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Concours d'écriture inter-forums - Sept petits termes

News jeu

Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop

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Mandoulis
Mandoulis
Niveau 27
17 février 2019 à 19:47:33

Ah bah t'as encore 24h oui, c'est jusqu'à demain, 20h. :p)

0 participants pour le forum Écriture pour l'instant https://image.noelshack.com/fichiers/2017/02/1483996277-154457.jpg

clisthene
clisthene
Niveau 9
17 février 2019 à 19:59:16

Le 17 février 2019 à 19:40:53 Ckheyme a écrit :

Le 15 février 2019 à 16:11:51 clisthene a écrit :

Le 15 février 2019 à 13:40:06 Ckheyme a écrit :
Tu peux compter sur moi ce week-end.
Il y a plus de chances de finir au top depuis un autre forum mais une bonne place sur celui-ci a davantage de valeur.

Avis :
Je compte gagner.

Après ce genre de déclaration, on va tous attendre ton texte au tournant, hâte de voir ce que ça nous réserve :content:

Merci Mandou pour le concours, j'ai pas trop d'idées, mais je vais essayer de faire un truc quand même. Ce sera sans doute un peu naze, mais comme disent les célestins, l'important c'est de participer https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png

Sans mentir, j'ai besoin de ces livres. :hap:
Je vais participer pour persuader les coeurs de voter pour mon texte... :hap:
D'ailleurs, ce dernier n'est pas tout à fait prêt et j'invoque votre indulgence car 24 heures de plus me seront nécessaires. Mon récit sera très certainement publié au dernier moment.
A l'instar de Musashi (Miyamoto pour les connaisseurs), ma technique est de passer pour un boulet pour renvoyer la pression sur mes concu... confrères.
Je réitère ma volonté de gagner. Je mise mon avenir ici. À demain. :)

De toutes façons, même si mon texte est accepté en concours, je demande à ne pas remporter quoique ce soit, des livres, j'en ai déjà bien assez pour ne pas en vouloir plus :hap:
(et si je suis hors-concours parce que trop long, et bien le problème est réglé :content: )

Mandoulis
Mandoulis
Niveau 27
17 février 2019 à 20:04:45

Le 17 février 2019 à 19:59:16 clisthene a écrit :

Le 17 février 2019 à 19:40:53 Ckheyme a écrit :

Le 15 février 2019 à 16:11:51 clisthene a écrit :

Le 15 février 2019 à 13:40:06 Ckheyme a écrit :
Tu peux compter sur moi ce week-end.
Il y a plus de chances de finir au top depuis un autre forum mais une bonne place sur celui-ci a davantage de valeur.

Avis :
Je compte gagner.

Après ce genre de déclaration, on va tous attendre ton texte au tournant, hâte de voir ce que ça nous réserve :content:

Merci Mandou pour le concours, j'ai pas trop d'idées, mais je vais essayer de faire un truc quand même. Ce sera sans doute un peu naze, mais comme disent les célestins, l'important c'est de participer https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png

Sans mentir, j'ai besoin de ces livres. :hap:
Je vais participer pour persuader les coeurs de voter pour mon texte... :hap:
D'ailleurs, ce dernier n'est pas tout à fait prêt et j'invoque votre indulgence car 24 heures de plus me seront nécessaires. Mon récit sera très certainement publié au dernier moment.
A l'instar de Musashi (Miyamoto pour les connaisseurs), ma technique est de passer pour un boulet pour renvoyer la pression sur mes concu... confrères.
Je réitère ma volonté de gagner. Je mise mon avenir ici. À demain. :)

De toutes façons, même si mon texte est accepté en concours, je demande à ne pas remporter quoique ce soit, des livres, j'en ai déjà bien assez pour ne pas en vouloir plus :hap:
(et si je suis hors-concours parce que trop long, et bien le problème est réglé :content: )

C'est bon à savoir, si tu gagnes, ça me fera faire des économies... [[sticker:p/1kkl]]

clisthene
clisthene
Niveau 9
17 février 2019 à 20:12:26

Le 17 février 2019 à 20:04:45 Mandoulis a écrit :

Le 17 février 2019 à 19:59:16 clisthene a écrit :

Le 17 février 2019 à 19:40:53 Ckheyme a écrit :

Le 15 février 2019 à 16:11:51 clisthene a écrit :

Le 15 février 2019 à 13:40:06 Ckheyme a écrit :
Tu peux compter sur moi ce week-end.
Il y a plus de chances de finir au top depuis un autre forum mais une bonne place sur celui-ci a davantage de valeur.

Avis :
Je compte gagner.

Après ce genre de déclaration, on va tous attendre ton texte au tournant, hâte de voir ce que ça nous réserve :content:

Merci Mandou pour le concours, j'ai pas trop d'idées, mais je vais essayer de faire un truc quand même. Ce sera sans doute un peu naze, mais comme disent les célestins, l'important c'est de participer https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png

Sans mentir, j'ai besoin de ces livres. :hap:
Je vais participer pour persuader les coeurs de voter pour mon texte... :hap:
D'ailleurs, ce dernier n'est pas tout à fait prêt et j'invoque votre indulgence car 24 heures de plus me seront nécessaires. Mon récit sera très certainement publié au dernier moment.
A l'instar de Musashi (Miyamoto pour les connaisseurs), ma technique est de passer pour un boulet pour renvoyer la pression sur mes concu... confrères.
Je réitère ma volonté de gagner. Je mise mon avenir ici. À demain. :)

De toutes façons, même si mon texte est accepté en concours, je demande à ne pas remporter quoique ce soit, des livres, j'en ai déjà bien assez pour ne pas en vouloir plus :hap:
(et si je suis hors-concours parce que trop long, et bien le problème est réglé :content: )

C'est bon à savoir, si tu gagnes, ça me fera faire des économies... [[sticker:p/1kkl]]

Je donne mon lot aux kheys dans la dèche sinon https://image.noelshack.com/fichiers/2017/17/1493126256-macronchance.png

Patch42010
Patch42010
Niveau 6
17 février 2019 à 20:22:30

Salut chez vous,
Je suis eject du 25-35, donc poste le mien chez vous :cool:
By Zamair: pas new, mais remit au dégoût de l'actu'

Marre des blabla/ de ces tarba'!! à la tête du gouvernement
qui ouvertement.. nous gouvernes en nous mentant
Volant, tout en voulant/ qu'leur côte monte vite!! comme leurs compte en BANK
Ils se trouvent brillant.. des bijoux aux costards, bien à l'abris de leurs espaces
entouré de billets verts.. et se disent connaître nos univers..faire?!!!
quelques chose pour ceux qui vivent des de-mer............
moi j'vois pleins de gens sur les nerfs!!!
S'démerder et souvent craquer, débordés par leurs galères..
Et si les salaires seraient relatif à la dureté des taf'
On verraient surement moins de Mille-fa
Qu'ont dû mal à bien bouffer à chaque fin d'mois
quand d'autres claquent un SMIC, au restau' en gaspillant leur repas !!!!!
.....AHOU....AHOU !!!!!!!!!
Et pour changer les mentalités faut'il tous les séquestrer (non!!)
ou orchestrer des vrais débats pour être écoutés (oui!!)
les mierdias ne font que dégoûter.. ne montre que loupées!!
Calculent la délinquance qu'en pourcentages
Perso depuis mon jeune âge/ j'ai la rage!!
je vis la marge.l'orage^^ la peine/ en me sentent piégé..
leurs putains d'lois nous gènes/ même du mal à les piger!!
LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE
pour certains ça doit exister qu'à la maternité............
quand d'autre s'cassent la santé pour n'pas être en précarité !!!!!!

