Plop, pourquoi l'etat n'officialise pas que le tabac est une drogue ?
Car j'ai l'impression qu'on joue avec la réthorique pour dissimulé ça
Problème identique avec l'alcool...
L'embrouille vient du mot "stupéfiant", qui désigne une drogue illégale. De "stupéfiant" on est passé à "drogue", en oubliant qu'il existe des drogues légales au passage...
Cela me rappelle un concours que j'ai tenté à l'armée, durant le test médical le médecin m'a demandé "Avez-vous déjà pris de la drogue ?", j'ai répondu "Oui je fume et je bois de l'alcool
".
Moi aussi on m'a regardé bizarre quand j'ai dit que l'alcool était une drogue l'autre fois en soirée. Elles ont baissé les yeux et souri bêtement 5 secondes en se disant que c'était vrai. ![]()
La drogue altère les sens et la perception. Le tabac ça ne fait pas ça, en revanche l'alcool oui.
"La drogue altère les sens et la perception"
Pas vraiment, ça c'est un stupéfiant.
C'est surtout le phénomène d'addiction qui permet de parler de drogue.
Et oui, le tabac en est une, l'alcool aussi et un paquet de médicaments aussi.
La différence étant que ces derniers ont des effets thérapeutiques, le tabac et l'alcool non.
La principale raison pour laquelle tabac et alcool sont légaux c'est que ce serait un cataclysme économique si on les interdisait.
Le tabac fait tout de même son petit effet, après c'est surtout la dépendance que cela entraîne le problème.
Puis le classement drogue/pas drogue est en fait très relatif, et dépend de la société dans laquelle on vit.
Dans les Andes il est par exemple totalement normal de mâcher des feuilles de coca alors que ce serait vu comme une habitude de drogué en France.
Sur le plan scientifique ce sont juste des substances actives, ce sont leurs utilisations sociales qui en font des drogues.
Le 18 juillet 2017 à 14:40:13 Jedi_Medic17 a écrit :
"La drogue altère les sens et la perception"
Pas vraiment, ça c'est un stupéfiant.
C'est surtout le phénomène d'addiction qui permet de parler de drogue.
Et oui, le tabac en est une, l'alcool aussi et un paquet de médicaments aussi.
La différence étant que ces derniers ont des effets thérapeutiques, le tabac et l'alcool non.La principale raison pour laquelle tabac et alcool sont légaux c'est que ce serait un cataclysme économique si on les interdisait.
Bof, la législation qui fait chier, les gens la contournent, tout simplement. cf la prohibition. Tout ce qui est aujourd'hui investi dans la production de manière formelle passerait dans l'informel plus ou moins. Ce serait surtout un cataclysme politique pour celui qui met ça en place.
Si c'est au niveau de l'addiction et de la nocivité : le sucre, le sel, le gras sont des drogues aussi ?
Le 18 juillet 2017 à 23:29:27 Anti-Victime a écrit :
Si c'est au niveau de l'addiction et de la nocivité : le sucre, le sel, le gras sont des drogues aussi ?
Oui, mais le sucre et le sel sont essentiel pour le corps non ?
Non le sucre, dit "sucre simple" (contenu dans le sucre en poudre, les friandises...), n'est pas indispensable à l'organisme, il est même plutôt néfaste.
D'ailleurs pendant très longtemps l'humanité n'en consommait pas, ou très peu, tout simplement parce que c'était très difficile à trouver.
Sa consommation est venue sur le tard, avec la culture de la canne à sucre puis de la betterave sucrière.
Sinon dans la catégorie "produit du quotidien qui pourrait être considéré comme une drogue" on pourrait aussi citer le café, qui contient une substance active : la caféine. Certains groupes religieux, comme les mormons, interdisent d'ailleurs sa consommation à cause de cela.
On pourrait aussi parler des médicaments, qui peuvent facilement devenir des drogues comme la morphine.
C'est un vaste sujet, disons que toute société émet des interdits sur certaine substances en fonction des habitudes, des préférences, des traditions... Et qu'elle fait le choix d'en autoriser d'autres.
Par exemple nous on autorise l'alcool, substance pourtant très dangereuse. Sauf que sa consommation est très encadrée et normalisée, ce qui en limite sa dangerosité.
En cela il vaut mieux parfois légaliser pour contrôler la consommation, plutôt que d'interdire. Un argument souvent utilisé dans le débat sur la légalisation du cannabis.
Le 20 juillet 2017 à 09:29:08 Abaque25 a écrit :
Il a raison, l'argument selon lequel interdire X est inutile car ça n'empêche pas 100% des gens de X, est débile. Si faire X est rendu plus difficile et que la proportion baisse, c'est déjà utile.
Et c'est écrit où qu'on ne doit pas interdire x ? Ce qui est écrit c'est que la consommation ne baisserait pas tant qu'on le croit parce que la législation faisant chier les gens est contournée, or si l'on en croit les expériences historiques de prohibition de pratiques extrêmement populaires comme lors de Prohibition justement, la consommation baisse peu voire pas, voire augmente :
http://www.nber.org/papers/w7130.pdf
Toi aussi tu devrais passer un test de compréhension écrite. Et tu peux également aller jeter un oeil dans la rue pour voir si les gens se font chier à traverser dans les clous !
Toi aussi tu devrais passer un test de compréhension écrite. Et tu peux également aller jeter un oeil dans la rue pour voir si les gens se font chier à traverser dans les clous !
Si écraser une personne qui traverse en dehors des clous n'était pas poursuivi pénalement, les gens traverseraient sur les clous.
