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L'opportunité d'interopérabilité.

bubuche87
bubuche87
Niveau 10
15 février 2018 à 03:31:55

Bonjour tout le monde.
J'imagine des histoires, j'en écris parfois et lorsque c'est le cas, j'aime passer du temps à peaufiner l'univers sous-jacent.
Je vous passe les détails mais, l'un de ces univers a une partie de son histoire (l'expansion spatiale) qui se fait sous le drapeau de l'anarchisme.
(si vous voulez une raison en deux mots : les distances. De grandes distances rendent la coercition difficile et tendent à émanciper les acteurs éloignés du pouvoir central).

Pour autant, je voulais quelque chose de nouveau et je suis donc arrivé à cette construction, de l'opportunité d'interopérabilité, de l'opportunité d'uniformisation.
Vous pouvez le visualiser de la façon suivante : partez d'une structure verticale, avec un pouvoir régnant sur un grand territoire et comportant des sous-structures verticales surajoutant leurs règles à ceux du pouvoir central, comportant elle-même des sous-structures qui etc.
Ca, c'est ce que vous connaissez aujourd'hui. Vous êtes dans un pays, dans une ville, peut-être dans une copropriété et peut-être colocataire. Chaque couche ajoute ses règles à la précédente.
Et si vous allez sur jeuxvideo.com, il y a des règles supplémentaires, et si vous allez sur un sous-forum il y a encore d'autres règles etc. Chaque couche peut en ajouter, mais ne peut pas en enlever.

Donc, vous prenez toute cette structure, et vous ajoutez une chose. Une petite chose : chaque couche supérieure n'est qu'indicative pour la couche inférieure. C'est-à-dire que la couche supérieure n'émet plus d'ordre, mais des recommandations, des conseils. Qu'elle ne dispose pas de pouvoir de sanction, qu'elle est consultative.
Un tout petit rien qui renverse tout, il me semble. Est-ce de l'anarchie ? Je ne suis pas certain qu'il soit intéressant de se lancer dans un débat sur les termes ici. Vous avez mieux qu'un mot, la description du système (j'y reviens) s'il vous plait de l'appeler anarchie ou de lui donner un autre nom, ça n'est pas le plus intéressant.

Mais donc, quel est l'intérêt de cette couche consultative ? Avoir l'opportunité de se retrouver avec d'autres sur quelque chose. La couche supérieure est là couche de référence, s'en écarter c'est risquer de se retrouver seul. Notez que si cette couche prend de mauvaises décisions elle risque de perdre son statut de référence, puisque ce statut n'est pas institutionnel, qu'il n'est que "de facto".

Enfin, cette question soulève immédiatement la notion de territoire.
Une couche inférieur pourra apprécier d'avoir le pouvoir de faire un bras d'honneur à la couche supérieure, mais pourrait trouver fort déplaisant en se retournant de constater que les couches qui lui sont inférieures, à elle, lui font un bras d'honneur.
Jusqu'où cela va-t-il ? Jusqu'à l'individu. Dans cette pyramide inversée, le dernier maillon de la chaîne est le premier.

Mais alors, me direz-vous, cela signifie que l'individu peut violer, tuer etc. puisque les couches supérieures sont consultatives, qu'il est ultimement celui qui décide pour lui-même ?
Non, est l'erreur est de se poser la question en droit dans un système construit sur le en fait.
La Justice n'ira pas le condamner s'il fait des exactions, mais elle n'ira pas non plus condamner ceux qui iront lui faire la peau. De plus, la recommandation peut être prise à des niveaux supérieurs de ne plus communiquer avec cette personne, de ne plus interagir avec. C'est une recommandation, suivie ou non, selon le désir de chacun.

Cela implique bien sur un certain entretien de sa personne. Et c'est le cas dans cet univers où, bien que l'on pratique les arts et les sciences, chacun passe un certain nombre d'heure par semaine à pratiquer un sport de combat.

Voilà, que pensez-vous de cela ? De cette structure ? Des questions ?

Et, avant que l'on ne m'accuse de quoi que ce soit : dans la suite de l'histoire, cette structure finit par être balayée, remplacée par quelque chose de beaucoup plus rigide, bien plus proche de la dystopie cyberpunk et ses entreprises toutes puissantes.

Et, pour un spoil un peu plus complet

Cette structure "molle" croule sous le poids des langages. Ceux-ci se démultiplient et l'humanité, même X fois plus nombreuse que par le passé, progresse extraordinairement lentement, du fait que chacun dans son coin invente et réinvente en permanence ce que d'autres ont déjà trouvé.
A ceci s'ajoute le fait que de vrai interdits, des tabous, allant à l'encontre de ce que je viens d'évoquer, ont lieu.
L'un d'eux, le plus fort, est celui de créer un robot en utilisant une technologie particulière permettant de "copier" un cerveau, c'est-à-dire faire des copies robot d'individus.
Cet interdit fort ira jusqu'à l'atomisation d'une planète abritant le gros de Nouvelle Vie, un mouvement combattant cet interdit.
Ironiquement, ces robots avaient la capacité d'apprendre un langage commun et constituaient une réponse au problème du langage. Cette réponse sera balayée et l'humanité préfèrera s'en remettre à une sorte de gros google traduction++, implanté dans chacun, si performant que chaque enfant n'apprendra plus le langage de ses parents mais développera le sien (n'ayant pas à faire d'efforts pour s'adapter, pour se faire comprendre).
Lorsque des siècles plus tard le google traduction++ s'arrêtera, l'humanité se trouvera divisé en cellules individuelle, chaque individu étant prisonnier de son propre monde, de sa propre langue.
D'autres éléments [*] viendront alors achever l'humanité qui aura, alors, atomisé des siècles auparavant ce qui aurait pu la sauver.

[*] : les hétéros sapiens, humains génétiquement modifiés conçus pour travailler sur des planètes à forte gravité, à faible ou forte température etc. En fait, le google traduction++ (XII pour ne pas la nommer) n'est pas un traducteur, c'est un programme "fort en langage". Et donc utilisable pour faire de la génétique, entre autre (désigner les villes, faire de la propagande ... en fait, une nouvelle branche d'étude est alors apparue et a quasiment fait disparaître toutes les autres : une branche d'étude portant sur la formulation de problèmes en "problème de langage", parce qu'une fois correctement présentés, physique mathématique ou autre => dépecés, dévorés,digérés, résolus en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire). .
De façon assez amusante, le pouvoir en place passe volontairement pour un faible, pousse les masses à détester les hétéros sapiens et à souhaiter leur extermination. Cette position lui fournit deux avantages : passer pour un faible alors qu'il ne l'est pas, et avoir les mains totalement libres pour faire ce qu'il veut avec les hétéros sapiens, sans craindre un élan de sympathie venant des masses.
Lorsque XII arrête de traduire, elle émancipe les hétéros sapiens (qui seraient morts sinon, étant génétiquement conçus pour être dépendants d'une aide particulière). Ceux-ci achèveront l'humanité.

