Vu hier soir. C'est sympa même si assez cliché : il y a les surconsommateurs et les décroissants. La recette de Toledano et Nakache : on va les mettre ensemble pour bien rigoler. Recette un peu similaire à Intouchables (riche/pauvre banlieusard et on rigole du mélange).
Le mix prête à l'humour. On rigole surtout des décroissants/écolo mais moins des consommateurs qui sont surendettés dans le film. Le surendettement ça prête moins à rire (à part pour Amalric). Certains ont des convictions d'autres non. Ca ne va pas plus loin.
Si on parle un peu de socio les décroissants sont plutôt réussi. Beaucoup de décroissants sont des anciens consommateurs issues pour la plupart de la classe moyenne/riche. Et le personnage de Noémie Merlant incarne bien cette décroissance bobo. On verra rarement dans les assos "écolo" des gens issues d'une classe sociale défavorisée.
J'ai plus de réserve sur les consommateurs/surendettés qui sont des hommes seuls dans le film. Selon les stats c'est surtout les femmes seules avec enfant (55%). Les hommes seuls sont aussi concernés (28 %) et c'est ce que le duo Toledano/Nakache ont choisi de montrer avec Pio Marmai et Jonathan Coen en surendettés.
Etant décroissant moi même je me demande quel image donne ce film sur ces gens là.
Parce que le film réduit quand même beaucoup le discours des écolos. On dirait qu'ils sortent une logorrhée sans réelle réflexion et ça me dérange un peu. Même si c'est de l'humour et que j'ai rigolé devant le film. Ca annihile la pensée qui est derrière et ça alimente en même temps le cliché que l'on se fait de ces gens là.
Ca reste un bon divertissement et d'aller voir ce film ça m'a permis d'avoir la clim l'espace de 2 heures dans un temps caniculaire. C'est ça qui est bon avec le capitalisme 