Le 16 juin 2019 à 13:08:28 Alpha_Primus a écrit :
Le 16 juin 2019 à 12:39:43 zero_bahamut1 a écrit :
Les développeurs sont payés en avance pour délivrer un projet. L'éditeur débloque les fonds (budget) que la/les tête du studio de développement réparti. En d'autres termes, quand un jeu sort sous l'égide d'un éditeur, les développeurs ont déjà été payé. Après vient des closes de rentabilité. Si le projet est rentable, le studio reçoit un bonus/prime.
Bref les revenus générés par les ventes ont pour objectif de récupérer l'argent investi dans le développement, ainsi que générer un bénéfice généreux pour rémunérer grassement les actionnaires de l'éditeur.
Je suis bien d'accord avec ton analyse ; ce sont les éditeurs (et donc les investisseurs) qui sont les premiers concernés par la politique des marges plus faibles de l'EGS. Or, comme tu l'as souligné, si l'éditeur dégage des bénéfices conséquents (notamment à cause desdites marges moins élevées), il serait bien avisé d'en redistribuer une part aux développeurs (et c'est aussi un bon moyen de fidéliser des développeurs ayant créé un projet rentable ; un studio dont le jeu a engrangé de très bonnes ventes ne peinera pas à trouver un nouvel éditeur pour ses prochaines productions).
Et quand bien même les éditeurs garderaient tout le pognon pour eux (et leurs actionnaires), on peut aisément supposer que les marges moins importantes que prend un redistributeur les rendraient moins timorés quand il s'agit de financer un nouveau projet (car moins de risques) - ce qui, en soi, contribuera à développer plus de jeux.
Ainsi, les marges moins élevées de l'EGS par rapport à Steam représentent un atout pour le monde du jeu vidéo qui est tout sauf anodin.
Tu as une vision idyllique de la vie.
Dans la réalité cela ne se passe pas comme ça. Les cadres du studio auront un petit plus. Le reste rien.
Généralement la majorité des dev's travaillant sur le projet sont éjectés ou renouvelés à l'aboutissement de celui-ci. Seuls les cadres restent plus longtemps.
C'est pire concernant les "Game as service", il y a des turn over de malade.
Concernant la prise de risque, tu es dans le faux. Ce sont les actionnaires qui décident si l'éditeur prend un risque ou non. "Pourquoi prendre davantage de risques alors qu'en l'état on risque peu et cela rapporte gros ?"
Bref, cela ne stimulera en aucun cas la prise de risque. Actionnaire = prise de risque minimum quelque soit la situation.
Message édité le 16 juin 2019 à 14:39:32 par zero_bahamut1