J'ai lu ton pavé Titi et même si tu dis pas grand chose en beaucoup de mots, je vois à peu près où tu veux en venir.
Et je suis en total désaccord.
School Days n'a aucun génie ni aucun propos. Protip : ne pas chercher le prochain Shakespeare dans des branleurs faiseurs de visual poubelles. Je ne sais pas trop dans quel monde sordide vous vivez, mais dans mon monde à moi, les personnes qui m'entourent sont apathiques, et non pas aussi ostensiblement dégueulasses. Beaucoup s'acharnent sur Makoto, mais les gonzesses n'étaient pas mieux : inconscientes, basses, s'offrent comme ça au premier venu, même s'il a un gueule de bite, une voix de canard et absolument ZERO charme ni charisme (c'est pire qu'un Koji Nakata). À un moment donné, ça part dans un délire avec la petite fille et son masque que Makoto finit par se taper on ne sait trop pourquoi. On peut arguer que c'est du grand guignol voulu pour exacerber le côté tragique de la chose, mais justement : ce qui fait la force d'une tragédie, c'est l'empathie qu'on ressent pour le héros tragique parce qu'il avait, malgré ses défauts, de bonnes intentions et un bon coeur, et pour ça on se dit que ce qui lui arrive est "injuste" même si le personnage est critiquable par certains points. Makoto n'a rien d'un héros tragique : c'est un type tellement détestable qu'il en devient vaporeux, et toutes les gonzesses qui l'entourent (à part la petite) sont tellement connes qu'on n'y croit pas une seule seconde.
Bref, ça n'a rien d'une "oeuvre", c'est un truc écrit par des sick fucks faiseurs de visual poubelles, et on sait tous très bien que ce truc a fait le buzz non pas pour de quelconques qualités d'écriture, mais pour les fins sanglantes sur lesquelles les DÉ-GÉ-NÉ-RÉS de la communauté otakuCHIASSE se sont rincé les yeux.