J'espère vraiment que ça prend pas trop parti parce que putin Armstrong c'est quand-même un vrai champion
Bah si apparemment ça prend pas mal parti contre lui
Le 16 septembre 2015 à 13:42:42 Zoomatt a écrit :
J'espère vraiment que ça prend pas trop parti parce que putin Armstrong c'est quand-même un vrai champion
Bah si apparemment ça prend pas mal parti contre lui
Ben c'est ce que laisse présager la BA.
Rien que l'affiche du film.
M'ouais, Ben Foster livre une performance de méchant de James Bond pour un film qui n'a pas grand chose à dire mis à part des faits platement récités. Canet ridicule de surjeu...
Vu aussi et Canet ![]()
Performance la plus ridicule de tous les temps.
Et c'est vraiment à charge.
I'a vmt rien à sauver? Du coup j'irai pas le voir.
Les (trop rares) scènes de vélo sont plutôt belles.
Je pense que je m'en passerai sans regret ![]()
Le film ne m'attire absolument pas, j'irai plutôt voir Pawn Sacrifice ![]()
Ah ![]()
S'il y a un seul sport que j'ai suivi c'était bien le cyclisme lorsque j'étais plus jeune et plus particulièrement le tour de France. Et globalement j'aime le vélo, l'endurance que ça nécessite, le courage, la volonté de dépassement de soi, le mental.
Mais c'est un sport qui autant que je m'en souvienne a toujours été tâché par les scandales de dopage. Ok, et ? Je préférerai aussi que personne ne triche, c'est sûr et je ne veux pas excuser ça, cependant "Leave Lance alone". Ils sont tous dopés, faut arrêter, tous... même nos favoris, nos chouchous, tant pis, c'est la vie, ou plutôt c'est leur vie... à partir du moment où tout le monde se dope ils sont sur un pied d'égalité, donc autant que personne ne se dope, mais bon... faut se rendre à l'évidence on est en plein paradoxe de la reine rouge, plus on veut que les choses changent plus elles vont rester les mêmes car les tricheurs vont s'adapter (ou se faire prendre, c'est un peu la sélection naturelle).
Alors ce n'est pas un mauvais film, Frears qui s'était compromis l'an passé avec un navet à oscar montre ici qu'il sait mettre en scène et dès l'introduction, Armstrong sur son vélo qui en chie pour monter et qui tout à coup se laisse aller dans la descente, une sensation réjouissante de vertige se crée alors. Néanmoins ce n'est pas un bon film pour une question de traitement du scénario, ici on a le truc le plus basique qui soit, on retrace la vie d'Armstrong de ses débuts dans le tour de France jusqu'à la chute. Je sais que les ricains sont fans de ce genre de film : l'ascension et la chute, mais bon, si c'est pas Scorsese qui réalise ça a moins d'intérêt. Là il y avait mille façon de prendre cette histoire, au travers d'une enquête avec des flash back, histoire d'avoir différents côtés d'Armstrong, un peu comme dans Citizen Kane par exemple. Parce que là c'est très "factuel" : il gagne une étape, il se drogue, on le sait car on a le témoignage de machin, etc.
Frears ne se fourvoie pas jusqu'au bout, car si Armstrong est clairement présenté comme un connard, ce qu'il est sans doute, je ne le nie pas... ben il y a des moments réellement touchants, comme ce passage (vus dans les médias ? j'ai un doute) où Armstrong va voir un enfant atteint d'un cancer, la musique s'arrête, du silence, Armstrong se tait et lui demande juste si c'est dur... Parce que ouais, c'est un mec qui en a bavé, combien auraient renoncés après s'être vu diagnostiqués d'un cancer ? lui non. Il en veut ! C'est ça qui est formidable ! Alors si quand je regardais le Tour je n'étais pas pour lui, qu'est-ce-qu'un ricain peut bien comprendre à la France ? Et puis je n'aime pas cet "Empire" qu'il a créé comme s'est d'ailleurs montré dans le film, mais il a tout mon respect. Parce que dopé ou non, faut les monter les cols hors catégorie, il en faut pour les enchaîner en tête ! Dopé ou pas ça reste une performance physique qu'aucun d'entre nous ne pourrait faire en prenant le double de ce qu'il prend.
Je n'ai pas du tout aimé le traitement du lieutenant Landis, ramener tout à sa foi, c'est un peu facile, je ne vois pas pourquoi le présenter lui comme un "gentil". D'ailleurs en parlant de gentil, c'est fou de mettre une tête antipathique au possible à Armstrong et un visage tout gentil tout mignon au journaliste qui le harcèle.