Swyf
Swyf
Niveau 10
15 février 2018 à 20:07:39

ça me fait penser à cet épisode de kino no tabi dans lequel le meurtre est légal
j'en pense ce que je pense de tout ce qui touche de près ou de loin à l'anarchisme et au communisme, c'est bidon

C'est un embryon de civilisation, qui ne peut qu'avorter ou s'achever dans les systèmes pyramidaux que l'on connaît

C'était joliment dit dans kino no tabi par contre, faut le reconnaître

bubuche87
bubuche87
Niveau 10
16 février 2018 à 01:31:44

Je désespérais d'avoir une réponse, notamment parce que, il faut bien l'avouer, le titre n'est pas des plus sexys.
Je ne connais pas le manga dont tu parles (j'imagine qu'il s'agit d'un manga) donc je ne peux pas vraiment te répondre.
En revanche, si je te répondais que les système pyramidaux ne peuvent, eux-même, que s'effondrer ?

Ensuite, tu me fais dire ce que je ne dis pas : le meurtre n'est pas légal. C'est juste que rien ne l'est, c'est une question qui ne se pose plus.
Le légal/pas légal suppose un bras armé chargé de le faire respecter. Sans ce bras, il n'y a plus de légal/pas légal.
Ca ne veut pas dire qu'il n'y a plus de règles, mais elles sont tous azimuts.

Ca n'invalide pas ton point (j'aimerais sincèrement une démonstration de cette affirmation), c'est juste que si ce que tu dis est vrai, on aura bouclé la boucle : l'humanité s'effondrera.
Ce qui est, quelque part une bonne nouvelle, puisque si c'est inévitable il n'y a plus de raison de s'inquiéter.

Appiodici_bis
Appiodici_bis
Niveau 34
16 février 2018 à 02:04:17

Enfaite avant de commenter, j'aimerai comprendre : c'est une proposition politique à travers une fiction que tu nous proposes c'est ça ? ou bien tu crois que tous les systèmes fonctionnent avec des structures consultatives ? :(

Message édité le 16 février 2018 à 02:04:28 par Appiodici_bis
bubuche87
bubuche87
Niveau 10
16 février 2018 à 03:23:03

Ce n'est pas vraiment une proposition, puisque les prémisses (=les grandes distances) ne sont pas présente à l'heure actuelle.
Dans le cas de l'espace c'est particulier, tu en conviendras. Même avec des appareils allant à très grande vitesse, tu peux bien faire le trajet et avoir l'impression que deux jours se sont écoulés entre ton départ et l'arrivée, ça ne changera rien au fait qu'une fois monté dans le vaisseau, tu dis adieu à tous ceux que tu connais.
Dans ce contexte il est très difficile d'envoyer les flics mater une colonie récalcitrante.

Ca n'existe pas sur Terre.
Non, je parle bien d'une fiction, mais j'essaie de tester la solidité de celle-ci. Et le côté attractif qu'elle peut avoir.

Ensuite je reste un mec beauf, ça comporte des meufs à poil.

Ce que devait être le background de l'histoire, à la base. Ca ne s'adresse pas spécialement à quelqu'un, à n'importe qui qui souhaite lire mes pavés.
J'essaie d'être chronologique.

L'histoire commence avec Ada Mong (je reviens sur les noms à la fin), jeune génie, personne la plus intelligente de sa génération.
Elle remporté très tôt des nominations, puis des prix, et finit par croiser (pas par hasard) Andreï Wolinkski, lui aussi génie-le-plus-intelligent-de-sa-génération, mais de la génération précédente. Pas par hasard : on lui a parlé d'elle, il a fait le trajet à une remise des prix pour voir de quoi il retournait.
Elle a alors 15 ans. Il sympathisent, et il finissent par se marier à son 19 ième anniversaire.
Elle devient alors Ada Wolinkski.

En plus d'être intelligente, elle est également belle, ce qui ne gâche rien, et les journaux font leur choux gras de cette relation.
A 23 ans, elle découvre ce qui sera par la suite appelé "l'énergie froide", une façon d'obtenir une quantité colossale d'énergie à partir du vide, sans dégager de chaleur.
Mais elle ne sait pas, à cette époque, que cela dégage aussi des ondes néfastes, cancérigènes.
Elle développe un cancer du poumon et se sait condamnée.

Elle et son mari (qui travail dans la robotique) décident que ça serait trop dommage pour le monde qu'elle disparaisse. Ils se lancent dans une recherche effrénée sur l'intelligence, et sur le procédé permettant de copier le fonctionnement d'un cerveau. Il faut un robot qui non seulement lui ressemble, non seulement ait le même caractère qu'elle, mais ait aussi son génie.
Il finissent par aboutir, un peu avant ses 29 ans, quinze jours avant sa mort.

La nouvelle Ada Wolinkski prend officiellement la place de l'ancienne. Toute l'historie a été suivit par les journaux (la découverte, la tragédie, le combat contre la montre ... du people croustillant).
Ada et Andreï publient leurs travaux, avec l'autorisation pour quiconque le veut de les reproduire.

Très rapidement, des entreprises se mettent sur l'affaire, et proposent des robots pour remplacer les personnes défuntes. Sauf que cela ne se fait déjà pas sans une certaine opposition.
Mais, de plus, les entreprises font les robots avec dans l'idée qu'ils tomberont rapidement en panne, pour faire payer l'entretien. Rapidement, les gens se retrouvent 1) ayant perdu un proche (bon, ça c'est normal) 2) dépouillé d'une grosse quantité d'argent 3) obligé de perdre à nouveau ce même proche, et devoir faire peser sa vie dans la balance avec leurs économies.
Ceux qui étaient favorables à cette technologie en deviennent d'ardents opposants. Les gouvernements (qui étaient déjà moyens chauds à laisser faire ça) interdisent la création de tout nouveau robot.

