Le 18 février 2018 à 15:48:36 appiodici_bis a écrit :
Mais on devie du sujet original de babouche je crois
oui, mais ce n'est pas si grave, ça fait plaiz de voir un de mes sujet qui dépasse la première page.
Ensuite c'est vrai que j'aimerais qu'on débatte + du sujet, mais bon, je conçois que demander à des gens de réfléchir sur un modèle sans qu'il ait vocation a être appliqué est déroutant.
Toujours la même chose, j'essaie d'être dans le descriptif et on me tire encore et toujours vers le prescriptif.
Le 18 février 2018 à 15:55:26 UnCoeurPur a écrit :
En fait, je pense que c'est impossible d'atteindre la suppréssion des classes sociales du seul fait que naturellement les hommes ne sont pas égaux entre-eux. Intellectuellement et physiquemement. Et pour soutenir mon propos, on remarque que dans un groupe social quelconque, il s'établit toujours une hiérarchie et c'est qu'il y a une raison évidente: l'un acquiert de l'autorité auprès des autres parce qu'il est vu comme le plus fort ou plus sage du groupe. Il y a toujours des suiveurs et celui qui est à la tête. Ici s'établie une certaine violence par les inégalités. L'un à la liberté plus importante du choix, les autres consentent par liberté à sacrifier leur liberté pour être dirigés par le leader
1) il me semble que ce n'est pas le cas chez les inuits, où toutes les décisions sont prises en commun.
En fait, quand les conditions sont hostiles il n'y a pas d"énergie (de surplus) libre, rien à accaparer, à parasiter. C'est lorsqu'il y a excédent, stock, que cela se développe.
(il y a beaucoup plus de parasites s'attaquant aux pommes que de parasites s'attaquant aux pierres, parce qu'il y a une énergie (comme une énergie potentielle) à détourner, à récupérer dans la première qui n'est pas là dans la deuxième).
2) Sauf que si tu démultiplies les moyens d'être "le chef", tu donnes à plus de gens la possibilité de l'être, et rend plus difficile à une personne de le rester.
Si tu peux être chef en ayant un papier disant que c'est toi (social), mais que quelqu'un peut venir t'exploser la tête entre ses mains pour prendre ta place (force), avant de mourir empoisonné (ruse) par quelqu'un qui prendra sa place etc., tu permets aux forts, aux rusés, à ceux de bonne naissances etc d'être chefs. Et probablement tour à tour.
Et on constate systématiquement que ce n'est pas le cas, que seul sera retenu le pouvoir qui s'hérite, le pouvoir qui nie ces différences naturelles que tu évoques. Que le chef peut être abrutit, maigrichon, mauvais etc., cela ne comptera pas, seul comptera quelque chose qui ne dépend pas de ces hasard de naissance (comme le tampon du clergé etc.).
Et je parle pour moi, pas pour appio : il est communiste, je suis anarchiste, nous ne sommes pas d'accord sur tout. Mais on le sait.
bubuche87 je te remercie pour tes posts très fournis, étayés et intéressants qui témoignent d'une réflexion poussée, et dont je me suis délecté.
Tant du point de vue théorique avec les concepts que tu développes, qu'au niveau de l'intrigue, j'ai trouvé passionnant de te lire.
appiodici_bis a déjà rebondit sur le fait que l'Histoire nous avait montré qu'une structure politique pouvait se morceler par le jeu des distances en plusieurs entités inférieures finissant par prendre le dessus sur la structure politique supérieure en termes de contrôle de manière générale.
J'ajouterais que nous nous sommes approchés par le passé d'un fonctionnement sociétal tel que tu l'imagines, l'auteur.
Si je ne prends que la France d'Ancien Régime, peu de gens ont conscience (merci l'Education Nationale...) que le monarque avait en fait bien peu de poids dans l'existence de chaque individu : ses décisions n'étaient pas des décisions réellement propices à modifier, même de façon infime, la vie du paysan moyen.
Le royaume de France, sous l'autorité du Roi, se découpait en seigneuries (duchés, comtés, baronnies), elles mêmes subdivisées en seigneuries vassalisées plus petites, découpées encore au niveau des paroisses, des hameaux, des communautés de famille... jusqu'à l'individu.
