forêt écorchée dont les frondaisons décharnées échoppent les faisceaux d'un Soleil qui s'échine à se coucher. Comme phare, c'est un crépuscule bien médiocre ; je galère à trouver mon berceau. Je ne suis pas difficile, mais bon sang, comment pourrais-je dormir sur une terre aussi gibbeuse ?
Mon aventure est rythmée par les craquèlements des branches et feuilles mortes ; trente minutes plus tard, je débusque un petit creux fangeux, relativement convenable. Je m'installe tranquillement tandis que la nuit s'amorce.
Sans surprise, j'ai du mal à dormir. Jouer avec la lumière de ma lampe m'a vite lassé, alors je deviens nostalgique pour passer le temps. Comme chaque soir, je suppose.
Il est vrai que ce n'est pas ma première nuit en forêt. J'avais une amie, figurez-vous... Un peu dépressive certes, ça se perd. À l'époque, la machine du bonheur n'existait pas vraiment autre part que dans les foyers des plus riches... Nos corps comprimés dans des tentes précaires, nous discutions d'Art - tu t'y connaissais - et d'Histoire - je m'y connaissais, c'est même à ce jour encore ma passion. Nos éclats de rires et nos chuchotis craintifs se mêlaient au souffle du vent et au bruissement des feuillaisons, tous insignifiants sans doute dans l'immensité des ténèbres. Tu avais des idéaux, un goût pour la spiritualité dont tu parlais avec une humilité touchante, des centaines de revendications que tu déployais avec ivresse par lot dans des monologues interminables, mais qui m'amusaient. Quelquefois, alors que l'obscurité recouvrait encore la canopée comme un drap étouffant, tu vagabondais lampe aux mains, illuminait follement buissons et hérissons, l’œil contemplateur, absorbé par un spectacle qui me dépassait totalement. Et à qui savait la déceler sous la couche de jubilation artificielle dont tu te masquais maladroitement, une expression trop mature pour ton jeune âge, tragique. Parfois, au musée, ton visage portait le même air lorsque tu admirais certaines œuvres. Et puis tu surprenais mes yeux interrogateurs, effaçais habilement cette expression pour revêtir promptement le plus mélancolique des sourires.
Mécanisme d'autodéfense. Pourquoi ? Ce que tu voulais cacher, étaient-ce mysticisme, cette spiritualité, cet amour pour un type d'art étrange qui te définissaient mais que l'époque haïssait ? Cette haine qui ne cesse de s'intensifier... Aujourd'hui, l'Art a disparu : c'est un domaine qui appartient à l'Histoire ; mais qui s’intéresse à l'Histoire, de nos jours ? L'Histoire, cette immondice, diront-ils, pleine de souffrances : de la guerre à la torture, de la famine aux génocides ! Drame sur drame, douleur sur douleur ; et la tristesse qui en découle... Et c'est pareil pour la nature, cette saloperie à transcender, qui a son lot de souffrances : peste bubonique et séismes, choléra et tsunami ! Mieux vaut brancher la machine et oublier !
Je sais ; tout cela n'est pas raisonnable. Y a-t-il une raison raisonnable à ne pas se brancher à la machine ? Je ne peux accepter que tant d'homme ont souffert pour rien, sinon pour cette machine et l'euphorie trop facile qu'elle dégueule sur nos crânes. Est-ce ça, le pinacle de l'humanité, la conclusion à cent mille ans d'histoire ? Est-ce à ça que devaient aboutir la guerre et la peste ? Tant d'humains ont eut mal à en chialer ; n'était-ils que des moyens ? Est-ce pour ça que mon amie a... Elle a tout donné pour être heureuse, et vous, tout ce que vous avez à faire, c'est brancher une machine sur votre pathétique cervelle. Il y a quelque chose à sauver. Quelque chose comme la dignité humaine.
Sur cette colère, je m'endors.
Démangeaison. Mon tibia découvert goûte à une sensation humide, désagréable. Ce n'est pas seulement le froid, il y a quelque chose, quelque chose qui bouge, quelque chose qui remue ; flasque ou poilu ; un poids incertain, vivant. Vivant ? Je me pétrifie sur place, la face sur le sol défraîchi, miné de feuilles qui piquent. J'attends, j'espère que ça passe - mais au lieu de passer, ça grommelle, et ça continue à me palper. Merde ! J'ai dormi sur une bauge !
