je crois que tout les traitements de texte sur l'app store sont payants.
Le 24 janvier 2016 à 20:46:49 Cupicouille a écrit :
Bonsoir à tous !
Je partage mon petit texte moi aussi :3Tout le monde, a Anderum, était d’accord sur le fait que la meilleure taverne se situait sur la plus grande place de la citée. Distinguable par sa devanture rustique et son bois travaillé sillonné par le temps ou fendu par un couteau mal lancé, des lettres dorées étaient gravées sur le panneau en chêne massif qui pendait et se balançait paisiblement, accroché par deux solides chaînes d’acier : Le Dragon Rose. Il faut dire que l’enseigne se démarquait des autres commerçants par le brouhaha incessant qui se dégageait de la porte, quand on arrivait à la fermer, et du tapage, des cris, des rires gras, quand elle était ouverte. Un charmant endroit chaleureux et convivial où l’on échangeait au grès des choppes et des cornes, des idées, des paroles, des pensées et pas mal de gifles ou de coups de hache bien placés dans le creux de la nuque.
Parfois, une jolie mais trop rare musique sortait des petites ouvertures dans le mur qui servaient de fenêtres. C’était uniquement tôt le matin que la rue était bercée dans un calme suffisant. Les corps inanimés des morts ou des fervents buveurs d’hydromel obstruaient cependant la circulation, baignant dans l’odeur fétide de l’urine, du sang et de la mousse de bière, entassés sur les autres, sur le cuir, sur le fer et sur les cadavres de bouteille. Chaque matin le tableau était le même. Chaque matin le rituel se mettait en place.Chaque matin le vieux Alin, qui habitait juste en face, sortait de chez lui, cherchait une personne à peu près consciente et lui hurlait dessus pour jouer son rôle de « vieux con aigris » comme il aimait le dire. Alin était âgé de beaucoup trop de lunes pour ce monde si terrible et punitif et avait même gagné le prix du doyen de la cité et « du vieux con aigris » comme il l’avait déclaré dans son discours de remerciement. « Qu’est-ce que tu fais devant ma porte ? Tu pourris toute mes fleurs avec ta puanteur, sale rat ! » et voici qu’il secouait la victime du jour dans tous les sens. Les mains fermement agrippées à son col il n’osait trop le remuer car le chamane du coin lui avait décelé un rhumatisme, qui lui créait une terrible douleur qui partait du bas de la cuisse jusqu’au haut des reins. « Et je ne dis pas ça juste parce que je suis un vieux con aigris ! » le vieux Sam était hors de lui. Comme chaque matin.
Toute la ville s’éveillait peu à peu. Les voyous partaient s’endormir. Une nouvelle journée débutait à Anderum. Les odeurs du pain rance, réchauffé pour faire comme s’il était frais, et du café trop noir embaumait les ruelles envahis la nuit par les criminels, les voleurs et les assassins. Voilà qui redonnait le sourire aux habitants et leur permettait de repousser la crainte du soir qui approche, là où les ténèbres s’installent. Grigor, le gérant du Dragon Rose rouvrit ses portes et accueillit un public un peu plus correct qu’à la tombée du jour. Car mis à part des problèmes gastriques, diverses flatulences et autres rots bruyants ils ne manifestaient pas de quelconques violences ou de débordements. Tous les autres commerçants qui formaient un cercle autour de la place faisaient comme lui. Dans un danse rébarbative et quotidienne ils réinstallaient leurs étalages et nettoyaient le devant de leur boutique. Forgeron, épicier, alchimiste, botaniste, lunettier, boucher et autres marchands prenait place dans cette journée qui s’annonçait bien douce.
