Etudiant un peu les textes germaniques (pré-) médiévaux, la traduction contient toujours une part d'interprétation quand ce n'est pas tout bonnement de l'idéologie. Et ce qui n'est qu'un désagrément dans le cadre d'une fiction devient un véritable problème lorsqu'il s'agit d'études historiques.
Il y a peu, le Dr Emily Wilson, première femme à traduire L'Odyssée en anglais, faisait part de sa stupeur en constatant à quel point de nombreuses traductions précédentes incluaient des mots tout bonnement absent de l'oeuvre grecque; un exemple parmi d'autres est l'usage du terme "slut" quand l'oeuvre originale parle de "femmes qui ont couché avec les prétendants".
Tout ça pour dire que lorsque l'on veut faire une analyse critique d'un texte il faut lire l'original ou, si on en a pas les capacités, se reposer au moins sur des traducteurs différents et quelques dictionnaires, et que comme le notait daneel, le problème vient souvent des traducteurs.
Message édité le 28 mai 2018 à 13:01:12 par Lestat8601