Réalisation et scénario : Bertrand Bonello
Musique : Bertrand Bonello
Photographie : Antoine Parouty
Montage : Gabrielle Stemmer
Production : Justin Taurand, Bertrand Bonello, Felix de Givry et Ugo Bienvenu
Sociétés de production : Les Films du Bélier, coproduit par My New Picture, et Remembers Production
Sociétés de distribution : New Story (France), Best Friend Forever (Belgique)
Pays de production : France3
Langue originale : français
Durée : 1H20
Budget : 250 000 €
Dates de sortie :
Allemagne : 12 février 2022 (Berlinale)
France : 12 juin 2022 (La Berlinale à Paris 2022, avant-première) ; 16 novembre 2022 (sortie nationale)
Canada : 9 octobre 2022 (Festival du Nouveau Cinéma de Montréal 2022, avant-première)
Avec : Julia Faure, Louise Labèque, Gaspard Ulliel, Laetitia Casta, Vincent Lacoste...
Blues
Le post-confinement à rebours, déjà daté, images déjà vieilles, mais canalisées dans un esprit fort, qui n'en dit rien mais fait le bilan calmement. Quasiment un suivi, ou un contre-rendu d'idées fragmentaires, rendant la chose hasardeuse, abstraite, mais libre, et finalement tellement condensé que digeste, avec néanmoins un sentiment de futilité du visionnage, mais aussi celui d'un privilège, tant l'on semble confrontés à des brouillons augmentés, des pages déchirées qui seraient passées dans l'écran. Le film est construit comme une série de propositions traduites en mise en scène, de sujets, d'idées, tout est vite balayé, et finalement rien ne se passe, et il n'y a qu'à voir pour qui veut, une politique du pourquoi pas ?
Il ne construit jamais son expérimentation, et ne fait pas de choix. Il n'exprime pas de discours vis-à-vis de tel ou tel sujet, il choisit de les représenter comme il le souhaite, et ne se pose jamais la question de la finalité d'un propos, ne bâtissant pas de réelle unité, rendant le film peut imposant malgré son utilisation de techniques très surprenantes, comme cette animation très réduite dans les détails, ou le stop motion avec les poupées. Ce qui pourrait être un geste radical est donné sans attente, donnant à l'ensemble un ton égal plus que monotone, où l'on peut apprécier voir Gaspard Ulliel réciter Trump ou enculer sa sœur et trouver les scènes avec les adolescentes complètement nulles, c'est selon, de toutes façons le film semble ignorer qu'il est vu, et c'est très bien comme ça, c'est hypnotique.
Merci, perso j'ai hâte de le voir
SPOILER
(il ne sortira pas)
Des choses sympas mais je n'ai globalement pas compris le projet.
Tu parles du film ou du topic ?
Il manque le synopsis ![]()
Topic à rererefaire
Un peu de sérieux, s'il vous please.
Oui déso pour les 2 topics ratés, j'étais confus. ![]()
On ne juge pas un film à son synopsis alors n'exigez pas cela de moi.
Le 19 novembre 2022 à 11:27:26 :
Merci, perso j'ai hâte de le voirSPOILER
(il ne sortira pas)
Chez moi il n'est même pas sorti en salle art et essai pourtant, étonnant par ailleurs, mais oui peu chance pour toi. ![]()
Une adolescente est enfermée chez elle pendant une crise sanitaire mondiale. Elle navigue alors entre rêves et réalité, jusqu'à ce qu'elle se mette à suivre une inquiétante et mystérieuse YouTubeuse nommée Patricia Coma.
c'était dur de faire le topic correctement ?
Un film étrange et inaccessible, mais aussi très puissant et intéressant, et qui fourmille d'idée, au point d'en être écœurant, en tout cas moi j'ai adoré. ![]()
Adolescente dans sa chambre -> Chambre de poupée (parodie de sitcom) -> Youtubeuse chelou -> Rêve dans une forêt -> (Boucle)
Ajoutez ça, en ouverture, des séquences abstraites en gros plan (On dirait plutot des zooms sur des images d'archives ou d'autres films qui les rendent tout à fait abstraite) incompréhensible avec, en sous titre, le réalisateur qui parle à sa fille.
