"On n'est clairement pas dans un anime où tout le monde «veut faire de son mieux», et avec des répliques mielleuses."
Peut-être pas, mais tu te tapes toujours des dizaines de minutes de plan fixe sur un mec avec un flingue qui se demande s'il doit tirer ou pas.
Et il est vraiment, mais sérieusement temps que les gens comprennent que le cynisme gratuit et too much est aussi puéril que la naïveté bon enfant, sinon largement plus.
"Kurono veut se faire Kishimoto, il le fait clairement savoir. Certains diront que c'est grossier, mais c'est tout à fait humain."
Ce que vous appelez "humain" ne l'est absolument pas : c'est au contraire primitif, c'est purement le cerveau reptilien qui s'exprime, et le propre de l'humain n'est pas de s'y soumettre, mais de le contenir pour pouvoir à peu près fonctionner en société, qui nécessitent des normes de conduites très restrictives sans lesquelles ce serait le chaos, ce qui fait beaucoup fantasmer les puceaux qui, comme des enfants, prennent leurs désirs pour des réalités. Non franchement, cette confusion gauchisante sur le fait que la liberté et l'humanité seraient de laisser libre cours à ses désirs et à ses fantasmes immédiats devient de plus en plus insupportable, surtout avec cette espèce de légitimation béate et puérile d'un cynisme et d'une dark attitude (du haut de leurs 18 ans et derrière leur écran d'ordi) qui fait de plus en plus pitié.
"Kurono est quand même un personnage TRÈS réaliste, si vous faites bien attention. [...]"
Il est communément admis que les mangas prennent pour protagonistes des personnes auxquelles le lecteur peut s'identifier, en effet. Et surtout dans ce cas-ci, c'est une forme de régression particulièrement immonde, puisqu'il permet au lecteur de se complaire dans cette laideur et cette immoralité, là où les héros "naïfs" des mangas d'une époque même pas si lointaine où les gosses étaient relativement préservés de la perversité du monde leurs offraient des modèles de vertu et de qualité, qui laissaient voir une certaine beauté malgré tout.
Je n'arrive toujours pas à comprendre comment les amateurs de sous-cultures en particulier comme les mangas, la littérature fantasy ou les jeux vidéos en sont venus à aimer autant patauger dans la laideur et la merde.