La lumière du jour commençait à réchauffer les corbeaux qui venaient s’abreuver dans la Fontaine Céleste au centre de la grande place. C’était en fait une sorte d’étang où en son milieu, l’eau chutait dans un large trou. Bien que l’endroit soit étrangement beau, il était craint de tous, car personne ne savait ce qu’il y avait en dessous. Des curieux ont tenté l’aventure mais se sont vu engloutir par les flots et chuter vers un monde encore inconnu du peuple. Des génies ont bien entendu pensé à utiliser une barque et de l’accrocher à la terre ferme avec différents liens comme de la corde, du fer ou divers alliages. Quelle belle idée. Les malheureux qui n’avait que comme seul but la curiosité et l’avidité d’une quelconque gloire ou richesse ici-bas se sont confrontés à un problème de taille : Le Gardien.
J'espère que cela vous à au moins diverti un instant ! Bonne soirée
C'est beau mais j'ai pas trop vu le lien avec l'espace ![]()
J'ajoute que dans mon texte j'ai oublié un mot, ce serait cool qu'on m'en tienne pas rigueur quand j'écris: " un tir de esquinta" j'aimerais ajouter "canon laser" après "de".
Merci d'avance.
Pourquoi citer le post de son vdd ? ![]()
Pardonnez-moi, je pensais que le concours était ouvert à tout.
Le 24 janvier 2016 à 20:52:34 zarbyLeFr a écrit :
Pourquoi citer le post de son vdd ?
Hmm, pour plus de clarté commandant cody (traitres de clones
) ![]()
Je suis pas un traitre, j'obéis au sénat ![]()
Ouais, là où tu vois de la clarté je trouve que ça alourdit pas mal la page
Mais oublions ça ![]()
Le 24 janvier 2016 à 20:59:07 zarbyLeFr a écrit :
Je suis pas un traitre, j'obéis au sénat
Ouais, là où tu vois de la clarté je trouve que ça alourdit pas mal la pageMais oublions ça
je sais, mais qu'est ce tu veux, je me défend comme je peux (pour la clarté, le sénat c'est une autre histoire
) ![]()
![]()
Et quand le Sénat a été dissous tu obéissais à qui ?
au nouvel Empire.
Du coup c'est bien un traître de la République ![]()
la république est morte donc bon, et puis il n'a fait qu’obéir aux ordres écris par la république ![]()
Une Histoire d'Espace « Mazette ! Arrête d'affabuler mon vieux.
— On dirait barber un religieux.
— Je ne suis pas croyant, tu le sais bien, pas besoin de ça pour ouvrir les yeux et ne pas y croire... si on peux appeler ça une croyance.
— C'est une espérance.
— Qui ressemble alors aussi à une religion.
— À une détermination.
— 'Faut donc être bien aveugle pour croire à des choses incompris.
— Il faut donc être bien intolérant et fermé d'esprit.
— Tu vas chicaner encore longtemps ce que je dis ?
— Aussi longtemps que tu perdureras tes calomnies »
Bon sang ! Rien à y faire ! maugréa silencieusement Jack.
Son amis était bouché ! Il savait d'ores et déjà que le débat était terminé.
« Va donc ballonner une autre victime avec tes alibis.
— D'une pirouette tu abandonnes en faux-fuyant ?
— Tout vaut plus qu'un débat stérile.
— Non, tu ne fais que fuir le subtil.
— Hé bien dans ce cas je me souhaite bon vent ! »
Ne laissant pas son interlocuteur renchérir, il se leva d'un bond du confortable fauteuils en cuire et se dirigea vers la sortie. Il trébucha sur l’épais tapis qui recouvrait le sol du hall d'entrée. Il grogna et se rattrapa au porte manteaux. Il en profita pour y arracher d'un grand geste sa veste, presque de façon théâtrale et regarda l'hôte d'un air triomphant, comme pour dire « C'est moi qui est le dernier mot ! C'est moi qui ai raison ! », avant d'ouvrir la porte et la claquer.
« Tout cela n'est qu'une histoire d'espace... de domination, de conquête... se répéta Jack imitant sarcastiquement son ami. Et mon cul est un trou noir ! N'ai-je pas raison ? » s'écria-t-il.
Un promeneur qui passait à côté de lui feignit d'avoir un appel téléphonique et changea de trottoir.