Lentement, je retourne mon visage : la gueule du sanglier se découpe au travers d'un ciel régi par l'aurore. Il me fixe, son haleine sauvage est régie par l'horreur ; c'est l'heure de prendre peur, et de se mettre à courir. Ce que je fais. Sans me faire prier. Merde ! Petites pattes mais grande vitesse ! C'est ça, l’aérodynamisme du groin ? Qu'est-ce que je raconte, je vais me faire encorner ! Merde ! Le verbe n'est pas adéquat !
Je fends l'air comme une flèche poursuivie par une balle de sniper. La bête remue la terre à chaque accélération. Ô, il doit avoir faim ! Mais je n'ai plus une chips à lui offrir. Je m'affole un petit peu. Merde ! Je pourrais être douillettement installé dans une jolie maison, comme les autres, à finir l'apéro, entouré d'une myriade de gens très souriants ! Je m'affole un petit peu. Je manque de trébucher un peu partout où il est possible de trébucher, et je commence sérieusement à m'épuiser, contrairement au bestiau furieux qui ne se lasse pas de me faire peur. Merde ! Je suis ridicule. Je donnerais tout pour affaler mon poids sur un canapé ; moi aussi je veux faire la fête ! Branchez-moi à la machine ; je veux aussi goûter au bonheur, avant de clamser ! Je vous ai compris, épargnez-moi ! Vive la science, à bas la nature !
Mais ces incantations ne me sauveront pas. Mes dernières réserves d'endurances ne sont plus. Plus le choix : je dois me résoudre à combattre ce sanglier. Alors je lui fais face, animé par un courage miraculeux. Il a de drôles d'oreilles. Tout rondes et exagérément touffues. Je ris, je ris de toutes mes forces alors qu'il fonce en ma direction. Je ris alors qu'il percute mon abdomen. Je ris alors que je chute dans un trou trop profond, la tête sur une branche trop aiguisée. Je ris alors qu'une mare de mon sang inonde la terre de mes ancêtres. Du sang en plus pour la planète. C'est ça, la nature. Désespérément douloureuse.
Et pourtant, quelque part, je suis satisfait de ne pas avoir vécu ma vie pour la réaction chimique qui forme le plaisir. Il doit y avoir quelque chose de plus, pas vrai ? Car la nature, elle est belle...
Le Soleil me sourit.
Voici cinq jours que vous avez pu poster vos textes, et je dois dire que c’est un succès ! Je m’étais fixé pour objectif cinq à six textes sur chaque forum, nous n'en sommes pas si loin. Sur Écriture, nous avons donc 7 textes, vous allez devoir les départager afin de désigner vos deux champions. Ces derniers affronteront alors les champions des autres forums dans une ultime phase de votes.
La liste des textes en compétition pour les deux places de champions : 
https://www.jeuxvideo.com/mandoulis/forums/message/957989387
https://www.jeuxvideo.com/mandoulis/forums/message/958020395
https://www.jeuxvideo.com/mandoulis/forums/message/958066995
https://www.jeuxvideo.com/mandoulis/forums/message/958097939
https://www.jeuxvideo.com/mandoulis/forums/message/958099747
https://www.jeuxvideo.com/mandoulis/forums/message/958105491
https://www.jeuxvideo.com/mandoulis/forums/message/958118035
Voici comment fonctionneront les votes :
Vous allez pouvoir donner des points à chaque texte : 0, 1, 2 ou 3 points selon ce que vous en pensez. S’ils vous ont conquis ou non, si vous avez apprécié ou non. Les deux textes avec le plus de points seront désignés champions.
Les votes seront clos mercredi 20 février à 20h00, heure de Paris.
Donner le même nombre de point à tout le monde est inutile, le but étant de les départager. ![]()
Vous ne pouvez pas voter pour vous-même mais pouvez voter pour les autres.
