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De la conscience d'autrui.

CHATON_BARBARE3
CHATON_BARBARE3
Niveau 10
29 décembre 2016 à 17:31:33

l'Homme naît. Dès ses premières observations du monde il apprend la souffrance, inspirant ses premières bouffées d'air qui lui déchirent les poumons et le font crier et gesticuler de douleur.

Que connaît il du monde? Il ignore comment il est arrivé là, il ignore les règles qui s'appliquent en ce monde, il ignore même la capacité d'autrui à ressentir des choses comme lui les ressent.
Il naît d'ailleurs égoïste par ce fait, par le fait de la première et l'insuffisante connaissance qu'il acquiert: il ressent le monde; il le subit.
On peut dire alors que l'Homme, dès ses premiers instants, fait la connaissance du rapport entre soi et le monde, il développe la conscience de soi.

Qu'arrive t-il à l'Homme après cela? Et bien il grandit, il expérimente, il apprend. Permanence de l'objet, capacité à influencer l'environnement, à interagir, à se mouvoir, son dès capacités qu'il acquiert. Il prend conscience de règles qui modulent la base des interactions entre les individus, et qui modulent les comportements des objets et leur situation dans l'espace (erreur A non B). Bref dans un second stade, l'enfant développe une conscience du monde, qu'il perfectionniste.

En parallèle à cet apprentissage, l'enfant reçoit parfois des réprimandes de la part de ses parents alors qu'il a certains comportements. Ce sont les prémisses de l'enseignement de la conscience morale. Cette conscience va surtout connaître un bon dans son enseignement à partir du moment où l'enfant saura parler, où les parents et son entourage pourra lui expliquer les différentes règles sociales.
Cette conscience morale est très vague, elle définit ce qui est "bien" et ce qui est "mal". Elle varie en fonction des lieux, des contextes, etc... et n'est donc pas la même pour toutes les ethnies. Ce qui peut notamment expliquer les différences de manière d'être entre différentes ethnies sur un territoire donné.

Enfin, un dernier stade de conscience peut se développer chez l'être humain: la conscience d'autrui. Elle permet bien souvent de perfectionner la conscience morale et n'est en fait qu'une conscience morale à un stade aboutit. La conscience d'autrui c'est un peu la morale chrétienne, "aide ton prochain", ou encore la maxime "ne fait pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse". Cette conscience c'est la connaissance, la compréhension de la sensibilité d'autrui. Cette conscience n'est jamais parfaite, tout simplement parce qu'il n'est que possible d'imaginer vaguement le ressentis d'autrui, mais jamais de le concevoir dans sa réalité subjective, dans son intensité et sa nature propre.
La conscience d'autrui possède différents stades; plus autrui sera physiquement proche de nous, plus nous développeront de l'empathie pour lui dans un premier temps, puis cette conscience d'autrui peut se développer jusqu'à ressentir de l'empathie pour toute les choses douées de sensations, jusqu'aux animaux, aux insectes.

J'aimerais savoir ce que pensent les libéraux, ou les personnes qui pensent être favorables à l'ultra-individualisme de cette dernière conscience, la conscience d'autrui, qui nous pousse à la compassion. Est-elle légitime? Car c'est aussi cette même conscience qui pousse certains à chercher une ambition collective, à protéger les plus faibles par des protections sociales. Si il y a trop de gens qui abusent d'autrui, n'est ce pas à cause d'un déficit de la conscience d'autrui? Puisque la seule douleur supportable c'est celle d'autrui; celui qui a la capacité instinctive, pavlovienne, de se projeter dans autrui, ne connait aucune douleur supportable et passe donc son temps à combattre l'injustice ou le malheur.

Si donc il y a des voleurs, des violeurs, des escrocs et tout simplement des abuseurs, c'est parce que la conscience collective/conscience d'autrui n'est pas assez développée n'est ce pas? Le meilleur moyen d'assurer une société saine n'est il pas alors de tout miser sur le développement d'une conscience morale très développée, jusqu'à une conscience d'autrui forte?
La conscience d'autrui ne saurait être autre chose que la capacité d'empathie. Une société pour être saine ne peut pas se contenter de produire des individus rationnels par son système de formation; elle doit aussi créer des individus empathiques.