Jack soupira et d'un pas ferme rejoignit ça Renault Espace VI. De forme plus pure et lisse que les anciens modèles, elle contrastait bien avec le caractère anguleux et brute de son propriétaire.
« Il me tarde de mettre ce tas de ferraille à la casse... Hé oui ! Un baille qu'on est ensemble ma vieille. Dans deux mois, on fête nos dix ans. N'est-ce pas merveilleux ? »
Il sourit et entra dedans.
« Les humains, comme tout les êtres vivant, ont besoin de nouveauté ET d'évoluer, et donc, besoin d'espace. C'est par cette envie de conquête et de ressources qu'ils deviennent dangereux, en massacrant les populations locales. Ils ne peuvent vivre en communauté, lui avait dit son ami.
— Tant que nous ne sommes en sécurité, et qu'aucune civilisation ne vient nous menacer... avait-il commencé.
— Hé bien détrompe toi vite Jack. Tu te rappel de la sphère de Dyson qu'ils ont découvert vers 2015 ? Ce n'est pas un hasard ! Dans cette galaxie, il y a une civilisation, qui bientôt cherchera du nouveau capital et d'espace vitale sur des mondes habitables.
— Attend, attend... Qu'est-ce que tu me baragouines... Des aliens ? Foutaise !
— Tu ne me crois pas ? Regarde les actualités, ils ne parlent que de ça. C'est presque sûr, les extraterrestres sont RÉELS ! »
Il se renfrogna et s'enfonça dans son siège.
« Ces gens qui ont la manie de croire des choses illusoires... »
Il renifla de dédain et alluma la chaîne pour se changer les idées et tomba sur la radio Nostalgie.
« ...vid Bowie, lança la voie off du nouveau présentateur de cette radio.
— Hum... je préférais celle de Jacques Frantz... »
Après un court silence la chanson commença.
« It's a God-awful small affair
« To the girl with the mousy hair »
Il se détendit et savoura cette instant.
Il se rendit compte que cela faisait un moment qu'il n'avait pas entendu cette chanson. Il revit ce visage pâle qui tranchait avec ses yeux bleus et ses lèvres rouges.
Le refrain commença et Jack fut submergé.
Il avait oublié comme la musique pouvait être belle et avoir des moments forts !
« He's in the best selling show
« Is there life on Mars ? »
Il changea subitement de radio, comme réveillé d'un doux rêve.
De la vie ? Ailleurs que sur la Terre !
Même Bowie s'y mettait !
« RADIO ESPACE ! »
Jack sursauta.
« La plus Lyon des radios ! Musique, infos et loisirs à Lyon. »
Un peu d'info me fera du bien...
« Dans Radio Espace on a le plaisir et l'honneur, pour ceux qui ne le savent pas encore, de vous présenter l'info flash de la journée ! C'est sans doute l’événement le plus marquant de l'humanité ! Même : plus important que Neil Alden Armstrong sur la Lune ! Je n'arrive d'ailleurs pas à garder mon calme ! Accrochez vous bien : Mesdames et messieurs sans plus vous faire attendre, nous avons établit le tout premier contacte avec une vie extraterrestre avec l'Allen Telescope Array.
« N'en déplaisent au solitaire, nous ne sommes plus tout seul dans l'univers ! hurla la voie tremblante du commentateur. Après ce choc... un peu d'histoire. C'est en 2015 que nos chercheurs semblent observer une sphère de Dyson à 1 480 années-lumière de la Terre – On dépasse de très loin notre planète rouge – autour de l'étoile KIC 8462... 852, une mégastructure servant à puiser l’énergie solaire... »
Mais Jack n'écoutait plus... Choqué, dépassé, excité ?... il n'en savait rien.
Il était tout simplement perdu.
Alors c'était vrai ?... Tout était vrai ! Des êtres intelligents extraterrestres peuplaient aussi un espace de l'univers ?
Il eu un frisson.
« Mazette ! Arrête d'affabuler mon vieux. » murmura-t-il.
C'est par cette envie de conquête qu'ils deviennent dangereux.
Son estomac se tordit.
