« Quatre mariages et un enterrement », « Coup de foudre à Notting Hill », « Le journal de Bridget Jones », si Hugh Grant doit sa notoriété aux comédies romantiques, difficile, passé un certain âge, de continuer à jouer les fringants jeunes premiers. C’est pourquoi, depuis quelques années, l’acteur Britannique a opéré un virage dans sa carrière en se frottant à des rôles plus sombres, plus torturés, que ce soit chez Guy Ritchie ou dans la série « The Undoing », et cela avec un certain talent, voir un talent certain. « Heretic » ne fait donc que confirmer la propension du comédien à camper des personnages retors. On peut même dire qu’il porte à bout de bras ce déroutant thriller théologique, plutôt pertinent dans sa critique sur les religions, malgré un troisième acte flirtant avec le grotesque et pas très à cheval sur la vraisemblance. Inégal mais courageux, voir audacieux, dans son discours, le film de Scott Beck et Bryan Woods divisera probablement, signe qu’il sort du lot.