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Krishnamurti

erezannn
erezannn
Niveau 10
16 décembre 2018 à 13:21:59

Le 16 décembre 2018 à 13:08:09 XXXBroly a écrit :
Qu'est-ce que faire le bien ? ce n'est pas une question piège.

Si je peux me permettre de donner mon avis :

Je pense qu'il n'y a ni bien, ni mal. Il n'y a que l'Un.
C'est ensuite notre vision du monde qui va créer la différence, la séparation et que la dualité va se produire, l'opposition du mal et du bien. Alors qu'en soit tout cela est illusoire. On ne peux pas limiter Dieu par quoi que ce soit.

Donc il reste à définir cette notion de bien et de mal. Ainsi ce qui est mal dans une tradition peut être bien dans l'autre. Le plus important étant de respecter ce que définit notre tradition, car c'est une voie qui mène à Dieu.

Après bien sur, il y a des choses intangibles sur laquelle toutes les traditions et toutes morales s'accordent, comme par exemple le fait que tuer quelqu'un sans raison est

Ou encore que la drogue c'est mal :hap:

Message édité le 16 décembre 2018 à 13:26:00 par erezannn
XXXBroly
XXXBroly
Niveau 4
16 décembre 2018 à 13:24:02

Le 16 décembre 2018 à 13:21:59 Erezannn a écrit :

Le 16 décembre 2018 à 13:08:09 XXXBroly a écrit :
Qu'est-ce que faire le bien ? ce n'est pas une question piège.

Si je peux me permettre de donner mon avis :

Je pense qu'il n'y a ni bien, ni mal. Il n'y a que l'Un.
C'est ensuite notre vision du monde qui va créer la différence, la séparation et que la dualité va se produire, l'opposition du mal et du bien. Alors qu'en soit tout cela est illusoire. On ne peux pas limiter Dieu par quoi que ce soit.

Donc il reste à définir cette notion de bien et de mal. Ainsi ce qui est mal dans une tradition peut être bien dans l'autre.

Je pense la même chose.

XXXBroly
XXXBroly
Niveau 4
16 décembre 2018 à 13:27:28

Ou encore que la drogue c'est mal :hap:

Non, toutes les traditions ne partagent pas cet avis.

erezannn
erezannn
Niveau 10
16 décembre 2018 à 13:30:00

Revenons maintenant à la distinction du Bien et du Mal, qui n’est, elle aussi, qu’un aspect particulier de la Dualité. Lorsqu’on oppose le Bien au Mal, on fait généralement consister le Bien dans la Perfection, ou du moins, à un degré inférieur, dans une tendance à la Perfection, et alors le Mal n’est pas autre chose que l’imparfait ; mais comment l’imparfait pourrait-il s’opposer au Parfait ? Nous avons vu que le Parfait est le Principe de toutes choses, et que, d’autre part, il ne peut pas produire l’imparfait, d’où il résulte qu’en réalité l’imparfait n’existe pas, ou que du moins il ne peut exister que comme élément constitutif de la Perfection totale ; mais alors il ne peut pas être réellement imparfait, et ce que nous appelons imperfection n’est que relativité. Ainsi, ce que nous appelons erreur n’est que vérité relative, car toutes les erreurs doivent être comprises dans la Vérité totale, sans quoi celle-ci, étant limitée par quelque chose qui serait en dehors d’elle, ne serait pas parfaite, ce qui équivaut à dire qu’elle ne serait pas la Vérité. Les erreurs, ou plutôt les vérités relatives, ne sont que des fragments de la Vérité totale ; c’est donc la fragmentation qui produit la relativité, et, par suite, on pourrait dire qu’elle est la cause du Mal, si relativité était réellement synonyme d’imperfection ; mais le Mal n’est tel que si on le distingue du Bien.

René Guénon - Le Demiurge

Message édité le 16 décembre 2018 à 13:30:34 par erezannn
Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 16 décembre 2018 à 13:39:10

Je ne pense pas que le bien soit parfait.
Le bien est simplement une certaine intention qui guide une personne, à un moment donné. Le bien résulte de la conscience plus ou moins nette (parfois un simple ressenti) de l'unité. De ce ressenti naît la sympathie.

SergentPoivre
SergentPoivre
Niveau 10
16 décembre 2018 à 18:39:14

Le bien est une question de point de vue.