Alors se petit crétin de Manson a raison sur toute la ligne !
Il démarra sa voiture.
David n'a sans doute pas regardé assez loin dans le ciel.
Tout cela n'est qu'une histoire d'espace...
Le 25 janvier 2016 à 20:35:44 Commando501 a écrit :
Une Histoire d'Espace« Mazette ! Arrête d'affabuler mon vieux.
— On dirait barber un religieux.
— Je ne suis pas croyant, tu le sais bien, pas besoin de ça pour ouvrir les yeux et ne pas y croire... si on peux appeler ça une croyance.
— C'est une espérance.
— Qui ressemble alors aussi à une religion.
— À une détermination.
— 'Faut donc être bien aveugle pour croire à des choses incompris.
— Il faut donc être bien intolérant et fermé d'esprit.
— Tu vas chicaner encore longtemps ce que je dis ?
— Aussi longtemps que tu perdureras tes calomnies »Bon sang ! Rien à y faire ! maugréa silencieusement Jack.
Son amis était bouché ! Il savait d'ores et déjà que le débat était terminé.
« Va donc ballonner une autre victime avec tes alibis.
— D'une pirouette tu abandonnes en faux-fuyant ?
— Tout vaut plus qu'un débat stérile.
— Non, tu ne fais que fuir le subtil.
— Hé bien dans ce cas je me souhaite bon vent ! »
Ne laissant pas son interlocuteur renchérir, il se leva d'un bond du confortable fauteuils en cuire et se dirigea vers la sortie. Il trébucha sur l’épais tapis qui recouvrait le sol du hall d'entrée. Il grogna et se rattrapa au porte manteaux. Il en profita pour y arracher d'un grand geste sa veste, presque de façon théâtrale et regarda l'hôte d'un air triomphant, comme pour dire « C'est moi qui est le dernier mot ! C'est moi qui ai raison ! », avant d'ouvrir la porte et la claquer.« Tout cela n'est qu'une histoire d'espace... de domination, de conquête... se répéta Jack imitant sarcastiquement son ami. Et mon cul est un trou noir ! N'ai-je pas raison ? » s'écria-t-il.
Un promeneur qui passait à côté de lui feignit d'avoir un appel téléphonique et changea de trottoir.
Jack soupira et d'un pas ferme rejoignit ça Renault Espace VI. De forme plus pure et lisse que les anciens modèles, elle contrastait bien avec le caractère anguleux et brute de son propriétaire.
« Il me tarde de mettre ce tas de ferraille à la casse... Hé oui ! Un baille qu'on est ensemble ma vieille. Dans deux mois, on fête nos dix ans. N'est-ce pas merveilleux ? »
Il sourit et entra dedans.
« Les humains, comme tout les êtres vivant, ont besoin de nouveauté ET d'évoluer, et donc, besoin d'espace. C'est par cette envie de conquête et de ressources qu'ils deviennent dangereux, en massacrant les populations locales. Ils ne peuvent vivre en communauté, lui avait dit son ami.
— Tant que nous ne sommes en sécurité, et qu'aucune civilisation ne vient nous menacer... avait-il commencé.
— Hé bien détrompe toi vite Jack. Tu te rappel de la sphère de Dyson qu'ils ont découvert vers 2015 ? Ce n'est pas un hasard ! Dans cette galaxie, il y a une civilisation, qui bientôt cherchera du nouveau capital et d'espace vitale sur des mondes habitables.
— Attend, attend... Qu'est-ce que tu me baragouines... Des aliens ? Foutaise !
— Tu ne me crois pas ? Regarde les actualités, ils ne parlent que de ça. C'est presque sûr, les extraterrestres sont RÉELS ! »Il se renfrogna et s'enfonça dans son siège.
« Ces gens qui ont la manie de croire des choses illusoires... »
Il renifla de dédain et alluma la chaîne pour se changer les idées et tomba sur la radio Nostalgie.
« ...vid Bowie, lança la voie off du nouveau présentateur de cette radio.
