Stakohvsky a raison si on défend uniquement un point de vue économique. Si on part du principe que la rémunération des joueurs/joueuses doit être fonction de ce qu'ils génèrent en termes de revenus (billetterie, sponsors etc) alors il serait logique en effet qu'actuellement les hommes soient davantage payés que les femmes, le circuit ATP générant davantage d'argent.
Dans cette logique, il faudrait aussi accepter que l'inverse puisse se produire, à savoir que les femmes soient mieux payées si un jour la WTA devient plus attrayante.
Mais on peut aussi adapter un point de vue plus global, en voyant le tennis à haut niveau comme un tout, sans dissocier les hommes des femmes, dans le but que chacun tire l'autre vers le haut (ou l'empêche de s'enfoncer vers le bas...). Autrement dit en ce moment les femmes profitent elles aussi de l'augmentation des gains qui est due essentiellement à l'attrait du tennis masculin, et si jamais les rôles s'inversent, et bien ce seront les hommes qui en profiteront.
Le problème est que depuis toujours (jusqu'à présent), le ciruit masculin gérère davantage d'argent que le circuit féminin, et du coup, en gros, on fait du social avec les filles
en leur permettant de conserver une exposition médiatique et un confort financier excellents même quand l'intérêt des spectateurs ne suit pas. C'est cette absence de contrepartie qui peut finir par agacer chez les hommes.
C'est un débat complexe, mais même si personnellement je ne regarde quasiment pas la WTA, je n'oublie pas non plus qu'au début des années 2000 le circuit masculin était d'un intérêt moyen (ère de transition Sampras/Agassi - Fed/Nadal) alors que chez les filles on avait Hingis, Mauresmo, Henin, Davenport, les Williams, Clijsters. Et quand le trio Fed /Nadal/Djoko sera parti en retraite, le curcuit ATP risque aussi d'en prendre un coup...