La normalité
Je me suis toujours demandée ce que ça faisait d’être un enfant normal. Et si j’allais être un adulte normal. Vous croyez, vous ?
Je ne sais pas trop ce qu’est la normalité, mais apparemment, c’est faire ce qu’on nous dit sans poser de questions, être comme tout le monde, et surtout, ne pas dire ce qu’on pense vraiment.
C’est que ma grand-mère m’a dit un soir, quand j’étais petite.
Je me souviens qu’à l’école, ça n’allait pas. Je me faisais souvent disputer, considérée comme « pas sage » parce que je préférais lire un livre pendant que les autres enfants faisaient de la pâte à modeler. Je n’avais pas envie moi, de faire de la pâte à modeler. Vous comprenez ?
J’aimais apprendre des poésies, un peu plus tard, vers mes six ou sept ans. Et puis un jour, j’ai eu un blocage. Je ne voulais plus réciter devant la classe. On m’a demandé si des élèves m’avaient embêté, si on s’était moqué de moi, ou quelque chose comme ça. Mais on ne m’avait rien fait. J’ai entendu la maîtresse dire à ma mère que j’avais un « problème », que je devais « me faire soigner ». J’étais malade ? Ma mère avait l’air inquiète, elle se demandait pourquoi je refusais catégoriquement de parler devant les autres à nouveau, du jour au lendemain.
On a été voir un docteur, mais pas celui de d’habitude. Celui-là, il soignait le cœur et les pensées des gens, c’est ce qu’a dit la dame à son fils dans la salle d’attente.
Le téléphone a sonné. La dame à l’accueil parlait de divorce. Je savais ce que c’était, étant donné que mes parents n’étaient plus ensemble. Mais les gens dans la salle d’attente avaient l’air gêné. Je n’ai pas compris, beaucoup de gens se séparent de nos jours quand ils ne s’aiment plus, c’est normal.
Le monsieur nous a reçu. Mais il a voulu me voir seule en premier. Je ne voulais pas vraiment, j’avais vu des films où des hommes faisaient des choses aux enfants, et il ne m’inspirait pas confiance. Mais c’est ce que maman voulait, alors je suis rentrée.
Je me suis assise et il m’a dit que je pouvais aller jouer, en pointant du doigt un coin de la pièce. Il y avait une maison de poupées en plastique, assez moche. Et une boîte avec des jouets divers. Je l’ai regardé, je n’ai pas compris pourquoi il voulait que je fasse ça.
J’y suis allée, et je me suis assise devant.
– « Alors, qu’est-ce qui te fait envie ? La poupée ? Le petit chien en peluche ? »
Je regardais les jouets sans comprendre.
– « Fait comme chez toi, tu peux jouer, j’ai des papiers à remplir. »
Je suis revenue m’asseoir.
– « Pourquoi vous écrivez tout ce que je fais ou ne fais pas ? »
– « Je prends des notes, c’est pour le boulot, tu sais. Mon boulot c’est d’aider les gens. »
– « Alors vous devriez vraiment les aider. »
Le psychologue m’a regardé d’un air désarçonné.
Je ne voulais pas le blesser, moi. Je n’ai pas compris. Alors, pour lui faire plaisir, je lui ai demandé une feuille. Je me suis souvenue que les médecins de ce genre aimaient bien que les enfants dessinent, ils lisaient dans les dessins comme les voyantes dans les boules de cristal.
Alors, j’ai fait comme j’avais vu à la télévision un soir. Un papa, une maman, deux enfants, une maison et un chien.
– « Voilà. »
Et je lui ai tendu le dessin.
– « Vous allez aider des gens maintenant ? »
– « Je veux t’aider toi en premier. »
– « Moi ? Je n’ai pas besoin d’aide. »
– « Ta maîtresse dit que tu ne veux plus réciter de poésies devant tes camarades. Tu pourrais me dire pourquoi ? »
– « La dame à l’accueil à l’entrée a dit que vous aviez des problèmes avec des papiers de divorce. Vous pourriez me dire pourquoi ? »
Il m’a regardé, et j’ai pu percevoir plusieurs émotions. Il avait l’air fâché, comme quand maman dit que je fouine trop, puis il a eu l’air gêné, puis triste. Et moi, je n’ai pas compris.
