Darker than Black est l'un des meilleurs animes des dernières années, il faisait partie de la "fournée 2007" qui en faisait une année FULL OF EPIC WIN en matière d'anime.
Niveau réalisation, ça vole extrêmement haut avec un Tensai Okamura plus en forme que jamais derrière la caméra : l'animation pète dans tous les sens, la musique de Yoko Kanno est géniallissime comme d'habitude (faudrait fouiller voir si qui elle a plagié
), le découpage des scènes, le rythme, le dynamisme du mouvement de caméra, les couleurs, c'est incroyable, la maitrise technique de cet anime.
Ensuite, au niveau de l'histoire, je vais être clair : les Japonais sont de grosses merdes quand il s'agit d'exploiter un concept trop énorme. Point. On voit une ligne directrice dans l'anime (qui s'exprime à travers chaque anecdote de deux épisodes), mais finalement, on est toujours dans le flou à la fin de l'anime, comme dans plusieurs trucs du genre dans la production japonaise moderne (ahemXam'dahem). Mais Darker than Black réussit à faire passer la pilule mieux que les autres parce qu'il ne se prend pas totalement au sérieux, il ne nous sort pas d'explications métaphysiques, mystiques, religieuses, philosophiques, ésotériques ou je ne sais quelle atrocité du genre pour masquer le fait que les scénaristes n'ont tout simplement pas de réponses aux questions qu'ils ont laissées en suspens. Plusieurs tombent dans le piège, en confondant allègrement "compliqué" et "intellectuellement riche" (je les posterais devant Memento, ils verront), dans le sens où ce qu'ils regardent est probablement tellement recherché et tellement intelligent qu'ils sont probablement trop cons pour en saisir toutes les subtilités (cherchez la logique, non mais fuck cette manie des Japonais quoi !)
Dans Darker than Black, t'as Amber qui te dit : on ne sait pas d'où elle sort, la putain de porte. On en a aucune idée, c'est arrivé comme ça, tout comme on ne sait pas d'où provient le Big Bang et personne ne frétille du cul pour autant (ou alors tout le monde frétille du cul, c'est selon). D'ailleurs, avant qu'Amber ne sorte sa tirade, la question n'était même pas posée, et au final, le manque de réponse n'est absolument pas un défaut contrairement à d'autres séries.
Impossible de ne pas parler de l'AMBIANCE, et c'est là que je voulais arriver parce que cette ambiance est fucking bien foutue, un ambiance neo-noir sous fond jazzy funky tout en conservant l'aspect léger d'un dessin animé pour mieux faire passer la pilule (le duo de détective formé par le motherfucker au menton carré type Sam Spade et la loli otaque, du pur génie), parce que vous savez que c'est comme ça qu'on rend un anime digeste (hein, Seirei no Moribito ?)
Un dialogue couillu et poilant, une musique jazz qui fait vibrer, des personnages originaux et extrêmement charismatiques (Hei, Mao, November 11, Huang : on joue dans la cour des grands niveau badasserie), une mood thriller neo-noir qui te prend aux tripes...
Faut être incroyablement blasé, hypocrite ou alors un troll pour ne pas aimer Darker than Black. 