Le 27 septembre 2021 à 13:23:50 :
Ce WarioWare n'est pas objectivement meilleur ni moins bon que les autres, il est juste différent.
C'est d'ailleurs pour moi une des forces de la licence, et une des raisons notamment de pourquoi j'ai toujours préféré à titre personnel les WarioWare que les Mario Party. Là où Mario Party garde plus ou moins une même recette en y changeant peu de choses si ce n'est les mini-jeux et les structures des plateaux, WarioWare va tenter quelque-chose de nouveau à chaque jeu, le distinguant de tout autre de la licence, souvent d'ailleurs en exploitant les mécanique de son propre support (les épisodes DS et Wii sont les plus démonstratifs à ce niveau). Et au bout du compte, il n'y a pas d'épisode "ultime/parfait/supérieur", mais des jeux qui ont chacun leur identité où chaque joueur trouvera ou non son compte. (T'auras aussi des joueurs qui aimeront jouer à tous les jeux de la saga, c'est d'ailleurs mon cas, ou à l'inverse des joueurs pour qui le style même de WarioWare c'est pas leur truc. C'est une série de jeu au style très particulier où l'on adhérer ou non)
En ce qui me concerne, je dirais même que c'est opus est potentiellement mon favori de la saga. Car on y retrouve un peu un retour à une formule plus proche du jeu original (celui sur Gamecube avec un mode multi fourni, des niveaux à thème pour chaque personnage, une galerie, etc), et que je trouve ça ultra fun de pouvoir jouer tous les persos, cela apporte une expérience différente pour chacun d'entre eux et on pourrait limite se dire qu'un mini-jeu n'est pas du tout le même en fonction du perso.
Il est donc vrai que la note est franchement sévère, et les points négatifs abordés sont beaucoup trop subjectifs, mais il faut arrêter avec ces histoires de "ce jeu est objectivement mieux/moins bien/éclaté" parce-que c'est pas le but du jeu, mais plutôt d'apporter une expérience nouvelle, unique, à laquelle il réussit avec brio, une fois n'est pas coutume.
Tout est dit. Alors on a le droit d'aimer ou de ne pas aimer chacun des épisodes, celui-ci y compris, mais il faut bien comprendre que c'est parce qu'avant toute chose, ils sont tous différents.
Le premier volet est né d'une volonté d'innover, de proposer un jeu différent de ce qui avait été vu jusqu'alors. Gameplay minimaliste, avec la croix et le bouton, mais c'était très efficace.
Les volets suivants se sont beaucoup appuyés sur les nouvelles façons de jouer offertes par les consoles (tactile, mouvements, etc.), et grâce à cela, ils ont continué de proposer quelque chose de nouveau.
Pour autant, la formule Wario Ware est à la fois un problème et une solution. En effet, le gameplay dépouillé au sein de chaque micro-jeu fait qu'on a très vite épuisé toutes les possibilités. On peut sans souci proposer 200 micro-jeux amusants et variés autour d'un concept de gameplay. On en fera pas 200 autres pour l'épisode suivant sans que les joueurs ne crient à la redite.
C'est pour cela que cet épisode Switch devait absolument trouver un moyen de ne surtout pas faire ce qui avait déjà été tenté auparavant. Tout en ne pouvant pas s'appuyer sur une fonctionnalité spécifique de la console. Résultat : le gameplay a été construit autour de l'apparition des personnages à l'écran, ce qui offre de nouvelles possibilités de gameplay et constitue la signature de cet épisode.
Encore une fois, on a le droit de ne pas aimer. Par exemple à cause de la RNG, un peu trop présente pour un jeu de scoring, qui fait que l'on peut se retrouver à tout moment avec un personnage tout à fait inadapté. Pour autant, je retiens personnellement le positif : cette nouvelle dimension apporte de la variété au sein des mini-jeux eux-mêmes, et la formule fonctionne dans tous les cas plutôt bien.
Dans tous les cas, ce n'est pas un jeu sur lequel on va passer 50h en deux semaines. Mais plutôt un jeu qui se picore, de temps en temps, par sessions courtes. Histoire d'améliorer ses scores, de boucler les missions, de monter ses personnages. Et de s'essayer à la coupe Wario chaque semaine, bien entendu. Et je suis sûr que mises bout à bout, toutes ces heures de jeux se compteront par dizaines, voires centaines, d'ici un an ou deux. Bref, en sortant la cartouche, il y a toujours de quoi faire.