Les membres de forums extérieurs au vôtre peuvent également voter s’ils le souhaitent (et s’ils passent par là).
Je compterai les votes au fur et à mesure. Une fois que vous avez voté, pas de suppression de message ou de carabistouilles svp
J’espère que vous avez tout bien compris
Voici le modèle pour mettre les points (vous n’avez plus qu’à C/C et ajouter les points ) :
A-San – Le katana et la femme +
The_Neptune_Key – Coucher de soleil +
Say – Haut Bas Gauche Droite +
Homm – Sans titre +
Ckheyme – L’alchimiste +
Clisthene – Un rire +
Impopulaire – Sans titre +
Bonne chance à tous ! 
J'ai envie de kicker tous les participants sur ce forum (excepté A-San) pour avoir posté au dernier moment alors que mon week-end de trois jours s'achève
RIP mon mardi soir ![]()
![]()
21 textes au total, c'est pas mal du tout!
Et de ce que j'ai lu, y'en a de très bons! (j'ai pas encore lu les vôtres)
Mandoulis, saute à la fin du message pour avoir un résumé des points attribués.
On ne va pas faire les choses à moitié, voici mes votes avec un petit commentaire (purement subjectif) pour chacun de vos textes.
The_Neptune_Key – Coucher de soleil +2
J’ai beaucoup de respect de base pour les gens qui font de la poésie. Le tien m’a conquis, alors que je ne suis pas un grand amateur du genre. Seul petit reproche, l’ambiance qui parfois est un peu brisé dans une minorité de vers, mais je ne suis pas suffisamment connaisseur en la matière, donc commentaire à prendre avec de géante pincette.
Say – Haut Bas Gauche Droite +1
Dans les faits j’aime bien l’idée, mais je ne sais pas trop comment l’expliquer, j’ai l’impression qu’il manque un petit quelque chose pour que je sois pleinement conquis. Plus un problème de gout de ma part, car ce que tu fais, tu le fais bien.
Homm – Sans titre +2
J’ai beaucoup aimé le thème de ton petit texte philosophique. Le seul reproche j’ai parfois l’impression que les idées s’enchainent trop vite, enfin on sent vraiment que tu l’as écrit en trente minutes au fil de ta pensée.
Ckheyme – L’alchimiste +3
J’ai adoré, rien à dire de plus.
Clisthene – Un rire +3
Des descriptions qui parfois paraissent un peu lourdes, à part ça, c’est mon texte préféré du concours, un immense coup de cœur.
Impopulaire – Sans titre +3
Encore un très bon texte, seul petit bémol pour moi, parfois le discours surplombé trop le texte (je ne sais pas si tu vois vraiment ce que je veux dire, j’avais un peu l’impression d’être face à une copie de philo à certains moments, et ça un peu gâcher mon plaisir).
.
Résumé :
The_Neptune_Key – Coucher de soleil +2
Say – Haut Bas Gauche Droite +1
Homm – Sans titre +2
Ckheyme – L’alchimiste +3
Clisthene – Un rire +3
Impopulaire – Sans titre +3
Affirme toi
En tout cas, pas de soucis pour ma part ![]()
Le 19 février 2019 à 11:38:34 Homm a écrit :
Affirme toiEn tout cas, pas de soucis pour ma part
Je me rappelle d'un épisode de la série Malcom oú le critique finit dans de beaux draps
Je vais me lancer car je ne pourrai me mentir à moi même. Rdv au prochain post.
A-San – Le katana et la femme + 1
The_Neptune_Key – Coucher de soleil + 1
Say – Haut Bas Gauche Droite + 1
Homm – Sans titre + 1
Clisthene – Un rire + 0
Impopulaire – Sans titre + 2
Bonjour à tous. A vrai dire, je préfère décevoir par l'avoeux de mes ressentis plutôt que de me conformer aux élucubrations de mon ego. Pardonnez donc ma franchise car loin est de moi l'idée de faire de la peine ; mon but est le progrès mutuel. Mon avis est un pied de nez à mes anciens professeurs, qui voyaient en moi un petit branleur. Je suis le Mourinho de la littérature, celui que vous aimerez détester. Allons-y :
A-San – Le katana et la femme
- En positif : ton abnégation dans la durée
- En négatif : récit lourd et ennuyeux
- Bilan subjectif : respectablement ennuyeux +1
The_Neptune_Key – Coucher de soleil
- En positif : ton abnégation dans la durée
- En négatif : poème d'adolescent ; irréaliste
- Bilan subjectif : respectablement fade +1
Say – Haut Bas Gauche Droite
- En positif : ton abnégation dans la durée
- En négatif : pardonne moi, c'est du charabia
- Bilan subjectif : respectablement creux +1
Homm – Sans titre
- En positif : un texte précis. On sent ce que tu ressens.