Il s'en est fallu de peu pour que ce soit purement et simplement le démantèlement des robots qui soient prononcé, mais Ada Wolinkski était suffisamment populaire pour que cela ne se fasse pas.
Les autres robots étant conçus pour tomber rapidement en panne, elle se retrouve bientôt le dernier robot de la sorte.

En physique, elle finit par découvrir que les ondes émises par l'énergie froide ne peuvent être arrêtées par aucune sorte de matériaux, mais sont annulées par la lumière. Elle indiquera d'ailleurs qu'il est tout à fait probablement que de telles ondes existent dans l'univers, mais que le soleil nous offrant une protection, nous n'y avons jamais été exposés avant.
Elle poursuit ses recherches ensuite, mais en médecine, pour essayer de trouver un traitement au cancer. Elle finit par faire quelques découvertes mineures, sur certaines formes précises de cancer.

L'énergie froide ouvre la porte à la conquête spatiale, où la température est un problème dans l'espace, isolant. Des entreprises mettent sur pieds des expéditions chargées d'aller miner dans des systèmes prometteur, les minages préliminaires permettant de construire plus d'engins, sur place.

Sur Terre, Andreï Wolinkski, anarchiste de son état, écrit son dernier livre : Pieds bleus sur une mer rouge. L'histoire est celle d'un homme se réveillant dans le désert, avec pour seul nourriture une barre chocolatée dans la poche. Ils distingue des montagnes à l'horizon, et se met en route, mais il se rend vite compte qu'il n'y arrivera pas.
Il se met alors à passer tous les systèmes d'organisation qu'il connait, du libéralisme au communisme. Sur comment fragmenter sa richesse, se faire des intérêts dessus etc.
Il finit par crever.
La morale plus ou moins explicite l'histoire est que les organisations ne se montent qu'au dessus d'une richesse ou d'une création de richesse. Les organisations sont dépendantes de la richesse, non l'inverse. Elles jugulent, s'approprient, répartissent et manipulent une richesse, mais sont incapables de vivre sans celle-ci.

Andreï meurt moins d'un an plus tard, après 40 ans de vie commune avec Ada. Quelques années plus tard, celle-ci annonce son changement de nom, pour Evelynn Wolinkski. Elle justifie ce changement par deux choses. D'une part, Ada Wolinkski est connue pour ses travaux sur l'énergie froide, à peu près autant si ce n'est plus qu'albert einstein pour l'énergie atomique. Se balader avec son nom et sa tête est difficile à porter.
Mais elle indique aussi que, bien qu'elle en soit une copie parfaite (n'ayant pas vieilli d'un jour, qui plus est) elle ne se sent pas Ada Mong. Il fut un temps passé, lointain, ou une jeune fille pleine de rêve fut fauchée dans la fleur de l'âge, mais cette personne là est morte, depuis longtemps.
Elle conserve le nom Wolinkski car, bien que n'ayant jamais été marié à lui (de son existence de robot) elle fut sa femme pendant 40 ans.
Ce fut la première et la dernière déclaration publique d'Evelynn Wolinkski qui resta bien en dehors des projecteurs après ça.

Une quinzaine d'années plus tard, les changement de législation sur Terre rendent le minage extra-terrestre non rentable. L'ordre est donc donné de rapatrier le tout, de rentrer au bercail. Mais c'est oublier que ceux qui vivent là-bas y vivent depuis des dizaines d'années. Ils font le calcul, et décident qu'ils sont indélogeable, qu'ils ont la richesse, le réel.
A peu près à la même époque, une version commentée de "Pieds bleus sur une mer rouge" sort. Elle reprend le texte d'origine et y ajoute un appendice, où il est précisé que, bien que l'auteur ait été anarchiste, l'anarchisme n'aurait pas, non plus, permit à l'homme dans le désert de s'en sortir.
Les "mineurs" se revendiquent de cette version commentée (dont personne ne semble avoir lu l'appendice) se déclarent anarchistes et installent une organisation similaire à celle que je décris en intro.

Des dents grincent, des grandes déclarations sont faites, mais le fait accompli est là, et essaime rapidement.

Evelynn finit par partir sur une station en orbite autour d'un soleil ou orbite une planète en cours de terraformation (les humains sur la station servant d'usine chimique par le biais de leurs déjections et aux sécrétions corporelles).

A la même époque, une jeune fille de même pas 5 ans est en train de mourir. Frappée d'un cancer particulièrement agressif, elle a complètement perdu l'usage du bras droit et incapable de voir tant son visage est déformé par le "trois quart de pneu" que forme son cancer sur le dessus de sa tête.
Le traitement découvert par Evelynn des dizaines d'années plus tôt (très marginalement utile) est alors testé, et fait des miracles.
Elle est sauvée, mais la totalité des muscles de son visage et de son bras on comme fondu. Elle aura un renforcement sous-cutané lui permettant de bouger, et de la chirurgie esthétique qui lui permettront d'avoir un visage laid, incapable d'expression, mais humain.

Elle gardera surtout de cela une admiration sans faille pour Evelynn, déesse parmi les déesse à ses yeux, et, bien que n'étant pas exceptionnellement intelligente, s'investira à fond dans les études pour finalement réussir à rejoindre Evelynn.

Là, on peut dire qu'elles seront ensemble. Mais ça serait le dire à moitié.
Evelynn est chef de la station, chef de la partie de la station qu'elle occupe (une station est répartie en plusieurs immense partie, reliées par des sortes de rails), chef de la partie servant aux livraisons ... et de plein d'autres trucs. Mais chef indicatif.
Toujours est-il que la partie de la station qu'elle occupe est très légère, sur l'habillage et sur les moeurs.
Au début de l'histoire elle est réveillée parce qu'appelée au service livraison. Elle sort alors de sa chambre, complètement nue avec sa blouse au bras, salue plusieurs personne dans le couloir pendant qu'elle s'attache les cheveux, avant d'enfiler sa blouse. Et l'idée est que c'est parfaitement normal, personne n'est choqué, ni étonné.
La station en elle-même possède de grande vitres menant vers l'extérieur, et un sol et des murs très claires (blancs à motif bleu pastel pour le sol). Ce qui fait un fort contraste entre le noir infini de l'espace et la surluminosité de la station. Contraste qui est retrouvé dans le chef nu, la mère-amante, l'anarchie-organisée, le robot-vivant.