Florent6289
Florent6289
Niveau 10
29 décembre 2016 à 17:58:45

J'ai pas compris la question. L'empathie n'est pas quelque chose d'acquis, c'est quelque chose qui est inné. Met un enfant devant Zorro, dans 5 minutes il voudra être Zorro. Notre cerveau est celui d'animaux sociaux, il fonctionne entre autre de manière à ce que nous ressentions les choses que nous voyons arriver aux autres. C'est pour ça par exemple qu'on voit des gens s'évanouir à la vue du sang ; quand on saigne, la tension baisse quand on saigne (c'est pour limiter l'hémorragie), la personne qui s'évanouit à la vue du sang réagit en fait comme si c'était elle qui saignait. La racine d'empathie c'est "souffrir avec", quand tu fais preuve d'empathie, t'es pas juste à côté d'une personne qui souffre, tu ressens sa douleur parce que... ton cerveau te fait vraiment réagir comme si ça t'arrivait à toi.

Après comme tout phénomène humain, comme on est doués de raison on peut amplifier ou inhiber ça, mais c'est présent de base. Je vois pas en quoi des histoires de légitimité interviendraient.

CHATON_BARBARE3
CHATON_BARBARE3
Niveau 10
29 décembre 2016 à 18:22:39

Le 29 décembre 2016 à 17:58:45 Florent6289 a écrit :
J'ai pas compris la question. L'empathie n'est pas quelque chose d'acquis, c'est quelque chose qui est inné. Met un enfant devant Zorro, dans 5 minutes il voudra être Zorro. Notre cerveau est celui d'animaux sociaux, il fonctionne entre autre de manière à ce que nous ressentions les choses que nous voyons arriver aux autres. C'est pour ça par exemple qu'on voit des gens s'évanouir à la vue du sang ; quand on saigne, la tension baisse quand on saigne (c'est pour limiter l'hémorragie), la personne qui s'évanouit à la vue du sang réagit en fait comme si c'était elle qui saignait. La racine d'empathie c'est "souffrir avec", quand tu fais preuve d'empathie, t'es pas juste à côté d'une personne qui souffre, tu ressens sa douleur parce que... ton cerveau te fait vraiment réagir comme si ça t'arrivait à toi.

Après comme tout phénomène humain, comme on est doués de raison on peut amplifier ou inhiber ça, mais c'est présent de base. Je vois pas en quoi des histoires de légitimité interviendraient.

Tout est une question ne niveau d'empathie, mais pense aux enfants qui démembrent les insectes par plaisir par exemple quand ils sont jeunes; tu interpréteras que l'empathie n'est pas innée.
Les sociétés barbares sont des sociétés où l'empathie générale est très faible, donc la violence très forte. Je prend le cas des membres de daesh qui font revenir à la mode le bûcher, et bien comment une telle idée peut elle émaner d'une personne empathique? Je ne le conçois personnellement pas.

Realys
Realys
Niveau 7
29 décembre 2016 à 19:54:36

Alors..
Premièrement on a le droit à l'opposition bien/mal tout le long de tes propos, qui n'est qu'en réalité une opposition entre ceux qui, dans ton avis, ont conscience des autres, et ceux qui, dans ton avis, n'en ont pas. Ensuite, un étrange parallèle avec la politique où tu reconstruit cette opposition, et où tu interroges ces pauvres libéraux individualistes (d'ailleurs c'est quoi ?) qui n'ont rien demandé, sur cette soit-disant évolution et ses conséquences dans notre société.

La question que tu poses, d'ailleurs très maladroitement puisqu'elle n'est jamais exprimée en entier sur la même ligne (sois concis, on sera plus enclin à te lire), n'est pas idiote, et la réponse que tu proposes en la donnant donne un peu de grain à moudre pour nos petits cerveaux. Cependant, je crois que tu manques un aspect immense présent en permanence dans notre comportement, et ce même en société : la survie, de toi et plus largement, de l'espèce. C'est bien de parler d'empathie, mais à chaque fois qu'il est question d'une notion concernant l'homme, cette dernière a toujours plus ou moins à voir avec celle de survie.
La vie de l'individu se trouve facilité par la vie en société, cause et conséquence de notre caractère social. La vie de l'espèce s'en trouve ainsi facilitée, et l'empathie que tu décris n'est rien d'autre que la manifestation inconsciente de la volonté de survie collective, ce que disait déjà plus ou moins mon VDD.