— Hum... je préférais celle de Jacques Frantz... »
Après un court silence la chanson commença.
« It's a God-awful small affair
« To the girl with the mousy hair »
Il se détendit et savoura cette instant.
Il se rendit compte que cela faisait un moment qu'il n'avait pas entendu cette chanson. Il revit ce visage pâle qui tranchait avec ses yeux bleus et ses lèvres rouges.
Le refrain commença et Jack fut submergé.
Il avait oublié comme la musique pouvait être belle et avoir des moments forts !
« He's in the best selling show
« Is there life on Mars ? »Il changea subitement de radio, comme réveillé d'un doux rêve.
De la vie ? Ailleurs que sur la Terre !
Même Bowie s'y mettait !
« RADIO ESPACE ! »
Jack sursauta.
« La plus Lyon des radios ! Musique, infos et loisirs à Lyon. »
Un peu d'info me fera du bien...
« Dans Radio Espace on a le plaisir et l'honneur, pour ceux qui ne le savent pas encore, de vous présenter l'info flash de la journée ! C'est sans doute l’événement le plus marquant de l'humanité ! Même : plus important que Neil Alden Armstrong sur la Lune ! Je n'arrive d'ailleurs pas à garder mon calme ! Accrochez vous bien : Mesdames et messieurs sans plus vous faire attendre, nous avons établit le tout premier contacte avec une vie extraterrestre avec l'Allen Telescope Array.
« N'en déplaisent au solitaire, nous ne sommes plus tout seul dans l'univers ! hurla la voie tremblante du commentateur. Après ce choc... un peu d'histoire. C'est en 2015 que nos chercheurs semblent observer une sphère de Dyson à 1 480 années-lumière de la Terre – On dépasse de très loin notre planète rouge – autour de l'étoile KIC 8462... 852, une mégastructure servant à puiser l’énergie solaire... »Mais Jack n'écoutait plus... Choqué, dépassé, excité ?... il n'en savait rien.
Il était tout simplement perdu.
Alors c'était vrai ?... Tout était vrai ! Des êtres intelligents extraterrestres peuplaient aussi un espace de l'univers ?
Il eu un frisson.
« Mazette ! Arrête d'affabuler mon vieux. » murmura-t-il.
C'est par cette envie de conquête qu'ils deviennent dangereux.
Son estomac se tordit.
Alors se petit crétin de Manson a raison sur toute la ligne !
Il démarra sa voiture.
David n'a sans doute pas regardé assez loin dans le ciel.
Tout cela n'est qu'une histoire d'espace...
Tu participes aussi, du coup qui choisis le gagnant
?
Sinon je lis.
Franchement super sympa, juste le début un peu confus mais la suite est vraiment sympa!
merci beaucoup !
Oui le début ne sert qu'à introduire, donc rien d'important. Hé bien tout le monde choisis le gagnant
même ceux qui n'ont pas proposé de texte.
j'espère qu'il y aura d'autres participants ![]()
au pire même si on est que trois, c'est toujours ça !
Je lirai les textes demain, et donnerai sûrement mon avis.
J'ai lu le début avec la voix de Dame Ginette et Jacouille ![]()
![]()
La tête dans les étoiles De l’autre côté de la verrière en transparacier renforcé, les étoiles avaient quasiment disparu. Même les soleils du secteur Modell, les plus proches astronomiquement parlant, semblaient bien ternes en comparaison du flot de lasers qui zébraient l’espace à proximité du Super Destroyer Stellaire Executor.
D’aussi loin que remontait sa mémoire, l’amiral Firmus Piett ne se souvenait pas d’une bataille aussi gigantesque – et pourtant, il était loin d’être un bleu en matière de combat spatial. La seule occurrence qui lui venait à l’esprit était l’une des dernières batailles de l’ancien ordre, à l’époque où le Centre Impérial s’appelait encore Coruscant et où la République était toujours debout, c’est-à-dire quand il n’était encore qu’un jeunot dans la marine, plein d’ambition et passionné par les étoiles. Et encore, il n’avait pas directement vécu la scène, on la lui avait simplement raconté.