– « Des fois les grandes personnes ont des soucis, et pour diverses raisons, elles doivent se séparer. »
Je crois que je l’avais rendu triste.
– « Regarde tu as dessiné une famille. C’est ta famille ? »
Je hochais alors la tête de gauche à droite.
– « Il paraît que les psychologues aiment ça, les dessins d’enfants. »
J’avais l’impression qu’il était perdu avec moi et qu’il se posait beaucoup de questions. Il avait arrêté de noter.
– « Merci, monsieur. »
– « Merci ? Pourquoi me dis-tu merci ? »
– « Je n’aime pas quand on note tout ce que je dis. Ca me dérange ».
Il s’est enfoncé dans son siège, pensif.
– « Tu es heureuse ? »
Et cette fois c’est moi qui fut perdue. « Heureuse ? ».. Je ne comprenais pas. Alors, je n’ai pas répondu.
– « Tu peux sortir et attendre dans la salle d’attente, je vais parler avec ta maman. »
Ma mère est alors entrée. Et je me suis retrouvée avec la dame et son fils.
Son fils était étrange. Il était plus grand que moi, peut-être huit ou neuf ans, mais, il agissait comme un petit de mon âge. Il jouait avec de gros Lego, des camions.. Et puis tout d’un coup, il a commencé à se claquer la tête contre le mur, de plus en plus fort. Je suis restée là, sous le choc de voir la scène. Sa mère l’a arrêté et l’a fait s’asseoir à côté d’elle. Il se balançait d’avant en arrière, d’avant en arrière, d’avant en arrière..
Je me suis levée et je suis partie voir la dame à l’entrée, celle qui répond au téléphone.
– « Madame ? »
– « Oui.. ? »
– « Le garçon là-bas, il s’est claqué la tête contre le mur. Qu’est-ce qu’il a ? »
– « Je n’ai pas vraiment le droit de le dire, tu sais. C’est le « secret médical ».
Devant ma bouille déconfite de ne pas savoir la vérité, elle lâcha doucement :
– « C’est un garçon qui était très intelligent. Tellement intelligent, qu’un jour, quelque chose a lâché, et il est devenu totalement instable psychologiquement. »
– « Instable.. Psychologiquement.. ? »
– « C’est-à-dire qu’il n’est plus aussi normal qu’avant. »
Sur ces mots, je suis repartie dans la salle d’attente, où ma mère était là, inquiète de ma disparition, comme d’habitude.
Alors ce garçon n’était plus normal ? C’est-à-dire plus comme les autres ? Je trouvais ça bien, moi, de ne pas être comme les autres. C’est ce que j’avais l’impression d’être. J’aurais aimé être amie avec lui, il m’aurait peut-être comprise.
Maman m’a dit que je devais revoir le docteur, qu’il devait me faire passer un test.
Un test de QI.
J’ai cru qu’il me pensait bête parce que je n’avais pas joué avec les jouets, et que j’avais fait un dessin à la place. Je l’ai sans doute déçu.
J’ai alors passé quelques semaines plus tard un test. Mais ça n’a pas eu l’air de le faire sourire non plus. Apparemment, j’ai « 157 de QI », mais ça n’a pas l’air d’être une maladie au final.
Mais quelque chose m’a rendu triste, je crois. J’ai entendu à travers la porte :
– « C’est une enfant adulte, et elle sera une adulte enfant. Elle ne passera pas par la case adolescence ».
Tout le monde passe par là. A l’école, une grande sœur vient chercher une fille de ma classe. Elle est « ado » et a l’air gentille et heureuse. Alors je ne vais pas connaître ça, vous croyez ?
Je ne comprends pas.
Aujourd’hui il pleut, et les gouttes ruissellent sur la vitre de la voiture. Personne ne parle, ni maman, ni ma tante assise devant elle, ni ma cousine à l’arrière avec moi. Une vieille musique écorchée par la radio se fait entendre. Je la connais, des fois maman la mets à la maison. Je suis fatiguée, mais apparemment il faut faire les courses.