Dans ce contexte, oui, Evelynn et Linlin (Lili Tina, de son vrai nom) sont ensembles, mais sans l'être.
Dans cette scène, Evelynn demande d'ailleurs à celle-ci où est une personne. Linlin lui répond qu'il est dans sa cabine en train de faire l'amour avec une de ses collègues, et qu'elle comptait justement les rejoindre dès qu'elle aurait finit ce qu'elle a à faire.
Un peu plus tard dans l'histoire, il y a une personne qui va causer la fin de la station: le Docteur Samuel Nathan Ake.

Et là je finis en parlant des noms.
Ada Mong => tout le monde pense à Ada Wong. Fausse piste. C'est Adam qu'il faut voir. Adam à partir duquel on fait ... EVElynn Wolinkski.
Wolinkski Whole Ink Sky, "ciel d'encre", d'une certaine façon. Qui peut se comprendre comme l'espace, mais si on associe "ciel" est "âme", on peut le comprendre comme robot=pas d'âme.
Lili Tina => Lilith. Mais là j'ai foiré mon coup, le perso n'a rien à voir avec le nom.
Samuel Nathan Dr.Ake => on pense Uncharted 4. Fausse piste: Dr S.N.Ake Dr serpent.
Ce qui causera la fin de la station est une caisse portant, entre autre, un symbole de pomme croquée (genre, comme pour le verre signifiant "fragile").

Ensuite il y a le mouvement Nouvelle Vie, qui se revendique de la version commentée de la version commentée de pieds bleus sur une mer rouge.
(la version commentée étant devenue un objet historique à elle seule).

La suie demain, la flemme.

Message édité le 16 février 2018 à 03:24:41 par bubuche87
bubuche87
bubuche87
Niveau 10
17 février 2018 à 02:53:01

(j'ai donc répondu à ta question, je pense, tu n'es pas obligé de lire ni de commenter sur la partie en spoil).

Et comme j'ai dit que je finissais la partie en spoil (comme ça ce sera fait)
Que les modos m'excusent, je prend un peu de place sur le disque dur pour poser un truc pas vraiment en rapport avec quoi que ce soit, mais comme je me réfère souvent à cette fiction ça me permettra de poster un lien vers ces messages au lieu de me répéter encore et encore.

:

Il ne restait de toute façon pas grand chose à aborder pour cette "époque". L'histoire elle-même se poursuit pendant encore des siècles, mais c'est inutile d'en parler ici.

Reste à aborder Nouvelle Vie
C'est un mouvement s'opposant au tabou sur les robots. Ce mouvement affirme que non seulement on doit pouvoir créer des robots pour remplacer les humains morts prématurément, mais qu'on doit aussi pouvoir en créer pour dupliquer une personne bien vivante et bien portante, et que l'on ne doit pas se limiter à un exemplaire.
C'est bien sur un mouvement interdit, pourchassé, ses membres l'étant dans l'ombre.
Ce mouvement se revendique de la version commentée de la version commentée de pieds bleus sur une mer rouge. Le commentaire met ici l'accent sur le fait que personne ne semble avoir lu l'appendice de la version commentée, et soulève le fait que, si la personne dans le désert avait été un robot, il aurait pu rejoindre les montagnes. En fin de compte, aucun système ne transcende la condition humaine, seul l'homme augmenté le fait.

Le mouvement est principalement établi sur la planête en coorbite de la station où se trouve Evelynn, pour les raisons que l'on peut imaginer (elle représente l'exemple vivant de ce que peut apporter cette technologie à l'humanité) et compte dans ses rangs très majoritairement des femmes, enceintes où trop jeunes pour l'être. il y a une volonté active d'augmenter le nombre de personne dans le mouvement, et le faire par les ventre est l'option retenue. Les foetus mâles sont majoritairement avortés (puisqu'un homme peut mettre enceinte milles femmes, il suffit d'un très petit nombre d'hommes).
Nouvelle vie est surtout à la recherche d'un génie. Il en faut un, pour le "cloner" et faire un bond technologique et avoir une chance contre le reste de l'humanité.

Et, de fait, ils ont déjà quelques éléments. Ils sont parvenus à créer des "tunnels" en étudiant l'énergie froide, c'est-à-dire des ouvertures vers un monde n'ayant que des homotopies locales (je ne sais pas comment mieux l'expliquer) qui permet grossièrement de parcourir de très grandes distances en très peu de temps. Mais personne ne comprend comment ça marche, sauf Yeo-Yin, génie-fou de son état, donc la structure mentale est si "alien" que la technologie développée à l'origine ne fonctionne pas. On donc été crée Yeo et Yin, deux jumelles envoyées sur la station (tout le monde pense qu'il s'agit de jumelle, du moins), prototypes d'adaptation de la technologie utilisée pour Evelynn.

Mais je m'égare. L'existence (et la présence majoritaire) de Nouvelle Vie sur cette planète finie par être découverte (par une traitre, en fait). Le mouvement prend en simultané des attaques sur toutes ses bases, jusqu'à l'apothéose nucléaire qui signera la fin de son existence (et la perte de la technologie des tunnels pour les siècles à venir).
Linlin s'enfuie à bord d'un vaisseau absolument pas adapté aux longs trajets (parce que c'est la débandade toutes les "barques" sont déjà prises).
Cela amènera au "jeu" que j'ai fait sur le moteur gzdoom, à cette adresse:
https://forum.zdoom.org/viewtopic.php?f=42&t=57709

J'ai aussi pas mal d'assets sur le sujet, et si j'avais des talents en dessin je pourrais produire des storyboard en chaine tellement j'ai de scène "filmées" au millimètre dans la tête.

Et c'est loin d'être toute l'histoire.

Appiodici_bis
Appiodici_bis
Niveau 34
17 février 2018 à 20:58:45

Salut :noel:

J'ai lu toute ton histoire ou du moins plutôt le brouillion resumée que tu en proposes car je suppose que tu as écris beaucoup plus de pages qui développe cette histoire de Ada (on sent un fan de Lovecraft quand même :hap:). par contre j'ai pas vu de meufs à poils dans ton brouillion :noel: Le jeu est en anglais et on dirait du rôle play :(

Je ne sais pas ce qu'est une homotopie :peur:

Pour revenir à ton proposition de ce genre de société. C'est tout à fait possible que les grandes distances et le manque de centralisation renforce des indentités régionales (ou ici planétaire) contre plus grand que soi. D'ailleurs, dans l'histoire de l'humanité, on a facilement des exemples. C'est le cas des colonies britanniques anglaises ou de l'Australie. Anciens anglais qui ont su reprendre leur indépendance car éloigné de leur empire-mère dominant (océan notamment) et par un clair manque de contrôle des bratinniques sur leurs colonies. C'est pareil pour l'Empire Ottoman et ses pachas qui prenaient le pouvoir petit à petit sur la structure coagulante générale. Donc ça c'est une certitude que ça peut fonctionner comme ça.