Validé ou pas?

A-San
A-San
Niveau 10
17 février 2019 à 20:43:55

Le katana et la femme
.

Je marchais seul dans ce désert d’obscurité, un endroit uniquement visible par moi, dans ma tête. Un lieu sans vie, sans dérangement, sans odeur, juste moi avec mes convictions, mes pensées, mon âme et ma vie. Une seule personne connaissait cette métaphore, mon professeur de sabre sans comprendre. Ses éléments résidaient juste dans ma katana, à l’intérieur du fer de la lame. Attaché à la ceinture de mon hakama et endormi dans son fourreau, il ne me quittait jamais, cette arme appartenait à ma chair.

Telle la chambre d’un adolescent, les reproches de mon professeur plurent des nuages gris inscrits dans son esprit à cause de la vieillesse, dans le dojo. Notre vision du monde se superposait dans la théorie, mais dans les principes, ce vieillard était faible. Son honneur partit dans les verres d’apéro. Ses mains n’arrivaient plus à tenir un sabre, juste un bâton de compétitions. Imposteur, se battre avec un morceau de bois, ce n’était pas l’art du sabre.

Les autres élèves m’évitaient. Ils combattaient comme des chiens affamés par la gloire, incapable de comprendre. Pour preuve, seul moi possédais le droit de pratiquer à lame sortie. Eux, ils ne voulaient pas s’entrainer ou pratiquer, juste vaincre pour satisfaire leurs égos.

La course au sommet me répugnait, les manuels ne nous apprenaient pas à gagner une compétition. Tuer, voilà le savoir impossible à leur transmettre, les encres des mots se brouillaient dans ses esprits indignes, et les paroles du professeur volaient d’une oreille à l’autre, sans prendre un temps d’arrêt.

Moi, au lieu de me battre au milieu d’une foule observé par un jury, je restais face à mon adversaire avec pour seuls témoins les dieux de la nature. Cette sensation de savoir qu’un seul d’entre nous s’en sortira, le légendaire stresse précédant le combat m’excitait.

Les combats duraient quelques secondes, rythmés par nos gestes. Le silence, la nature continuant de vivre autour des duellistes immobiles, analysant les traits de l’adversaire, ce drame de prendre une vie m’obsédait. Je ne vivais que pour cela, reconnaitre cette sensation au prochain tournant, ma vie avançait dans cette unique direction. Le sang de 103 combattants avait sali ma lame, aujourd’hui comme chaque jour, je répétais les gestes de combat en attente du prochain.

Un beau soir, alors que le maitre enseignait à ses moutons, une jeune fille se présenta à notre sanctuaire. De mon âge, une peau magnifique, une longue chevelure châtain, des joues timides décoraient son visage. Les femmes, toute une autre histoire. Ma nature m’épargnait le contact régulier avec cette espèce. Un garçon de mon genre s’entrainait chaque heure, chaque minute et chaque seconde. De la transpiration dégoulinait en permanence de mon front, pas très attirant.

Ma seule compagne, mes doigts entouraient sa poignée. La lame quitta son fourreau pour asséner un coup à l’horizontale, à travers l’air. Les attaques s’enchainèrent avec des coups verticaux, toutes mes forces agissaient sur la puissance et la fluidité du mouvement.

Le professeur s’extirpa de sa blague pour aller parler à cette étrangère. Mon regard remarqua un petit détail, son corps flottait dans sa chemise blanche, elle était aussi maigre que ma lame. Épuisé, je m’accordai une courte pause pour me rafraichir. Ma parole remercia les dieux de m’accorder cette divine eau. Le liquide racla les parois de ma gorge sèche pour les asperger. Les autres se battaient avec des bâtons sous des lourdes tenues de protection, l'objectif, toucher le sommet de la tête, quelle idée stupide, l’armure les protégeait, sans prendre de coup, on ne pouvait pas apprendre.

Mon maitre parla avec cette jeune fille, sa présence commençait à m’énerver, son physique me dégoutait. La faiblesse se lisait sur chaque trait de son corps, ses pieds semblaient prêts à s’écrouler d’un instant à l’autre. Une vraie feuille d’arbre en automne à moitié décomposé cette fille, un coup de vent suffirait à l’envoyer valser dans les airs.

La fin du cours sonna, un mouvement de foule se créa à la sortie, auquel ma présence ne participa pas, je restais pour entretenir mon sabre. De l’huile de baleine dégoulina le long du métal, pour la faire briller. Une feuille de papier de riz finit d’abattre la texture sur le tranchant, mes doigts la caressèrent. Emportés par mon amour envers elle, des mots doux sortirent de ma bouche.

—Tu es très tranchante aujourd’hui…

Sauf que, cette aujourd’hui ci, tout changea, je n’étais plus seul dans mon petit désert noir. Le professeur se tenait devant moi avec cette chose, mes petites remarques atterrirent dans son oreille de sourd, plus rien ne l’étonnait avec moi, mais la feuille paraissait embarrassée. Il prit un ton très autoritaire avec moi pour m’inviter à discuter à l’écart, la laissant planter comme un piquet en plein milieu du dojo. Le peu de fois où le matériel se disposait de la sorte, était pour mes tests de coupe sur du bambou, remarque entre elle et le bambou, je n’apercevais pas de grande différence.

Sa voix se relâchait, le vieil homme me transmit une requête. Actuellement, le club fonctionnait à pleine capacité en question du nombre. Cette fille, dont le nom me passa par-dessus la tête, voulait nous rejoindre. Le professeur âgé par le temps ne se sentait plus capable de gérer une nouvelle élève. Le dernier venu datait de cinq ans, enfin, entre temps d’autres tentèrent l’aventure, mais abandonnaient au bout d’un mois, car la réalité ne correspondait pas à leur manga. Il continua par une série d’éloges effleurant à peine mon intérêt, des beaux mots justes pour cacher une demande, lourde de conséquences.

Par pur intérêt, je refusai, en plus d’être faible, il m’informa que cette fille était dépressive. Si je lui enseignais mon savoir, elle retrouvera peut-être gout à la vie dans son raisonnement. Manque de chance, je ne voulais pas de cette coquille vide.

Le lendemain, elle se présenta à moi dans un hakama l’amaigrissant encore plus. Le vieillard s’amusa de la situation, à la limite, il la poussait dans mes bras. Par dépits, j’acceptai la proposition. Au moment de saisir un bâton d’entrainement, mon poigné réagit bizarrement. Il m’échappa des mains deux ou trois fois à cause de sa légèreté, le maitre sauta vers moi comme un lutin se préparant à une farce. Le reste des élèves arrivaient à peine dans le dojo pour le cours, ses yeux anciens n’eurent pas le temps de m’observer pour juger de la qualité de l’apprentissage. Les doigts en place sous la garde, je produis des mouvements de base, simple, mais vital. Ma méthode d’enseignement se résumait à deux choses : pas de protection, et si l'élève n'atteignait pas la perfection, il se prenait un coup.