Dans le magasin, ma cousine s’en va et je la suis.
– « Regarde ! Elles sont trop jolies ! »
En me montrant des poupées blondes toutes plus laides les unes que les autres.
– « Regarde ! Regarde ! Celle-là c’est Barbie à l’école ! Et là, là ! Barbie Vétérinaire ! »
Je détourne alors mes yeux du rayon et m’éloigne, au loin, j’aperçois le rayon livres. Et naturellement, je me dirige vers lui.
En bout de rayon, il me semble voir de gros livres, avec des « ados » dessus. Vous savez ?
Je lis le résumé :
« La famille de Emma décide de déménager ! Emma doit alors quitter son école, ses amis, et le garçon qui lui plaît tant.. Emma est très triste ! Mais heureusement, en faisant la connaissance de Peter, Emma va enfin retrouver le sourire et se faire des amis ! »
J’ai envie de vomir, eurk. Qui achète ça, sérieusement ?
Mon œil est attiré par un livre noir, avec une fourmi dessus.
Je lis à voix haute :
– « Les fourmis » de « Bernard Werber ».
Un homme passe et me voit en train de lire le résumé.
– « Eh petite, tu n’es pas dans le bon rayon. Ici tu es chez les adultes, tu trouveras certainement plus de choses qui te plaisent dans le rayon enfant, là-bas. »
Et il dirige son doigt en direction du livre qui parle d’Emma. Alors, je tire une grimace.
C’est ça que je devrais lire ? C’est ça qui est normal pour mon âge ? Pour moi ?
Je m’éloigne du rayon, pensive et tracassée.
Je n’arrive pas à comprendre les gens. Leur façon de penser. Je crois que je ne suis pas normale, je n’ai pas envie d’être normale, mais ça m’inquiète quand même. Je dois m’inquiéter, vous croyez ?
Ce soir, je suis assez triste. Et je me sens assez seule.
Je crois que je suis différente dans la mesure où je remarque que je ne parle pas de la même manière que les enfants de ma classe, que je n’ai pas les mêmes jeux, et sans doute pas les mêmes pensées. Et surtout quand je vois ma répartie et la peur de mon comportement dans les yeux de certains adultes, parce que je parle sans filtre, avec franchise, et sincérité. Je ne cache rien, et ça, les adultes n’aiment pas. C’est ce que maman m’a dit.
J’ai l’impression d’être devenue dangereuse pour les gens normaux. J'ai compris.
L'intelligence, c'est la capacité de penser librement, sans crainte et sans à priori.
- Nogah.
La dernière phrase m'a fait penser à Esprits Criminels ![]()
Et sérieusement j'ai l'impression de voir dans ton histoire ![]()
Cc Stenkil. ![]()
J'ai l'impression qu'à chaque texte que je vais écrire une personne va s'y reconnaître. Ggiot me disait déjà ça pour un autre texte. ![]()
Bon texte, que je n'ai pas trouvé glauque
! J'imagine qu'il ne fait pas parti des petits creepy.
Euh, ba... il me déroute un peu ce texte. D'abord parce qu'on y perd nos repères : une jeune fille avec l'oralité d'une jeune fille, mais surtout avec "l'intelligence" d'un adulte. C'est dérangeant.
Après, le thème de la "normalité" est par nature difficile à aborder. On ne sait finalement pas ce que pense la jeune fille de la "normalité" : elle aime être différente, mais se sent triste et seule ? C'est psychologiquement possible, mais c'est juste le boxon totale dans sa tête alors.
Et pourquoi avoir rajouté en plus le thème de l'intelligence ? On se perd dans tout ça : être intelligent doit-il conduire à l'émancipation de la société ? Quelqu'un d'intelligent doit-il sortir de la normalité obligatoirement ? Je ne pense pas, je dirais même que je ne l'espère pas.
Et ta dernière phrase me rebute aussi un peu. L'intelligence, la capacité de penser librement ? pourquoi pas. Mais ce n'est pas le cas de la jeune fille, qui parle librement.
"parce que je parle sans filtre, avec franchise, et sincérité."