Quand à savoir si c'est souhaitaible, je ne le pense pas de mon côté :hap: je pense que ça ne fera que générer des sociétés en guerre les unes contre les autres :hap:

Message édité le 17 février 2018 à 21:00:43 par Appiodici_bis
bubuche87
bubuche87
Niveau 10
18 février 2018 à 02:32:49

Sur le texte d'origine:
Oui, je sais qu'il y a des exemples. Crois-moi bien, que j'y ai pensé, c'est même ce qui m'a poussé dans cette direction. Les distances, tellement plus grandes, de l'espace, et les conséquences qu'elles peuvent avoir.
Je trouve d'ailleurs infiniment dommage que les histoires de science-fiction dans l'espace contiennent quasi systématiquement:
1) des espèces extraterrestres
2) des façons d'aller plus vite que la vitesse de la lumière.

C'est un peu comme si, immédiatement après d'être doté du postulat "espace" celui-ci était jeté aux ordures. Où est l'intérêt d'une histoire dans l'espace si c'est pour avoir un background exactement comme celui sur Terre ?
L'immensité vide de l'espace, silencieuse, pesante de rien ... est mille fois plus intéressante.

Et pour les guerres que tu mentionnes ... je pense qu'il est plus facile de faire la guerre à quelqu'un de proche qu'à quelqu'un de loin. Même pendant la seconde guerre mondiale, les américains ont été plutôt épargnés (par les allemands, notamment).
Les étendues glacées de la Russie l'ont protégé plus d'une fois contre les envahisseurs.

Pour l'histoire:

"Les meufs à poil" je pensais surtout à Evelynn dans sa station. Elle n'est pas seule dans ce cas.
Les deux jumelles sont d'ailleurs supposément ensemble (oui, du twinceste XD).
Il y a une sorte de légèreté, une sorte de jardin suspendu où les gens sont à la fois mince, entretenus et légèrement vêtus. Note qu'il y a aussi une culture de l'esprit.
Par exemple, il y a une maladie mentale qui n'existe pas aujourd'hui. Les personnes ayant toujours vécu dans des stations sont agoraphobes ET sont incapables de se déplacer sur un terrain un tant soit peu accidenté (genre terrain vague). Parce qu'elles n'ont connu que l'horizontalité sous leur pied, et un sol toujours ferme et de hauteur égale, des parois lisses etc. le cerveau ne sait que gérer ça.
Evelynn a créé une sorte de serre dans la station, pour entraîner l'esprit.
Et il y a aussi des salles vides dans la station. Ce sont des salles sans but, ou, pour être plus précis, ayant pour but d'être remplies temporairement. C'est un peu comme un devoir à faire à la maison : se renseigner sur une époque, puis essayer d'en reproduire le décors. Tout est imprimé en 3D, puis recyclé après un certain temps pour laisser la place à un autre aménagement.

Les différentes parties de la station sont placées autour d'une sorte de mini-soleil. C'est juste l'énergie froide, entourées d'une énorme quantité de lumière pour en neutraliser les effets négatifs.
Comme aucune matière ne peut bloquer ce rayonnement mortel, il est préférable de ne pas la cacher, comme ça si une panne survient tout le monde le remarquera immédiatement et un traitement préventif pourra être appliqué.

Je ne suis pas du tout un fan de lovecraft, pourquoi dis-tu ça ?
Oui, Ada a une histoire plus développée, mais, paradoxalement, alors qu'elle était supposée être l'héroïne de la chose, je me suis amouraché de Linlin.

Le jeu est en mauvais anglais.
Je reprend surtout des éléments d'un vieux jeu d'atari st "bss jane seymour" et de jurassik park (autant le film que le jeu snes).
Les images sont dans le lien, mais j'en reposte certaines ici :
https://i11.servimg.com/uu/f11/09/01/50/74/screen16.jpg
https://i11.servimg.com/uu/f11/09/01/50/74/screen12.png ( et OUI, le texte était en blanc et le curseur en vert)
https://i11.servimg.com/uu/f11/09/01/50/74/screen17.jpg

D'ailleurs l'histoire développée dans ce jeu est ... particulière. Je voulais montrer qu'il y a bien plus à craindre qu'une ia intelligente.

... c'est-à-dire : un programme con.
Ca peut se résumer ainsi : le vaisseau est à la dérive depuis 15000 ans parce qu'un bug est survenu, qu'il n'a pas pu réparer le problème tout seul, et qu'il a attendu un reboot manuel ... pendant 15.000 ans.
Tu peux imaginer windows qui affiche une boite de dialogue avec un seul bouton "ok" pour redémarrer et qui, comme tout le monde est en stase, va attendre avec une patience et une connerie dont seuls les ordinateurs savent faire preuve.
Au bout de 15000 ans l'énergie à commencer à manquer, et des sous routines ont commencé à éteindre les systèmes non-vitaux, les uns après les autres. Puis les tubes cryogéniques, les uns après les autres, ce qui a réveillé Linlin.