La débutante s’appliquait pour reproduire mes gestes. Ses supplices ne réussirent pas à stopper mon bâton. Elle tombait par terre souvent à cause de ma violence, cependant à ma grande surprise se relevait toujours comme le soleil à l’aurore. Seul problème, je voulais la voir partir.

Exceptionnellement, le maitre me laissa les clés du dojo pour finir l’entrainement avec elle. Au milieu des murs de béton, ensemble, à deux, je ne me retenais plus. Son corps tomba une énième fois sur les tapis, incapable de se relever. J’ordonnai une fois, mais pas deux, le bâton s’abattit sur elle, mélanger à des coups de pied. Son sang froid l’abandonna la pire erreur de sa vie, ses pleurs de supplice me dégoutèrent d’elle.
Le lendemain, je croyais que ma vie retournerait à la normale, elle était encore là, en avance, le visage marqué de bleu et de blessure.

Chaque jour, mon enseignement allait plus loin. Lors d’un entrainement en condition réelle, nous nous privions de manger, boire et dormir pendant deux jours. Son corps supporta le choc, au-delà de mes espérances. En un mois, les coups devinrent moindres, son implication dépassait mes attentes. Je croyais être dans un rêve, à défaut de marcher seul je marchais avec quelqu’un.

Un jour malheureusement il faut se réveiller. Le maitre mourut. Il aurait tenté de manipuler son sabre avec des litres d’alcool dans le sang, dans un faux mouvement la pointe avait transpercé son cou. À ce moment précis, une chose changea en elle, une sorte de révélation se produit dans son regard. Ses bras passèrent autour de ma taille pour me demander de rester avec elle et de continuer à pratiquer ensemble. Sans vraiment comprendre pourquoi, j’acceptai. Dans sa gentillesse pour me remercier, elle m’invita chez elle.
Mon sabre et moi, nous nous présentions au chevet de sa porte. Le reste alla s’y vite, je ne pouvais pas m’expliquer pourquoi d’une main je tenais mon sabre et de l’autre l’épaule de son corps nu à faire des vas et viens avec mon bassin à la pénétrer. L’huile de baleine embauma sa peau, des mots doux à son éloge sortirent de ma bouche.

Au réveil, le soleil rayonnait sur ma lame et sa beauté. Doucement, je l’invitai à revenir à moi pour en finir.
Nous partîmes dans une petite forêt. Au pied d’un arbre, reposait pour l’éternité le cadavre d’un sanglier à moitié dévoré encore frais.

Tester le tranchant dans l’ancien temps s’apparentait à une tache passionnante, l’essai se réalisait sur des hommes encore vivants. Le temps n’était plus à la tradition, donc le cadavre de l’animal allait faire l’affaire.
Ses mains saisirent délicatement l’arme offerte, ma première lame. Tout mon savoir se refléta dans le mouvement, les os furent tranchés en deux avec la chaire.

Une fois son efficacité prouvée, nous nous fîmes face. Mon cœur devint chaud, aucun regret n’apparut sur nos visages. Un coup de vent fit envoler des feuilles, au loin un loup chassa un lapin, des écureuils couraient sur des branches pour échapper aux prédateurs. Ma main se posa sur la poignée, mais une pression m’interrompit. Mon souffle se coupa. Au niveau de mon ventre, ma peau se refroidit, aussi froide que la neige d’hiver. Du sang coula sur le sol, mon sang. Je tombai à la reverse. Un amas de feuilles mortes se souleva autour de moi. Ma respiration ralentit, mes forces me quittaient. Dans le plus grand calme, elle s’agenouilla à mes côtés, pour coller ses lèvres aux miennes dans un baiser langoureux, le fin fond de ses poumons aspira mon souffle. Nos regards plongèrent une dernière fois l’un dans l’autre, quelque chose avait changé, ce n’était plus son regard, mais le mien.

Les dernières paroles restaient une chose complexe. Que diriez-vous à l’unique femme de votre vie ? Mon cœur choisit, mon dernier souffle arriva, je réunis mes forces.

—J’ai gagné…

FIN

Mandoulis
Mandoulis
Niveau 27
17 février 2019 à 20:45:04

[20:22:30] <Patch42010>
Salut chez vous,
Je suis eject du 25-35, donc poste le mien chez vous :cool:
By Zamair: pas new, mais remit au dégoût de l'actu'

Marre des blabla/ de ces tarba'!! à la tête du gouvernement
qui ouvertement.. nous gouvernes en nous mentant
Volant, tout en voulant/ qu'leur côte monte vite!! comme leurs compte en BANK
Ils se trouvent brillant.. des bijoux aux costards, bien à l'abris de leurs espaces
entouré de billets verts.. et se disent connaître nos univers..faire?!!!
quelques chose pour ceux qui vivent des de-mer............
moi j'vois pleins de gens sur les nerfs!!!
S'démerder et souvent craquer, débordés par leurs galères..
Et si les salaires seraient relatif à la dureté des taf'
On verraient surement moins de Mille-fa
Qu'ont dû mal à bien bouffer à chaque fin d'mois
quand d'autres claquent un SMIC, au restau' en gaspillant leur repas !!!!!
.....AHOU....AHOU !!!!!!!!!
Et pour changer les mentalités faut'il tous les séquestrer (non!!)
ou orchestrer des vrais débats pour être écoutés (oui!!)
les mierdias ne font que dégoûter.. ne montre que loupées!!
Calculent la délinquance qu'en pourcentages
Perso depuis mon jeune âge/ j'ai la rage!!
je vis la marge.l'orage^^ la peine/ en me sentent piégé..
leurs putains d'lois nous gènes/ même du mal à les piger!!
LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE
pour certains ça doit exister qu'à la maternité............
quand d'autre s'cassent la santé pour n'pas être en précarité !!!!!!

Validé ou pas?

HS désolé.

A-San
A-San
Niveau 10
17 février 2019 à 20:45:45

1749 mots au total

Patch42010
Patch42010
Niveau 6
17 février 2019 à 22:32:30

ok no soucis :cool:

vdd tout lu!!.. c'est un bon chapitre :ok:

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
17 février 2019 à 22:44:30

J'essaye d'écrire demain.

RevoltinQuater
RevoltinQuater
Niveau 7
17 février 2019 à 23:20:21

propre a-san, tu progresses énormément :oui:

RevoltinQuater
RevoltinQuater
Niveau 7
17 février 2019 à 23:21:30

Wahou, y a du niveau sur le 25-35 :rire:

The_Neptune_Key
The_Neptune_Key
Niveau 2
17 février 2019 à 23:41:38

Bonjour à tous, voici ma maigre contribution au concours :ange:

Je l'ai nommé : Coucher de soleil.

Sous ce lourd soleil, élevé comme un clocher,
Rouge comme la face d’un dieu qu’on aurait trop fâché,
De rares et secs épis bataillaient sans répit.
Toute la plaine ressemblait à un crime qu’on épie,

Emmurée par un oeil géant de roches obscures
Dont les sommets peinaient le ciel d’odieuses piqûres ;
Dont l’arête caressée par un vent au râle fier
Laissait voler dans l’air des volutes de poussière.

Les nuages s’unissaient en amas globuleux
Et tournicotaient en un maelström houleux
Troué en son coeur par un long rayon de sang.
Cette simple scène était un spectacle harassant.