FRAlSE
FRAlSE
Niveau 1
29 décembre 2016 à 21:35:43

Le 29 décembre 2016 à 19:54:36 Realys a écrit :
Alors..
Premièrement on a le droit à l'opposition bien/mal tout le long de tes propos, qui n'est qu'en réalité une opposition entre ceux qui, dans ton avis, ont conscience des autres, et ceux qui, dans ton avis, n'en ont pas. Ensuite, un étrange parallèle avec la politique où tu reconstruit cette opposition, et où tu interroges ces pauvres libéraux individualistes (d'ailleurs c'est quoi ?) qui n'ont rien demandé, sur cette soit-disant évolution et ses conséquences dans notre société.

Je n'ai pas vu cette constante opposition entre le bien et le mal dans son discours. Il n'a évoqué qu'une fois le bien et le mal en précisant que c'était le but de la conscience moral de définir le bien et le mal pour les individus, ce qui est incontestablement juste. Pour exemple, lorsque nos parents nous éduquent, ils nous enseignent ce que l'on peut ou ne peut pas faire, en y associant des adjectifs "bien" ou "mal" .
Pour le reste, je ne vois que l'expression du développement de différentes consciences progressives, 1-conscience de soi, 2-conscience du monde, 3-conscience morale, 4-conscience d'autrui.
D'ailleurs ici je pourrait émettre une critique au discours de l'auteur, les animaux n'ayant pas de conscience morale, peuvent avoir une conscience d'autrui, comme ont peut le voir parfois à travers l'observation d’élans de solidarité. Donc la conscience d'autrui ne découle pas de la conscience morale; je dirais même que c'est certainement l'inverse qui se passe.
Pour ce qui est de l'interpellation des libéraux et des individualistes dans son avant dernier paragraphe, je pense qu'il demande simplement l'avis des personnes qui sont aptes à le contredire, les individualistes étant des partisans d'une morale responsabilisante, faisant peser sur les individus le poids des conséquences de leurs actes de manière détaché. Car en effet, si on trouve toujours des causes internes à ses propres réussites et externes à ses propres échecs; on est plus à même d'avoir le raisonnement inverse lorsque l'on raisonne sur la situation d'autrui, or le raisonnement juste serait de dire que l'homme est soumis à une situation, avec laquelle il interagit, de telle sorte que si il faut responsabiliser les individus pour ne pas ignorer qu'ils ont tout de même une certaine marge de manœuvre dans les situations auxquelles ils sont confrontés, il ne faut pas faire preuve de détachement total, mais aussi prendre en compte la complexité des situations. Pour prendre l'exemple récurent dans les débats politiques, tous les chômeurs ne sont pas entièrement responsables de leur situation, d'où la nécessité d'un filet social. (On l’oubli souvent mais de nombreuses personnes sont favorables à la destruction du filets sociale ou en tout cas à sa fragilisation).
Bon je me permet de me faire l'interprète de l'auteur, celui ci pourra me contredire si j'extrapole..

La question que tu poses, d'ailleurs très maladroitement puisqu'elle n'est jamais exprimée en entier sur la même ligne (sois concis, on sera plus enclin à te lire), n'est pas idiote, et la réponse que tu proposes en la donnant donne un peu de grain à moudre pour nos petits cerveaux. Cependant, je crois que tu manques un aspect immense présent en permanence dans notre comportement, et ce même en société : la survie, de toi et plus largement, de l'espèce. C'est bien de parler d'empathie, mais à chaque fois qu'il est question d'une notion concernant l'homme, cette dernière a toujours plus ou moins à voir avec celle de survie.
La vie de l'individu se trouve facilité par la vie en société, cause et conséquence de notre caractère social. La vie de l'espèce s'en trouve ainsi facilitée, et l'empathie que tu décris n'est rien d'autre que la manifestation inconsciente de la volonté de survie collective, ce que disait déjà plus ou moins mon VDD.

Comme j'ai commencé à te répondre, je me permet de finir [[sticker:p/1kkr]]
je pense que ce que tu viens de dire va dans le sens de ce veut faire passer l'auteur; si l'empathie est une donnée qui permet de favoriser la survie, c'est bien parce qu'elle est le ciment social, et ainsi en favorisant le développement de l'empathie, on solidifierait le lien social et renforcerait la communauté.

Jacopiere
Jacopiere
Niveau 20
30 décembre 2016 à 01:19:24

Postulats faux. Sous-estimation du domaine de l'inné.

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