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Liste des sujets

Adam Smith.......

Guy-Bravoure
Guy-Bravoure
Niveau 5
30 novembre 2024 à 19:59:56

Adam Smith est un économiste classique, il et considéré comme la fondateur du libéralisme économique.

C'est Adam Smith qui a théorisé le concept de "main invisible" : la recherche des intérêts individuels concordent avec l'intérêt général.

Adam Smith a écrit La Richesses des Nations en 1776.

Selon Adam Smith, le gouvernement ne doit pas intervenir dans l'économie et laisser le marché fonctionner librement.

CamdenYards
CamdenYards
Niveau 7
30 novembre 2024 à 20:00:50

oui c'est ce que j'ai appris en L1 économie également

--Artemisfowl--
--Artemisfowl--
Niveau 42
30 novembre 2024 à 20:01:22

Selon Adam Smith, le gouvernement ne doit pas intervenir dans l'économie et laisser le marché fonctionner librement.

Simplification extrêmement grossière du propos de Smith :rire:

Guy-Bravoure
Guy-Bravoure
Niveau 5
30 novembre 2024 à 20:01:23

Le 30 novembre 2024 à 20:00:50 :
oui c'est ce que j'ai appris en L1 économie également

Ok si tu veux rajouter de éléments, hésites pas :ok:

Akoibon1
Akoibon1
Niveau 41
30 novembre 2024 à 20:01:33

Putain...

Guy-Bravoure
Guy-Bravoure
Niveau 5
30 novembre 2024 à 20:01:49

Le 30 novembre 2024 à 20:01:22 :

Selon Adam Smith, le gouvernement ne doit pas intervenir dans l'économie et laisser le marché fonctionner librement.

Simplification extrêmement grossière du propos de Smith :rire:

Ah bon ?

Pallywoods
Pallywoods
Niveau 4
30 novembre 2024 à 20:02:09

Rage bait évident

BlocMajoritaire
BlocMajoritaire
Niveau 47
30 novembre 2024 à 20:05:38

Le 30 novembre 2024 à 20:01:49 :

Le 30 novembre 2024 à 20:01:22 :

Selon Adam Smith, le gouvernement ne doit pas intervenir dans l'économie et laisser le marché fonctionner librement.

Simplification extrêmement grossière du propos de Smith :rire:

Ah bon ?

Il était professeur de philosophie morale.

Il voulait que l'état nationalise le secteur de l'habitation pour que tout le monde soit logé convenablement et qu'il n'y aie plus de SDF :rire:

Guy-Bravoure
Guy-Bravoure
Niveau 5
30 novembre 2024 à 20:06:35

Le 30 novembre 2024 à 20:05:38 :

Le 30 novembre 2024 à 20:01:49 :

Le 30 novembre 2024 à 20:01:22 :

Selon Adam Smith, le gouvernement ne doit pas intervenir dans l'économie et laisser le marché fonctionner librement.

Simplification extrêmement grossière du propos de Smith :rire:

Ah bon ?

Il était professeur de philosophie morale.

Il voulait que l'état nationalise le secteur de l'habitation pour que tout le monde soit logé convenablement et qu'il n'y aie plus de SDF :rire:

Ah...mais dans la plupart des manuels ils le décrivent comme un fondateur du libéralisme ??

Droledebiscotte
Droledebiscotte
Niveau 6
30 novembre 2024 à 20:07:09

Le 30 novembre 2024 à 20:01:23 :

Le 30 novembre 2024 à 20:00:50 :
oui c'est ce que j'ai appris en L1 économie également

Ok si tu veux rajouter de éléments, hésites pas :ok:

L'élément le plus important est lié au contexte dans lequel Adam Smith développe sa pensée. Il contribue à marquer une rupture, débutée avec les physiocrates. Cette rupture représente le passage d'une pensée économique ancrée dans des concepts philosophiques et religieux à l'avènement d'une véritable science économique basée sur la méthode scientifique.
Résumer Adam Smith à la main invisible ou au libéralisme économique est la meilleure façon de passer à côté de l'essentiel.