Juste au-dessus de mes bottes au cuir défraîchi,
Les jambes pendant à la falaise, genoux fléchis,
Je laissait mon regard se perdre loin devant
Jusqu’à l’autre bout où il heurtait le néant.

« Nous ne pouvions pas espérer une meilleure vue ! »
De telles paroles ne relevaient pas d’une bévue ;
Woinic paraissait heureux. Les lèvres serrées,
Seules ses deux larges canines pouvaient s’aérer.

D’impressionnant il n’avait pas que le visage
(Celui d’un sanglier qui a chopé la rage…)
Des pattes à la tête, pareil à un titan,
Un regard de braise à faire même frémir Satan,

Entièrement couvert d’une invincible fourrure,
Seul son torse nu trahissait son immonde parure.
Il avait l’allure de ces statues qui repoussent
Dont on espère à leurs pieds qu’elles ne bougent d’un pouce.

Je contemplais encore ce décor infernal.
Cette ambiance pesante qui n’avait rien de banal
Réveillait chez Woinic ses instincts agressifs
Et me rappelait pourquoi j’étais dépressif.

Notre monde n’avait pas toujours été désert,
La vie pas toujours condamnée à la misère.
Ce fut même à une époque un vrai paradis ;
Jamais ce qu’il a vécu n’eut pu être prédit.

Loin de nous désormais les ballades en forêt,
Les bains de verdure chauffée de lumière dorée ;
Loin de nous notre village aux coutumes légères
Qui, lors d’une nuit tragique, fut réduit par le fer.

Nous n’avions plus d’affaire, tout juste mon pantalon,
La masse de mon compagnon et mon noble fauchon.
Nous nourrissant du sable que nous buvions dans l’air,
Nous nous sommes hâtés à dépasser l’adversaire

Et l’attendons depuis lors sans un cil bouger
Sur ce cratère étrange qui est sur son trajet.
Je sentais monter la passion de la vengeance ;
L’amour, la haine, et leur paradoxale engeance.

« Cent deux, cent trois, cent quatre, cent cinq, cent six, cent sept… »
A l’opposé de nous, alignés sur l’arête,
Un à un, côte à côte, s’enchaînaient casques et têtes,
Dentelaient la roche, son arc de cercle et son faîte.

L’ennemi était là, comme nous étions à lui.
Woinic s’écria : « C’est tout juste ce qu’il me faut ! »
Sa hargne se lisait comme dans un oeil qui luit ;
Il découvrait ses dents acérées comme des faux.

On sentait quelque part, loin derrière son sourire,
Dans les obscurs tréfonds de son âme abyssale
Le drame de son impatience. Tuer et mourir.
Il en bavait ; empoigna sa masse d’une main sale.

L’armée adverse s’organisait en cinq pétales
Qui se rejoignaient vers le coeur de la grande fosse.
« Tu me laisses l’apéro ? » Ce fut son voeu final.
Déjà il dégringolait en gourmand molosse.

Je décidais de rester là-haut l’admirer
Faire voler en éclats les armures cliquetantes,
Combattre vaillamment sans pour autant rien mirer,
Désossant nuques, s’amusant de colonnes croquantes.

Bientôt toute la guerre se déversait sur sa rage
À quoi il répondait par des fontaines grenat.
Son ultime grâce était de prendre sur son passage
Toutes les vies possibles dans un éclat de rire gras.

Tout entier enseveli sous des tonnes de chair,
Woinic, emmitouflé dans un gantelet mort,
Poussait ses derniers soupirs parfumés au fer
Par ce qui sortait du tas, ses naseaux de porc.

En uniques rescapés de ce sublime carnage,
L’autre chef et sa garde proche longeaient l’arène
Sans savoir que cette voie libre était un mirage,
Qu’il n’y avait pas de fuite ou de combat pérenne.

Mon heureux ami avait goûté au plaisir
De s’offrir à mort à son art : l’apothéose.
Cependant, fort d’une surprenante réserve de pire,
Il cachait qu’il pouvait faire que le sol explose

Et d’un coup de masse il fit que la roche se casse.
La garde disparut sous terre dans un lourd fracas ;
Ne restait que le chef, qui se montrait coriace,
Mais qui, à ma hauteur, fatigué, suffoqua.

Avide d’embrasser notre tragique destinée,
Je me rapprochai de lui, imitant son souffle,
J’attendis que l’ombre, grandissant, ma joie camoufle,
Et lui tranchai la tête d’un geste raffiné.

Voilà j'espère que c'est valide !

-Say-
-Say-
Niveau 10
18 février 2019 à 13:23:47

HAUT BAS GAUCHE DROITE

Jouer aux cartes sur le sable c’est trop chiant avec le vent et le sol pas régulier, mais on joue quand même parce que sinon on s’ennuie. Apprendre à prendre du plaisir à jouer aux cartes c’est un peu le but de notre pèlerinage, ça fait partie de l’ensemble en tout cas. Antoine bat les cartes pendant que je balance des cailloux.

On était lassés de passer notre vie sur les jeux vidéos alors que ça faisait plusieurs mois qu’on avait fini notre Master, et qu’on avait même un boulot depuis peu. On avait alors décidé d’organiser ensemble un pèlerinage, une cure de re-connexion avec le réel le temps d’une semaine de vacances. Ça faisait plusieurs semaines qu’on en parlait. On avait pensé à partir dans un pays lointain, au fin fond du désert, pour se mettre à l’épreuve. Au final c’était compliqué à organiser et on aurait fini par ne jamais le faire, alors à défaut de désert, on est partis sur une plage triste de l’ouest de la France, chez les grands-parents d’Antoine. En hiver, il n’y a personne là bas. La règle, c’est pas de portable, pas d’ordi, pas de consoles. Sans se concerter, on a tous les deux ramené un paquet de cinquante-deux cartes, acheté pour l’occasion, sans doute parce que c’est ce qui ressemble le plus à un jeu d’adulte.

On a mélangé nos deux jeux pour faire des parties de bataille plus longues et prendre plus de plaisir. Antoine finit de battre le paquet colossal et commence à distribuer. Au moment de me donner la dernière, il m’informe qu’il en manque une, visiblement. On entreprend de compter toutes les cartes, c’est long mais pas tant que ça au final, quand on a rien à faire sur une plage triste.

- T’en as combien ?

- Cent trois.

- Merde pareil. Il en manque une. Peut être qu’elle s’est envolée à un moment.

C’est génial parce que ça nous donne une excuse pour arrêter de jouer. On reprend notre marche en bas de la digue, en continuant de longer la mer glauque. Pas facile de trouver de quoi parler, vu qu’on essaie d’éviter tout sujet qui pourrait renvoyer à nos centres d’intérêt immatures. On parle de nos boulots tous frais, des études qu’on finies il y a pas si longtemps, des séances de cinés qu’on se fera à Paris en rentrant ; on essaie, le plus possible. Et je ne sais pas si c’est le froid, mon ciré pas confortable, ou l’odeur de la mer, mais en cinq minutes je suis essoufflé. Les nuages l’annonçaient : la pluie commence à tomber. Je plie mes jambes et je pose les paumes de mes mains dans le sable. C’est bizarre, on ne dirait pas du sable, je ne le sens pas s’infiltrer entre mes doigts :

« Antoine... »

Il met sa capuche et me réponds :

- Ouais ?