- En négatif : un texte bien trop tranché, beaucoup trop alarmiste
- Bilan subjectif : vu, revu, qu'on reverra sous 1000 autres plumes +1
Clisthene – Un rire
- En positif : tu sembles riche de vocabulaire
- En négatif : c'est du vide rempli par du vide
- Bilan subjectif : Un style ennuyeux. Mortellement ennuyeux. J'ai lâché au milieu. Tu transformes l'or en plomb. Je connaissais le coup de coeur jusqu'ici. Tu m'as fait découvrir le coup d'effroi. +0
Impopulaire – Sans titre
- En positif : Tu donnes envie d'être lu jusqu'au bout
- En négatif : Un style un peu (trop) lourd
- Bilan subjectif : On sent que tu vis ce que tu écris. On entre dans ton récit assez facilement. Cela me plaît. +2
Bilan général :
On dit que les gens n'aiment pas lire. Je commence à comprendre pourquoi. Si mon avis est perturbant, si ma présence est dérangeante, alors refusez la. Je ne disparaitraî pas pour autant. Mon avis est subjectif mais au fond, je me dis qu'il est objectif. Que les dieux de l'écriture réveillent les âmes créatrices.
Ouverture :
La franchise annonce-t-elle l'inimitié du consterné ? Je le refuse. Un ami est quelqu'un qui dit. La noblesse s'enfante dans l'enfer. Voila mes émotions qui me tiraillent : ils vont m'abattre, je le crains. Tant pis, je me tiendrai droit devant votre fusil en priant le ciel qu'une fleur en sorte.
Pourquoi être si mélodramatique pour un (des) avis négatif(s) ? Je pense qu'ici on est tous capable d'accepter qu'on nous rentre un peu dedans !
Malheureusement, j'arrêterai pas d'écrire du charabia pour autant, mais c'est toujours intéressant pour moi de savoir que ça produit cet effet sur certains ! (cette phrase est pas du tout ironique, ni une pique à ton égard). A tout à l'heure pour mes retours à moi !
T'as fini d'en faire des caisses
Le 19 février 2019 à 12:10:27 Ckheyme a écrit :
Clisthene – Un rire
- En positif : tu sembles riche de vocabulaire
- En négatif : c'est du vide rempli par du vide
- Bilan subjectif : Un style ennuyeux. Mortellement ennuyeux. J'ai lâché au milieu. Tu transformes l'or en plomb. Je connaissais le coup de coeur jusqu'ici. Tu m'as fait découvrir le coup d'effroi. +0
Encore une âme creuse, insensible à la richesse de mon Verbe, aux déboires de ma Plume, à ma peau étalée sur le papier en offrande rachitique à ces dieux trop humains qui n'ont de cesse de m'assassiner, encore et encore, ô Dieu des Arts et du Feu éternel, Héphaïstos pathétique, réveille les âmes créatrices pour me tenir compagnie en ce vain séjour charnel !
(Blague à part, je comprends: en général, ou bien on aime beaucoup ce que j'écris, ou bien on déteste. J'aime beaucoup l'idée de susciter un coup d'effroi cependant, ce qui était peu ou prou le but du texte
).
D'ailleurs Mandoulis, tu n'as pas peur qu'un jour fasse trop juste pour les votes finaux ?
Voici mes petits votes et commentaires ! Pas d'énorme coup de coeur sur cette session, mais j'ai quand même vraiment deux gagnants, de mon côté !