Elle le dit elle même ! Penser et parler sont deux choses très différentes ! Je la considérerai surement plus intelligente si elle réfléchissait avant de parler, la franchise n'est pas gage de réflexion. Elle fait du mal au médecin et ne le comprend pas, alors qu'elle connait le divorce et ses travers : ce n'est pas de l'intelligence, c'est de l'irresponsabilité. On peut comprendre cette irresponsabilité, puisque c'est une jeune fille qui ne connait pas la vie, qui n'a pas encore d’expérience, mais en même temps elle est censée être intelligente, donc comprendre ses paroles. Elle répète aussi souvent qu'elle ne comprend pas, ce qui est contraire à l'intelligence.
Quelqu'un d'intelligent peut aussi vouloir rester dans la normalité, ce n'est pas un terrible affront que d'être "normal". Cette personne pourrait même brider l'étalement de son intelligence pour y rester. La liberté de penser de Florent Pagny a une grande valeur car elle est individuelle et secrète, mais la liberté de parler touche les individus extérieurs, et à ce moment là on se doit d'être responsable.
Enfin voilà l'idée, le fond peut être discuté, mais la forme est efficace. Quelques détails quand même :
"Je me souviens qu’à l’école, ça n’allait pas."
Du coup, elle est grande et se souvient, ou c'est l'enfant qui parle d'une journée antérieure ? Parce qu'on a l'impression que c'est une rétrospective d'une adulte sur son enfance, qui n'est pas repris à la fin du texte.
"– « C’est-à-dire qu’il n’est plus aussi normal qu’avant. »"
Comment peut on travailler dans un cabinet de psychologues et dire ça à une enfant
?!
Si tu veux voir un bon film sur ces thèmes, je te conseil Will Hunting, qui est absolument génial.
Bon texte, que je n'ai pas trouvé glauque
! J'imagine qu'il ne fait pas parti des petits creepy.
C'est pas du tout celui-là de creepy, en effet, j'en posterai un si tu veux, mais il n'est pas très développé ou très.. Bien dans tous les sens du terme en fait. ![]()
Euh, ba... il me déroute un peu ce texte. D'abord parce qu'on y perd nos repères : une jeune fille avec l'oralité d'une jeune fille, mais surtout avec "l'intelligence" d'un adulte. C'est dérangeant.
C'est fait pour. ![]()
Après, le thème de la "normalité" est par nature difficile à aborder. On ne sait finalement pas ce que pense la jeune fille de la "normalité" : elle aime être différente, mais se sent triste et seule ? C'est psychologiquement possible, mais c'est juste le boxon totale dans sa tête alors.
C'est ce qu'il se passe. Elle est totalement perdue, elle aime ce qu'elle est, mais pense que c'est mal, ou dangereux. Elle aime ce qu'elle est, mais voit qu'elle ne rentre pas dans les codes. Elle aime ce qu'elle est, mais ce n'est pas ce que les autres veulent qu'elle soit. Elle est totalement perdue.
Et pourquoi avoir rajouté en plus le thème de l'intelligence ? On se perd dans tout ça : être intelligent doit-il conduire à l'émancipation de la société ? Quelqu'un d'intelligent doit-il sortir de la normalité obligatoirement ? Je ne pense pas, je dirais même que je ne l'espère pas.
Le thème de l'intelligence, je ne saurais te le justifier. Ca m'est venu tout naturellement, je n'ai pas cherché bien loin à vrai dire. C'était l'évidence dans ma tête, je ne sais pas pourquoi.
Pas forcément, mais c'est ce qu'elle ressent elle. Je ne sais pas comment te dire. Là tu entres dans la tête d'une enfant de 6 ans environ. Il est difficile de la comprendre.
Et ta dernière phrase me rebute aussi un peu. L'intelligence, la capacité de penser librement ? pourquoi pas. Mais ce n'est pas le cas de la jeune fille, qui parle librement.
"parce que je parle sans filtre, avec franchise, et sincérité."
Elle le dit elle même ! Penser et parler sont deux choses très différentes ! Je la considérerai surement plus intelligente si elle réfléchissait avant de parler, la franchise n'est pas gage de réflexion.