Et pour l'homotopie, mettons le terme de côté. Je ne suis pas moi-même un expert en langage de math.
Pour simplifier, disons que le chemin compte.
Dans notre dimension, si tu fais un mètre en avant puis un mètre en arrière, tu reviens à la même position. Egalement, si tu fais un carré (un mètre en avant, un mètre à droite, un mètre en arrière, un mètre à gauche) tu reviens à ton point de départ.
Pas dans cet univers.
Dans cet univers c'est localement à peu près vrai, c'est-à-dire que le sang circulant dans tes veines reste globalement le même.
Mais c'est globalement complètement faux. Et dans ce que j'avais modélisé, c'était une sorte de labyrinthe super éclairé, et je trichais avec des portails (des sortes de téléportations muettes. Si tu as déjà joué au jeu Portal, dis-toi qu'il n'a pas inventé le concept) pour faire en sorte qu'en allant tout droit on pouvait revenir à son point de départ, qu'en se retournant il pouvait y avoir un mur là où il y avait un couloir avant etc.
Yeo-Yin est la seule à comprendre cet endroit, à pouvoir dire comment il faut se déplacer pour atteindre un endroit précis.
Une fois elle s'est trompée, où, pour être plus précis, ses prévisions n'ont pas été vraies. Elle s'est retranchée une semaine dans son labo, face à quelque chose qui visiblement, lui posait problème.
Lorsqu'elle est ressortie, elle s'est contentée de dire "ne lui adressez pas la parole". Lorsqu'on lui a demandé de qui elle parlait, elle a répondu "vous le saurez quand vous le rencontrerez".
Je trouve délicieusement terrifiante cette idée d'un univers blanc, stérile, non soumis aux lois de la physique telles que nous les connaissons (à la hypercube, si tu connais le film), où s'ajoutant à la peur d'être perdu pour toujours à tourner en rond dans ce labyrinthe s'ajoute la peur de croiser quelqu'un, quelque chose. Qu'étant hagard après une semaine à erreur, on verrait quelqu'un et ... il ne faudrait pas lui parler. Et bien sur qu'on voudrait lui parler.
Et si on croisait juste quelqu'un, même sans être perdu soi-même. On se dirait que c'est peut-être une personne perdue. On voudrait l'aider. Mais il ne faudrait pas lui parler. Pas la héler.

Oui, je me lâche dans le blabla, mais je n'ai personne à qui parler moi-même (puisqu'on en parle XD). Ca fait du bien de pouvoir déballer un peu tout ça.

bubuche87
bubuche87
Niveau 10
18 février 2018 à 02:47:03

Ah, oui, et ce "il" à qui il ne faut pas parler.

C'est toi-même. Pas toi="appio", toi="celui dans le tunnel".
Il y a une possibilité, un risque de se croiser soi-même, et il ne faut pas interagir avec soi-même.
En gros.
Mais c'est surtout inspiré d'une légende urbaine (ou d'une légende tout court, je ne sais plus où j'ai entendu ça) qui dit que si on se croise soi-même, ça veut dire qu'on va crever, que c'est la Mort qu'on a croisé.
Les constructions dans les tunnels ont été réalisées uniquement par des robots, parce que c'est saturé de l'onde mortelle dégagée par l'énergie froide, les robots n'y sont pas sensibles. C'est aussi pour ça que c'est super lumineux : pour que les humains puissent les utiliser.
Mais du coup, les prédictions de Yeo-Yin avaient toujours été vraies parce que ne concernant que des robots. Lorsque des humains ont commencé à y aller, la donne n'a plus été la même, ce qui l'a amené à cet ajustement, et à réaliser qu'il y avait le risque de se croiser soi-même (risque inexistant pour les robots, donc).

Swyf
Swyf
Niveau 10
18 février 2018 à 12:28:27

Le 16 février 2018 à 01:31:44 bubuche87 a écrit :
Je désespérais d'avoir une réponse, notamment parce que, il faut bien l'avouer, le titre n'est pas des plus sexys.
Je ne connais pas le manga dont tu parles (j'imagine qu'il s'agit d'un manga) donc je ne peux pas vraiment te répondre.
En revanche, si je te répondais que les système pyramidaux ne peuvent, eux-même, que s'effondrer ?

A-t-on déjà vu une pyramide s'effondrer ?
Mettons à côté ma pyramide à l'endroit et ta pyramide à l'envers, et voyons laquelle résistera au temps et à la gravité

Ensuite, tu me fais dire ce que je ne dis pas : le meurtre n'est pas légal. C'est juste que rien ne l'est, c'est une question qui ne se pose plus.

TU me fais dire ce que je ne dis pas ici
Je n'ai pas dit que le meurtre était légal.

Le légal/pas légal suppose un bras armé chargé de le faire respecter. Sans ce bras, il n'y a plus de légal/pas légal.

Encore une fois, c'est similaire dans l'idée à l'épisode de kino no tabi (le premier de la deuxième adaptation je crois)
qui n'est pas un manga, mais une série de light novels et deux animes

Ca ne veut pas dire qu'il n'y a plus de règles, mais elles sont tous azimuts.

Elles sont primitives, soit des lois en devenir, soit une fin de l'humanité en perspective

Ca n'invalide pas ton point (j'aimerais sincèrement une démonstration de cette affirmation), c'est juste que si ce que tu dis est vrai, on aura bouclé la boucle : l'humanité s'effondrera.

C'est pas le but des systèmes qui ne sont pas communistes tu l'auras remarqué

Ce qui est, quelque part une bonne nouvelle, puisque si c'est inévitable il n'y a plus de raison de s'inquiéter.

C'est évitable quand la pensée n'est pas gangrénée par l'extrême-gauche
La chute est inévitable en l'absence de règles, pas dans l'absolu
Puisque l'absence de règle ne mène possiblement qu'à l'absence d'hommes ou à l'émergence de règles

Message édité le 18 février 2018 à 12:29:23 par Swyf
Swyf
Swyf
Niveau 10
18 février 2018 à 12:41:58

En fait ce qu'il faut comprendre ici c'est que tout système particulier s'effondre, mais que le général est immuable

Tous les hommes meurent, pourtant l'humanité demeure

De la même manière, tu peux voir la fin d'une "pyramide", elle sera de toute manière remplacée par une autre, c'est quelque chose de nécessaire, le "système pyramidal" ne peut s'effondrer

Au mieux, les variantes communistes et anarchistes là-dedans, ce sont les signes du déclin, le cancer qui pourrit la pyramide, la rend friable c'est ce qui va remplacer une pyramide par une autre. C'est le chaos passager qui fait la transition entre l'ancien et le nouvel ordre. Pour ça qu'il est souvent question de révolution (retour à la case départ) pour commencer.

Mais qui aurait l'idée saugrenue de concevoir un cancer permanent comme idéal de l'humanité, plutôt que la santé, sous prétexte que la santé déclinera ? Les hommes forts seront affaiblis et remplacés par des hommes forts, voilà tout. Les principes communistes, qu'ils en soient conscients ou non, sont des poisons vicieux, qui érodent et déconstruisent. Ils fonctionnent à la botte d'ordres, à la botte d'élites, à la botte de forces qui attendent dans l'ombre de supplanter les précédentes. Ils n'oeuvre jamais contre le principe même d'élite, car il est immuable. Et parce que ces forces nouvelles, ces fils qui ont empoisonné leur père, connaissent la dangerosité du déclin communiste, puisqu'elles l'auront employé comme arme contre leurs prédécesseurs, elles seront les premières à bafouer les fameux idéaux de l'égalité. Qui administrerait un poison pour le boire ensuite ?