Aujourd’hui, c’était différent. Le temps de la tête dans les étoiles était révolu : Piett était désormais responsable de la plus grande flotte de croiseurs de tous les temps, elle-même engagée dans une bataille qui resterait à coup sûr dans les livres d’histoire.
À condition, bien sûr, qu’ils s’en sortent. Et pour l’instant, c’était plutôt mal parti.
Sur tribord, une gigantesque boule lumineuse éclaira le vide sidéral : un Destroyer Stellaire venait tout simplement d’exploser, soumis au feu intense de trois croiseurs terroristes. Aussitôt, quelqu’un dans la fosse tribord relaya un rapport, mais Piett l’écouta à peine et laissa son second, Skellaz Schelto, gérer l’information.
Piett était concentré sur le fait que les vaisseaux adverses semblaient avoir pris l’Executor comme cible prioritaire. Et s’il devait bien reconnaître une chose à propos de ces illuminés, c’était qu’ils ne manquaient pas d’audace. Leur réactivité face à l’imprévu était, sinon bluffante, suffisamment efficace pour retourner à leur avantage une situation qui leur était pourtant très défavorable.
Piett n’était pas un idiot : contrairement à son prédécesseur, il n’avait pas atteint le grade d’amiral en jouant des coudes dans la hiérarchie. C’était sa connaissance de l’espace et ses capacités d’adaptation qui l’avaient élevé dans les bonnes grâces du Seigneur Vador. Et il était suffisamment aguerri pour voir quand le vent était en train de tourner.
Parfois, même les plans les plus élaborés et les mieux réfléchis pouvaient virer au fiasco. Et même des êtres aussi puissants que l’Empereur lui-même ne pouvaient tout prévoir d’avance. Comme toujours, le principal écueil du plan actuel de l’Empire résidait dans la logique du pot de terre contre le pot de fer – une théorie Tarkiniste pourtant depuis longtemps dépassée. L’utilisation que leurs adversaires faisaient des chasseurs monoplaces leur avait déjà permis de gagner des batailles pourtant perdues d’avance, et l’Empire avait déjà lourdement payé le prix d'une mauvaise estimation.
Or, étant donné la situation, il était grand temps de laisser tomber le plan de l’Empereur, car il était clair qu'ils allaient droit dans le mur.
— Schelto, dit-il. Donnez l’ordre aux Interdictors de se regrouper de l’autre côté de…
Il ne termina pas sa phrase, car soudain, la structure entière de l’Executor vibra, comme si le vaisseau avait percuté quelque chose.
— Monsieur, nous venons de perdre le générateur de bouclier de la passerelle !
Piett retint un juron. Les chasseurs monoplaces. Toujours.
Il réfléchit à toute vitesse : ils pourraient faire sans le déflecteur de la passerelle, à condition d’empêcher les chasseurs adverses de s’approcher pour faire des dégâts. Analysant un peu la situation en périphérie de la superstructure du Destroyer Stellaire, il repéra, à une petite centaine de mètres à peine en contrebas, trois appareils ennemis qui slalomaient entre les batteries anti-aériennes.
Bien trop près, à son goût. Ils ne devaient pas approcher. Cette pensée l’avait à peine effleurée qu’un tir bien placé d’une DCA réduisit l’un des vaisseaux ennemis à l’état de shrapnells. Les deux autres s’en sortirent indemnes.
Piett se tourna vers la fosse bâbord :
— Intensifiez le feu des postes avancés, je veux que personne ne passe !
L’artilleur en chef lui décocha un regard d’incompréhension.
— Monsieur, les croiseurs reb…
— INTENSIFIEZ LE FEU DES POSTES AVANCÉS ! s’énerva-t-il.
À côté de lui, Schelto hurla :
— Il est trop tard !
Schelto lui désigna l’endroit où les deux vaisseaux rebelles venaient de passer, puis, sans aucune explication, sauta à plat-ventre sur le sol. Piett haussa un sourcil et s’apprêta à lui demander ce qui lui prenait quand, par réflexe, il se retourna vers la baie en transparacier…
Un chasseur A-Wing fonçait droit sur eux.