- On va pas y arriver. On se fait trop chier ça sert à rien.

- Ça fait que trois jours, c’est normal que ce soit dur.

Je regarde le ciel gris naze :

- En octobre quand je jouais à Zelda, à un moment je suis arrivé sur une plage et il pleuvait. Et je me souviens avoir été profondément triste en m’y promenant, comme si je me baladait dans l’humeur du monde. J’aurais tellement aimé qu’il fasse beau. Je sentais qu’il se passait un truc entre le monde et moi. Alors pourquoi dans la réalité ça me fait rien du tout ?

- Je sais pas quoi te répondre.

- Je sais pas. Des fois je me dis que c’est insolvable. Est ce que c’est vraiment nécessaire de changer ?

- Oui. J’en peux plus, quand j’arrive au boulot le lundi, que tout le monde raconte son week-end, de pas assumer, de mentir. « Et toi Antoine, t’as fait quoi ce week-end ? Heu j’ai passé deux jours à jouer à Xenoblade pourquoi ? » C’est mort, je veux plus de ça.

- Ça m’est arrivé aussi.

On retombe dans le silence. Je me demande si ce pèlerinage était une bonne idée. Rien ne va changer, on finira peut-être dépressifs à la limite. Je lance une blague pour détendre l’atmosphère.

- Sinon on pourrait aller « boire un coup » ?

- Boire un coup.

- « On s’amuse, on se détend, on chill. On est pas pressés quoi ! »

- La tristesse de boire un coup.

- Le temps perdu à boire des coups.

- On est deux merdes hein ?

- Ouais.

L’atmosphère n’est pas détendue.
Il s’est arrêté de pleuvoir non ? Apparemment non, pourtant je ne sens plus les gouttes sur mon crâne. Tout bien réfléchi, je ne sens plus du tout l’étrange sable sous mes paumes, ni le vent sur mes joues. Je me retourne avec l’impression de ne plus sentir aucun de mes membres. Il y a un enfant avec une casquette qui marche. Je demande à Antoine :

- C’est toi plus jeune non ?

- J’ai jamais porté de casquette. Ça doit être toi plus jeune.

- En tout cas, c’est l’épiphanie qu’on a attendu. Il va se passer quelque chose.

Je cours vers le petit gars. C’est pas facile, je trébuche souvent vu que je ne sens plus aucun sol sous mes semelles.

« Petit tu as une solution à nous donner ? »

Le petit bonhomme avec sa casquette, sous la pluie, me regarde avec des yeux vides d’émotion, ou trop pleins de toutes les émotions pour que l’une puisse se distinguer des autres. Il me tend deux manettes Gamecube sans fils, du plus beau violet que mes yeux n’aient jamais pu contempler. Je la serre entre mes mains : après ces quelques jours, ça fait du bien. Son plastique soyeux, le petit grincement qu’elle émet lorsqu’on la serre un peu trop fort. J’en envoie une à Antoine, qu’il rattrape au vol. On ne fait plus du tout attention au petit garçon : il s’en va, peut être à ce moment là, peut être plus tard. Ce n’est pas important.

Je presse le stick vers l’avant, mes pieds s’actionnent et j’avance. Je sens le sable, à nouveau, sous mes pieds. Je m’y enfonce, il crisse sous mes pas, il crisse tellement. Je pousse le stick vers la droite et me tourne face à l’océan. Je sens les gouttes de pluie frapper mon crâne comme un tambour. J’ai froid et je me met à éternuer. A éternuer et éternuer tellement, à en vomir. Je tombe sur le sol, le sable s’infiltre dans mes vêtements, il me gratte.

« ANTOINE ! »

Je hurle entre deux éternuements, et à travers les larmes de mes yeux malades, je peux voir Antoine convulser sur le sol lui aussi.

« IL FAIT FROID ON VA TOMBER MALADE ! »

Difficile de savoir quoi faire dans cette situation, mais nous avons une manette entre les mains, et en général quand on ne sait pas comment jouer, on appuie sur tous les boutons pour voir. Antoine me crie, désespéré.

« MITRAILLE BOUTON A ON VA FAIRE PETER LES NUAGES »

Alors, entre la pluie et le sable, j’appuie sur le bouton. Pendant cinq minutes, on mitraille en crachant nos tripes, tous les deux. On essaie de souffler le nuage, on essaie de le presser jusqu’à ce qu’il disparaisse. Et lorsqu’il se dissipe pour laisser passer le soleil, les rayons de lumière inondent la plage d’un bout à l’autre, pour réchauffer nos deux corps fatigués. Ce tsunami de chaleur guérit instantanément nos deux rhumes. Je suis tellement heureux, je ne peux pas me contenir :

- Antoine, t’as vu ? Le soleil brille sur nous.
Je me sens tellement libre, tellement vivant.
Ça me donne envie de survivre.

- J’ai envie de monter la digue
De courir de la forêt.
De faire un combat avec un sanglier
De grimper dans les arbres.

- J’ai envie de plonger dans la mer.
D’aller le plus loin possible
De tester les limites du monde.

- J’ai toujours envie de jouer à Zelda par contre.

- Moi aussi.

- Au fond c’est bien, ça veut dire qu’on est toujours nous même.

- Par contre la manette est en train de s’enfoncer dans mon abdomen.

- Pareil, ça doit faire partie du processus. Si ça ne fait pas mal, ça doit pas être grave. Avoir une manette à l’intérieur de moi, ça me semble pas être un drame.

On reste allongés en silence, à regarder les manettes Gamecube nous rentrer dedans. Puis on reste allongés encore un peu. Au bout d’un moment, la grand-mère d’Antoine, qui connaît le spot où on passe la plupart de nos journées, nous retrouve. Elle est venue nous appeler pour l’apéro, il y a les oncles et tantes qui passent aujourd’hui, allez hop debout. On se lève avec difficulté, on a du sable partout, et nos cheveux sont tout collants des restes de pluie et du sel marin. Une douche bien chaude nous fera du bien. Mais elle pourra attendre, car sur le chemin vers la maison, il y a les arbres qui font du bruit, l’odeur de la route, les ruelles perdues entre deux bâtiments. Il y a tellement de choses à découvrir, maintenant que le soleil à du goût. Et l’apéro, bon. Pourquoi pas.