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0165176504002691
We find that Prohibition had a substantial short-term but little long-term impact.
http://www.who.int/bulletin/volumes/83/11/829.pdf
Prohibition policies appear to have little effect on alcohol use by men, but may reduce the proportion of women who consume alcohol.
Le 20 juillet 2017 à 15:33:28 kotaro123 a écrit :
Le 20 juillet 2017 à 09:29:08 Abaque25 a écrit :
Il a raison, l'argument selon lequel interdire X est inutile car ça n'empêche pas 100% des gens de X, est débile. Si faire X est rendu plus difficile et que la proportion baisse, c'est déjà utile.Et c'est écrit où qu'on ne doit pas interdire x ? Ce qui est écrit c'est que la consommation ne baisserait pas tant qu'on le croit parce que la législation faisant chier les gens est contournée, or si l'on en croit les expériences historiques de prohibition de pratiques extrêmement populaires comme lors de Prohibition justement, la consommation baisse peu voire pas, voire augmente :
http://www.nber.org/papers/w7130.pdf
Toi aussi tu devrais passer un test de compréhension écrite. Et tu peux également aller jeter un oeil dans la rue pour voir si les gens se font chier à traverser dans les clous !
Arrête de faire l'autruche s'il te plaît. C'est bien toi qui parle de sens commun, il serait tant de le retrouver. Interdire quelque chose diminuera forcément l'utilisation de la chose dite. La peur du fouet, la peur de la répression, la peur de l'autorité, la peur de la taxe et de l'amende diminuera fortement les choses.
Si tu veux, on a cas supprimer le code de la route tant qu'on y est vu que tout est loin d'être respecté après tout à quoi bon ?
Au bout d'un moment faut arrêtez la déconnade.
Les libéraux qui prennent la prohibition comme exemple, alors qu'une des raisons de son abolition est l'argent que l'État pouvait récupérer avec les taxes sur l'alcool. 
C'est un petit peu la même excuse qu'on utilise pour l'avortement, sous prétexte qu'il y avait des faiseuses d'anges avant, il faut le légaliser parce que ça revient au même. Sauf que même avec les estimations hautes, les avortements étaient 2 à 3 fois moins nombreux avant la loi Veil qu'après, sans compter la contraception qui était beaucoup moins répandue.
À la limite, pour ce qui est du code de la route, ce serait peut-être une bonne idée de s'inspirer de la ville de Drachten aux Pays-Bas. Ils ont viré la plupart des feux et des panneaux de signalisation, considérant qu'ils déresponsabilisaient les conducteurs. Et pour le coup, ça a marché, puisque les accidents ont largement diminué. ![]()
'est un petit peu la même excuse qu'on utilise pour l'avortement, sous prétexte qu'il y avait des faiseuses d'anges avant, il faut le légaliser parce que ça revient au même. Sauf que même avec les estimations hautes, les avortements étaient 2 à 3 fois moins nombreux avant la loi Veil qu'après, sans compter la contraception qui était beaucoup moins répandue.
Parce qu'on savait combien d'avortements il y avait avant la loi ?
A-t'on sondé les coeurs et les reins de toutes les femmes de l'époque ?
Le 20 juillet 2017 à 16:42:55 Abaque25 a écrit :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a9/Alcohol_consumption_per_capita_world_map.PNG
La carte prouve quedalle
C'est pas dur de comprendre qu'il est plus dissuasif d'acheter un pack 50€ à des mafiosi scarifiés que le même pack 5€ à l'épicière d'en bas de chez de soi.
Sauf que le pack du mafioso n'est pas vendu à 50 balles + les gens finissent par distiller eux-mêmes, surtout des alcools forts, c'est d'ailleurs le grand succès de la prohibition d'avoir fait passer les gens des alcools faibles comme le vin et la bière aux alcools forts, plus faciles à distiller, plus faciles à transporter si on rapporte le volume d'alcool au volume de la boisson, et ayant plus d'effet. Raison pour laquelle les arrestations pour ivresse publique n'ont pas baissé sur la période de la
Prohibition.
Passer tout un secteur de consommation populaire dans l'informel altère la qualité des produits vendus (plus d'alcool frelaté) mais très peu le volume, comme quantité d'études le prouvent au sujet de l'alcool.
Le 20 juillet 2017 à 17:09:50 kotaro123 a écrit :
Le 20 juillet 2017 à 16:42:55 Abaque25 a écrit :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a9/Alcohol_consumption_per_capita_world_map.PNGLa carte prouve quedalle
C'est pas dur de comprendre qu'il est plus dissuasif d'acheter un pack 50€ à des mafiosi scarifiés que le même pack 5€ à l'épicière d'en bas de chez de soi.
Sauf que le pack du mafioso n'est pas vendu à 50 balles + les gens finissent par distiller eux-mêmes, surtout des alcools forts, c'est d'ailleurs le grand succès de la prohibition d'avoir fait passer les gens des alcools faibles comme le vin et la bière aux alcools forts, plus faciles à distiller, plus faciles à transporter si on rapporte le volume d'alcool au volume de la boisson, et ayant plus d'effet. Raison pour laquelle les arrestations pour ivresse publique n'ont pas baissé sur la période de la
Prohibition.Passer tout un secteur de consommation populaire dans l'informel altère la qualité des produits vendus (plus d'alcool frelaté) mais très peu le volume, comme quantité d'études le prouvent au sujet de l'alcool.
Va tester l'Iran et tu nous diras si la Prohibition marche pas