En gros il y a de l'idée et des scènes vraiment fortes, l'histoire d'Armstrong est passionnante, car on sait qu'elle est "vraie", ce type qui bat le cancer et qui devient 7 fois vainqueur du Tour de France et Frears sait rendre ça intéressant, mais voilà, lorsque l'angle d'attaque n'est pas le bon et lorsque tu as Canet qui surjoue comme je n'ai pas vu surjoué même dans le pire des nanars ben ça empêche le film d'être bon.
Je suis quand même content de l'avoir vu et de voir que Frears tente malgré le scénario de merde d’insuffler une certaine dimension humaine à Armstrong.
La musique du générique est bien choisie, j'adore cette chanson.
Attends tout est fait pour te montrer que c'est un connard fini, ses réactions, sa façon de faire taire les autres cyclistes, cette manière de bien te montrer qu'il est faux, qu'il répète ses discours pour avoir l'air convainquant, la façon avec laquelle il manipule le docteur qui lui détecte un taux trop élevé...
Et à côté de ça Landis est un ange...
Il y a clairement un parti pris hein.
L'homme qui veut vaincre est là, mais c'est surtout un connard.
Après peut-être qu'il rend le film à charge à l'insu de son plein gré.
Le 17 septembre 2015 à 00:41:14 Lt-Schaffer a écrit :
Il tombe dans un cercle vicieux qui le rend parfois nauséabond, mais en soit le bougre n'est pas si mauvais que ça et le film s'en rend compte. Frears ne méprise jamais le bonhomme d'ailleurs. Il y a un parti pris, évidemment.
Euh pas de mépris ? le traiter comme un méchant c'est en tous cas pas l'apprécier.
Il est quand même présenté comme un type qui débarque sur le Tour et qui directement veut se doper hein.
Lance Armstrong j'avoue que c'est pas quelqu'un duquel j'ai suivi le parcours, j'en avais surtout l'image d'un type un peu louche constemment accusé de tricherie qui a fini par tout perdre, du coup un film sur le bonhomme ça m'intéressait pas mal, en plus j'y allais sans trop d'a-prioris sur sa personne. En plus bon, je suis pas un grand sportif mais le vélo j'aime ça, c'est vraiment un sport transcendant qui en plus faut voyager.
Au début j'étais optimiste, le film s'ouvre justement sur quelque chose auquel je peux me raccrocher, un mec sur son vélo qui gravit une montagne. Globalement les scènes de vélo sont assez grisantes, on sent la vitesse, on sent le terrain, les côtes et les pentes, l'effort, c'est vraiment bien filmé. Après voilà, je pense que le problème majeur du film c'est son écriture. Jamais je n'ai eu l'impression de voir une vie défiler devant moi, juste des faits, des bribes d'histoire attachées bout à bout. Armstrong, je n'avais pas l'impression de commencer à le connaître, ses actes sont survolés, il est juste présenté comme un salaud de première sans que j'ai la chance de me faire ma propre opinion. Ça manque horriblement de scènes un peu intimes, tout tourne autour de son business, de ce qu'il accomplit. On a ici et là une jolie scène comme celle avec le gamin malade mais jamais assez pour vraiment cerner l'homme.
D'ailleurs la prestation de Foster est raccord avec ce traitement, on a parfois l'impression d'être face à un méchant de film d'action des années 80, tant en surface on ne présente qu'un type menaçant et grandiloquent. J'ai eu du mal à comprendre l'intérêt du personnage de Walsh. Ils ne pouvaient pas assumer de centrer leur film sur un connard et ils ont donc rajouter cette glorification lourdingue pour qu'on s'identifie... ? Difficile de s'identifier à un mec qui a dédié sa vie à pourrir celle d'un autre. Et Canet, mon dieu mais qu'est-ce s'est passé ? Pourquoi on demande à un français de parler anglais avec un accent italien ? En tout cas sa prestation est d'un raté... carrément comique.
Enfin bref, un film qui ne m'a pas fait ressentir grand chose, sinon de l'intérêt pour la véritable histoire de Lance Armstrong.
Il est quand même présenté comme un type qui débarque sur le Tour et qui directement veut se doper hein.
En même temps dès le début on lui dit qu'il a un corps de perdant et qu'il a aucune chance.
Mais il avait eu le cancer avant de commencer les victoires successives ou pendant ? J'avais lu son autobiographie quand j'étais gosse mais je m'en souviens plus.
En tout cas, ces quelques avis "positifs" me surprennent en bien, j'irais le voir.
Justement Frears ne le comprend pas, c'est dit vite fait au travers d'une scène bien didactique en expliquant bêtement que son VO2 max n'est pas suffisant...
Et je ne vois pas où tu vois une accusation du système ?
Bah c'est constemment dit que le système le veut comme il est, qu'il fait à lui seul marcher le business et a rendu le sport international. On veut qu'il gagne donc quelque part on veut qu'il se dope.
C'est lui qui le dit et ça ne l'excuse en rien dans le film.