Homm
Homm
Niveau 24
18 février 2019 à 17:26:14

One shot de 593 mots écrit en 30 minutes :hap:

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« Le drame de l'Homme est de ne pas aimer. De détester son époque et son médiocre prochain. D'abandonner son Dieu. De se haïr.  Il ne me semble pas que cela fusse anodin au XXIème siècle. Siècle de désert spirituel, intellectuel, affectif, siècle de dépressifs où tout le monde s'oublie un peu en buvant de l'alcool, en ingérant des benzodiazépine, en consommant de la pornographie pour jouir mollement et omettre, l'espace d'un instant, la vacuité de sa personne, la fadeur de sa vie. Une époque charmante donc, qui sema dans son sillage des hommes qui n'en sont plus et qui peinent à bander, et des femmes toxiques et malsaines qui sucent le sang de leurs partenaires comme des vampires, de ces ânes coupables de désir, trop bêtes peut-être pour chercher l'amour des autres avant de s'aimer soit. Ce qui peut paraître en fait paradoxal, après deux-cents ans de philosophie libérale, où tout est rapporté à l'individu, érigé en valeur suprême. Où on fait croire à celui-ci qu'il est exceptionnel, où on lui apprend à "s'assumer" et à "s'aimer". Seulement voilà, cet enseignement est pernicieux puisqu'il postule que, comme tout le monde est bien comme il est, inutile de fournir un quelconque effort pour tendre vers le meilleur. Il ne crée qu'une légion d'esclaves statiques voués à rester médiocres. Ceux-là voueront toute leur énergie à des choses méprisables tels qu'à remplir les objectifs de croissance de leur minable employeur, ou à élever une progéniture conçue simplement pour retenir son conjoint et ainsi ne pas finir seul, triste, déprimé voir au bout d'une corde pour les plus courageux. Le Capital inventera tout de même quelques subterfuges -assez peu subtils d'ailleurs-, pour contenter l'esclave dans sa position peu enviable. On embauchera par exemple des "happiness officer" pour veiller au bien-être des subalternes corvéables, puisque la nouvelle doxa (qui nous vient d'outre atlantique avec dix ans de retard, comme tout ce qui se fait de bon ou de mauvais en occident depuis 70 ans d'ailleurs) préconise qu'un esclave productif est un esclave heureux, ou au moins rendu léthargique au point de ne plus tellement se soucier de son bonheur. On organisera même des apéros dînatoires après le "shift" entre "co-worker", histoire de maintenir un peu de lien social superficiel avant que chacun ne retourne à son Netflix s'emmurer dans une énième fiction débilitante. Il n'y a plus rien à créer, il n'y a plus rien à prier, il n'y a plus rien à combattre, il n'y a plus rien à faire, mais il y a tout à subir sans dire mot. L'Homme est rendu incapable de fournir le plus beau don qu'il puisse se faire pour transcender sa condition : l'amour, l'effort. Il croit que l'amour, c'est le recevoir d'un tiers. Or le vrai amour, c'est donner. Recevoir, ce n'est rien. L'homme qui fournit l'effort nécessaire au devenir d'une version supérieure de lui-même connaît le véritable amour, le plus élémentaire, celui de soit et pour soit. Or, tout semble fait pour l'endormir et l'empêcher de se révéler de la sorte. Il ne peut plus être un lion, il tiendra au mieux du porc, du goret, du sanglier qui refrène ses pulsions en mangeant de la merde, perfusé à une béatitude chimique qui n'est que du poison»

«J'en suis un, et le pire, c'est que j'en suis conscient», songea Lionel devant la porte de l'appartement 103, juste avant que son escort-girl payée 150 euros la demi-heure ne l'invite à entrer. Ainsi, en dépit de son implacable constat, Lionel aussi pourrait oublier, l'espace d'un instant, qu'il ne s'aime pas. 

Ckheyme
Ckheyme
Niveau 10
18 février 2019 à 17:45:10

L'alchimiste

Assis sur un banc, je regarde l'après-midi. Le ciel est découvert ; les nuages se sont donnés rendez-vous pour former la lune. Le vent souffle sur mon oreille ; il a un message pour moi : je vois le lac briller comme s'il pleuvait du soleil ; les étoiles scintillent comme les flashs du public.

Au loin, j'aperçois un homme qui marche sur l'eau, ou plutôt lévite-t-il, grâce à son canot. Je l'observe se diriger vers moi. Il se rend compte et s'arrête net. De sa besace, il en sort des graines, noires comme le plomb, qu'il essaime tout autour de lui. " Mimer les astres fera-t-il de toi un alchimiste ? " , lui dit ma voix intérieure. Impassible, il s'éloigne et recommence.

A l'arrière, les voix des enfants glissent sur les toboggans, d'autres s'élèvent depuis leurs balançoires. Les familles sont réunies et les amis créent leur Samedi. J'entends les boules s'exclamer autour d'un cochonnet ; les signes d'un barbecue improvisé passent sous mon nez.

Qui m'annonce dépressif verra sa parole noyée dans mon présent : mon esprit est fort comme la montagne qui transforme les cœurs les plus durs en agneaux contemplateurs. Me voila seul parmi ces dizaines, tel le noyau d'un atome entouré par ses électrons. Je suis l'oasis que les âmes cherchent dans ce désert sociétal.

Je me lève et puis j'avance, comme le Rahan de mon adolescence ; sûr de ma direction, je suis le feu accroché à la paroi du dôme. Les gens ne peuvent s'en empêcher : ils observent ceux qu'ils croisent et pensent fatalement à la raison de ma présence. " Que fait cet homme parmi nous ? Il nous ressemble mais n'y croit guère. Sa place est ailleurs ; qu'il la trouve donc ! " , me dit l'un d'eux depuis ses yeux.

Je leur répond qu'ils sont chanceux, d'être inspirés par l'air que je partage. Ils voudraient me revoir et je le désire aussi. Mais à choisir, ils préfèrent me percer de loin ; car la lumière pique la vue. Ils sont pourtant nombreux, ceux à qui je dis " bonjour ! " , pourvu qu'ils se trouvassent sur mon chemin.

Mon profil inquiète mais mon sourire surprend ; je l'ai appris à mes dépends. Je marche. Me dirigeant vers un campement, un pêcheur s'adresse à moi : " Viens prendre l'apéro, avant de monter si haut " . Étonné, je me liquéfie et accepte sa gentillesse. Il me propose un trône qui sied si bien à ce moment. Sur la table est posé un journal, par lequel je compte briser la glace. Ce genre de une ne me surprend plus : " Drame à Amsterdam : 103 sangliers retrouvés pendus " .

" Depuis que l'homme est homme, il ne fait pas bon d'être un animal. " lui dis-je d'un air blasé. Le personnage me sert un verre de vin d'épines, de sa propre composition me jure-t-il. Le sucre m'envahit comme s'il combattait mes pensées les plus amères. Je me sens tout petit face à ce géant ; car sur la berge, je reconnais son bateau.

Mandoulis
Mandoulis
Niveau 27
18 février 2019 à 18:18:49

Heureusement que j'avais pris de l'avance dans les lectures https://image.noelshack.com/fichiers/2017/14/1491484186-risitasueur.png

clisthene
clisthene
Niveau 9
18 février 2019 à 18:43:46

Un Rire

À la bourre comme à l'accoutumée, je montais quatre à quatre les marches du Palaccio qui se dressait devant moi. De très loin dans le pays on voyait son enceinte se découper sur l'horizon, avec ses vieilles tours de gardes crénelées sur lesquelles jadis quelques hommes avaient du se faire trouer honorablement la peau. Un panache de fumée poisseuse s'échappait de l'intérieur des murs et montait en épais volutes dans la nuit bleue. Ça et là des projecteurs perforaient en cadence la sombre croûte de nuages, et la rumeur assourdie d'un swing fiévreux croissait à mesure que je m'approchais du portail. Déjà, de lourdes gouttes d'une sueur salée perlaient sur mon front, et un instant je m'arrêtais pour les éponger d'un mouchoir. Il ne me restait plus que quelques marches à gravir pour aboutir sur la place d'ordinaire déserte qui devançait le Palais, genre de narthex à l'air libre cerné de colonnades à la grecque d'un goût mauvais plus que certain, et dont on avait renforcé la nature acropolaire en alignant des braseros sur tout son pourtour. Le tout remuglait d'une liturgie qui, si elle ne me déplaisait pas, faisait fuir les badauds. Deux malabars à noeuds-pap's et à la peau brunie par le soleil surveillaient l'entrée. On se salua de loin, mutuellement, du hochement de tête amène de ceux qui ont l'habitude de se croiser régulièrement mais n'échangent jamais plus d'un mot.

