Certaines associations communiquent sur le "taux d'affectation": c'est la part de l'argent qu'elles récoltent qui va vraiment dans la cause. Par exemple les restos du coeur c'est 95%. En Français ça veut dire que quand tu leur donnes 1 €, 95 centimes vont dans la cause et 5 centimes sont absorbés dans les "frais généraux" (administratif, communication...).
Le problème de la France c'est qu'il y a une énorme opacité sur ce "taux d'affectation". Il y a des jolis diagrammes et tableaux qui t'expliquent que sur 1000 € d'impôts, 253 vont aux retraites, 80 vont à l'éducation nationale etc... Sauf qu'on ne te précise jamais quelle est la part qui est en fait cramée dans des process obsolètes, des empilement de normes, des surfacturations à tous les étages ou tout simplement des frais administratifs tout à fait légitimes. Par exemple, quand on communique sur le budget de l'éducation nationale, on oublie de préciser qu'un tiers du budget ne va pas dans l'éducation en elle-même mais sert à payer les retraites des fonctionnaires de l'EN.
T'as des think tank libéraux comme l'Ifrap qui ont fait des estimations. Il ressort que la France a à priori un coût de production de ses services publics supérieur à celui de ses voisins européens.
Ce que je veux dire c'est que l'on est pas obligé de déshabiller Paul pour habiller Jacques. Pourquoi avoir besoin d'augmenter la TVA pour baisser les charges ? Dans une entreprise, tu cherches à maîtriser tes coûts pour proposer des prix plus attractifs. Donc non Gally, baisser des cotisations c'est pas forcément enlever du service. On peut même apporter la preuve par l'absurde en regardant la situation actuelle: la population Française a pas tellement augmenté sur les 20 dernières années mais les ressources de l'état ont explosé (à la hausse). On a jamais été aussi riches. Et pourtant les services sont devenus de plus en plus merdiques. Il n'y a donc pas qu'une question de budget derrière... Je soupçonne fortement certains de nos Mozart de la finance et de la politique d'être des pros du siphonnage en règle.