Non, c'est faux. Si tu ressentais de la pitié pour Nemesis forme finale c'est que t'arrivais au bout d'un périple où t'as finis par t'identifier à ton chasseur dans un genre de syndrome de Stockholm épique. Au début Nemesis est un tueur implacable, une machine qui ne s'arrête pas, qui se relève encore et encore peu importe combien de fois t'arrives à le descendre. Il prend des dégâts au fur et à mesure et son obsession avec Jill finit par devenir perturbante, il est toujours quelque part dans le coin en train de rôder de manière impitoyable. Tu sais qu'il n'a pas d'autre choix que te traquer et de te buter, il est programmé pour ça, et il l'a fait avec une efficience dangereuse au point de te pousser au bout du rouleau. Maintenant tu l'as quasiment liquidé, et tu le vois quand même s'accrocher et te forcer à combattre jusqu'au bout même si son cerveau a été liquéfié depuis belle lurette et qu'il reste plus grand chose de sa forme initiale, juste un amas de chair qui se trimbale difficilement au sol et qui garde la même obsession jusqu'à la mort. Au final t'es obligé de le torturer autant que lui t'as torturé au cour du jeu. C'est à la fois immensément satisfaisant et un peu tiraillant. Une partie de toi aurait voulu qu'il puisse réussir l'objectif qui l'a fait travailler si dur, malheureusement l'objectif en question était de te tuer 
C'est ça un antagoniste réussi, c'est un antagoniste qui te fait ressentir des émotions.
Message édité le 12 avril 2020 à 19:53:16 par L0CUS