Alors que je m’apprêtais à entrer, j'aperçus son ombre retranchée dans un coin du rempart. A mesure que je m'approchais, son visage se croqua ligne après ligne dans l'obscurité. Les moucharabiehs du rez-de-chaussé laissaient passer la lumière de vieilles lampes à huile reconverties à l'ampoule en un tamis lumineux qui mouchetait son visage de plein de jolis bourgeons cuivrés. Elle se retira de l'encoignure pour me saluer : elle m'avait reconnu comme dix ans avant on se reconnaissait, avec un sourire de complicité partagée propre aux intimités sans bruit. La lumière de la lune tomba sur son visage alors qu'elle s'approchait, et elle m'apparut dévoilée. Une longue robe pourpre découvrait ses épaules minces et brunes, laissant saillir ses omoplates bien dessinées par une échancrure qui courait jusqu'à ses reins. Ses seins menus se dessinaient avec une pudeur candide sous un pendentif d'or, sur lequel brillait un jaspe discret. De blanches quenottes s'alignaient avec discipline entre ses lèvres peintes. Le lipstick s'accordait intelligemment à la robe. Autour de sa cheville s'enroulaient les lanières de sandales de cuir à la mode spartiate. Ses cheveux lisses et noirs encadraient son œil de feu, se retranchaient derrière des lobes qui semblaient doux à embrasser ; rien n'avait changé, ni sa beauté, ni le pouvoir qu'elle avait de me tenir en son joug d'un aimable regard.

Elle le sut d'emblée, je crois, à l’érubescence qui dut s'emparer de mes pommettes, quoique j'essayais à tout prix de ne rien laisser paraître. Mais la surprise était écrasante : rien n'aurait pu laisser présager de son irruption dans un tel endroit. Elle attendait quelqu'un, et rapidement je vis dans sa pupille poindre une blanche angoisse qui, dans la clarté sublunaire, contamina chaque rictus de son faciès jusqu'à lui filer un air morbide. Il n'arrivait pas, ce quelqu'un. Je n'attendais jamais personne, et elle ne pu refuser à une mémoire vieille et commune la priorité sur une amourette, de sorte que c'est à mon bras qu'elle entra finalement dans la salle de la réception.

Dans l'immense pièce régnait l'atmosphère d'eschatologie chère aux habitués. Au fond, sur une estrade, des hommes en complet-veston jouaient avec fébrilité une musique afro-américaine qui semblait ne jamais achever de s'emballer. Les grandes arches qui donnaient sur la baie laissaient passer un vent triste comme une amorce d'orage, et, au loin, on pouvait distinguer quelques éclairs qui s’abattaient sur la côte qu'un groupe de péquins admiraient comme s'il s'était agit d'un holocauste. Sur la piste, des danseurs en nage s'esquintaient à obéir au rythme de la contrebasse qui, entre les doigts maigres d'un type souriant, psalmodiait une scansion furieuse. Certains d'entre eux arboraient une mimique crispée de transe rituelle, comme si un marionnettiste méchant avait joué avec leur corps en le triturant en tout sens et sans arrêt, au dépend des crampes qui les attaquaient sans relâche. Le plafond avait la forme arc-boutée d'une nef gigantesque d'où pendaient des lustres de cristal.

Mes amis m'attendaient à notre table en fumant des cigarettes. Une jolie jeune femme, le nez retroussé et l’œil avide, des tâches de rousseur pour toute peau, leur tenait compagnie. En m’accueillant, l'un me regarda d'un air de dire qu'il avait mis la main sur un drôle de petit lot, et à en juger par l'excitation de la gamine, il n'avait pas tort. On alpagua un serveur pour commander, j'insistais auprès de ma cavalière pour qu'elle se joigne à notre toast, et on entreprit de s’enivrer. L'apéro était à peine passé que déjà des convives montraient les signes d'hébétude de la soûlerie, la démarche gauche et le coude qui dérape sèchement de la table en tête. Vint le plat de résistance, et les domestiques apportèrent sur la table un sanglier tout fumant, dépecé proprement, sur un lit de Saint-Jacques. Un bocal contenait les tripes de la bête, égorgée du matin, et qu'on avait mises à disposition des aficionados. Mes amis se jetèrent immédiatement sur l'amas rosâtre et fumant, et la jeune fille entre eux dévora le boyau avec une passion telle qu'elle ne sentit pas la perle de graisse et de sang qui, lentement, descendit le long de son labre et bava sur son menton. Les domestiques apportèrent inlassablement plats débordants et ramequins garnis, en une procession qui dura bien une vingtaine de minutes. Il y avait là des foies de colvert crus et encore palpitants, là des têtes de batraciens riquiquis et dont on maintenait l'espèce hors de l'extinction en la cultivant près du cellier, là quelques escargots avortons dont les coquilles étaient juste croquantes, enfin des queues de paon encore plumées et qu'il fallait déplumer nous-mêmes : les ingénieux cuisiniers de l'endroit avaient trouvé le moyen de rôtir la volaille tout en nous offrant le luxe d'en arracher le beau duvet arc-en-ciel.

Un moment ma cavalière, peu coutumière des rites du lieu, me questionna sur l'office de la petite coupelle de terre cuite qui trônait à côté de la gueule béante du sanglier crevé et dont on voyait maintenant les côtes à nu, dressées comme des stalagmites érodées. C'était un récipient simple, grossier même, dedans il y avait la chevrotine et les dépouilles des cartouches flambées – du .103 Remington, que je lui disais avec un air d'expertise notariale – qui avaient permis d'abattre l'incivile bestiole. Je lui montrais comment les consommer : il étaient encore imprégnés du sang du gibier, il fallait les sucer, je m'exécutais. La saveur brute du plomb se mêlait à celle de l'hémoglobine de la bête sauvage dans un cocktail gustatif affreusement succulent. Je mis un plomb sur un doigt pour le lui tendre. Timidement, elle le saisit du bout des lèvres et entama de le sucer à son tour avec un air dont je ne pus dire s'il était celui d'une ingénuité dégoûtante ou d'une lubricité incorrecte. Depuis mon épiderme humecté par ses lèvres colorées s’épancha un flot sensoriel d'une tendresse indocile, nouvelle et folle, et qui m’ébranla un instant et me laissa transi.