A-San – Le katana et la femme + 1
Je ne sais pas si ce sont des problèmes de relecture ou non, mais il y a de nombreuses fautes, et des phrases mal dites / incorrectes, de sorte que leur sens devient difficile à comprendre. Du coup c’est assez difficile de s’accrocher au texte. A plusieurs moments je me suis demandé si c’était moi qui ne saisissait pas la métaphore ou si c’était juste la construction de la phrase qui était bancale. Je ne suis donc pas vraiment rentré dans l’histoire, dont le fond ne m’a pas vraiment passionné. J’ai trouvé que cette histoire de katana, de femme « fatale » et de confrontation de valeurs manquait un peu d’énergie.
The Neptune Key – Coucher de soleil + 1
J’ai toujours du mal avec la poésie qui rentre dans les codes, et qui force la rime. J’y trouve toujours un côté un peu coincé, forcé, et j’ai du mal à m’y laisser porter. La, en plus, j’ai l’impression que les règles sont moyennement respectées alors qu’elles essaient de l’être (nombre de pieds, etc). Pour l’histoire, une bataille assez classique. Quelques trouvailles toutefois, quelques éclats, et certaines images sont parlantes.
Homm – Sans Titre + 1
J’ai trouvé ça peu déjà vu, le côté rancœur envers le monde contemporain, tout ça. Ici, je n’y ai pas vraiment trouvé trop de valeur ajouté. En plus, je suis fondamentalement pas d’accord avec toutes les idées du texte, que je trouve trop unilatérales pour qu’elles puissent vraiment raconter quelque chose pour moi.
Ckheyme – L’alchimiste + 1
Pas sur d’avoir saisi le fond du propos, surtout sur la fin. Je passe donc probablement à côté du texte. Reste que je ne suis pas fan des images utilisées, du style « J'entends les boules s'exclamer autour d'un cochonnet » ou « j'aperçois un homme qui marche sur l'eau, ou plutôt lévite-t-il, grâce à son canot » qui font un peu poésie forcée. Je trouve que ça alourdit la narration globale, et que cela rend le personnage principal / narrateur difficile à apprécier.
Clisthene – Un rire + 3
Pour moi clairement le meilleur texte de la session : je retiendrai en particulier la scène de dégustation du sanglier avec suçage de balles. Le style, alambiqué plus que de raison, donne un vrai charme au texte, et on le sent maîtrisé. J’aurais du mal à tenir sur la longueur mais sur un peu plus de 2000 mots, c’est un plaisir.
Impopulaire – Sans titre + 2
Un texte assez chouette je trouve. Déja, le mensonge sur ce que le perso fait au Nouvel An, l’espèce de pression associée involontairement à la question, j’ai accroché direct. L’aspect dystopie, j’ai un peu moins apprécié, j’ai trouvé que le texte ne s’affirmait pas assez de ce côté là : je trouve qu’il reste écartelé entre l’envie de parler de notre monde à nous (j’ai ressenti le texte comme un espèce de conte contemporain) et celle de se situer dans un futur proche avec ces fameuses « machines à bonheur », qui sont pas si loin des dispositifs qu’on à déjà à disposition. J’aurais préféré que ce soit tout l’un ou tout l’autre, et que ça s’affirme plus du côté du réel ou de l’imaginaire. La fin m’a vraiment plu par contre, avec le sanglier, et ce tiraillement entre l’envie de choisir la facilité, de faire comme tout le monde, et celle de vivre vraiment.
Plus égoïstement, j’apprécie toujours, dans les concours du forum, trouver des résonances entre les textes. Ici, j’en ai trouvé pas mal avec mon texte (avec ce que j’ai tenté de m’y mettre) et j’ai trouvé ça cool.
Résumé de mes votes :
A-San – Le katana et la femme + 1
The Neptune Key – Coucher de soleil + 1
Homm – Sans Titre + 1
Ckheyme – L’alchimiste + 1
Clisthene – Un rire + 3
Impopulaire – Sans titre + 2
Le 19 février 2019 à 17:42:02 A-San a écrit :
D'ailleurs Mandoulis, tu n'as pas peur qu'un jour fasse trop juste pour les votes finaux ?