Guy-Bravoure
Guy-Bravoure
Niveau 5
30 novembre 2024 à 20:08:37

Le 30 novembre 2024 à 20:07:09 :

Le 30 novembre 2024 à 20:01:23 :

Le 30 novembre 2024 à 20:00:50 :
oui c'est ce que j'ai appris en L1 économie également

Ok si tu veux rajouter de éléments, hésites pas :ok:

L'élément le plus important est lié au contexte dans lequel Adam Smith développe sa pensée. Il contribue à marquer une rupture, débutée avec les physiocrates. Cette rupture représente le passage d'une pensée économique ancrée dans des concepts philosophiques et religieux à l'avènement d'une véritable science économique basée sur la méthode scientifique.
Résumer Adam Smith à la main invisible ou au libéralisme économique est la meilleure façon de passer à côté de l'essentiel.

Je cherche à simplifier les choses pour être clair mais peut-être que je vulgarise trop ?

BlocMajoritaire
BlocMajoritaire
Niveau 47
30 novembre 2024 à 20:09:46

Le 30 novembre 2024 à 20:06:35 :

Le 30 novembre 2024 à 20:05:38 :

Le 30 novembre 2024 à 20:01:49 :

Le 30 novembre 2024 à 20:01:22 :

Selon Adam Smith, le gouvernement ne doit pas intervenir dans l'économie et laisser le marché fonctionner librement.

Simplification extrêmement grossière du propos de Smith :rire:

Ah bon ?

Il était professeur de philosophie morale.

Il voulait que l'état nationalise le secteur de l'habitation pour que tout le monde soit logé convenablement et qu'il n'y aie plus de SDF :rire:

Ah...mais dans la plupart des manuels ils le décrivent comme un fondateur du libéralisme ??

Oui. Mais si tu le lis vraiment il met plein d'exceptions pour les trucs qui sont des monopoles naturels comme les propriétés foncières qui ne peuvent pas être libéralisées selon-lui et doivent être gérées par l'état :rire:

Il est pour la libéralisation du travail pour augmenter la productivité, surtout. Tout ce qui est propriété privé n'est pas vraiment pris en compte dans ses théories.

Message édité le 30 novembre 2024 à 20:13:22 par BlocMajoritaire
Guy-Bravoure
Guy-Bravoure
Niveau 5
30 novembre 2024 à 20:09:47

up

Guy-Bravoure
Guy-Bravoure
Niveau 5
30 novembre 2024 à 20:10:36

Le 30 novembre 2024 à 20:09:46 :

Le 30 novembre 2024 à 20:06:35 :

Le 30 novembre 2024 à 20:05:38 :

Le 30 novembre 2024 à 20:01:49 :

Le 30 novembre 2024 à 20:01:22 :

> Selon Adam Smith, le gouvernement ne doit pas intervenir dans l'économie et laisser le marché fonctionner librement.

Simplification extrêmement grossière du propos de Smith :rire:

Ah bon ?

Il était professeur de philosophie morale.

Il voulait que l'état nationalise le secteur de l'habitation pour que tout le monde soit logé convenablement et qu'il n'y aie plus de SDF :rire:

Ah...mais dans la plupart des manuels ils le décrivent comme un fondateur du libéralisme ??

Oui. Mais si tu le lis vraiment il met plein d'exceptions pour les trucs qui sont des monopoles naturels comme les propriétés foncières qui ne peuvent pas être libéralisées selon-lui et doivent être gérées par l'état :rire:

D'accord, je savais pas

Guy-Bravoure
Guy-Bravoure
Niveau 5
30 novembre 2024 à 20:10:59

up

BlocMajoritaire
BlocMajoritaire
Niveau 47
30 novembre 2024 à 20:22:06

Adam Smith voulait que tout le monde aie la liberté de produire et d'échanger des biens...

Car auparavant les nobles avaient le monopole sur toutes les activités commerciales qui se déroulaient dans leurs seigneuries.

Donc, tout les biens et services étaient merdiques et très chers car une seule entreprise de chaque type état autorisée et le noble taxait tout le plus possible pour augmenter sa fortune personnelle :rire:

oeufetsel
oeufetsel
Niveau 6
30 novembre 2024 à 20:23:21

Le 30 novembre 2024 à 20:00:50 :
oui c'est ce que j'ai appris en L1 économie également

En cours de ses de 1ere tu veux dire

Poutchouki
Poutchouki
Niveau 32
30 novembre 2024 à 20:24:44

Adam Smith est le fils de Dieu et il adorait les pommes :ok:

Le_batman2
Le_batman2
Niveau 7
08 février 2025 à 02:47:44

Adam Smith est l'auteur de l'appellation système mercantile. A Karl Marx on doit l'expression d'économie classique. Dans le Capital, Marx écrit à ce sujet : " Je fais remarquer une fois pour toutes que j'entends par économie politique classique, toute économie qui, à partir de William Petty, cherche à pénétrer l'ensemble réel et intime des rapports de production dans la société bourgeoise, par opposition à l'économie vulgaire qui se contente des apparences, rumine sans cesse pour son propre besoin et pour la vulgarisation des plus grossiers phénomènes les matériaux déjà élaborés par ses prédécesseurs, et se borne à ériger pédantesquement en système et à proclamer comme vérités éternelles les illusions dont le bourgeois aime à peuple son monde à lui, le meilleur des mondes possible. " Source, Le Capital, 1971, Editions Sociales, Livre 1. Page 83. La définition de Keynes est la suivante : " La dénomination d'économistes classiques a été inventée par Marx pour désigner Ricardo, James Mill et leurs prédécesseurs, c'est à dire les auteurs dont l'économie ricardienne a été le point culminant. Au risque d'un solécisme, nous nous sommes accoutumés à ranger dans l'école classique les successeurs de Ricardo, c'est à dire les économistes qui ont adopté et amélioré sa théorie, y compris notamment Stuart Mill, Marshall, Edgeworth et le Pr Pigou. " Source " Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie " 1936, Payot, 1969, page 209.

Marx semble aimer certains économistes mais détester d'autres. Certains, il les appelle classiques, les autres, il parle de " vulgaires ". Il ne s'agit pas de faire le tri entre pro et anti capitalisme car les classiques ne veulent pas renverser le capitalisme. Les premiers selon Marx se bornent à en faire l'apologie, les seconds produisent des instruments d'analyse qui une fois dégagés de leur gangue idéologique, permettent d'en faire l'étude scientifique. Le premier de ces instruments est une théorie expliquant comment se détermine la valeur des marchandises : l'économie classique vue par Marx est celle cherchant à analyser cette valeur en partant du travail par opposition à l'économie dite vulgaire, s'appuyant essentiellement sur la notion d'utilité. C'est en ce sens que Marx fait remonter l'économie classique à Petty qui fut un des premiers à avancer que les prix des marchandises sont déterminés par le travail nécessaire à leur production. Mais Adam Smith et David Ricardo sont pour Marx les 2 principaux représentants de l'économie classique dont le discipline, John Stuart Mill, est taxé " d'électisme édulcoré ' , pour sa tentative de tempérer les rigueurs du libéralisme par l'intervention publique et le développement des coopératives.

Dans sa théorie générale, Keynes range dans la catégorie de " classiques ", non seulement Ricardo et Mill, mais aussi les auteurs formant à partir de la fin du XIXème siècle, le courant habituellement appelé néo classique. Ces derniers sont dans la filiation " vulgaire " de Marx. Ces néo classiques relient la valeur des marchandises à leur unité. Keynes met en avant Jean Baptiste Say, économiste " vulgaire " du début du XIXème siècle, connu pour sa loi des débouchés, disant que l'offre crée sa propre demande. Cette loi est reprise par Ricardo puis par les néo classiques. Elle constitue le critère d'appartenance à l'économie classique au sens de Keynes ce qui explique la réunion sous cette appellation d'auteurs ayant des vues divergentes sur la question de la valeur. On comprend pourquoi Keynes comme Marx mais pour un motif différent, exclut Malthus des classiques : cet auteur, contemporain de Ricardo et Say, rejette à la théorie de la valeur travail et la loi des débouchés. Il n'y a pas eu de consensus sur la définition d'économie classique car ceux ayant voulu la définir n'étaient pas d'accord sur ce que sont les problèmes essentiels de leur discipline. Selon Marx la question de la valeur est centrale car elle commande l'analyse de rapports sociaux dans le système capitaliste.Mais pour Keynes qui cherche à expliquer le phénomène du chômage massif et persistant des années 1930, la question essentielle est celle de la demande effective. L'approche de Marx est sans doute un peu plus utile pour distinguer le courant classique du courant néo classique. La période du XIXème siècle se caractérise par une croissance soutenue de la production industrielle, notamment textile et métallurgique, qui tire la croissance de l'économie. Les chiffres concernant cette croissance, reconstituée via des sources fragmentaires, constituent au mieux des ordres de grandeur irrégulier de al croissance, jalonnée au XIXème siècle de crises généralement brèves mais violentes.