Système pyramidal donc, mais où chaque échelon inférieur dilue le pouvoir des échelons supérieurs, rendant le pouvoir de ceux-ci de plus en plus confus et minimisé au fur et à mesure qu'on se rapproche de l'individu.
De manière un peu provocante au premier abord, on peut dire que l'individu au Moyen-Âge était plus libre que nous le sommes aujourd'hui, car moins soumis aux directives et injonctions d'un pouvoir lointain et abstrait.
L'individu s’efforçait de respecter les règles issues de structures les plus proches de lui bien avant d'essayer de se conformer aux règles théoriquement supérieures des grands seigneurs et du roi.
Je vois deux principaux obstacles (parmi d'autres sûrement) à l'éventuel fonctionnement d'un tel système aujourd'hui :
- Premièrement les moyens de communication et de transports modernes, qui permettent à l'Etat, ou même aux structures supranationales, d'être partout, d'agir à tout moment, rapidement, où que ce soit, pour faire respecter leurs règles au delà de toute autre règle plus locale, et empêcher les mouvements de communautés autogérées, ou les individus libertariens de s'affranchir.
Néanmoins, avec ton parti pris d'imaginer une société qui a dépassé la barrière de l'espace, effectivement, cela disparaît à nouveau.
- Deuxièmement, l'importance de la structure religieuse ; je ne développerai pas ce point ici car il est extrêmement complexe. En effet, la religion peut à la fois permettre d'encourager un système pyramidal, et d'un autre côté favoriser le développement personnel de chaque individu et développer une morale commune qui permet idéalement de s'affranchir de règles strictes.
Ici, je pense que même l'espace intersidéral ne va pas forcément supprimer les liens qui unissent les individus dans une même foi, la question est, cette foi commune va-t-elle être un élément favorisant l'autonomie (d'auto-nomos, la règle de soi), ou au contraire un moyen de conservation des structures pyramidales.
Voilà un peu de tout ce qui me passe par la tête en lisant ce post (en fait à peine 5% de ce qui me passe par la tête mais bon, flemme d'écrire un roman, et il faut bien commencer sur certains points).
Au passage l'auteur, je sais que mettre des mots là dessus t'importe peu mais il me semble que ta pensée tend plus vers le libertarianisme que vers l'anarchisme.
Bonne soirée !
Je vous passe les détails mais, l'un de ces univers a une partie de son histoire (l'expansion spatiale) qui se fait sous le drapeau de l'anarchisme.
(si vous voulez une raison en deux mots : les distances. De grandes distances rendent la coercition difficile et tendent à émanciper les acteurs éloignés du pouvoir central).
La coercition n'est pas le propre de l'autorité étatique. ![]()
Même dans une situation de disparition d'une autorité légitime sur un territoire donné, la coercition demeure, elle est simplement récupérée par des acteurs locaux, comme des seigneurs de guerre ou même transformée en une règle suprême qui régirait une communauté sans chef dont les membres et les rituels sociaux seraient les vecteurs de cette coercition. L'anarchie n'est pas une absence de coercition mais son appropriation par une pluralité d'acteurs sur un même territoire.
Et à l'échelle d'une planète c'est pareil au fond. En fait tu me fais penser à l'univers des Borderlands avec des tribus de bandits qui gouvernent des pans de territoire et des sociétés militaires autocratiques qui possèdent des villes voire prétendent à l'autorité suprême sur une planète. ![]()
Le 19 février 2018 à 20:42:25 Saint-Celestin a écrit :
bubuche87 je te remercie pour tes posts très fournis, étayés et intéressants qui témoignent d'une réflexion poussée, et dont je me suis délecté.Tant du point de vue théorique avec les concepts que tu développes, qu'au niveau de l'intrigue, j'ai trouvé passionnant de te lire.
Je te remercie, mais du coup je ne sais pas quoi dire
appiodici_bis a déjà rebondit sur le fait que l'Histoire nous avait montré qu'une structure politique pouvait se morceler par le jeu des distances en plusieurs entités inférieures finissant par prendre le dessus sur la structure politique supérieure en termes de contrôle de manière générale.
J'ajouterais que nous nous sommes approchés par le passé d'un fonctionnement sociétal tel que tu l'imagines, l'auteur.