Dans le texte je me suis mal exprimée. Cette gamine est intelligente. Plus que tu ne le penses.
Elle fait du mal au médecin et ne le comprend pas, alors qu'elle connait le divorce et ses travers : ce n'est pas de l'intelligence, c'est de l'irresponsabilité. On peut comprendre cette irresponsabilité, puisque c'est une jeune fille qui ne connait pas la vie, qui n'a pas encore d’expérience, mais en même temps elle est censée être intelligente, donc comprendre ses paroles. Elle répète aussi souvent qu'elle ne comprend pas, ce qui est contraire à l'intelligence.
Je te contredirai sur ce point. Elle est surdouée. Les surdoués ont une capacité à comprendre, à analyser, à voir le monde, à ressentir, et une logique assez éloignées des autres. Ils ne perçoivent pas les choses de la même manière. Pour elle, le divorce c'est une suite logique d'un amour éteint. Même si une personne aime encore, elle doit comprendre que ça ne sert à rien de continuer si l'autre non. Et qu'une nouvelle page, c'est autant de possibilité d'être heureux à nouveau. Elle ne comprends pas parce qu'elle ne ressent pas les choses de la même manière, tu vois ? C'est plutôt des problèmes d'empathie qu'elle a, si tu veux vraiment trouver une explication.
Quelqu'un d'intelligent peut aussi vouloir rester dans la normalité, ce n'est pas un terrible affront que d'être "normal". Cette personne pourrait même brider l'étalement de son intelligence pour y rester. La liberté de penser de Florent Pagny a une grande valeur car elle est individuelle et secrète, mais la liberté de parler touche les individus extérieurs, et à ce moment là on se doit d'être responsable.
Mais ici, elle n'a pas envie d'être "normale ", elle voit juste que c'est ce qu'on attend d'elle, et ce n'est pas ce qu'elle veut. Son caractère est assez sauvage, même si ce texte ne permet pas de le voir réellement. C'est un type de personne que je qualifierai d'inaccessible.
Enfin voilà l'idée, le fond peut être discuté, mais la forme est efficace. Quelques détails quand même :
"Je me souviens qu’à l’école, ça n’allait pas."
Du coup, elle est grande et se souvient, ou c'est l'enfant qui parle d'une journée antérieure ? Parce qu'on a l'impression que c'est une rétrospective d'une adulte sur son enfance, qui n'est pas repris à la fin du texte.
L'impression d'être une rétrospective d'une adulte est voulue, néanmoins c'est bien cette enfant qui se souvient de ses années antérieures, quand elle avait 3 ans, par exemple. Pour elle, elle a beaucoup grandi, elle est plus mature. Réfléchis mieux, mais n'a que 6 ans. C'est une enfant de 6 ans qui vit dans le monde des adultes.
"– « C’est-à-dire qu’il n’est plus aussi normal qu’avant. »"
Comment peut on travailler dans un cabinet de psychologues et dire ça à une enfant
?!
Je ne suis pas responsable de cette secrétaire complètement incompétente qui bossait là par hasard.. ![]()
Si tu veux voir un bon film sur ces thèmes, je te conseil Will Hunting, qui est absolument génial.
Je vais aller checker ça ! ![]()
Désolée d'avoir été longue à répondre, j'ai bougé un peu et je ne trouvais pas réellement le temps de répondre correctement ! ![]()
Pas de soucis pour la durée de réponse
.
En fait j'ai l'impression qu'il est difficile de la comprendre seulement à travers ce texte. Donc tu as certainement d'autres textes, ou peut être as-tu simplement développé son personnage dans ta tête.
"C'est plutôt des problèmes d'empathie qu'elle a, si tu veux vraiment trouver une explication."
Mais oui, je veux ! ![]()
Nan plus franchement, j'ai tendance à associer l'intelligence à ce "coefficient d'empathie". Pour moi, quelqu'un qui ne voit le divorce que comme une suite d'événements administratifs, comme une simple page à tourner pour être heureux, ce n'est pas quelqu'un d'intelligent, c'est quelqu'un qui a un mauvais "coefficient empathique" (
).