Dans un ouvrage paru en 1960 et intitulé " Les Etapes de la croissance économique ", l'économiste américain Rostow explique que la révolution industrielle est marqué par une phase qu'il appelle décollage. C'est un épisode de 2 ou 3 décennies durant lequel la " société finit par renverser les obstacles et les barrages qui s'opposaient à sa croissance régulière ". L'élévation du taux d'investissement ( la part de la production nationale consacrée à l'investissement) est selon lui le trait le plus caractéristique de cette époque. Ce taux franchit la barre des 10%. Certains historiens ont critiqué Rostow pour sa notion même de décollage et sa vision schématique de linéaire du développement économique ( tous les pays sont supposés franchir des étapes identiques, à des dates différentes ). Certains travaux notamment dans le cas de la France mettent en cause la pertinence du concept de décollage. Ceci ci, il semble que la croissance économique aux USA, Japon et Europe occidentale ait été de 2% par an en moyenne au XIXème siècle, ce qui correspond à un taux moyen de croissance du revenu par habitant de 1% par an environ étant donné la croissance démographique ). Sur un siècle, elle implique une multiplication du produit national par un facteur compris entre 6 et 7. En termes de revenu par habitant, on n'est pas loin du triplement. La répartition de la population active évolue beaucoup, de même que l'urbanisation progresse énormément. En Angleterre, pour la première fois, après 1850, la population urbaine dépasse la population rurale. Avec la mécanisation le travail en usine se développe et souvent se déqualifie. Cela s'accompagne souvent par un recours au travail des femmes et enfants parfois âgés de seulement 5 ou 6 ans. Jusqu'en 1860, la durée moyenne de travail est de 12 à 15 heures.
Il faut attendre après 1850 pour que les salaires commencent à s'améliorer un peu. Non seulement la législation sociale est rare mais elle est généralement pas appliquée. La loi anglaise de 1819 interdisant le travail des enfants de moins de 9 ans dans les manufactures de coton et la loi française de 1841 interdisant le travail en usine des enfants de moins de 8 ans ne connaissent guère de traduction concrète. Du coup les conditions des ouvriers sont précaires, notamment à cause de la malnutrition, exiguïté, maladies, insalubrité des logements. Dickes en Angleterre a notamment décrit ce phénomène, ainsi que le célèbre rapport du Dr Villermé en France en 1840. Les ouvriers n'ont pas le droit de mener une action collective pour défendre leurs intérêts avec notamment la loi Chapelier de 1791 en France interdisant tout coalition. Le droit de grève n'est reconnu qu'en 1864. Il y a certes des révoltes violentes comme le mouvement luddite entre 1811 et 1813 en Angleterre, la révolte des Canuts lyonnais en 1831, etc.... voire des organisations illégales qui voient le jour, illégales dans un premier temps du moins, lesquelles se transformeront en grandes confédérations syndicales à la fin du XIXème siècle. Les innovations n'ont pu produire leurs effets que parce que les conditions techniques agricoles n'ont pas connu de progrès décisifs. Car sans augmentation de la productivité agricole, impossible de nourrir la main d'oeuvre ouvrière croissante que réclamait le développement industriel. Entre le début et la fin du XVIIIème siècle, il y a eu doublement du volume de production par actif agricole en Angleterre selon P. Bairoch Source : " Le Tiers Monde dans l'impasse", Gallimard, 2ème édition, 1983, page 43.