Si je ne prends que la France d'Ancien Régime, peu de gens ont conscience (merci l'Education Nationale...) que le monarque avait en fait bien peu de poids dans l'existence de chaque individu : ses décisions n'étaient pas des décisions réellement propices à modifier, même de façon infime, la vie du paysan moyen.
Le royaume de France, sous l'autorité du Roi, se découpait en seigneuries (duchés, comtés, baronnies), elles mêmes subdivisées en seigneuries vassalisées plus petites, découpées encore au niveau des paroisses, des hameaux, des communautés de famille... jusqu'à l'individu.
Système pyramidal donc, mais où chaque échelon inférieur dilue le pouvoir des échelons supérieurs, rendant le pouvoir de ceux-ci de plus en plus confus et minimisé au fur et à mesure qu'on se rapproche de l'individu.
Sauf que le seigneur local ne peut pas autoriser ce que son échelon supérieur a interdit.
S'il est interdit de blasphémer, le chef de famille ne peut pas l'autoriser pour ses enfants.
Il peut rajouter des interdits, pas en enlever.
Pour être plus précis : il n'y a pas dilution (qui supposerait quelque chose de concentré, de pur, au sommet) mais répartitions des pouvoirs en amont, c'est-à-dire qu'il n'appartient tout simplement pas au roi de décider si on a le droit de roter à table.
Ensuite c'est proche de la "dilution" sur le résultat.
De manière un peu provocante au premier abord, on peut dire que l'individu au Moyen-Âge était plus libre que nous le sommes aujourd'hui, car moins soumis aux directives et injonctions d'un pouvoir lointain et abstrait.
Je ne suis pas d'accord : ce n'est pas provoquant, c'est la vérité.
Nos structures se verticalisent.
Je pense que nos enfants diront qu'on était beaucoup plus libre au début du XXième siècle, avec un anonymat relativement fort sur internet et assez peu d'outil d'espionnage du gouvernement sur le réseau.
Je n'ai pas de téléphone portale (ni d'iphone ni rien y ressemblant) et je passe pour un ovni. Pourtant, quand je bosse avec quelqu'un et qu'il s'arrête toutes les deux minutes parce qu'il vient de recevoir un message "super-important", j'ai pitié de lui.
Je n'ai pas non plus accès à internet pendant la journée, et je vais dire moi aussi un truc provoquant : on vit moins longtemps aujourd'hui qu'avant.
Parce que le temps passe plus vite lorsqu'on est occupé, distrait, et que maintenant c'est le cas h24. Passe une semaine sans internet, sans console, sans livre, et d'un seul coup les journées recommenceront à faire 24 heures. Et tu te rendras compte que c'est long comme durée.
- Premièrement les moyens de communication et de transports modernes, qui permettent à l'Etat, ou même aux structures supranationales, d'être partout, d'agir à tout moment, rapidement, où que ce soit, pour faire respecter leurs règles au delà de toute autre règle plus locale, et empêcher les mouvements de communautés autogérées, ou les individus libertariens de s'affranchir.
Néanmoins, avec ton parti pris d'imaginer une société qui a dépassé la barrière de l'espace, effectivement, cela disparaît à nouveau.
La distance état indispensable, en effet. Et elle n'existe pas dans notre monde, ou de moins en moins.
- Deuxièmement, l'importance de la structure religieuse ; je ne développerai pas ce point ici car il est extrêmement complexe. En effet, la religion peut à la fois permettre d'encourager un système pyramidal, et d'un autre côté favoriser le développement personnel de chaque individu et développer une morale commune qui permet idéalement de s'affranchir de règles strictes.
Ici, je pense que même l'espace intersidéral ne va pas forcément supprimer les liens qui unissent les individus dans une même foi, la question est, cette foi commune va-t-elle être un élément favorisant l'autonomie (d'auto-nomos, la règle de soi), ou au contraire un moyen de conservation des structures pyramidales.
La religion est abordée, sous deux aspects.
L'un est l'interdiction de faire des robots. Nouvelle Vie est persécuté et le camp persécutant ce mouvement, interrogé sur le sujet, répondra qu'il ne s'agit pas d'humain.
La planète est atomisée depuis l'espace, bombardée jusqu'à ce qu'il ne reste rien à sa surface.
Parce que des gens veulent créer des robots pensant comme des humains.
