Peu d'impressions pour un film estampillé Haruhi...
Je n'ai pas vu la deuxième saison -qui s'apparente vraisemblablement à un foutage de gueule pour fans- et cela m'handicape a priori dans la compréhension du film. Sorti en février dernier au cinéma, et huit mois plus tard en Blu-ray, on peut dire que l'attente a été désespérement longue... A noter que le ce long-métrage porte bien son nom et dure un peu moins de trois heures, un des plus longs films d'animation à ce jour.
Tiens parlons-en de la durée, qui n'est pas toujours justifiée à mon sens. Nous tenir en haleine devant les mésaventures de Kyon n'est pas chose aisée, cela implique forcément beaucoup de longueurs et de scènes sans intérêt. Les cinquante premières minutes passent relativement vite, avec un prologue habilement mené et un évènement perturbateur qui ne tarde pas à se pointer. Passé ce laps de temps, force est de constater que cela traine... voir Kyon tourner en rond dans la salle de littérature n'est pas ce qu'il y a de plus passionnant. Le film reprend un peu de poil de la bête à l'apparition d'Haruhi. En revanche, Kyoto Animation a fait un boulot remarquable sur l'animation et les jeux de lumière, la série TV ne fait assurément pas le poids à côté. Les légers flous en arrière-plan et les discrets mouvements en CG, ce sont les petit plus qui relèvent du travail effectué sur le film.
Et comment ne pas évoquer la remarquable OST ? Certes, on retrouve certaines mélodies de la série, mais ô combien réarrangées et subtilement amenées, sans oublier les pistes originales qui savent se faire entendre (je retiens notamment : Itsumo no Fuukei kara Hajimaru Monogatari, Suzumiya Haruhi no Tegakari et Gymnopédies Dai 1-ban...si jamais vous vous procurez l'OST)
Et puis qu'en est-il de l'histoire ? Narré comme à l'accoutumée par notre cher Kyon, qui sait si bien le faire, le titre du film est des plus explicites : la disparition d'Haruhi. On laisse donc la part belle aux autres protagonistes (Nagato, Asahina et bien-sûr Kyon) malgré une furtive intervention d'Haruhi (aux cheveux longs cette fois) et de Koizumi. Cela entraîne un développement plus poussé de ces personnages et une évolution certaine dans la psychologie de Kyon avec sa remise en question à la fin du film, épique.
Seuls regrets : Nagato un peu trop mise en avant (c'est Haruhi l'héroïne non ?) mais il est vrai qu'elle est le pivot central de l'histoire. Enfin, certaines questions mises en suspens laissent un petit sentiment de frustration, devant l'attente d'une éventuelle troisième saison.
Bref ! Un film à réserver en priorité aux fans de la série, mais pas seulement. Même si je ne comprend toujours pas l'engouement général autour d'Haruhi, ce dernier film présente des qualités louables, et à coté de la pauvreté de ces dernières saisons en japanime', il serait peut-être dommage de passer à coté. Par contre, je ne sais plus pourquoi j'ai écrit tout ce pavé...