Message édité le 18 février 2018 à 12:46:23 par Swyf
Swyf
Swyf
Niveau 10
18 février 2018 à 12:58:25

Des fois quand je vois toute cette animosité contre les pyramides, je me dis, il se passe quoi exactement dans votre esprit ?

Quand vous voyez une pyramide, une maison, une église, la tour Eiffel, peu importe, il se passe quoi ? Vous voyez la nécessité architecturale, ou bien vous pensez que l'architecte était un vil oppresseur qui voulait aliéner les fondations quand il a choisi cette forme ?

Parce que des fois les mondes anarchistes et communistes ça ressemble beaucoup à "on devrait tous marcher sur la tête et construire nos maisons à l'envers et le monde irait sûrement mieux"

Le truc c'est qu'il y a des gens qui ont pas besoin de tester pour se dire que finalement ça va peut-être pas marcher

Appiodici_bis
Appiodici_bis
Niveau 34
18 février 2018 à 14:14:07

n'assimile pas communisme et anarchisme. En l'occurrence, 90% des communistes sont des partisans des systèmes hiérarchiques w de l'état donc aucun rapport avec ta critique. De base si t'as compris ça, c'est que tu manques de cible.

Swyf
Swyf
Niveau 10
18 février 2018 à 14:51:47

De base si t'as compris ça, c'est que tu manques de cible.

Ma cible première est le mensonge, et j'ai jamais entendu un communiste venir me faire l'apologie de la hiérarchie et de l'oppression systémique dans l'absolu (même s'il la fait souvent lorsqu'il s'imagine, lui, au sommet)

Maintenant, je sais que c'est un but non avoué, ou inconscient, c'est pour ça que j'évoque la déconstruction naturelle, qui n'a pas pour fin la déconstruction mais bien le remplacement par plus fort et plus solide

Mais un constat demeure : il y a un immense mensonge

Message édité le 18 février 2018 à 14:52:50 par Swyf
Appiodici_bis
Appiodici_bis
Niveau 34
18 février 2018 à 15:10:46

N'importe quoi putain :rire:

Les communistes ont toujours été des défenseurs de l'état donc forcément d'une forme de hiérarchie :rire: les théories du deprissement de l'Etat n'ont eu que peu de poids sur la tradition du marxisme. Si t'ignores tout de l'histoire du socialisme, ne viens pas parler ... Dès le départ, la rupture entre partisans de la mort de l'état et défenseur de l'etat est faite.

Swyf
Swyf
Niveau 10
18 février 2018 à 15:31:00

Les communistes ont toujours été des défenseurs de l'état donc forcément d'une forme de hiérarchie :rire:

Bah va leur dire à eux, pas à moi
Qu'ils arrêtent de nous pomper l'air avec leur égalité et leur fin des classes sociales, et qu'ils assument leur avidité

Message édité le 18 février 2018 à 15:32:19 par Swyf
Appiodici_bis
Appiodici_bis
Niveau 34
18 février 2018 à 15:47:26

Assumer leur avidité mais qu'est-ce ce qu'ils racontent :rire:

Effectivement pas Marx, mais je me situe totalement dans une perspective contre Marx ici. Solution sans état, c'est impossible.

Appiodici_bis
Appiodici_bis
Niveau 34
18 février 2018 à 15:48:36

Mais on devie du sujet original de babouche je crois :hap:

Appiodici_bis
Appiodici_bis
Niveau 34
18 février 2018 à 18:13:29

Le 18 février 2018 à 15:55:26 UnCoeurPur a écrit :
En fait, je pense que c'est impossible d'atteindre la suppréssion des classes sociales du seul fait que naturellement les hommes ne sont pas égaux entre-eux. Intellectuellement et physiquemement. Et pour soutenir mon propos, on remarque que dans un groupe social quelconque, il s'établit toujours une hiérarchie et c'est qu'il y a une raison évidente: l'un acquiert de l'autorité auprès des autres parce qu'il est vu comme le plus fort ou plus sage du groupe. Il y a toujours des suiveurs et celui qui est à la tête. Ici s'établie une certaine violence par les inégalités. L'un à la liberté plus importante du choix, les autres consentent par liberté à sacrifier leur liberté pour être dirigés par le leader

Enfaittu n'as pas compris le marxisme. Les classes sociales ne sont pas tout ensemble de population. Les classes sociales n'existent que par les rapports de production. C'estl à que tu ne comprends pas du tout le marxisme, le marxisme veut supprimer les rapports de classes en tant que ces classes sont des rapports d production et d'échange, on ne compte pas supprimer toute autorité, toute tout système hiérarchique. Tout ça découle d'une mauvaise interprétation du marxisme qui a été lancé par les anarchistes. Non seulement, ce n'est pas le point de vue de Marx lui-même qui défend une dictature du prolétariat et qui même sous le dépérissement de l'état bourgeois (et pas de l'état en soi) comportera des classes mais qui ne sont pas des classes sociales au sens marxiste du terme. Tout vient de cette confusion. Le marxisme au contraire a toujours prôner une forme d'égalité matérielle axées sur les besoins, une forme d'égalité devant la loi mais ce n'est pas du pur égalitarisme abstrait, niais et stupide, toute cette critique n'a pas de portée parce qu'elle découle d'une trop grande extension accordée au concept de classe sociale.

bubuche87
bubuche87
Niveau 10
19 février 2018 à 01:44:56

Le 18 février 2018 à 12:28:27 Swyf a écrit :

Le 16 février 2018 à 01:31:44 bubuche87 a écrit :

A-t-on déjà vu une pyramide s'effondrer ?
Mettons à côté ma pyramide à l'endroit et ta pyramide à l'envers, et voyons laquelle résistera au temps et à la gravité

Une pyramide à l'endroit ou une pyramide à l'envers, ça reste une pyramide.
Si tu veux faire une comparaison, compare la pyramide à la base de celle-ci (c'est-à-dire des pierres sans pierres au-dessus d'elles).
Ou même au sable ou à l'eau.
Il n'y a pas d'effondrement possible puisqu'il n'y a pas de hauteur.
Il n'y a pas d'ordre à briser, il n'y a rien à perdre puisqu'il n'y a rien.