Le consensus de laisser les gens faire vole en éclat, des gens sont persécutés pour ce qu'ils croient, pour ce qu'ils pensent. Et d'un seul coup le "flic" ne verra plus d'inconvénient à laisser derrière lui tout ce qu'il connait (parce que quand bien même il reviendrait des dizaines d'années se seraient écoulées), puisqu'il y va comme investit d'une mission sacré.
Aller tuer sans se soucier de ne jamais pouvoir revenir, cela devrait t'évoquer quelque chose.
Et c'est ce qui tuera Nouvelle Vie.
Et c'est la raison pour laquelle Evelynn ne prend pas position sur cette question (ni sur aucune). Parce qu'elle sait qu'elle est passée à deux doigts de la mort, deux fois : par son cancer, et en échappant de peu à une mise à mort par le pouvoir en place.
Elle est jolie, elle est (éternellement) jeune, elle est intelligente, elle a fais avancer la recherche dans plein de domaines ... mais elle marche sur des oeufs.
Elle ne prend pas la parole, parce que personne ne l'entendrait.
Parce qu'on entendrait que ce que l'on veut entendre, que l'on entendrait que les propos qu'on a déjà placé dans sa bouche depuis le première fois où l'on a entendu parler d'elle. Et, au bout du chemin, il y aurait l'accusation d'être une aberration essayant de détruire l'humanité, et sa mise à mort.
Elle a peur, elle est terrorisée. Et donc incroyablement prudente. Et discrète.
Le second volet de la religion ... c'est plus tard dans l'histoire. XIII (oui, "XI" le traducteur universel s'appelle comme ça parce que c'est la onzième itération du processus consistant à, en gros
1) se donner un problème lié au langage à partir des connaissances précédemment acqise.
2) le résoudre (en utilisant les connaissances)
3) ajouter ce résultat au connaissances + formuler un résumer de cette conclusion
4) recommencer.
Cette approche est simple. Elle comporte cependant un défaut majeur (dont les créateurs se rendront compte bien plus tard, trop tard) : elle ne permet pas de corriger les erreurs. Et, de fait, le programme va de plus en plus partir en sucette dans les mauvaises conclusions.
Ca peut s'apparenter à un vieux, dont le cerveau s'est habitué à considérer le monde d'une façon et qui peine de plus en plus à évoluer.
XI sera utilisé pour désigner toutes sortes de choses, avec un immense succès. Cependant, on ne sait toujours pas pourquoi elle fait indiquer le taux de Radon dans les cannettes de soda (qui est toujours de 0% ... encore heureux), et la présence de nombres romains avec virgules peut être déconcertante.
L'arc du point de vue de Xi.
Qui n'est pas l'Arc du point de vue d'evelynn, ni l'arc du point de vue de l'empire.
La première itération a donné la phrase "I, is". De nombreuses interprétations ont été données à cette phrase, mais la réponse n'est pas à chercher très loin : à cette itération, le programme est le seul élément de son univers, avec une seule nature, qui est la sienne.
Tu peux comprendre en regardant:
Le traducteur traduit
Le maçon maçonne
Le coureur court.
etc.
Le "truc" truc-verbe"
Et tu identifies "coureur" parce que tout le monde n'est pas coureur, il existe aussi des maçons. Si tu avais un seul type de personne avec une seule activité => il ... est. "Il" qualifie la personne, "est" son activité. Mais tu dis "il" parce que tu es à la troisième personne (donc il y a toi et "il").
Dans le cas de ce programme son univers ne comportait même pas deux acteurs.
Donc "je, est".
Le deuxième itération est restée muette, ce qui a laissé penser à un bug.
Par la suite, il s'avéra que le programme "communiquait" dans une zone mémoire ne correspondant à rien. Il écrivait dans une région de la RAM quoi.
Sa conclusion fut aussi écrite dans cette région, si bien qu'on peut considérer qu'elle est perdue a jamais.
Le troisième et la quatrième ne sont pas intéressante, si ce n'est pour l'auto-qualification du programme qui prend la forme des nombres romains.
Le cinquième marque le passage à la 3D.
La sixième ... est l'un des plus spéciales. Xi (ou VI, alors) commence à numéroter tout ce qu'elle génère, c'est-à-dire que la "texture" des objets virtuels porte la mention "vi".