Le_batman2
Le_batman2
Niveau 7
08 février 2025 à 02:48:40

Il faut aussi une incitation puissante pour accroître et moderniser la production et que le développement de celle ci ne soit pas entravé par des facteurs institutionnels. L'analyse de la richesse des nations par Smith critique le système " mercantile ", reprenant largement la critique fait par les physiocrates qui avaient reproché le plus souvent à tort aux mercantilistes de confondre monnaie et richesse.Smith juge tout de même la conception des physiocrates trop restrictive et il considère que la richesse d'une nation constituée de " toutes les choses nécessaires et commodes à la vie " que permet d'obtenir le travail annuel de cette nation. Cela l'amène à étendre la notion d'activité productive à toutes les activités concourant à la fabrication, au transport et à la commercialisation d'objets matériels, qu'il s'agisse de produits agricoles ou de produits manufacturés. L'analyse de Smith est critiquée par Jean Baptiste Bay, lequel reproche à Smith de s'être tenu à une définition trop restrictive en ne reconnaissant pas la caractère productif des activités appelées aujourd’hui " les services ". Il jette les bases d'une analyse qui sera reprise dans la seconde moitié du XIXème siècle, par le courant néoclassique. Smith ne fait pas que proposer une définition de la richesse, il étudie les facteurs susceptibles d'augmenter celle ci. Après avoir indiqué que le facteur essentiel était l'accroissement des pouvoirs productifs de l'être humain, il explique dans des pages célèbres, que cet accroissement est dû au progrès de la division du travail. Prenant l'exemple d'une manufacture d'épingles, Smith montre que la division du travail accroît la productivité de celui ci par 3 voies différentes.
D'abord, la spécialisation des ouvriers dans une tâche donnée. Ou alors par la diminution des pertes de temps causées par le changement de tâche. Ou par l'utilisation des machines. Comme l'a déjà souligné Quesnay, il est pour Smith inutile de chercher à accumuler de l'or et de l'argent par tous les moyens, notamment via des pratiques commerciales restrictives. De façon plus général, c'est à Smith qu'on doit la métaphore de la main invisible selon laquelle les individus mus exclusivement par leur intérêt personnel, se comportent sur un marché concurrentiel dans un sens conforme à la prospérité générale.

" Chaque individu s'efforce continuellement de trouver l'emploi le plus avantageux pour tout capital dont il peut disposer. C'est son propre avantage, en vérité, et non celui de la société qu'il a en vue. Mais l'étude de son propre avantage l'amène naturellement, ou plutôt nécessairement, à préférer l'emploi le plus avantageux pour la société... Il recherche seulement son intérêt personnel, et il est en cela comme dans bien d'autres cas, amené par une main invisible à atteindre une fin qui n'entrait nullement dans ses intentions. Et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin ne fasse pas partie de ses intentions. En poursuivant son propre intérêt, il agit souvent plus efficacement pour l'intérêt de la société que lorsqu'il cherche réellement à agir en faveur de ce dernier. Je n'ai rien vu de bon de la part de ceux qui prétendent faire des affaires pour le bien public. C'est une prétention, il est vrai, peu courante chez les marchands et il suffirait de très peu de mots pour les en dissuader. Quelle espèce d'industrie nationale son capital peut il mettre en oeuvre, et de laquelle le produit est il susceptible d'avoir la plus grande valeur? Chaque individu, c'est évident, peut, dans sa situation particulière, en juger bien mieux que n'importe quel homme d'Etat ou législateur ne peut le faire à sa place. L'homme d'Etat, qui essaierait de diriger les personnes privées en ce qui concerne la façon d'employer leurs capitaux, non seulement s'embarrasserait du soin le plus inutile, mais assumerait une autorité qu'il ne serait pas sage de confier ni à une personne unique, ni même à un conseil ou un sénat quel qu'il soit, et qui ne serait jamais aussi dangereuse que dans les mains d'un homme ayant assez de folie et de présomption pour se croire capable de l'exercer. " Source : Adam Smith " Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. " Chapitre 11.

Pour Adam Smith, la recherche du gain amène les entreprises à produire les marchandises que recherchent les consommateurs, et cela au meilleur prix, donc en utilisant les combinaisons techniques les plus efficaces. Mais ces bienfaits ne peuvent se réaliser pleinement que si l'économie est soumise à un régime de libre concurrence : ainsi les barrières limitant l'accès à certains marchés, en créant des rentes de situation au profit des entreprises qu'elles protègent, faussent le jeu de la main invisible et nuisent finalement aux intérêts du consommateur. L'Etat, ne devant pas interférer avec le mécanisme autorégulateur du marché, a donc un rôle économique restreint. On doit néanmoins noter qu'aux missions de défense et d'exercice de justice définissant un " Etat gendarme ", Smith ajoute une troisième mission, qui est " d'élever et d'entretenir ces ouvrages et établissements publics dont une grande société retire d'immenses avantages, mais qui sont néanmoins de nature à ne pouvoir être entrepris ou entretenus par un ou quelques particuliers, attendu que pour ceux ci, le profit ne saurait jamais en rembourser la dépense. " Source " Recherches sur la nature et les causes de la richesses des nations " Livre V, Chapitre 1. Cette analyse préfigure la théorie moderne des biens collectifs. La théorie classique de la main invisible constitue aujourd'hui la base de la pensée économique libérale car elle contient l'idée que l'articulation des intérêts individuels, soumis à la pression de la concurrence, assure de façon efficace la régulation des processus économiques à l'échelle sociale, les prix jouant le rôle de signaux orientant les décisions des producteurs dans un sens conforme aux besoins des consommateurs. Cependant, ce ne sont pas forcément des fanatiques du libéralisme.