Il y a un fossé entre la théorie qu'elle connait et la pratique à laquelle elle ne sait rien. Mais c'est surtout un débat sur la définition de l'intelligence : évidemment que l'intelligence c'est aussi bien la théorie que la pratique, mais j'ai tendance à penser que la pratique est plus pertinente dans la vie.
Pour le coup, regarde Will Hunting, il explique très bien le thème. En plus y'a Robin Williams ! ![]()
Bonsoir copain ! ![]()
Pas de soucis pour la durée de réponse
.
Cool, donc toi patapé moi ? ![]()
En fait j'ai l'impression qu'il est difficile de la comprendre seulement à travers ce texte. Donc tu as certainement d'autres textes, ou peut être as-tu simplement développé son personnage dans ta tête.
Ui.. ![]()
"C'est plutôt des problèmes d'empathie qu'elle a, si tu veux vraiment trouver une explication."
Mais oui, je veux !
Bah wallah. ![]()
Nan plus franchement, j'ai tendance à associer l'intelligence à ce "coefficient d'empathie". Pour moi, quelqu'un qui ne voit le divorce que comme une suite d'événements administratifs, comme une simple page à tourner pour être heureux, ce n'est pas quelqu'un d'intelligent, c'est quelqu'un qui a un mauvais "coefficient empathique" (
).
On parle quand même d'une gamine de 6 ans et selon son point de vue. Elle n'a jamais vu de personnes déchirées par le divorce, et pour elle le renouveau = aventure, et aventure = putain c'est trop cool sa grand-mère. ![]()
En gros, dans sa tête c'est tout une histoire qui peut recommencer. Une rencontre romantique, un premier rendez-vous, un premier baiser. Elle voit pas ça de manière administrative, au contraire. Je sais pas comment t'expliquer. ![]()
Il y a un fossé entre la théorie qu'elle connait et la pratique à laquelle elle ne sait rien. Mais c'est surtout un débat sur la définition de l'intelligence : évidemment que l'intelligence c'est aussi bien la théorie que la pratique, mais j'ai tendance à penser que la pratique est plus pertinente dans la vie.
Les deux peuvent s'allier. Mais indépendamment une personne intelligente n'a pas les mêmes capacités qu'une personne qui a de la pratique, et vice versa ( aussi avec les qualités que les défauts de chaque côté ). Elle pour le moment, elle a l'intelligence, mais une pratique de 6 ans de vie uniquement..
Pour le coup, regarde Will Hunting, il explique très bien le thème. En plus y'a Robin Williams !
Dès que j'ai du temps devant moi ( quand je serai chez moi koi
), et j'aime beaucoup Robin Williams. (oui)
Si ça t'intéresses je vais poster un texte dans quelques secondes. ![]()
Ce texte que tu va poster, c'est celui du concours avec l'image ?
Je viens de le lire
! Je te fais une "critique" ici ou bien... parce que là bas je suis pas sur d'avoir le droit de la faire.
Pour La normalité, en effet, j'ai du mal à associer intelligence/maturité avec gamine de 6 ans/manque d'xp.
Ce texte que tu va poster, c'est celui du concours avec l'image ?
Oui.
Je viens de le lire
! Je te fais une "critique" ici ou bien... parce que là bas je suis pas sur d'avoir le droit de la faire.
Beh du coup tu as trouvé au final. ![]()
manque d'xp.
Attention nous attendons son évolution en Dracofeu. ![]()
L'abréviation du gamer
!
Donne lui un multi xp à cette fille, et tout ira bien
!
Donne lui un multi xp à cette fille, et tout ira bien
!
Et là on dirait Doctissimo. ![]()
Pas grand chose à rajouter après la critique de ggiot.
J'ai beaucoup aime.
Sur ce, je vais lire ton texte pour ASI, voir si là j'aurai quelque chose à rajouter ![]()
Merci Bet. ![]()
ASI ? ![]()
ASI = "Arrêt sur image."
Le concours où tu as posté
.
J'adore!