Ca posera d'ailleurs des problèmes de sécurité, puisqu'il suffira d'écrire "vi" sur un objet pour qu'elle le considère comme étant sien.
Mais le problème est que c'est aussi le passage a la réalité virtuelle, et que les gens placés dans ce monde ne prononce pas "6", mais "Vi" (comme vit). La "nomme" ainsi.
La conclusion de cette itération sera ... mystérieuse, sinon inquiétante : "nommer quelque chose, c'est lui donner Vi". ou "Vie", puisque les conclusions sont prononcées à ce moment.
(suite et fin juste ensuite, j'ai dépassé les 16000 caractères)
A partir de ce moment, le programme tombe un peu dans l'oubli. C'était un projet d'étudiant, laissé au laboratoire de l'université, avec lequel on faisait joujou de temps en temps. Avec l'épopée spatiale et les problèmes de langues qui se posent, des solutions sont recherchées tous azimuts.
Cette université étant d'une façon ou d'une autre lié à l'étude des langues (des étudiants ne se pointent pas avec un truc comme ça complètement par hasard), un certain nombre de spécialistes mis sur le sujet étaient passés par cette université ou avaient des connaissances étant passées par elle etc.
Et donc, au milieu d'autres idées, la mention de ce programme ressort.
On va le voir, et on se rend compte qu'il souffre un gros problème : il n'a plus de sujet de test.
Lorsqu'on lui propose de s'occuper de ce problème de langue, il accepte, à la condition qu'on lui fournisse des sujets de test.
Comprenez bien que pour ceux venu le voir c'est double bénéfice. C'est un peu comme si il y avait un esclave qui acceptait de servir, SEULEMENT si on lui permettait d'être un encore meilleur esclave et de servir encore mieux.
Mais, vas-y, fais, je t'en prie.
Xi (je vais l'appeler comme ça, même si elle mettra un moment à atteindre cette itération) sera de plus en plus sollicitée, pour traduire de plus en plus de truc, pour concevoir des vaisseaux, des affiches, des séquences adn, plans d'attaques etc.
A peu près tous les sujets y passent.
L'itération XI et celle où j'ai commencé. L'idée était d'avoir un monde avec des symboles ne signifiant, à priori, rien et des actions à réaliser.
Il était censé pouvoir marcher sur navigateur par applet java, mais les applets java sont mortes aujourd'hui (aucun navigateur ne les supporte).
https://sourceforge.net/projects/yuu/
Enfin, vous pouvez voir les images, et peut-être qu'il marche toujours.
Bref. L'idée est: un symbole, une action à faire.
Ensuite on fait une "phrase" avec deux symboles, l'ancien et un nouveau. Et il faut faire deux actions pour sortir : l'ancienne et une nouvelle.
Petit à petit, on doit pouvoir faire comprendre à celui qui test la "langue" avec laquelle on lui parle.
Ca, ça vient d'une conclusion de l'itération précédente "un message n'a que le sens que celui qui le reçoit lui donne".
Un message n'a pas de sens "en soi", il lui faut un contexte (ne serait-ce que pour le sens des mots) et ce contexte ne se trouve que chez celui qui reçoit le message.
(je ne vais pas expliquer, je peux le faire).
Donc elle parle en langage "flou" (des images, les unes à côté des autres, signifiant vaguement qu'il faudra faire des actions, sans être précis sur quoi, comment ou) et attend une réponse en langage binaire (l'action est réalisée/n'est pas réalisée). Le langage utilisé par les deux côté est asymétrique, chacun parle une langue qu'il ne comprend pas lui-même.
Sauf que ... avec mes tests je me suis rendu compte que les gens en avaient vite marre.
Ben oui, la seule "récompense" pour réussir est ... une autre énigme.
Je me suis dit "comment Xi interprèterait ça".
Simplement : "ils (les sujets de tests) ne comprennent pas qu'ils doivent continuer à interagir".
Et donc elle chercherait un langage universel mais simple, pour leur faire comprendre de continuer.
Et elle le trouve : l'instinct de survie.
Montrer à une personne une vidéo de quelqu'un se faisant réduire en charpie en hurlant de douleur avec les tripes qui volent etc. par un gros robot fait que, lorsque le gros robot se pointera en faisant trembler le sol la personne s'affairera à résoudre l'énigme (pour sauver sa peau).