Où ça t'as lu un seul jour? Y'en aura deux, comme pour ces votes-ci ![]()
Bon, je me lance dans vos textes! ![]()
Le 19 février 2019 à 19:40:22 Mandoulis a écrit :
Le 19 février 2019 à 17:42:02 A-San a écrit :
D'ailleurs Mandoulis, tu n'as pas peur qu'un jour fasse trop juste pour les votes finaux ?Où ça t'as lu un seul jour? Y'en aura deux, comme pour ces votes-ci
Bon, je me lance dans vos textes!
Ah ok my bad ![]()
Le 19 février 2019 à 19:14:56 -Say- a écrit :
Voici mes petits votes et commentaires ! Pas d'énorme coup de coeur sur cette session, mais j'ai quand même vraiment deux gagnants, de mon côté !A-San – Le katana et la femme + 1
Je ne sais pas si ce sont des problèmes de relecture ou non, mais il y a de nombreuses fautes, et des phrases mal dites / incorrectes, de sorte que leur sens devient difficile à comprendre. Du coup c’est assez difficile de s’accrocher au texte. A plusieurs moments je me suis demandé si c’était moi qui ne saisissait pas la métaphore ou si c’était juste la construction de la phrase qui était bancale. Je ne suis donc pas vraiment rentré dans l’histoire, dont le fond ne m’a pas vraiment passionné. J’ai trouvé que cette histoire de katana, de femme « fatale » et de confrontation de valeurs manquait un peu d’énergie.
Pas de problème, à vrai dire j'ai hésité à faire une auto-critique de mon texte au moment de distribuer les points, je pense que j'aurais été bien plus violent que la plupart d'entre vous, du coup petite explication sur ce que je pense que tu désignes comme métaphore.
Dans le texte le personnage principal prend sous son aile une fille dépressif. Il la qualifie de coquille vide. En lui enseignant son savoir (et à sa façon), il va la remplir au sens figurée cette coquille au point de se créer un double spirituel, et la remplir aussi au sens propre du terme. Seul petit hic, le transfert du savoir à fais qu'elle est devenue meilleur que lui. Quand il dit qu'il a gagné ça va dans deux sens, son adversaire est une sorte de copie de son lui (ce qui se trouve dans le désert sombre de son esprit), puis il réussi sa vie en accomplissant la même tache que son maitre sur lui, aussi contrairement à son maitre, il a la mort qu'il a voulut, il a vécu par le sabre et est mort par le sabre (d'ailleurs aucun nom n'est cité, juste leur fonction, leur nature de "combattant" pour les déshumaniser, pour lui il n'est pas question d'humain). En gros il a eu tout ce qu'il voulait.
C'est un choix d'avoir voulu rendre le texte un peu plus mou, car je fais beaucoup de texte qui bouge d'habitude, j'aime bien ne pas rester dans mes acquis et tenter de nouvelle chose, cela ne veut pas dire que c'est réussi. Surtout pour un texte écrit en a peine deux heures (dont les 3/4 dans un MacDo), je pense que ça m'aurais bien embêté qu'il soit le meilleur de cette édition.
A-San – Le katana et la femme
J’ai été déçu dès le titre, je m’attendais à ce que tu sortes de ta zone de confort, raté. Peut-être la prochaine fois !
(Edit: ah je lis juste au dessus que tu es sorti de tes acquis. Pourtant le Japon et les Jean-Sasuke trop d4rk, c'est ton rayon non?
)
Y’a encore quelques coquilles, mais ça se lit bien et vite, le style est agréable.
L’histoire en elle-même est bien menée, ça se suit sans problème. Mais l’ensemble est un peu « plat ». Je ne sais pas trop comment dire ça, mais l’histoire se déroule au même rythme, sans à-coups, sans vagues. C’est linéaire. Le passage de l’entrainement de la fille et celui de leur échange charnel aurait pu être plus mis en avant, ce sont des moments clés dans leur relation, met-y donc un peu de peps !
J’ai pas compris pourquoi et comment il meurt à la fin
Edit: tu l'as expliqué après-coup merci.