Ceci dit j'ai aussi quelques problèmes de fond avec le texte, comme dit plus haut, je trouve aussi que le thème de l'intelligence fait perdre au texte le plan sur lequel il s'était inscrit. Je vais peut-être un peu loin en parlant de plan, mais en introduction tu nous parles de la normalité, il y a un léger développement sur ça au milieu avec l'histoire du petit garçon, puis le texte se conclut sur une réflexion à propos de la normalité. C'est aussi le titre, mais le seul petit hic (j'ai beaucoup aimé ton style), c'est que dans le développement c'est surtout le thème de l'intelligence qui est abordé.
Du coup forcément on est amené à se demander (à tort, j'en conviens!) si le texte ne dit finalement pas: être normal, c'est manquer d'intelligence? Ou inversement. J'espère que j'ai pas trop paraphrasé la personne du dessus qui a dit les choses très justement, mais c'est mon ressenti ![]()
Après quand tu expliques le pourquoi tout semble un peu plus cohérent, mais je pense que c'est justement la faiblesse du texte: on a besoin de tes explications annexes sur ce point.
(Je réajoute cependant que j'ai beaucoup aimé la forme!)
Le 01 septembre 2015 à 13:39:42 Nogah a écrit :
Le 01 septembre 2015 à 02:45:57 ggiot a écrit :
ASI = "Arrêt sur image."Le concours où tu as posté
.
Personne n'a participé à part moi je crois, c'était très la tristesse pour moi.
Pas le temps, trop de choses à faire avec la rentrée, tu pourras choisir la prochaine image comme ça ![]()
J'adore!
C'est gentil, merci. ![]()
Ceci dit j'ai aussi quelques problèmes de fond avec le texte, comme dit plus haut, je trouve aussi que le thème de l'intelligence fait perdre au texte le plan sur lequel il s'était inscrit. Je vais peut-être un peu loin en parlant de plan, mais en introduction tu nous parles de la normalité, il y a un léger développement sur ça au milieu avec l'histoire du petit garçon, puis le texte se conclut sur une réflexion à propos de la normalité. C'est aussi le titre, mais le seul petit hic (j'ai beaucoup aimé ton style), c'est que dans le développement c'est surtout le thème de l'intelligence qui est abordé.
Je ne saurai pas expliquer comment ce thème m'est venu instinctivement comme je l'ai déjà dit. Je dirais que y'a le thème de normalité, et qu'en parlant de normalité, on peut aborder beaucoup de sous petits thèmes différents. C'est la seule justification que je peux trouver.. ![]()
Du coup forcément on est amené à se demander (à tort, j'en conviens!) si le texte ne dit finalement pas: être normal, c'est manquer d'intelligence? Ou inversement. J'espère que j'ai pas trop paraphrasé la personne du dessus qui a dit les choses très justement, mais c'est mon ressenti
Alors oui vous êtes plusieurs à dire ça à propos du thème de l'intelligence, j'dirais que c'est pas une question de dire " Être intelligent c'est pas normal " ou inversement, c'est plutôt le ressenti de cette petite fille surdouée, qui ( même si la façon dont c'était écrit le faisait croire ) n'est pas du tout méprisante ou hautaine par rapport à ça, elle en souffre même, dans un sens. En fait plus exactement, elle est précoce intellectuellement, mais émotionnellement, c'est encore une toute jeune petite fille, même si elle semble froide et sans coeur par moment. Elle ne comprend juste pas grand chose au comportement des gens pour le moment ( dans le sens émotionnel ).
Après quand tu expliques le pourquoi tout semble un peu plus cohérent, mais je pense que c'est justement la faiblesse du texte: on a besoin de tes explications annexes sur ce point.
Oui voilà, c'est un problème. Mais ça change pas de ma vie ça, j'arrive jamais à me faire comprendre véritablement, c'est un problème récurrent chez moi ( bientôt le suicide susu ). ![]()
(Je réajoute cependant que j'ai beaucoup aimé la forme!)
![]()
Le 01 septembre 2015 à 13:45:34 [B]etween a écrit :
Pas le temps, trop de choses à faire avec la rentrée, tu pourras choisir la prochaine image comme ça
Mec c'est à propos d'une IRL estépé, c'pas un texte. ![]()