Par exemple certains arrivent à dire que manger des animaux c'est bien. Mais des animaux qui mangent des hommes c'est bien alors ? :(

Certains disent de suivre le principe de non violence. :oui: certains disent que la violence n'est pas un mal :( :( :(

Quelque chose intéressant dans la dualité est le yin et le yang. J'ai hâte de l'étudier un jour. Car le yang serait le ciel. Certains disent qu'il est donc supérieur au yin, à la terre. Or l'un n'existe pas sans l'autre.

A la base en fait il n'y a PAS de yin et de yang, il n'y a pas de terre et de ciel, il n'y a pas de féminin et de masculin, etc. Tout était (et est ?) Un. Le ciel n'est donc pas au-dessus de la terre. Etc. :(

Enfin certains répètent les rites. Oui des petits rituels, une certaine discipline c'est ce qu'il faut faire. C'est repris dans les qualités à développer. Mais il y a beaucoup de rites qui sont inutiles pour beaucoup (des positions des mains, du corps, des mantra, des sens à prendre pour tourner autour ou sur soi même). Tout ça n'est que pour mieux ritualiser. Mais l'essentiel en soi ne contient aucun rite. Je prend le Bouddha avec sa technique d'anapanasati. Tu te mets droit, tu es sur le souffle. Concentration, lâcher prise. Abandon. Point. C'est tout. Rien de plus. C'est clair. Pourquoi complexifier ? Complexifier c'est se perdre. Il faut pratiquer l'essentiel (dixit Milarepa).

Message édité le 16 décembre 2018 à 18:40:50 par SergentPoivre
BALAVOLOL
BALAVOLOL
Niveau 6
16 décembre 2018 à 19:06:09

Le 16 décembre 2018 à 13:30:00 Erezannn a écrit :
Revenons maintenant à la distinction du Bien et du Mal, qui n’est, elle aussi, qu’un aspect particulier de la Dualité. Lorsqu’on oppose le Bien au Mal, on fait généralement consister le Bien dans la Perfection, ou du moins, à un degré inférieur, dans une tendance à la Perfection, et alors le Mal n’est pas autre chose que l’imparfait ; mais comment l’imparfait pourrait-il s’opposer au Parfait ? Nous avons vu que le Parfait est le Principe de toutes choses, et que, d’autre part, il ne peut pas produire l’imparfait, d’où il résulte qu’en réalité l’imparfait n’existe pas, ou que du moins il ne peut exister que comme élément constitutif de la Perfection totale ; mais alors il ne peut pas être réellement imparfait, et ce que nous appelons imperfection n’est que relativité. Ainsi, ce que nous appelons erreur n’est que vérité relative, car toutes les erreurs doivent être comprises dans la Vérité totale, sans quoi celle-ci, étant limitée par quelque chose qui serait en dehors d’elle, ne serait pas parfaite, ce qui équivaut à dire qu’elle ne serait pas la Vérité. Les erreurs, ou plutôt les vérités relatives, ne sont que des fragments de la Vérité totale ; c’est donc la fragmentation qui produit la relativité, et, par suite, on pourrait dire qu’elle est la cause du Mal, si relativité était réellement synonyme d’imperfection ; mais le Mal n’est tel que si on le distingue du Bien.

René Guénon - Le Demiurge

Sauf que la Dualité est soumise à la Trinité

Pour représenter le bien et le mal il faut l'union ou la désunion entre les deux

gauche milieu droite

passé présent futur

pour tracer le ying et le yang il faut tracer le cercle

BALAVOLOL
BALAVOLOL
Niveau 6
16 décembre 2018 à 19:08:30

Par exemple certains arrivent à dire que manger des animaux c'est bien. Mais des animaux qui mangent des hommes c'est bien alors ? :(

Ils vont plus loin dans leur idéologie, assez poussée

Ils disent que l'homme étant en capacité de ne pas en manger se doit moralement de ne pas le faire, alors que l'animal en a besoin pour survivre

C'est une idéologie assez intéressante mais pas toujours logique, sachant que les animaux sont des machines à tuer, ils ne sont pas fait comme nous, on a pas de sniper greffé sur la queue comme les scropions ou du cyanure dans la bouche comme les serpents

Mais on peut en créer, on a plus de liberté, la liberté de faire le bien ou le mal, un bien pour un mal et un mal pour un bien

erezannn
erezannn
Niveau 10
17 décembre 2018 à 13:11:26

Le 16 décembre 2018 à 19:06:09 BALAVOLOL a écrit :