The_Neptune_Key – Coucher de soleil
Je ne suis pas certain que le poème était la meilleure façon de raconter ton histoire.
Le poème en lui-même a parfois des problèmes de rythmes, des phrases coupées au mauvais moment, des rimes qui m’ont l’air « coupées » par endroits.
Difficile de suivre ton histoire, j’ai pas tout saisi, la contrainte des rimes te forçant parfois à tournicoter comme tu peux, pour raconter ce que tu veux. Et ça passe de première personne à troisième sans arrêt, j’ai pas bien compris pourquoi.
Au final, j’ai eu l’impression d’une histoire que tu as voulu mettre en rimes, et pas de rimes qui racontent une histoire.
Say – Haut Bas Gauche Droite
Ah oui c’est très bon ! Toujours énigmatique, voir absurde comme tu as l’habitude de le faire, mais là ça reste accessible, tu n’as pas été trop loin. ![]()
Ça se lit très bien, c’est rythmé, rien à signaler de ce côté-là. Il y a sans doute un sens caché derrière ce texte, je ne l’ai pas saisi mais je m’en fiche, ça reste une petite histoire du charabia (:noel: ) pleine de mystère bien sympa !
Homm – Sans titre
Philosophie du soir bonsoir.
Bon, c’est un sujet intéressant, mais le texte en lui-même ne rend pas très bien. J’ai l’impression de m’être pris un mur dans la gueule VLAAAANNN prend ça dans les dents !
C’est compact, trop intense, trop de choses auxquelles réfléchir, auxquelles penser, et les phrases à rallonges n’aident pas à structurer sa pensée. On sent que tu t’es bien défoulé. ![]()
Et je plussoie entièrement tout ce que tu dis !
Ckheyme – L’alchimiste
J’ai lu deux fois, mais je n’ai toujours pas compris qui est le narrateur. C’est un homme ? Un sanglier ? Un ange ? Je suis dans le flou complet.
Je n’ai pas vraiment saisi où tu nous emmenais, le but du texte, si c’était un texte à chute ou bien si j’étais sensé réfléchir. C’est vraiment très opaque. Le vocabulaire, certes très travaillé et mélodieux, n’aide pas non plus à la compréhension. (Et tu oses dire que le style d'Impopulaire est lourd ou celui de Clisthene ennuyeux
)
Donc c’est joli mais j’ai rien compris. ![]()
Clisthene – Un rire
Tu avais moyen d’être dans la limite de mots hein.
Tu as quand même réussi l’exploit de nous faire un mélange d’Elfi (des mots tarabiscotés sortis de nulle part
) et de Tolkien (des descriptions interminables). Je me suis même demandé à un moment donné si j’allais aller jusqu’au bout, parce que c’était vraiment long. Alors oui, l’écriture, c’est jouer avec les mots, les faire vivre, les faire danser, mais y’a une limite. Y’a un lecteur en face, il s’agirait de ne pas le faire mourir d’ennui. Le seul but de ton texte, c’est sa musicalité, tes jeux avec les mots, l’histoire en elle-même n’a rien de fascinant, et passe au second plan. Mais fait plus léger la prochaine fois, parce que là, c’était vraiment très lourd.
ça reste agréable, mais à petites doses seulement!
Impopulaire – Sans titre
Excellent ! En lisant le début, je ne m’y attendais pas du tout, vu qu’on partait dans la direction délire 18-25, mais tu m’as très agréablement surpris. Tu as su très bien retranscrire ce réveillon en forêt, tout en y ajoutant une touche de SF (si j’ose l’appeler comme ça) pour nous faire réfléchir sur la question du bonheur. Tout est bien mené, tout est à sa place, bravo !
Pour pinailler
, cette phrase-là est trop longue je m'engouffre entre les arbres d'une forêt écorchée dont les frondaisons décharnées échoppent les faisceaux d'un Soleil qui s'échine à se coucher.
Mes votes
A-San – Le katana et la femme +2
The_Neptune_Key – Coucher de soleil +1
Say – Haut Bas Gauche Droite +3
Homm – Sans titre +1
Ckheyme – L’alchimiste +1
Clisthene – Un rire +2
Impopulaire – Sans titre +3