Sans prendre le temps de réfléchir, il plongea à son tour dans la fosse tribord.
Soudain, tout s’embrasa. L’A-Wing percuta la verrière en explosant dans un torrent de flammes. Le réflexe de Piett lui avait sauvé la vie : pile à temps, il avait évité le vaisseau, qui était passé juste au-dessus de sa tête, au cheveu près.
Cependant, son corps ne toucha jamais le sol de la fosse. Sauter sur le côté l’avait peut-être sauvé d’un choc frontal avec le chasseur, mais cet acte désespéré ne fit que retarder l’échéance.
Une décompression explosive suivit l’explosion de la baie vitrée : en même temps que le brasier se déchaînait, un courant d’air digne des plus grands ouragans d’Axxila aspira tout vers l’extérieur.
Et soudain, le silence.
Etoiles.
La minute qui suivit fut probablement la plus étrange que Piett ait jamais vécue.
Il tourna.
Champ de métal.
Chasseurs.
Que s’était-il passé ?
Il tourna.
Executor.
Étoiles.
Champs de métal.
Le cerveau de Piett mit un temps considérable à comprendre la situation. Que s’était-il passé ?
Il tourna.
Executor.
Etoiles.
Alors que cinq secondes auparavant, ses tympans étaient massacrés par la détonation, voilà qu’il se trouvait au cœur d’un silence glaçant. Sans qu’il ne fasse rien, son regard passait successivement du ciel étoilé à un immense champ de métal, puis à l’Executor, à nouveau au ciel étoilé, puis encore au champ de métal… Il tourna.
Champ de métal.
Executor.
Il réalisa soudain, sans pour autant se rendre compte de la gravité de la chose : il était en train de tourner sur lui-même !
Etoiles.
La première chose qu’il voulut faire fut de mettre un terme cette rotation hypnotique. Il bougea les bras et donna un coup de rein dans le sens inverse.
Il continua de tourner.
Champ de métal.
Executor.
Rien ne se passa. Il n’avait plus du tout le contrôle de ses mouvements ! Il tourna.
Etoiles.
Bon. Surtout ne pas paniquer. Conditionné par sa formation, il se rappela l’enseignement de base de l’académie militaire : la première chose à faire dans une situation désespérée, c’était avant tout de retrouver ses esprits. Prendre une grande respiration, et se poser. Piett n’avait pas atteint le grade d’amiral par hasard : il savait comment reprendre contrôle rapidement, même quand tout semblait perdu.
Il tourna.
Champ de métal.
Il inspira profondément…
Il tourna.
Executor, qui piquait rapidement du nez.
Une peur panique s’empara de lui.
Il tourna.
Etoiles.
Il ne pouvait plus respirer ! Il tourna.
Champ de métal et Executor, qui plongeait de plus en plus rapidement vers celui-ci.
Il avait été aspiré dans le vide spatial !
Il tourna.
Etoiles.
Sa poitrine commença à convulser : ses spasmes respiratoires s’accélérèrent. En vain, puisque l’oxygène était précisément l’un des éléments vitaux primordiaux absent du vide sidéral.
Il le savait. Il tourna.
Champ de métal. L’Executor fonçait à pleine vitesse.
Pour la première fois de sa vie, la panique avait pris le dessus. La peur de mourir s’insinua en lui. Il tourna.
Etoiles.
Le froid le gagna. Piett sentit son esprit s’endormir. Il tourna.
L’Executor percuta le champ de métal, puis explosa dans une gigantesque gerbe de feu.
Pour une raison inexplicable, les pensées de Piett se tournèrent vers son frère. Il se demanda un instant si celui-ci se souvenait de lui. Il tourna.
Etoiles.
Un manteau de feu fonçait vers lui.
Piett effectua une ultime révolution sur lui-même.
Etoiles.
Il ferma les yeux.
Nombre de mots : 1317