John Stuart Mill par exemple, disciple de Smith et de Ricardo sur la théorie économique, et partisan du réformisme social, favorable à l'impôt sur l'héritage, aux coopératives et à l'association capital travail. Smith et Ricardo dépeignent l'économie de marché comme un système traversé par de profondes oppositions d'intérêts et des rapports de forces souvent très inégalitaires entre classes sociales. Smith a décrit sans indulgence la façon dont les employeurs, usant à la fois de leur pouvoir économique et des facilités que leur accorde la loi, imposent leurs conditions aux salariés. Ce n'est pas comme si pour Adam Smith, tout était rose, contrairement à une idée reçue.

" Le niveau commun des salaires dépend partout du contrat habituellement passé entre ces deux parties, dont l'intérêt n'est nullement le même. Les ouvriers peuvent obtenir le plus possible, et les maîtres donner le moins possible. Les premiers sont disposés à se concerter pour élever les salaires, les seconds pour les abaisser. Mais il n'est pas difficile de prévoir laquelle des deux parties doit, dans toutes les circonstances ordinaires, avoir l'avantage dans le débat et forcer l'autre à accepter ses conditions. Les maîtres, étant moins nombreux, peuvent se concerter beaucoup plus facilement; en outre, la loi autorise, ou du moins n'interdit pas leurs ententes, alors qu'elle interdit celles des ouvriers. Nous n'avons aucun acte du Parlement contre les ententes pour abaisser les prix du travail, mais nous en avons beaucoup contre celles visant à l'élever. Dans tous ces conflits, les maîtres peuvent tenir beaucoup plus longtemps. Un propriétaire foncier, un fermier, un maître manufacturier, un marcha,d même s'ils n'employaient pas un seul ouvrier, pourraient généralement vivre une année ou deux grâce aux capitaux qu'ils ont acquis préalablement. Beaucoup d'ouvriers ne pourraient pas subsister une semaine, peu pourraient subsister un mois, et pratiquement aucun une année sans emploi. A long terme, l'ouvrier peut être aussi nécessaire à son maître que son maître lui est nécessaire; mais la nécessité n'est pas aussi immédiate. " Source : Adam Smith " Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations " Livre I, extrait du chapitre 8.

Mais pour Smith, les ouvriers ont a gagné avec le libéralisme car il affirme que les ouvriers ont plus à perdre qu'à gagner en se révoltant contre l'ordre en place. L'essentiel de sa position peut être résumée ainsi : La croissance économique est bénéfique aux salariés. Or le libéralisme est le système le plus apte à promouvoir la croissance. Les salariés ont donc intérêt au libéralisme. C'est un syllogisme. Pour lui la hausse de la demande de travail émanant des entreprises tend à élever les salaires et par la suite le niveau de vie des salariés. La réalité est un peu moins simple car l'amélioration des conditions de vie est supposée à son tour élever l'offre de travail mais ce phénomène n'est pas immédiat et donc si la croissance économique est suffisamment soutenue, l'augmentation de la demande de travail peut garder une longueur d'avance sur l'augmentation induite de l'offre. Dans la troisième et dernière édition de ses " Principes " ( 1831 ), Ricardo reconnait d'être trompé quand il affirmait précédemment que le développement du machinisme ne pouvait apporter que des bienfaits à tous. " Telles étaient mes opinions, et elles restent inchangée en ce qui concerne le propriétaire foncier et le capitaliste. Mais je suis convaincu que la substitution des machines au travail humain est souvent très dommageable aux intérêts de la classe des travailleurs. " Source : Des principes de l'économie politique et de l'impôt " 1821, extrait du chapitre 31. Ricardo montre que si le rythme de la croissance économique est insuffisant, cette substitution créé du chômage.

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