La soirée continua dans la moiteur latine, l'orage se mit à gronder au-dessus de l'ancienne église, et le groupe de musiciens américains dut jouer plus fort encore. Les danseurs étaient déchaînés, leurs visages convulsifs se crispaient de souffrance, et une foule s'était assemblée autour d'eux qui les applaudissait avec une cadence qui me parut alors macabre au plus haut point. La touffeur accablante avait fait tomber les vestes des hommes qui restaient maintenant détrempés en bras de chemise. Seuls les domestiques, insensibles à la chaleur comme au froid, bien plus distingués maintenant que nous qui étions graisseux, suintants, exhalant l'alcool, restaient en queue de pie et coiffés. Alors que le schnaps me montait au front en une bouffée amicale, je me sentais comme au creux du l'univers, et le tout ressemblait à un paquebot prêt à sombrer, comme l'épicentre du monde et pourtant son dehors, comme si la nuit sortait du temps des hommes pour être nôtre enfin un instant infirme. L'humidité étouffante écrasait nos corps maintenant rassasiés, nous clouait au plancher, rendait gourds les mouvements monstrueux des danseurs, mais les musiciens jouaient toujours à fond de train et avec une agilité inhumaine. Je combattais un moment une envie pressante, avant d'y céder, de me lever tout gauchis par l'ébriété, et de me rendre aux chiottes en laissant ma partenaire à table. Toute la salle tanguait dans un roulis éthylique.

Au retour, et alors que je me dirigeais vers elle – elle me servit de phare dans les humeurs cuitardes qui m'assaillaient, son dos raide et mat se découpant parmi les convives que l'alcool tordait avec laideur – un domestique m'arrêta. C'était un arabe à moustache bien taillée et à fez rouge, et un instant je m'étonnais qu'il ne tint pas une mandoline décorée d'arabesques entre ses doigts secs aux ongles récurés. Je le connaissais bien, quoiqu'on n’échangeât jamais plus d'un mot. Il servait ici depuis plusieurs années maintenant. Il s'accrocha au coude de ma veste en en tirant le tissu avec un air de supplique. Le tonnerre bramait comme un animal agonisant au-dessus de nos tête et le bateau-palais semblait à deux doigts de se retourner en un crac. Le tout avait un air de drame à l'antique qui, si il ne me déplaisait pas, aurait fait fuir les badauds. L'arabe s'approcha de mon oreille, et chuchota au creux de celle-ci, dans un allemand parfait « Aufgehobenwerden überlebt Sidi, c'est ce soir, l'Aufgehobenwerden überlebt, pour vous Sidi », puis il s'écarta, et retourna veiller à la désaltération compulsive des convives qui commençaient à dégobiller partout.

De retour à ma table, et quoiqu'un peu interloqué, je décidais de ne pas m'arrêter sur ses excentriques paroles de métèque. Le vieux avait du boire un verre en douce et se sentir berbère de nouveau, voilà tout. Ma cavalière poireautait, visiblement lasse des mes amis qui, bourrés comme des coings, pelotaient sans vergogne la jeune femme qu'ils avaient trouvés on ne savait où, et dont un téton impudique s'échappait maintenant de la robe décolletée. En me rasseyant je saisissais délicatement sa main, elle accepta ma caresse en recroquevillant ses doigts contre les miens avec une affection non-feinte et un soulagement très vrai. Un trait de feu me déchira les entrailles. Cette femme que je n'avais pas vue depuis tant d'années, combien j'en étais amoureux, combien je n'avais cessé de l'aimer : enfin mienne ! Alors qu'une vive émotion enserrait mon cœur, ma pogne s'aventura sur la peau nue de sa cuisse, et je me risquais à la regarder dans les yeux : j'y trouvais une sérénité un peu lasse. Je devinais à cette expression vaguement dépressive que toujours, quoique sensible à mon attention, elle espérait quelqu'un.

Un moment que notre étuve ibérique semblait proche de l'explosion, mes amis en eurent assez d'écouter les dégueulis, ne riaient plus des glissades dans la gerbe, et aimablement nous proposèrent de nous joindre à leur orgie dans une des piaule du Palaccio. J'étais très partant pour une orgie. Le non de ma cavalière me poussa à faire bonne figure et à refuser de me joindre à leur débauche dans un simulacre de dignité. Peu importait au fond : sa main toujours était fermement dans la mienne, et je sentais à son pouls que petit à petit, elle admettait mon évidence et celle de nos vieux sentiments enfouis, communs et réciproques.

Alors que les invités entamaient de décamper les uns après les autres, et le défilé des berlines de sembler infini aux portes du Palais, je lui offris mon bras en insistant pour que nous prenions une chambre. Elle céda à mes avances et, lentement, comme en prélude à une oblation, ma clope pour tout thuriféraire, on entreprit l'ascension des volées interminables de marches qui menaient au second étage. Enfin on aboutit à un long couloir dont la moquette rouge feutrait le pas, et qui courait sur une centaine de mètre au moins. À intervalles réguliers, à droite et à gauche, il y avait des portes d'un chêne vieux et poli, toutes identiques, et entre chacune une commode, et sur chaque commode un vase de porcelaine à la chinoise, et dans chaque vase de porcelaine à la chinoise un chrysanthème. On trouva la porte qui nous convenait là bas, et je remarquais comme son port se faisait accablé, comme son dos se voûtait, comme entre ses paupières le brasier n'était plus qu'étincelle. On croisa un couple, l'homme avait une cigarette et un regard mouillé de cocker assouvi, la femme avait une robe rouge et nue aux épaules et un collier d'or avec un jaspe au centre et un sourire de cadavre.

On entra dans la chambre. Je bandais à peine tant mon désir de l'aimer était grand. Alors que de mes yeux je recouvrais son visage, et que mes mains l’enlaçaient, la porte s'ouvrit dans un grand fracas qui brisa le vase de porcelaine le plus proche. Un homme se tenait là, haletant, suant, défait mais vengeur. Il était châtain, massif, le poil de traviole, et il dévorait ma vieille amie d'un œil que l'ardeur rendait tout exalté. Le voyant, elle s'aviva, déposa un presque-baiser sur ma joue, puis le saisit avec une vigueur machinique pour le balancer sur le plumard. Ils entamèrent de forniquer devant moi, et je demeurais un instant pour regarder, inexistant.

Enfin je sortis sans bruit, et fermais la porte en prenant garde à ce qu'elle ne claque pas. Un rire contenu s'échappa alors de ma gueule grande ouverte, me traversa le corps tout entier en un éclat souverain, continua un moment en secouant mes viscères pathétiques, avant de se tarir dans les larmes qui perlaient au coin de mes yeux aveuglés. Le vieil arabe l'avait prédit, le bon salaud, à deux doigts j'avais été, à deux doigts ! Étouffant un nouveau fou rire qui menaçait, je me refagottais, lissais ma cravate et redressais mon mouchoir dans sa pochette, puis me dirigeais vers l'orgie.

Comme il avait eu tort !

Message édité le 18 février 2019 à 18:44:24 par clisthene
clisthene
clisthene
Niveau 9
18 février 2019 à 18:45:49

Un peu moins de 2400 mots, je suis donc hors-concours, mea culpa https://image.noelshack.com/fichiers/2017/39/3/1506463227-risitaspeur.png

Je mets mon texte quand même, étant donné qu'il respecte les autres consignes, et que j'y ai passé un certain temps.

Mandoulis
Mandoulis
Niveau 27
18 février 2019 à 18:53:13

Le 18 février 2019 à 18:45:49 clisthene a écrit :
Un peu moins de 2400 mots, je suis donc hors-concours, mea culpa https://image.noelshack.com/fichiers/2017/39/3/1506463227-risitaspeur.png

Je mets mon texte quand même, étant donné qu'il respecte les autres consignes, et que j'y ai passé un certain temps.

On est pas au mot près j'ai dit, je prends! :oui:

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