Taillée sur mesure pour Melissa McCarthy, cette comédie d’espionnage, aussi prévisible que vulgaire, ne débutait pourtant pas si mal, l’astucieuse séquence d’ouverture montrant un Jude Law, parfait en pastiche d’agent secret à la James Bond, en pleine mission, secondé par l’actrice Américaine, dans la peau de son assistante, qui l’oriente et l’avertit du moindre danger depuis son poste à Langley. Hélas, Jude Law mis hors jeu au bout de vingt minutes, le show Mc Carthy prend le relais avec son déluge de punchlines basses du front (à la décharge du film, les versions Françaises ne font que rarement honneur aux vannes des comédies Yankees) et de gags « sous la ceinture » embarrassants. Cantonné à un second rôle comique qui ne lui sied guère alors qu’on l’imaginait caution « action » du projet, Jason Statham ne distribue, en tout et pour tout, que cinq ou six mandales, la plupart lors d’un scène dans un casino, en pleine coupure de courant. Un comble. S’il nous fait parcourir le globe et que son premier quart d’heure se montre encourageant, « Spy » vire malheureusement assez vite à l’interminable punition avec son scénario trop convenu et caricatural, et son humour lourdingue.