Le 16 décembre 2018 à 13:30:00 Erezannn a écrit :
Revenons maintenant à la distinction du Bien et du Mal, qui n’est, elle aussi, qu’un aspect particulier de la Dualité. Lorsqu’on oppose le Bien au Mal, on fait généralement consister le Bien dans la Perfection, ou du moins, à un degré inférieur, dans une tendance à la Perfection, et alors le Mal n’est pas autre chose que l’imparfait ; mais comment l’imparfait pourrait-il s’opposer au Parfait ? Nous avons vu que le Parfait est le Principe de toutes choses, et que, d’autre part, il ne peut pas produire l’imparfait, d’où il résulte qu’en réalité l’imparfait n’existe pas, ou que du moins il ne peut exister que comme élément constitutif de la Perfection totale ; mais alors il ne peut pas être réellement imparfait, et ce que nous appelons imperfection n’est que relativité. Ainsi, ce que nous appelons erreur n’est que vérité relative, car toutes les erreurs doivent être comprises dans la Vérité totale, sans quoi celle-ci, étant limitée par quelque chose qui serait en dehors d’elle, ne serait pas parfaite, ce qui équivaut à dire qu’elle ne serait pas la Vérité. Les erreurs, ou plutôt les vérités relatives, ne sont que des fragments de la Vérité totale ; c’est donc la fragmentation qui produit la relativité, et, par suite, on pourrait dire qu’elle est la cause du Mal, si relativité était réellement synonyme d’imperfection ; mais le Mal n’est tel que si on le distingue du Bien.

René Guénon - Le Demiurge

Sauf que la Dualité est soumise à la Trinité

Pour représenter le bien et le mal il faut l'union ou la désunion entre les deux

gauche milieu droite

passé présent futur

pour tracer le ying et le yang il faut tracer le cercle

Comme nous le verrons plus complètement par la suite, la Triade extrême-orientale appartient au genre de ternaires qui sont formés de deux termes complémentaires et d’un troisième terme qui est le produit de l’union de ces deux premiers, ou, si l’on veut, de leur action et réaction réciproque ; si l’on prend pour symboles des images empruntées au domaine humain, les trois termes d’un tel ternaire pourront donc, d’une façon générale, être représentés comme le Père, la Mère et le Fils. Or il est manifestement impossible de faire correspondre ces trois termes à ceux de la Trinité chrétienne, où les deux premiers ne sont point complémentaires et en quelque sorte symétriques, mais où le second est au contraire dérivé du premier seul ; quant au troisième, quoiqu’il procède bien des deux autres, cette procession n’est aucunement conçue comme une génération ou une filiation, mais constitue un autre rapport essentiellement différent de celui-là, de quelque façon qu’on veuille d’ailleurs essayer de le définir, ce que nous n’avons pas à examiner plus précisément ici. Ce qui peut donner lieu à quelque équivoque, c’est que deux des termes sont désignés ici encore comme le Père et le Fils ; mais, d’abord, le Fils est le second terme et non plus le troisième, et, ensuite, le troisième terme ne saurait en aucune façon correspondre à la Mère, ne serait-ce, même à défaut de toute autre raison, que parce qu’il vient après le Fils et non avant lui. Il est vrai que certaines sectes chrétiennes plus ou moins hétérodoxes ont prétendu faire le Saint-Esprit féminin, et que, par là, elles ont souvent voulu justement lui attribuer un caractère comparable à celui de la Mère ; mais il est très probable que, en cela, elles ont été influencées par une fausse assimilation de la Trinité avec quelque ternaire du genre dont nous venons de parler, ce qui montrerait que les erreurs de cette sorte ne sont pas exclusivement propres aux modernes. Au surplus, et pour nous en tenir à cette seule considération, le caractère féminin attribué ainsi au Saint-Esprit ne s’accorde aucunement avec le rôle, essentiellement masculin et « paternel » tout au contraire, qui est incontestablement le sien dans la génération du Christ ; et cette remarque est importante pour nous, parce que c’est précisément là, et non point dans la conception de la Trinité, que nous pouvons trouver, dans le Christianisme, quelque chose qui correspond en un certain sens, et avec toutes les réserves qu’exige toujours la différence des points de vue, aux ternaires du type de la Triade extrême-orientale.

Rene Guénon - Ternaire et Trinité

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