Ensuite, tu me fais dire ce que je ne dis pas : le meurtre n'est pas légal. C'est juste que rien ne l'est, c'est une question qui ne se pose plus.

TU me fais dire ce que je ne dis pas ici
Je n'ai pas dit que le meurtre était légal.

J'ai cru comprendre avec ton analogie sur "kino no tabi".
"Ca me fait penser à X, où le meurtre est légal" => tu admettras qu'on peut mal le comprendre.

Le légal/pas légal suppose un bras armé chargé de le faire respecter. Sans ce bras, il n'y a plus de légal/pas légal.

Encore une fois, c'est similaire dans l'idée à l'épisode de kino no tabi (le premier de la deuxième adaptation je crois)
qui n'est pas un manga, mais une série de light novels et deux animes

Et, encore une fois, je ne connais pas.
Je dis pas que tu as tort ou raison: je ne connais pas.

Ca ne veut pas dire qu'il n'y a plus de règles, mais elles sont tous azimuts.

Elles sont primitives, soit des lois en devenir, soit une fin de l'humanité en perspective

Affirmation qui repose sur quoi ? La nature est primitive, et ce statut lui a permit de perdurer pendant des centaines de millions d'années (voir des milliards d'années, ça dépend jusqu'où on remonte), là où l'humanité "verticale" pourrait disparaître demain dans un éclair éblouissant nucléaire.

Ca n'invalide pas ton point (j'aimerais sincèrement une démonstration de cette affirmation), c'est juste que si ce que tu dis est vrai, on aura bouclé la boucle : l'humanité s'effondrera.

C'est pas le but des systèmes qui ne sont pas communistes tu l'auras remarqué

Je ne parle pas de but. Je parle de conséquence.
Si tu démontres que "sans système vertical l'humanité s'effondre" tu complètes le puzzle à deux pièces formant "l'humanité s'effondrera". L'autre pièce étant "avec un système vertical, l'humanité s'effondre".
Si
"(non A) => mort"
et
"A => mort"

alors : "mort".
Je ne parle pas de but.

Le 18 février 2018 à 12:41:58 Swyf a écrit :
En fait ce qu'il faut comprendre ici c'est que tout système particulier s'effondre, mais que le général est immuable

Tous les hommes meurent, pourtant l'humanité demeure

De la même manière, tu peux voir la fin d'une "pyramide", elle sera de toute manière remplacée par une autre, c'est quelque chose de nécessaire, le "système pyramidal" ne peut s'effondrer

Là tu me fais plaisir.
Et le parallèle que tu fais sur l'humain/l'humanité est très pertinent.
L'humain est une structure verticale, vouée à disparaître.
L'humanité est une masse horizontale, qui peut remplacer chacune de ses parties et a le potentiel de perdurer indéfiniment.

(enfin, ce n'est pas tout à fait vrai, puisque l'humanité ne peut pas remplacer son code génétique. Et je ne parle pas d'impossibilité technique. L'humanité ne peut pas remplacer son code génétique en restant "l'humanité", de la même façon qu'on ne peut pas te faire une greffe de cerveau (enlever ton cerveau de ton corps et y mettre un autre cerveau) et considérer que c'est toujours "toi")

Et je me permets de faire une réponse avec un propos que tu tiens un peu plus bas.

Des fois quand je vois toute cette animosité contre les pyramides, je me dis, il se passe quoi exactement dans votre esprit ?

Je n'ai aucune animosité "contre les pyramides". Ce qui passe dans mon esprit c'est la constatation que le disparition d'une verticalité chez l'homme entraîne son remplacement par une structure encore plus verticale. Avec une durée de vie encore plus courte, et qui fais encore plus de dégâts en tombant.

Là on essaie de nous vendre un gouvernement mondial, en nous avançant qu'il règlerait X problèmes. Sauf que ces X problèmes sont eux-même la conséquence de la verticalité qu'on a introduit pour régler Y autres problèmes etc.
Il fut un temps où l'humanité a risque de disparaître, bouffée par les prédateurs.
Aujourd'hui elle risque de disparaître et d'emporter toute la vie avec elle.
Et certain essaient d'empêcher que ça arrive. Pour quoi ? Pour qu'ensuite elle puisse disparaître en emportant toute la vie, la planète Terre, mais aussi le système Solaire ?
Si on gagne, on rejoue tout ce qu'on gagne, et on rajoute un truc en plus.
Si on perd, on perd tout.

Seul un abrutit continuerait à jouer.

Au mieux, les variantes communistes et anarchistes là-dedans, ce sont les signes du déclin, le cancer qui pourrit la pyramide, la rend friable c'est ce qui va remplacer une pyramide par une autre. C'est le chaos passager qui fait la transition entre l'ancien et le nouvel ordre. Pour ça qu'il est souvent question de révolution (retour à la case départ) pour commencer.

Soit c'est les signes du déclin, soit c'est la cause de celui-ci (le cancer).
Mais ce qui cause la friabilité, la chute de la pyramide ... c'est l'entropie.
Ce qui cause ta mort à toi, c'est l'entropie. On peut te remplacer toutes les parties du corps, sauf le cerveau (et encore une fois, je ne parle pas de l'impossibilité technique de le faire).
Ce qui fait qu'une partie de ton corps accumule de l'entropie.

Il existe dans l'ensemble de ce qui te constitue, quelque chose qu'on ne peut pas remplacer, et ce quelque chose finira soit par être obsolète soit par s'effondrer par son manque de cohésion.

Mais qui aurait l'idée saugrenue de concevoir un cancer permanent comme idéal de l'humanité, plutôt que la santé, sous prétexte que la santé déclinera ?

Pourquoi est-ce saugrenue ? Si notre destin est de chuter si on se lève, peut-être vaut-il mieux ne pas se lever. Ca évitera d'écraser celui en-dessous qui n'avait rien demandé, au passage.

Parce que des fois les mondes anarchistes et communistes ça ressemble beaucoup à "on devrait tous marcher sur la tête et construire nos maisons à l'envers et le monde irait sûrement mieux"

Pas construire à l'envers. Ne pas construire du tout.
Et pas pour que le monde aille mieux. Pour éviter qu'il aille plus mal.

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