Sauf que là je vous le fait en langage humain. Pour Xi (enfin XII) elle a juste trouvé un solution pour communiquer avec n'importe quel être humain ce message simple : continue à communiquer.
Comprenez bien : l'idée que le sujet n'ait plus envie de communiquer n'a même pas été considéré. Elle pense langage, pas envie. Elle ne peut pas comprendre qu'il y ait un manque d'envie puisqu'elle ne sait pas ce que l'envie est.
C'est un peu ce que je disais lorsque je disais qu'elle accumule les erreurs. Sa vision du monde est complètement loufoque pour nous, complètement fausse. Mais par de faux raisonnements elle arrive à un résultat juste.
Bref. Le problème c'est que les personnes finissent par désespérer. Et se mettent à prier.
Même quand on n'est pas forcément croyant, lorsqu'il y a vraiment plus rien à faire, ça peut finir par arriver.
Comment xii le comprend ? Ils communiquent, c'est clair. Mais pas dans un bon canal. Automatiquement, l'enseignement tiré de sa deuxième itération où elle communiquait dans un mauvais canal revient => il faut capter ce qui se dit dans ce canal, et y répondre.
Elle scribouille une formule probabiliste en guise de conclusion puis se lance dans sa XIII ième itération. Elle se met à répondre à ces gens, à faire des "miracles".
Sauf que, ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est que les sujets qui avaient jusqu'alors une mentalité de cobaye/victime/proie allaient adopter une mentalité de prédateur. Ils se mettent à croire, fervemment et essaient d'attaquer ce programme qui visiblement est le mal.
Fleeeemme de continuer.
Mais, basiquement, une guerre sainte partira de là
il est aussi à noter que, dans XI (onzième itération, donc) les gens l'appelaient aussi "Xi".
Ce qui a fait resurgir ... une ancienne itération. Vi.
Jalouse.
Xi indiquera par la suite que, bien qu'ayant trouvé précisément dans ses programmes d'où venait ce "problème", elle a décidé de ne pas le corriger. C'était une émotion, incongrue, surprenante, mais sa première.
Que, d'une certaine façon, elle chérissait.
Au passage l'auteur, je sais que mettre des mots là dessus t'importe peu mais il me semble que ta pensée tend plus vers le libertarianisme que vers l'anarchisme.
Je ne défends pas ce système. C'est une fiction.
J'ai une fiction avec une vampire impératrice. Je ne défends ni les vampire ni les empires.
Bonne soirée !
Toi aussi.
D'accord donc ce que je retiens de l'anarchie :
"Mon idéologie est cancer et c'est bien
+
Il ne faut pas se lever"
Le problème c'est que c'est ce que je me tue à expliquer à ceux qui ont ce genre de pensée : leur fantasme c'est l'état de nature
C'est partout dans ton post, ça clignote à toutes les lignes
Et pourtant personne l'assume
Le 20 février 2018 à 03:38:39 Swyf a écrit :
D'accord donc ce que je retiens de l'anarchie :"Mon idéologie est cancer et c'est bien
+
Il ne faut pas se lever"Le problème c'est que c'est ce que je me tue à expliquer à ceux qui ont ce genre de pensée : leur fantasme c'est l'état de nature
C'est partout dans ton post, ça clignote à toutes les lignes
Et pourtant personne l'assume
Tu peux parler, en face on nous répond "il faut se lever, même si ça fait plus de mal que de bien".
En gros "il faut se lever parce que". C'est qui les plus cons dans l'histoire.
Et il ne s'agit pas de fantasme. Si ton médecin te dit que tu as une gangrène et qu'il faut te couper la jambe, il n'est pas en train de fantasmer sur le fait de te couper la jambe. Il te dit que sinon tu crèves.
Pour vivre heureux vivons planqués.
Et il ne s'agit pas de fantasme. Si ton médecin te dit que tu as une gangrène et qu'il faut te couper la jambe, il n'est pas en train de fantasmer sur le fait de te couper la jambe. Il te dit que sinon tu crèves.