En fermeture, encore un message à sa fille, avec des images de catastrophes naturelles (notamment des incendies) parce que "le réchauffement climatique fait parti des angoisses existentielles de la nouvelle génération"
Et voilà, vous avez une critique qui se pignolle sur le nouveau Bertrand Bonello, qui n'est pas sans talent, mais qui a visiblement la carte pour lui permettre de faire absolument n'importe quoi pour que ça marche.
Bonello fait un peu illusion en mélangeant les styles, passant de prises de vues réelles, film d'animation, stop-motion, images d'archives.
Nocturama, sur un sujet similaire (la désillusion de la jeunesse moderne, un certain gout pour la fin, la mort, le morbide) était bien plus interessant.
Le 21 mars 2023 à 13:02:35 :
Adolescente dans sa chambre -> Chambre de poupée (parodie de sitcom) -> Youtubeuse chelou -> Rêve dans une forêt -> (Boucle)Ajoutez ça, en ouverture, des séquences abstraites en gros plan (On dirait plutot des zooms sur des images d'archives ou d'autres films qui les rendent tout à fait abstraite) incompréhensible avec, en sous titre, le réalisateur qui parle à sa fille.
En fermeture, encore un message à sa fille, avec des images de catastrophes naturelles (notamment des incendies) parce que "le réchauffement climatique fait parti des angoisses existentielles de la nouvelle génération"
Et voilà, vous avez une critique qui se pignolle sur le nouveau Bertrand Bonello, qui n'est pas sans talent, mais qui a visiblement la carte pour lui permettre de faire absolument n'importe quoi pour que ça marche.
Bonello fait un peu illusion en mélangeant les styles, passant de prises de vues réelles, film d'animation, stop-motion, images d'archives.
Nocturama, sur un sujet similaire (la désillusion de la jeunesse moderne, un certain gout pour la fin, la mort, le morbide) était bien plus interessant.
"Les critiques qui se pignolent dessus", mdr, personne n'a vu le film déjà (6k entrées, c'est ridicule), la note presse est à 3,3, donc pas non plus le top, et il n'a eu aucune couverture médiatique (simple notule dans les cahiers par exemple). Bref le film n'a intéressé personne alors pas besoin d'être si méprisant, tu peux te contenter de parler du film.
J'avais halluciné à quel point il a bidé...
Mais en même temps c'était pas très bien ![]()
Déjà + promo inexistante (fallait vraiment suivre l'actu ciné pour apprendre son existence) + distribution modeste + pitch pas vendeur + pas sûr que la fanbase de Bonello soit particulièrement mastoc non plus.
Tout ça compilé... c'était taillé pour faire un bide. ![]()
Distributeur : New Story 
C'est autre chose qu'Ad Vitam et Wild bunch donc rien d'étonnant. En même temps c'est un réalisateur qui est enfin à sa place, celle d'un minuscule cinéaste surcoté 
C'est ouf le seum qu'il semble coller à certains alors qu'il se contente de faire son ciné dans son coin en essayant des choses différentes à chaque fois malgré la continuité de ses obsessions personnelles pour créer du liant dans sa cinématographie.
C'est pas comme si on vous foutait constamment du Bonello en pleine gueule non plus.
Oui mais non, s'il était écrivain ou peintre je dirais rien, mais là il est "cinéaste", ça coûte cher de faire un film, et il fait pas des films amateurs non plus. Donc non je n'ai aucune vergogne à dire que c'est un imposteur. Sa mère bosse au CNC... ça a joué au début, il donne des cours à la Femis, ça lui donne une crédibilité, mais au bout de quelques années si personne ne vient voir tes films, tu bosses plus... Être distribué par New story c'est le denier stade, y aura pas de prochain film. 
Le 21 mars 2023 à 16:15:37 ProfesseurMINOS a écrit :
C'est ouf le seum qu'il semble coller à certains alors qu'il se contente de faire son ciné dans son coin en essayant des choses différentes à chaque fois malgré la continuité de ses obsessions personnelles pour créer du liant dans sa cinématographie.C'est pas comme si on vous foutait constamment du Bonello en pleine gueule non plus.
Ceci. 
250K euros, le budget de Coma. C'est pas si cher, pour un film...
Le 21 mars 2023 à 16:31:17 :
250K euros, le budget de Coma. C'est pas si cher, pour un film...
C'est que c'est vraiment la fin pour lui 