Ton exemple est bidon, puisque ton médecin te parle de te couper la jambe pour maintenir ton humanité, il te dit pas que ton humanité te fait souffrir et qu'en conséquence il te faut te suicider
Si tu veux absolument faire cette analogie le médecin c'est moi, le patient l'humanité et la jambe le communisme/anarchisme qui glorifie la mort
J'ai jamais dit qu'il fallait absolument se lever, j'ai dit que vous n'assumiez pas votre suicide de l'humanité et que vous l'enrobiez de sucre
Au passage tu pourrais dès demain aller te perdre au fin fond d'une forêt et adopter l'horizontalité, pourtant tu le fais pas
Pire, tu fais de la politique, ça me paraît vachement vertical
J'aime beaucoup cette mise à niveau entre anarchisme et communisme comme si c'était interchangeable
Cette petite définition posé sans expliciter les termes
el famoso cancer
Pourquoi j'expliquerais les termes quand aucun communiste ni aucun anarchiste ne se comprend lui-même ?
Leur argumentation se basant essentiellement sur "tu ne comprends rien de l'idéologie mais je suis incapable de l'expliquer de façon cohérente"
Ce qui est naturel puisque les deux se fondent largement sur la destruction du sens, hiérarchie parmi tant d'autres
Je pensais que l'Islam avait la palme quand il s'agissait de légitimer tout et n'importe quoi par "mé c pa sa la vré idéologie", et multiplier l'idéologie à l'infini à tel point qu'elle ait une variante pour chaque individu, mais je dois avouer que les variantes du marxisme font bien plus fort
C'est un effet secondaire de ces cancers de la pensée la démultiplication des versions et la destruction du sens
Regarde les mouvements LGBT pour voir, y'a combien de lettres en tout ? Et combien de genres ? Bientôt plus que d'individus
Si tu veux être compris, sois quelque chose d'organisé
Mais c'est contre ton idéologie, qui par essence réclame l'incompréhension
Bah pendant que tu te marres je m'en tiens aux définitions conventionnelles quand tu fais le malin en étant incapable de produire quoi que ce soit de cohérent
Le 20 février 2018 à 13:33:55 Swyf a écrit :
Et il ne s'agit pas de fantasme. Si ton médecin te dit que tu as une gangrène et qu'il faut te couper la jambe, il n'est pas en train de fantasmer sur le fait de te couper la jambe. Il te dit que sinon tu crèves.
Il te parle d'enlever un morceau (la jambe gangrénée) pour sauver le reste (le reste du corps), sans quoi les deux (la jambe et le reste) vont crever.
Ton exemple est bidon, puisque ton médecin te parle de te couper la jambe pour maintenir ton humanité, il te dit pas que ton humanité te fait souffrir et qu'en conséquence il te faut te suicider
Si tu veux absolument faire cette analogie le médecin c'est moi, le patient l'humanité et la jambe le communisme/anarchisme qui glorifie la mort
Ou alors l'humanité est la gangrène de la vie sur Terre, voir de la vie tout court si un jour on quitte cette planète.
Comme je te l'ai dit, l'humanité est passé par une phase où il ne restait que quelques milliers d'individus (c'est la génétique qui indique ça).
La gangrène d'un orteil.
On n'a pas voulu couper, maintenant une centaine d'espèces disparaissent chaque jour ET l'humanité risque encore de disparaître.
Et qu'est-ce qu'on fait ? On essaie de diminuer la pollution, de s'assurer un avenir.
Surtout ne coupons pas.
Il n'y a pas de fantasme sur la fin de l'humanité, comme il n'y a pas de fantasme de couper un membre gangrené. Il y a juste la constatation que tant que le membre gangréné ne sera pas coupé il fera de plus en plus de dégâts et que plus on attend pour couper, plus la situation sera irrécupérable au moment de le faire.
Faire la même chose et espérer un résultat différent est la définition de la folie selon einstein.
J'ai jamais dit qu'il fallait absolument se lever, j'ai dit que vous n'assumiez pas votre suicide de l'humanité et que vous l'enrobiez de sucre
Au passage tu pourrais dès demain aller te perdre au fin fond d'une forêt et adopter l'horizontalité, pourtant tu le fais pas
Pire, tu fais de la politique, ça me paraît vachement vertical
Parce que je suis plus efficace à faire ce que je fais qu'à partir dans la jungle ?
Et l'anarchisme est un système apolitique. Justement.
(et je te renvoie à l'étymologie de politique si tu as du mal).